Santé végétale

Premiers résultats du programme SaveBuxus

Porteurs du projet : Astredhor et Plante & Cité

Deux synthèses en accès libre pour aider les professionnels à mieux lutter contre la pyrale et le dépérissement du buis

ASTREDHOR et Plante & Cité, coordinateurs du Programme SaveBuxus, et leurs partenaires, l’Unité expérimentale Entomologie et Forêt Méditerranéenne de l’Inra PACA et Koppert France, publient les premiers résultats de leurs recherches sur deux bioagresseurs du buis : la pyrale et Cylindrocladium buxicola.

Ces deux synthèses donnent de premiers éléments pour mieux comprendre et limiter les attaques de ces bioagresseurs qui ravagent les plantations de buis, depuis la fin des années 2000. Elles s’adressent aux professionnels de l’horticulture, de la fleuristerie, du paysage, mais aussi aux collectivités, producteurs et gestionnaires de buis.

Démarré en 2014, le programme SaveBuxus, qui se poursuivra jusqu’en 2017, a pour objectif d’apporter des solutions concrètes pour lutter efficacement contre la pyrale et Cylindrocladium buxicola. Les expérimentations sont réalisées dans les parcs et jardins de collectivités partenaires, dans cinq stations d’expérimentation d’ASTREDHOR (Arexhor Seine-Manche, GIE Fleurs et Plantes, Arexhor Grand Est, CDHR Centre Val de Loire, Caté) et au sein de l’Unité expérimentale Entomologie et Forêt Méditerranéenne de l’Inra PACA. En 2015, les travaux sur la pyrale du buis ont bénéficié de l’appui du réseau des FREDON.

Première étape des avancées du Programme SaveBuxus, deux synthèses thématiques présentent les résultats et les principaux enseignements de la première année d’expérimentation du programme. Elles portent sur des aspects essentiels de préservation des buis contre la pyrale et Cylindrocladium buxicola.

La synthèse sur le volet ‘pyrale du buis’, dont la rédaction a été coordonnée par Plante & Cité, permet de mieux comprendre la biologie de la pyrale du buis en France. Elle rappelle les différentes techniques de gestion testées sur les divers stades : agents entomopathogènes (stade chenille), piégeage (stade adulte, papillon), parasitoïdes oophages (stade oeuf). Un nouveau piège spécifiquement adapté à la pyrale a été développé dans le cadre du programme. Il sera commercialisé en 2016 sous le nom de Buxatrap par la société Koppert et pourra être une des composantes d’une stratégie de gestion efficace.

La seconde synthèse consacrée au ‘dépérissement du buis induit par Cylindrocladium buxicola’ a été rédigée par ASTREDHOR. Elle permet de donner aux professionnels les premières bases de connaissances sur la tolérance du buis à la cylindrocladiose (évolution des dégâts, les différences de sensibilité entre variétés et espèces), la recherche de produits alternatifs contre Cylindrocladium buxicola mais aussi les bonnes pratiques en prévention contre le dépérissement du buis.

Prochaine étape du Programme, la rédaction d’un Guide de bonnes pratiques en prévention contre le dépérissement du buis qui sera prochainement proposé en libre accès. Cet ouvrage, rédigé par Pauline Tolle et Laurent Jacob d’ASTREDHOR, a vocation à fournir aux gestionnaires d’espaces verts et producteurs de buis un recueil des connaissances et des comportements appropriés pour enrayer la progression de C. Buxicola. Ce guide sera disponible sur les sites internet d’ASTREDHOR et de Plante & Cité d’ici fin 2015.

Ces premiers résultats feront l’objet de mises à jour aux étapes clés du programme d’ici la publication du rapport définitif en 2017.

Le Programme SaveBuxus est réalisé grâce à l’engagement de partenaires financiers : VAL’HOR, FranceAgriMer, l'ONEMA dans le cadre du plan Ecophyto, Koppert France et la Fondation de France.

Synthèse Pyrale du Buis - Save Buxus 2015

Synthèse Dépérissement - Save Buxus 2015

Communiqué de presse ASTREDHOR - Plante & Cité du 23 novembre 2015

 

Crédit Photo : ASTREDHOR

Acquisition de références techniques sur les produits phytopharmaceutiques pour mieux lutter contre les bio-agresseurs

Projet permanent.

