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Au Royaume-Uni, la Horticultural Trade Association (HTA) mène des actions collectives en faveur du développement de l’horticulture, notamment par des actions grand public. Reprenant les sujets de discussion majeurs d’un forum qui s’est tenu fin 2021, la HTA, Easitill et Floralabels publient un livre blanc qui explore les défis et opportunités d’une société en phase avec un développement durable et de la place de l’horticulture dans cette société.

Compte tenu de la contribution de l’horticulture ornementale en matière de lutte contre le changement climatique par des solutions basées sur la nature, l’accès à des incitations fiscales permettrait d’accélérer la décarbonation de sa chaîne d’approvisionnement.

Favoriser la transformation écoresponsable de la filière horticole

L’horticulture a besoin de croître mais de façon durable en optimisant l’usage des ressources. « La filière a la responsabilité d’identifier et d’améliorer l’impact environnemental de son activité tout au long du cycle de vie. Cela s’étend par exemple à notre usage d’eau, de plastique, d’énergie, du transport et des matériaux utilisés dans la culture. »

Recommandation : Renforcer l’investissement dans la filière avec des modes de financement innovants et créatifs pour assurer une transformation écoresponsable de la filière pourrait produire d’énormes bénéfices. Avec des financements, les décideurs ont l’opportunité de travailler avec la filière horticole pour développer à l’échelle nationale et locale les solutions qu’elle peut offrir dans la lutte contre le changement climatique. Cette collaboration porterait aussi sur la transition en matière de production en abandonnant les matériaux non-durables, tels que la tourbe pour des alternatives écologiques auxquelles l’horticulture s’efforce d’accéder. “Alors que les plantes sont globalement bénéfiques, il est nécessaire que la filière mesure et réduise tout effet potentiellement négatif. Cela comprendrait l’examen de la durabilité de l’utilisation d’énergie dans la production de végétaux, de l’utilisation de combustibles fossiles dans le transport et la distribution, de l’impact des supports de culture dans lesquels ils sont produits et l’élimination des emballages qui entrent dans le processus de production ou de vente au détail”.

Promouvoir les bienfaits du végétal et du paysage

Le jardinage améliore la beauté naturelle des communes et deviendra un moyen de plus en plus important d’apporter une valeur environnementale et sociale, par exemple en cultivant des plantes et en aménageant des espaces verts.

Recommandation : Renforcer la connaissance de la valeur (économique, sociale, environnementale) des jardins et espaces verts. « Le défi qui représente aussi une opportunité clé pour la filière est de porter un regard sur elle-même plus large qu’une chaîne verticale de produits (…) et avec des bienfaits environnementaux et sociaux. »

METTRE LE VÉGÉTAL AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Le jardinage et les jardiniers agissent en faveur de la limitation du changement climatique et les comportements en matière de jardinage sont en train d’évoluer. La filière a la responsabilité de favoriser les changements et promouvoir un jardinage éco-responsable.

Recommandation 1 : Nourrir des pratiques de jardinage écoresponsables grâce à de la pédagogie auprès du grand public et à des produits et emballages durables.

Recommandation 2 : Reconnaître et encourager les initiatives de la filière visant à réduire le gaspillage, notamment en diminuant les emballages et en favorisant l’usage de supports de culture écoresponsables.

VALORISER LES MÉTIERS DU VÉGÉTAL

Le développement durable représente une opportunité pour la prochaine génération de jardiniers : les amateurs d’horticulture et ceux qui voudront en faire leur carrière.

Recommandation : Travailler en partenariat avec les pouvoirs publics pour valoriser les métiers de la filière horticole.