Santé végétale

Programme SaveBuxus

Porteurs du projet : Astredhor et Plante & Cité

Démarré en 2014, le programme SaveBuxus, qui se poursuivra jusqu’en 2017, a pour objectif d’apporter des solutions concrètes pour lutter efficacement contre la pyrale et Cylindrocladium buxicola.

Lieux de réalisation
Les expérimentations sont réalisées dans les parcs et jardins de collectivités partenaires, dans cinq stations d’expérimentation d’ASTREDHOR (Arexhor Seine-Manche, GIE Fleurs et Plantes, Arexhor Grand Est, CDHR Centre Val de Loire, Caté) et au sein de l’Unité expérimentale Entomologie et Forêt Méditerranéenne de l’Inra PACA. En 2015, les travaux sur la pyrale du buis ont bénéficié de l’appui du réseau des FREDON.

Partenaires financiers
Le Programme SaveBuxus est réalisé grâce au soutien de partenaires financiers : VAL'HOR, FranceAgriMer, l'Onema, Koppert France et la Fondation de France et au soutien des Ministères en charge de l'Agriculture, de l'Environnement et de la Culture et de la région des Pays de la Loire.

Avancées
Deux synthèses intermédiaires du programme SaveBuxus donnent de premiers éléments pour mieux comprendre et lutter contre les ravageurs du buis. Elles s'adressent aux professionnels de l'horticulture, de la fleuristerie, du paysage, mais aussi aux collectivités, producteurs et gestionnaires d'espaces verts.

La synthèse "pyrale du buis", dont la rédaction a été coordonnée par Plante & Cité, permet de mieux comprendre la biologie de la pyrale du buis en France et les interventions de gestion à mettre en œuvre. En particulier en 2015, les travaux ont permis de travailler sur l'optimisation des traitements à base de produits de biocontrôle, d'avancer sur la stratégie de piégeage des adultes et d'identifier des souches de trichogrammes capables de parasiter les œufs.
La seconde synthèse consacrée au "dépérissement du buis induit par Cylindrocladium buxicola"; a été rédigée par ASTREDHOR. Elle permet de donner aux professionnels de premiers résultats sur la tolérance du buis à la cylindrocladiose (sensibilité des variétés), la recherche de produits alternatifs contre Cylindrocladium buxicola mais aussi les bonnes pratiques en prévention contre le dépérissement du buis.

Sources : ASTREDHOR, INRA, Koppert et Plante & Cité

Crédit Photo : Plante & Cité

Acquisition de références techniques sur les produits phytopharmaceutiques pour mieux lutter contre les bio-agresseurs

Projet permanent.

Porteur du projet : Astredhor


Lieux de réalisation
ASTREDHOR Loire-Bretagne (Arexhor Pays de la Loire, Caté, CDHR Centre Val de Loire), ASTREDHOR Méditerranée (Scradh, Creat), ASTREDHOR Sud-Ouest (GIE Fleurs et Plantes), ASTREDHOR Seine-Manche (Arexhor Seine-Manche), ASTREDHOR Grand Est (Arexhor Grand Est).

L'action nationale
Les extensions d'usages de produits phytopharmaceutiques pour lutter plus efficacement contre les bio-agresseurs constituent une priorité pour les professionnels face à l'absence de solutions autorisées.
Cette action nationale vise à combler les usages vides par des produits afin que les professionnels puissent assurer une protection phytosanitaire convenable, sans risque pour les cultures, les applicateurs et l'environnement. Elle prévoit la formulation de dossiers techniques produits dans les dossiers d'homologation des produits phytopharmaceutiques afin de demander l'homologation de certains produits auprès de l'Anses. Un programme d'essais « usages mineurs » pour l'acquisition de références de sélectivité ou d'efficacité est également mis en place. Annuellement, cinq à dix essais sont programmés pour tester une dizaine de spécialités commerciales : définition d'un programme en collaboration avec les experts techniques de la DGAI, mise en place et réalisation des essais dans les huit stations agréées BPE d'ASTREDHOR..

Partenaires
Firmes phytopharmaceutiques

Partenaires financiers
FranceAgriMer, VAL'HOR

Avancées
En 2014, un dossier technique pour le Movento® a été formulé et déposé par la firme phytopharmaceutique auprès de l'Anses. Deux notices techniques ont été créées et mises en ligne sur le site de l'Institut.

 

Crédit Photo : ASTREDHOR

Méthodologies de détection et de lutte contre les Thrips en culture de fleurs coupées

Projet de 3 ans (2013-2015) actuellement en cours.

Porteur du projet : Astredhor

Lieu de réalisation
ASTREDHOR Méditerranée (Scradh)

L'action nationale
La production de fleurs coupées sous abri chauffé évolue dans un contexte tendu, entre concurrence internationale, hausse des charges énergétiques, et surtout, attaques de nombreux ravageurs. Aujourd'hui, la Protection Biologique Intégrée, moyen de lutte efficace contre les Thrips, est en recul en raison du développement massif d'attaques de Thrips (Frankliniella occidentalis) sur rosier.
L'objectif de cette action nationale, portée par ASTREDHOR Méditerranée (Scradh), est de faire progresser les connaissances dans la lutte contre le Thrips sur rosier afin d'assurer l'avenir de cette production en France grâce à de nouvelles de techniques favorables à l'environnement pour les producteurs :
1. Poursuivre l'étude du cycle du Thrips dans le système sol/dispositif de culture/plante/serre
- Caractérisation des foyers et du mouvement des adultes dans la serre (panneaux chromatiques)
- Caractérisation de l'émergence des adultes dans le système (cloches et filets avec panneaux)
2. Etude de l'impact d'interventions sur le sol sur la dynamique des émergences de Thrips (arrosage du sol avec des huiles ou huiles essentielles)
3. Premières conceptions de méthodes ou d'outils afin de caractériser le risque Thrips avant d'observer des dégâts en culture

Partenaires
Fournisseurs de solutions biologiques et de panneaux chromatiques, Laboratoire de détermination des Thrips (ANSES)

Partenaires financiers
CasDar, VAL'HOR

Avancées
Les résultats acquis en 2013 montrent l'importance d'une réflexion au niveau du système de production. En effet, le Thrips est également présent dans le substrat et sur le sol. Les dynamiques observées permettent déjà d'envisager de nouvelles voies de lutte et de nouveaux outils pour le suivi de ce ravageur.
En 2014, une étude d'efficacité de deux techniques d'intervention sur le sol (champignon entomopathogène et huile essentielle) a été réalisée. Si la pression du Thrips a été très forte en 2014, contrairement à 2013, la présence de Thrips au sol a été faible pendant les huit premiers mois. Seuls les niveaux relevés en septembre 2014 ont permis de lancer l'essai. Les observations sur la partie végétale ont été renforcées ce qui a permis de démontrer que le Thrips a majoritairement réalisé l'intégralité de son cycle dans les fleurs. La dernière année d'essai, en 2015, doit conclure sur l'efficacité des interventions et la possibilité de réduire la pression du Thrips en cours de culture (sol et végétation).

 

Crédit Photo : ASTREDHOR