Banniere En Quête de Vert

27 juillet 2017

Développement durable

21 Juillet 2017

ESPACES VERTS URBAINS : UN DOCUMENT DE L’OMS POUR PASSER A L’ACTION

L’Organisation Mondiale pour la...

ESPACES VERTS URBAINS : UN DOCUMENT DE L’OMS POUR PASSER A L’ACTION

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié un court document (uniquement disponible en anglais) intitulé « Urban green spaces : a brief for action » pour aider les décideurs et professionnels à se lancer dans un projet de création d’espaces verts urbains, en traduisant des enseignements clés en matière de bienfaits du végétal et de cas pratiques de projets d’espaces verts urbains. Cette publication fait suite à un
rapport sur les bienfaits des espaces verts urbains sur la santé (version complète publiée en 2017).

En matière de planification du projet, l’OMS formule les questions qu’il faut se poser pour être clair sur les objectifs (Quelles sont les principales fonctions prévues de l’espace vert ? Est-ce que ce sera une façon d’améliorer un espace délaissé ?...) et recommande d’adopter une perspective de long-terme tout en restant flexible. Par ailleurs, les projets d’espaces verts urbains doivent être considérés comme un investissement de dimension sociale et relatif aussi à la santé publique. Le document explique également comment fournir un espace vert urbain en adéquation avec la communauté et les acteurs impliqués dans l’opération. Ces interventions pourront soutenir spécifiquement des zones désavantagées ou non pourvues en espaces verts.
Des recommandations sont également fournies pour promouvoir l’usage des espaces verts urbains, gérer et évaluer l’action, sachant qu’il faut prendre en considération l’impact sur les usagers et non usagers et associer différentes méthodes d’évaluation. Il convient aussi de se poser un certain nombre de questions relatives à l’impact de l’espace vert urbain sur l’environnement (ex. Est-ce que le projet améliore la biodiversité ?), le mode de vie (Est-ce qu’il augmente le temps passé par les gens dehors ? Est-ce que davantage de personnes fréquentent les espaces verts urbains ?), la société (Est-ce que l’espace vert urbain favorise la cohésion sociale) et en matière d’équité (ex. Est-ce que tous les groupes de population fréquentent ou bénéficient de l’espace vert urbain ?).

Enfin, « Urban green spaces : a brief for action » présente une liste de problèmes ou défis pouvant se produire et propose des solutions. Par exemple, en cas de budget incertain ou réduit, l’OMS recommande de prévoir un espace vert nécessitant peu d’entretien, de rechercher des moyens de financement innovants, d’assurer très tôt le soutien politique local et de travailler avec des groupes communautaires, des organisations non gouvernementales ou autres pour l’entretien de l’espace vert.

Source : World Health Organization – Europe, Urban green spaces : a brief for action, 2017.

Crédit photo : VAL'HOR

 

Entreprises

21 Juillet 2017

RESULTATS DE TRAVAUX SUR LA REPRISE DE L’ARBRE

Plante & Cité a publié un compte-rendu d’étude du programme...

RESULTATS DE TRAVAUX SUR LA REPRISE DE L’ARBRE

Plante & Cité a publié un compte-rendu d’étude du programme Sciencil soutenu par VAL’HOR qui a eu pour objectif de créer des outils de maîtrise de la qualité des aménagements paysagers en réunissant des chercheurs et professionnels des secteurs public et privé.

La recherche-développement a porté sur trois thématiques principales :
- Les sols reconstitués
- Les transferts hydriques sol/plante pour rationaliser l’arrosage
- Le développement et la croissance des arbres avant et après plantation sur site

Ce compte-rendu porte spécifiquement sur la reprise des arbres-racines et tiges. Les difficultés de la culture d’arbres en milieu urbain tiennent aux contraintes culturales de l’environnement urbain et aux particularités acquises par les arbres au cours de leur multiplication puis de leur élevage en pépinière.

