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Cette étude propose présente les spécificités de ces ravageurs, ouvrant ainsi la voie à une lutte mieux ciblée.

En horticulture ornementale, on assiste à une recrudescence des cochenilles en production. La protection biologique intégrée des cultures est utilisée depuis de nombreuses années dans ce secteur. Toutefois, cette pratique est difficile à mettre en place pour lutter contre les cochenilles pour plusieurs raisons : la méconnaissance de leur biodiversité, de leurs écologies (distributions géographiques, cycle de vie) et de la distribution de leurs ennemis naturels, d’une part, le coût très élevé des auxiliaires commercialisés, le manque d’études sur l’efficience de ces derniers et le peu d’autres leviers de biocontrôle disponibles pour la profession agricole, d’autre part.

C’est pourquoi ASTREDHOR a mené pendant 3 ans un projet visant à identifier de façon plus précise les cochenilles de végétaux d’ornement, pour une meilleure connaissance du contrôle biologique naturel des cochenilles sur les exploitations. Ce projet, baptisé « COCHORTI », a permis une étude faunistique des parasitoïdes.

Le travail d’échantillonnage réalisé sur des cultures horticoles, de pépinière et en espace verts a permis une avancée très importante en matière de détermination des cochenilles, grâce au travail de corrélation réalisé entre les résultats des identifications morphologiques et celles faites au plan moléculaire. Ainsi 61 espèces (38 genres pour 6 familles) ont été précisées sur plus d’une centaine de variétés végétales, permettant de recenser les cochenilles qui peuvent être trouvées sur ces plantes et ainsi prévoir et adapter la lutte. Des constats quant à la présence de différentes espèces en fonction des régions ont également pu être établis.

Le projet a aussi permis de mettre en évidence plus de 40 espèces de parasitoïdes, pour la plupart appartenant aux familles des Encyrtidae, des Aphelinidae et des Signiphoridae. Plusieurs de ces espèces sont nouvellement décrites en France. De tels résultats peuvent permettre d’envisager le développement de la lutte biologique par élevage des parasitoïdes les plus performants.

Enfin, pour quelques cochenilles, les cycles biologiques ont pu être décrits. Ces cycles permettent de définir les moments de vulnérabilité des cochenilles, pour mieux cibler les interventions.

Source : Contrôle biologique des cochenilles en horticulture, ASTREDHOR, Juin 2021. 

à télécharger

  • Fiches cochenilles, ASTREDHOR, Juin 2021, 16 pages

  • Rapport Contrôle biologique des cochenilles en horticulture, ASTREDHOR, Juin 2021, 19 pages