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Pour réparer ces effets dévastateurs et enrichir la terre, les recherches récentes se sont penchées sur les promesses de la phytoremédiation. Cette technique, qui associe des plantes ornementales et des mycorhizes pour enrichir le sol, doit prouver son efficacité sur la dépollution des terres.

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR, GIE Fleurs et plantes du Sud Ouest, Arexhor Seine Manche, ASTREDHOR Loire Bretagne

Période de réalisation du projet / date de publication : 2014-2017

De quoi parle-ton ? De la phytoremédiation, technique de dépollution de l’eau ou des sols à partir de plantes et de leurs interactions avec le sol et les microorganismes.

Pour qui ? : Les producteurs et professionnels du paysage.

Méthode / source(s) : Essais

Principaux résultats / résumé : ASTREDHOR a en 2014 évalué un procédé de dépollution des sols contaminés par des éléments traces métalliques à l’aide de plantes ornementales avec association de champignons mycorhiziens. La symbiose entre champignons et racines d’une plante permet ensuite d’agir sur la pollution. A partir d’une sélection de plantes mises en avant lors de travaux antérieurs pour leur qualité dépolluante, plusieurs espèces ont été cultivées sur des sites pollués, en association avec des champignons (microorganismes), et suivies pendant plus d’an.

Parmi les plantes testées, le géranium (qui est cultivé en pots sous serres) se révèle particulièrement efficace pour capter le plomb. D’autres plantes ayant un effet significatif mais moindre se sont révélées également intéressantes pour la dépollution : le lilas de Californie, le grévilléa et la potentille. Les résultats de l’expérimentation montrent que l’association du géranium avec des champignons mycorhiziens permet d’augmenter les effets sur le plomb. Une sélection d’autres plantes cette fois cultivées en pleine terre pourraient apporter d’autres solutions à la fois rapides et peu coûteuses pour gérer les sites industriels pollués.

Quel intérêt / quelle utilisation ? La phytoremédiation pourrait représenter un nouveau débouché pour les producteurs français, l’occasion de repenser leur métier et plus largement l’opportunité de créer et de valoriser toute une filière de plantes dépolluantes.

Partenaires : Université de Besançon, CNRS-Université de Lorraine, Université Henri Poincaré, Inra Bordeaux, Laboratoire LCA, Laboratoires d’analyses industrielles La Rochelle, Agrauxine, Agronutrition.

à télécharger

  • Phytoremédiation – plantes dépolluantes et mycorhizes - 2017, ASTREDHOR, mars 2018, 12 pages.

  • Phytoremédiation – plantes dépolluantes et mycorhizes - 2016, ASTREDHOR, juin 2016, 17 pages.

  • Phytoremédiation – plantes dépolluantes et mycorhizes – rapport technique 2014, ASTREDHOR, 31 pages.