Concrètement, les arbres ont été étudiés sur des ensembles paysagers variés de la Cité Internationale de Lyon.
La performance de la reprise des arbres a été évaluée à partir d’indicateurs sur la reprise aérienne, la reprise racinaire et la reprise d’ensemble.
Le document présente les composantes de la reprise : phase d’altération, phase de réaction et phase de régénération.
Il présente aussi les principales qualités ayant un effet favorable sur la restauration de la vigueur après transplantation au niveau de la reprise aérienne et racinaire, et fournit des recommandations aux maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre d’une jeune plantation. A cet égard, dans la mesure où « l’étape clé de la reprise d’un végétal transplanté est sans conteste la reprise ou regénération de son enracinement (…), le choix de la fourniture devrait être basé en priorité sur des critères de qualité des enracinements. La fourniture conditionnée en racine nue est à privilégier » et ce, pour diverses raisons : par exemple, elle permet d’en apprécier de visu la qualité et le potentiel de reprise, elle donne l’occasion si besoin de pratiquer des tailles raisonnées de rattrapage de défauts ou de rééquilibrage de volume aérien / racinaire ou encore, elle permet à la plantation de s’affranchir plus rapidement de l’irrigation (même si cette dernière requiert pour démarrer une plus grande attention pour éviter tout stress hydrique dans les toutes premières saisons de plantation).

Source : SCIENCIL : Observatoire de l’arbre urbain sur la cité internationale de Lyon : reprise des arbres – racines et tiges, compte-rendu d’étude, Plante & Cité, 17/07/2017.

Crédit photo : Plante & Cité

 

Entreprises

20 Juillet 2017

UNE FAÇON INNOVANTE D'ALLER A LA RENCONTRE DES JEUNES CONSOMMATEURS

32 % des ménages dont le chef de...

UNE FAÇON INNOVANTE D'ALLER A LA RENCONTRE DES JEUNES CONSOMMATEURS

32 % des ménages dont le chef de famille est âgé entre 25 et 34 ans n'ont acheté aucun végétal en 2016, que ce soit pour eux, pour offrir ou pour le deuil (contre 26 % de l’ensemble des ménages français). Par ailleurs, 59 % des 18-24 ans et 40 % des 25-39 ans passent plus de 21 heures par semaine sur Internet. Les 25-34 ans qui sont acheteurs de végétaux utilisent aussi davantage Internet que les autres générations pour acquérir des fleurs ou plantes. Dès lors, comment atteindre la Génération Y et se distinguer de la concurrence (offre en végétal d’ornement et dans d’autres secteurs) ?

En cette saison des festivals où cette génération est fort représentée, un des points communs que l'on peut faire de chacun de ces événements est la présence de marques. Celles-ci cherchent à engager ces jeunes consommateurs en leur offrant des échantillons, en les invitant à répondre à une enquête, à s'abonner à leur newsletter ou encore en les encourageant à prendre des photos à partager sur les réseaux sociaux. Il s'agit ici de marketing expérientiel ou marketing de l'engagement. Plutôt qu'une relation passive (telle qu'une publicité), le marketing de l'engagement vise à créer une relation dans les deux sens en interagissant dans le monde réel.
Outre les marques alimentaires, on a pu ainsi voir dans un festival à New York, un "bar à tresses", la banque Citibank proposer aux festivaliers de visiter une plateforme en ligne pour les détenteurs de cartes bancaires ou encore Fujifilm donner à ces fans de musique la possibilité de repartir chez eux avec une photo. "Les vieux jours du marketing dans les festivals - le nom générique sur la scène ou la bannière dans une tente quelque part - sont terminés.", indique Alex Joffe directeur de partenariats marques et médias, dans un article publié dans Business Insider. Ces opérations obtiennent un accueil favorable de la Génération Y à l'égard des marques grâce à une prise de contact jugée moins persuasive, plus positive et inspirant de la confiance, notamment dans la mesure où ces marques proposent quelque chose en retour.

La marque doit toutefois avoir un lien avec l'événement ou la cible de consommateur. Quand elle s'insère dans un événement où il n'y a pas de relation évidente, cela peut créer une association négative, prévient Alixandra Barash professeur assistant en marketing dans une école de commerce à New York. Une omniprésence sur le festival est également déconseillée.
Lors de ce type d'opération, les marques évitent de vendre directement leurs produits. Il s'agit davantage d'une façon pour les marques de sensibiliser le consommateur, ce qui est un préalable à l'achat. Il est alors possible de mesurer l'efficacité de l'opération par le nombre de personnes ayant fait des photos ou pris des échantillons par exemple et les retombées sur les réseaux sociaux.

