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Pour coordonner l’offre horticole à la demande croissante des jardiniers amateurs urbains, le marché des plantes adaptées à la ville fait l’objet d’études poussées soutenues par l’Interprofession VALHOR. La recherche s’articule sur deux axes : des végétaux plus adaptés et une offre de marketing et distribution mieux ajustée.  

Les défis posés par le marché urbain

À l’heure où 80 % des Français vit en zone urbaine (statistiques INSEE)  – et 90 % à l’horizon 2050-, le marché du jardinage urbain doit être considéré comme un vecteur d’avenir pour les professionnels de la filière horticole.

Cette opportunité passe cependant par une nécessaire prise en compte de deux facteurs :

  • Les attentes des jardiniers urbains ;
  • Les particularités des jardins et espaces urbains à végétaliser.

L’Interprofession VALHOR participe activement à l’établissement de cet état des lieux par des enquêtes et synthèses. Il contribue également à la seconde partie de cet enjeu, à savoir la détermination de plantes adaptées au marché des métropoles urbaines.

Les facteurs limitants de l’horticulture en ville

Les jardins en ville diffèrent des espaces végétalisés ruraux en de nombreux points :

  • Les espaces à végétaliser sont de petite taille : balcons, terrasses, voire rebords de fenêtre
  • La densité urbaine, présentant beaucoup de vis-à-vis et une grande hauteur de bâtiments, conduit à de brusques baisses de luminosité et des effets d’ombre portée marqués.
  • L’amplitude des températures est plus importante en milieu urbain
  • Les apports en eau sont sujets à des variations brutales, d’autant que les végétaux sont surtout cultivés en pots (stress hydrique important).

Alors, les végétaux ont-ils un avenir à jouer dans la ville ?

Il est utile de rappeler combien les plantes remplissent des services écosystémiques d’envergure dans l’environnement urbain, et ce à différents niveaux :

  • Service d’approvisionnement en cas de culture de fruits et légumes ou d’aromatiques par exemple. L’agriculture urbaine en est un exemple frappant.
  • Service de régulation pour rafraîchir l’air et limiter la pollution de l’air ;
  • Services socioculturels dans le cadre des politiques de végétalisation des façades par les particuliers, ou des balcons fleuris.

Les fortes attentes des jardiniers urbains

Une enquête menée en avril 2014 par TNS Sofres pour VALHOR identifiait les attentes des jardiniers urbains en matière de végétaux :

  • Des plantes plus pratiques : durée de vie allongée et facilité d’entretien sont cités en priorité.
  • Des variétés horticoles plus originales ou parfumées ;
  • Des packagings et emballages pratiques et des produits horticoles arborant un bon ratio qualité/prix.

L’aménagement de l’espace extérieur n’est pas non plus oublié. 43 % des Français feraient appel à un jardinier professionnel pour entretenir ou aménager leur jardin ou terrasse.

Les solutions à apporter au jardinier

Pour le professionnel du végétal, ces deux précédents points se traduisent en une offre concrète en termes de produits horticoles et de services.

L’unité mixte de Technologie STRATège, émanation d’ASTREDHOR soutenue par VAL’HOR explore les pistes de recherche transdisciplinaire autour du marché urbain. Ces travaux portent sur la connaissance du marché, l’innovation horticole et la qualité des plantes ainsi que sur l’élaboration de nouvelles stratégies commerciales.

  •  Des plantes adaptées aux spécificités de la ville :  l’idée est de travailler sur des variétés horticoles adaptées à la ville et aux besoins des consommateurs, soit des variétés adaptées au milieu contraint qu’est le tissu urbain actuel (en eau, en substrat ou en lumière).
  • Des services pour le citadin : souvent peu initié au jardinage, le consommateur urbain est en demande de techniques horticoles de base, ainsi que de plantes faciles d’entretien.
  • Des modes de culture pensés pour le marché urbain : les produits horticoles, des substrats aux plantes elles-mêmes, se devront d’être plus compacts et faciles à transporter pour anticiper les besoins des citadins. Par ailleurs, la demande en mode de culture alternative est très forte, notamment dans le secteur de l’aquaponie.

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