Porteur du projet : Astredhor


Lieux de réalisation
ASTREDHOR Loire-Bretagne (Arexhor Pays de la Loire, Caté, CDHR Centre Val de Loire), ASTREDHOR Méditerranée (Scradh, Creat), ASTREDHOR Sud-Ouest (GIE Fleurs et Plantes), ASTREDHOR Seine-Manche (Arexhor Seine-Manche), ASTREDHOR Grand Est (Arexhor Grand Est).

L'action nationale
Les extensions d'usages de produits phytopharmaceutiques pour lutter plus efficacement contre les bio-agresseurs constituent une priorité pour les professionnels face à l'absence de solutions autorisées.
Cette action nationale vise à combler les usages vides par des produits afin que les professionnels puissent assurer une protection phytosanitaire convenable, sans risque pour les cultures, les applicateurs et l'environnement. Elle prévoit la formulation de dossiers techniques produits dans les dossiers d'homologation des produits phytopharmaceutiques afin de demander l'homologation de certains produits auprès de l'Anses. Un programme d'essais « usages mineurs » pour l'acquisition de références de sélectivité ou d'efficacité est également mis en place. Annuellement, cinq à dix essais sont programmés pour tester une dizaine de spécialités commerciales : définition d'un programme en collaboration avec les experts techniques de la DGAI, mise en place et réalisation des essais dans les huit stations agréées BPE d'ASTREDHOR..

Partenaires
Firmes phytopharmaceutiques

Partenaires financiers
FranceAgriMer, VAL'HOR

Avancées
En 2014, un dossier technique pour le Movento® a été formulé et déposé par la firme phytopharmaceutique auprès de l'Anses. Deux notices techniques ont été créées et mises en ligne sur le site de l'Institut.

 

Crédit Photo : ASTREDHOR

Méthodologies de détection et de lutte contre les Thrips en culture de fleurs coupées

Projet de 3 ans (2013-2015) actuellement en cours.

Porteur du projet : Astredhor

Lieu de réalisation
ASTREDHOR Méditerranée (Scradh)

L'action nationale
La production de fleurs coupées sous abri chauffé évolue dans un contexte tendu, entre concurrence internationale, hausse des charges énergétiques, et surtout, attaques de nombreux ravageurs. Aujourd'hui, la Protection Biologique Intégrée, moyen de lutte efficace contre les Thrips, est en recul en raison du développement massif d'attaques de Thrips (Frankliniella occidentalis) sur rosier.
L'objectif de cette action nationale, portée par ASTREDHOR Méditerranée (Scradh), est de faire progresser les connaissances dans la lutte contre le Thrips sur rosier afin d'assurer l'avenir de cette production en France grâce à de nouvelles de techniques favorables à l'environnement pour les producteurs :
1. Poursuivre l'étude du cycle du Thrips dans le système sol/dispositif de culture/plante/serre
- Caractérisation des foyers et du mouvement des adultes dans la serre (panneaux chromatiques)
- Caractérisation de l'émergence des adultes dans le système (cloches et filets avec panneaux)
2. Etude de l'impact d'interventions sur le sol sur la dynamique des émergences de Thrips (arrosage du sol avec des huiles ou huiles essentielles)
3. Premières conceptions de méthodes ou d'outils afin de caractériser le risque Thrips avant d'observer des dégâts en culture

Partenaires
Fournisseurs de solutions biologiques et de panneaux chromatiques, Laboratoire de détermination des Thrips (ANSES)

Partenaires financiers
CasDar, VAL'HOR

Avancées
Les résultats acquis en 2013 montrent l'importance d'une réflexion au niveau du système de production. En effet, le Thrips est également présent dans le substrat et sur le sol. Les dynamiques observées permettent déjà d'envisager de nouvelles voies de lutte et de nouveaux outils pour le suivi de ce ravageur.
En 2014, une étude d'efficacité de deux techniques d'intervention sur le sol (champignon entomopathogène et huile essentielle) a été réalisée. Si la pression du Thrips a été très forte en 2014, contrairement à 2013, la présence de Thrips au sol a été faible pendant les huit premiers mois. Seuls les niveaux relevés en septembre 2014 ont permis de lancer l'essai. Les observations sur la partie végétale ont été renforcées ce qui a permis de démontrer que le Thrips a majoritairement réalisé l'intégralité de son cycle dans les fleurs. La dernière année d'essai, en 2015, doit conclure sur l'efficacité des interventions et la possibilité de réduire la pression du Thrips en cours de culture (sol et végétation).

 

Crédit Photo : ASTREDHOR