Un concept intéressant et peut-être applicable pour notre filière, dans un contexte probablement différent, pour atteindre les jeunes consommateurs désireux d'être davantage en contact avec la nature mais qui peinent à traduire cette envie en acte d'achat.

Sources : Harrison Jacobs, An unlikely industry has found a 'genius' way to advertise to millennials, Business Insider, 17 June 2017.
Panel consommateurs Kantar TNS pour VAL'HOR et FranceAgriMer, données 2016.
Statista

 

Consommation

21 Juillet 2017

TENDANCES DE CONSOMMATION A L’HORIZON 2022
Le 5 juillet, le groupe Kantar a organisé une conférence ...

TENDANCES DE CONSOMMATION A L’HORIZON 2022

Le 5 juillet, le groupe Kantar a organisé une conférence sur la segmentation. Cet événement Kantar Vision fait suite à une première conférence qui s'est tenue en décembre 2016 présentant notamment les tendances consommation et médias.

Retour sur ces évolutions à suivre en 2022 :
"Attention à l'enfermement algorithmique"
- la consommation devient programmatique : les marques utilisent l’historique des achats pour faciliter les prochaines commandes mais attention à cette tendance qui conduit plutôt à « une consommation plate, peu renouvelée » prévient Pascal Avignon, Directeur général de Kantar World Panel.
- la frugalité est de retour... : elle concerne toutes les catégories socio-économiques et se manifeste à travers la recherche d’efficacité. P. Avignon va jusqu’à dire que « Le consommateur préfère être efficace que ré-enchanté » à travers la rationalisation des achats et l’espacement des usages.
Une recherche d'efficacité qui peut renvoyer à la question de la fonctionnalité du végétal mis en avant dans l'un des scénarios de l’exercice de prospective sur la filière à l'horizon 2025-2030 par FranceAgriMer pour Val'hor et achevé en 2014.
- le "vouloir d'achat" prend le pas sur le pouvoir d'achat : dans ce contexte tendu pour la consommation, certains secteurs s’en sortent toutefois tels que la santé, le bio et les produits «plaisir» (ex. Nutella B-Ready et les mojitos tous préparés).
- la préférence locale est significative : 9 des 10 premières marques choisies par les Français sont locales ou assimilées (même si elles appartiennent à des multinationales).
- la TVA va sans doute augmenter de 2 %.... et ce n'est pas grave : P. Avignon estimait fin 2016 un impact quasiment nul d’une augmentation de la TVA.

Les consommateurs invités à construire les produits de demain.
- L'identité doit se conjuguer au pluriel : « les marques ont tout intérêt à prendre en compte les paradoxes de leurs clients et à revoir leurs anciennes segmentation » indique Emma Fric, Directrice de la prospective de Peclers Paris.
Un des scénarios de l’étude prospective sur la filière du végétal à l'horizon 2025-2030 comprend une segmentation des gammes par usage autour du consommateur.
- Les consommateurs n'acceptent pas que les marques mentent : les entreprises peuvent alors valoriser l’authenticité, notamment par l’origine locale, le savoir-faire. La transparence passe aussi par la co-création.
- Un travail participatif : le processus d’innovation intègre le consommateur (fab Labs), content d’être sollicité et qui a désormais un rapport différent avec la marque.
- L'économie de l'émotion a pris le dessus : « Elle supplante l'économie de l'attention » et « l'émotion est devenue un levier fondamental de la consommation. »
- Deux perceptions inverses du temps : «L'instantanéité prime. Mais en parallèle, on note l'aspiration des consommateurs à des produits ou services plus doux, qui vont transformer l'attente, recréer la désirabilité et nous inviter à savourer le temps. »

Sources : Kantar
Prospective filière française du végétal d'ornement, étude VAL'HOR et FranceAgriMer, 2014.

 


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