Banniere En Quête de Vert

7 décembre 2017

Développement durable

21 Novembre 2017

LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ACCELERE LA CROISSANCE DES ARBRES EN MILIEU URBAINUne équipe de chercheurs...

LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ACCELERE LA CROISSANCE DES ARBRES EN MILIEU URBAIN

Une équipe de chercheurs de l’Université de Munich a étudié la croissance durant 150 ans de 1400 arbres de villes à travers le monde pour étudier les effets du changement climatique. Les arbres étudiés (principalement de gros sujets) sont situés à et autour de Munich, Berlin, Paris, Brisbane (Australie), Le Cap (Afrique du Sud), Hanoï (Viet Nam), Houston (Etats-Unis), Prince George (Canada), Santiago (Chili) afin de couvrir une variété de climats. « Alors que les effets du changement climatique sur la croissance des arbres ont été largement étudiés, peu d’informations sont jusqu’à présent disponibles concernant les arbres urbains. », indique le professeur Hans Pretzsch de l’Université de Munich.

Les résultats révèlent que les arbres urbains du même âge sont plus larges en moyenne que les arbres situés en milieu rural car ils poussent plus rapidement.

Ils indiquent aussi que la différence relative de taille entre les arbres en milieu rural et ceux en milieu urbain diminue avec l’âge, mais reste significative (différence de 25 % à l’âge de 50 ans et de près de 20 % à 100 ans). Les températures en ville peuvent être jusqu’à 10°C plus élevées que dans la campagne environnante, ce qui augmente la photosynthèse, prolonge la période de végétation mais accélère aussi le vieillissement des abres. Les travaux montrent aussi que les arbres, aussi bien en milieu urbain que rural ont cru plus vite de 20 % depuis les années 1960 suite au changement climatique, reflétant une tendance déjà observée dans les forêts par d’autres études internationales.

Sources : Gavin McEwan, Trees grow up to 25% faster in cities than in countryside, 21 November 2017, Horticulture Week.
Hans Pretzsch, Peter Biber, Enno Uhl, Jens Dahlhausen, Gerhard Schütze, Diana Perkins, Thomas Rötzer, Juan Caldentey, Takayoshi Koike, Tran van Con, Aurélia Chavanne, Ben du Toit, Keith Foster & Barry Lefer, Climate change accelerates growth of urban trees in metropolises worldwide, Nature, Scientific Reports 7, Article number: 15403, 13 November 2017.

 

Entreprises

24 Novembre 2017

UNE HORTICULTURE ENVIRONNEMENTALE ET COMESTIBLE A L’HORIZON 2035 ?

Dans son blog, Bertrand Dumont h...

UNE HORTICULTURE ENVIRONNEMENTALE ET COMESTIBLE A L’HORIZON 2035 ?

Dans son blog, Bertrand Dumont horticulteur, auteur et conférencier canadien nous apporte sa vision de l’horticulture à l’horizon 2035.

En raison de la dégradation de l’environnement et des conditions climatiques extrêmes, le végétal répondra beaucoup plus à un besoin de résilience qu’à une envie de décoration. Il restera un marché de l’horticulture ornementale mais à beaucoup plus petite échelle. On continuera alors à cultiver des végétaux mais pour différentes raisons. « D’une part ce sera pour leurs capacités environnementales (capacités à absorber les gaz à effet de serre, à fixer des poussières, à résister aux inondations où à la sécheresse, etc.) qui seront prises en compte. L’aspect esthétique sera secondaire. D’autre part, les plantes comestibles prendront une grande importance. »
Au final, d’ici une vingtaine d’années, l’horticulture ornementale comme on la connaît aujourd’hui aura laissé la place à l’horticulture environnementale et comestible.

Un changement qui nécessite une adaptation qui doit être anticipée. D’après B. Dumont, l’horticulture comestible, issue d’une longue tradition s’adaptera assez facilement. En revanche, l’horticulture environnementale qui est une science plus récente aura plus de difficultés à s’adapter. Pour ce faire, il est nécessaire « d’investir massivement dans les recherches sur les phytotechnologies (phytoremédiation, plantes pour la gestion des eaux pluviales, capacité d’absorption des polluants, capacité de résilience après une agression naturelle, etc.). Nous devons étudier comment nos plantes indigènes, qui ont une longueur d’avance puisqu’elles sont déjà adaptées à notre territoire, peuvent nous aider à régler les problèmes environnementaux que nous avons créés. Nous devons établir de nouvelles procédures d’implantation et d’entretien afin de minimiser leurs impacts sur l’environnement. »

Source : Bertrand Dumont, L’horticulture ornementale existera-t-elle encore en 2035 ?, HortiMédia, novembre 2017.

