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En industrialisant le principe de filtration des plantes, l’étude rappelle combien le rôle du végétal est important dans la qualité de l’air ambiant. Outre ces nouvelles technologies, les solutions passent aussi par des pistes plus traditionnelles. Citons ainsi la plantation des miniforêts ou la végétalisation des cours d’école, pour créer des îlots de fraîcheur et limiter les effets de canicule.

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR / Arexhor Seine Manche

Période de réalisation du projet / date de publication : 2014-2017

De quoi parle-t-on ? De l’analyse de solutions techniques, basées sur la biofiltration végétale, pour diminuer les concentrations en polluants atmosphériques en conditions intérieurs et extérieurs.

Pour qui ? Les producteurs et professionnels du paysage

Méthode / source(s) : Etudes en laboratoires, espaces confinés enrichis en polluants de l’Université de Lille. Suivi des essais sur des ouvrages existants en collectivités (Fauville-en-Caux, Paris). Mise en conditions réelles par ASTREDHOR Seine-Manche.

Principaux résultats / résumé : 

Les deux systèmes végétalisés / biofiltres sont en place et fonctionnent correctement avec des plantes installées et adaptées à ces systèmes. Les phases d’analyses de dépollution ont débuté depuis l’été 2015 pour la tour « Air de Caux » de la station d’épuration de Fauville en Caux, et 6 séries ont été réalisées pour la partie « Air intérieur ». Les résultats encourageants ont été confirmés pour les polluants soufrés en conditions extérieures avec des rendements de dépollution compris entre 96 et 99 %. Ces résultats sont significatifs sur toutes les saisons, permettant un abattement conséquent d’H2S.

Cependant, en ce qui concerne le monoxyde de carbone pour la partie « Air intérieur », les résultats auront été fluctuants pendant les 6 séries, bien que les données obtenues sur la dernière série soient à nouveau encourageantes. Les expériences réalisées semblent montrer que, associées à certains substrats, les murs végétaux peuvent avoir des propriétés d’épuration du CO dans l’air. Le facteur arrosage apparait déterminant dans l’efficacité du système. Il n’a pas été possible de vérifier si cet effet existe pour d’autres polluants.

Partenaires : Université de Lille 2, Plant’Aipur, Plante & Cité et sociétés privées

Partenaires financiers : FranceAgriMer, VALHOR

Quel intérêt / quelle utilisation ? Proposer des filtres végétalisés capables de dépolluer l’air d’un milieu donné et ainsi améliorer la qualité de l’air tout en élargissant la gamme pour la filière horticole.

à télécharger

  • DEPOL’AIR - Mise au point de biofiltres végétalisés pour l’épuration de l’air, ASTREDHOR / Arexhor Seine-Manche, juillet 2018, 27 pages.

  • Plantes épuratrices de l'air - 2014, ASTREDHOR, 19 pages.