 

Communication

10 Novembre 2017

QUELQUES CLES POUR MIEUX CAPTER LES CONSOMMATEURS SENIORS

L’agence de conseil et communication Little...

QUELQUES CLES POUR MIEUX CAPTER LES CONSOMMATEURS SENIORS

L’agence de conseil et communication Little Less Conversation a publié une étude sur les seniors qui présente le comportement de ces consommateurs et fournit des conseils pour mieux communiquer vers eux.

Avant tout, il convient de préciser que le terme seniors ne correspond pas à la même tranche d’âges selon les secteurs. Pour les pouvoirs publics, l’Etat et les collectivités c’est à partir de 60-65 ans, seuil d’accès à certaines prestations sociales. Dans le secteur de la santé, il se situe à partir de 70 ans car c’est à 73 ans en moyenne que peut survenir le premier accident de santé sérieux. En revanche, dans le marketing on est plutôt senior à partir de 50 ans, âge à partir duquel surviennent des changements de vie qui modifient les comportements de consommation.
Les plus de 50 ans sont aujourd’hui une cible incontournable puisqu’ils regroupent 4 Français sur 10 et réalisent 54 % des dépenses. Les cinq principaux secteurs impactés par la consommation des 50 ans et plus sont l’assurance, la santé, l’alimentation, l’équipement et les loisirs. Par ailleurs, « 61 % des plus de 65 ans se déclarent très intéressés par l’innovation. »

Conseils pour communiquer plus efficacement auprès des seniors :
- Détournez les clichés
- Prenez en compte leur entourage : leur temps libre et leur argent sont fortement consommés au bénéfice de leurs proches
- Mixez les médias : parce qu'ils ne sont pas cantonnés à leur téléviseur
- Offrez des contenus de qualité : parce qu'ils ont le temps de lire, connaissent les règles du marketing et se renseignent sur Internet
- Misez sur l'usage

Source : Les seniors, les nouveaux seigneurs de la consommation, étude Little less Conversation, septembre 2017.

 

Développement durable

29 Novembre 2017

UN OUTIL POUR CHOISIR LES ARBRES EN FONCTION DES SERVICES SOUHAITÉS

Les arbres offrent de nombreux ...

UN OUTIL POUR CHOISIR LES ARBRES EN FONCTION DES SERVICES SOUHAITÉS

Les arbres offrent de nombreux services à la ville : filtration de l'air, diminution du ruissellement de l'eau, réduction du bruit, développement de la biodiversité, amélioration du bien-être des habitants, etc. Au Canada, des arbres ont été décimés par des maladies et ravageurs, ce qui a sensibilisé les gestionnaires forestiers des villes à diversifier les essences d'arbres pour réduire la mortalité. Or, « il n'existe pas d'outils ou d'approches intégrées pour choisir les meilleures essences à planter dans une rue, un parc ou un quartier », souligne Christian Messier, professeur au Département des sciences biologiques de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

C'est pourquoi, Christian Messier souhaite avec d'autres biologistes développer une trousse informatique qui servirait d'aide à la décision pour la plantation d'arbres et la gestion forestière urbaine.
« Cet outil serait basé sur les plus récentes connaissances concernant les caractéristiques écologiques propres à chaque essence, les risques - la tolérance à la sécheresse, la sensibilité aux principaux insectes et maladies en Amérique du Nord -, le vieillissement et les espèces actuellement présentes », explique le professeur.
Cette trousse « comprendrait entre autres, une analyse des carences en matière de diversité pour chaque municipalité concernée, une base de données géospatiales conforme aux systèmes d'information géographique utilisés dans les villes et une plateforme pour diffuser les données et documenter le projet, incluant la visualisation des services rendus ».

L' outil s'adresse aux municipalités et à leurs gestionnaires, aux arboriculteurs, aménageurs forestiers et planificateurs urbains (...) mais «pourra aussi être utile aux pépiniéristes et aux entreprises d'aménagement du paysage afin de mieux conseiller leurs clients sur le choix des arbres à planter sur leur terrain.»

Source : L'application qui choisit les arbres, Les affaires, 21/11/2017.

 


Imprimer la newsletter