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Cette concertation a permis de réunir plus de 1400 participants et 523 structures, pour favoriser les synergies en une intelligence collective, et co-construire cette transition écologique. 

VALHOR partie prenante de cette initiative gouvernementale forte

Afin d’anticiper les effets du changement climatique sur notre agriculture pour mieux la protéger et s’adapter, VALHOR propose de répondre aux défis de l’eau à travers différentes pistes :

  • Assurer l’équilibre entre la variété et la qualité des produits horticoles ;
  • Diffuser les pratiques pour renforcer la résilience des plantes ;
  • Améliorer la gestion de l’économie d’eau en production comme en ville.

 Genèse du Varenne

Le territoire français a subi ces dernières années nombre d’évènements météorologiques extrêmes (sècheresse, gel tardif, inondations, orages de grêle…), qui ont durablement affecté le secteur agricole et horticole.

Alerté, le Gouvernement a souhaité dresser un état des lieux des mutations climatiques et de leurs répercussions. Les scénarios climatiques ont ainsi montré l’urgence d’agir, et surtout la nécessité d’anticiper ces évolutions majeures.

Les Assises de l’Eau d’avril 2018 avaient d’ores et déjà entériné un certain nombre de mesures, dont la création de 50 Projets de Territoires pour la Gestion de l’Eau (PTGE).

Le Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique, ouvert le 28 mai 2021 sous l’égide de Julien DENORMANDIE, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, et de Bérangère ABBA, Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, s’inscrit dans cette continuité.

Les ambitions du Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique

  Le Varenne agricole répond à deux ambitions fortes et chères au Gouvernement : 

  •       Au niveau national : assurer la souveraineté alimentaire et la sécurité sanitaire sur le territoire français 
  •       Au niveau mondial : répondre au défi climatique 

 Adapter l’agriculture au changement climatique s’avère également vecteur d’emplois locaux et de mise en valeur du territoire. 

Pour répondre à ces enjeux, le Varenne se doit d’apporter une feuille de route opérationnelle claire et concrète. Du 28 mai 2021 au 1er février 2022, 1412 participants issus de 523 structures ont participé et témoigné lors de réunions thématiques nationales ou territoriales et d’évènements en ligne, et contribué aux travaux sous forme de documents écrits. 

Les 3 thématiques des groupes de travail

 Entre juin et décembre 2021, des groupes de travail se sont répartis au sein de trois thématiques : 

  •  THEMATIQUE 1 : Se doter d’outils d’anticipation et de protection dans le cadre de la politique globale de gestion des aléas climatiques. Ce plan stratégique sur 7 ans vise à protéger les Hommes et prévenir les risques. Dans cette optique, la principale mesure cible l’universalité de l’Assurance Récoltes des agriculteurs.  
  • THEMATIQUE 2 : Renforcer la résilience de l’agriculture et de l’horticulture dans une approche globale en agissant notamment sur les sols, les variétés, les pratiques culturales et d’élevage, les infrastructures agroécologiques et l’efficience de l’eau d’irrigation. Cette thématique a mobilisé 35 interprofessions dont VALHOR, 7 conseils spécialisés de FranceAgriMer et 58 parties prenantes. Elle fait l’objet d’un focus dans le chapitre ci-dessous. 
  • THEMATIQUE 3 : Partager une vision raisonnée des besoins et de l’accès aux ressources en eau mobilisables pour l’agriculture sur le long terme : réalisations, avancées et perspectives. 

Dossier de presse Varenne agricole de l eau

La contribution de VALHOR à la thématique 2

 Lancée en juillet 2021, la thématique 2 s’est appuyée sur de nombreuses contributions, dont celle de l’Interprofession de l’horticulture, la fleuristerie et du paysage. 

Enquête VALHOR auprès des professionnels de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage

L’Interprofession VALHOR a remis le 30 septembre 2021 au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation les conclusions de l’enquête conduite du 1er août au 27 septembre 2021 auprès de ses 10 fédérations professionnelles et de ses partenaires. 

 Elle y rappelle les chiffres-clés et les spécificités de la filière, comme la longueur du cycle de vie des produits, la part importante de cultures hors-sol et la grande dépendance à l’arrosage. 

Cette contribution permet de dresser un état des lieux des conséquences du changement climatique pour la filière : 

  •      L’impact sur la qualité des végétaux utilisés au jardin ou dans les espaces verts publics (sensibilité aux maladies, capacité de reprise…) 
  •       L’adaptation nécessaire des modes de production et notamment de l’efficience de l’eau d’arrosage 
  •       L’augmentation de la demande globale de produits horticoles (pour réguler par exemple les ilots de chaleur urbains) 

Les 5 leviers d’actions

Pour la chaîne de valeur que sont la production horticole, le négoce et la distribution, les métiers du paysage et les espaces verts privés et publics, 5 leviers d’action ont été identifiés et des bonnes pratiques définies :

1.  Etudier une offre végétale plus adaptée : ce volet demande une synergie avec les organismes de recherche et de R&D que sont l’INRAe, ASTREDHOR, Plante & Cité

  • Collège production :  choisir des espèces résistantes au stress biotique et abiotique ;
  • Collège négoce et distribution : proposer une offre végétale adaptée aux conditions locales ;
  • Collège métiers du paysage : encourager l’installation de plantes résilientes et sobres ;
  •  Espaces verts privés et publics : s’adapter aux conditions pédoclimatiques dans les marchés publics.

2.      Par des pratiques culturales adaptées, favoriser la disponibilité en eau pour les plantes

  • Collège production : arroser au bon moment, éviter l’excès d’arrosage, limiter les pertes par évapotranspiration ;
  • Collège négoce et distribution : optimiser la logistique pour présenter des plantes fraîches ;
  • Collège métiers du paysage : réalisation de prestations paysagères et conception d’aménagements dont l’entretien nécessite moins d’arrosage ;
  • Espaces verts privés et publics : développer des pratiques vertueuses telles que le paillage ou le maintien d’un bon taux de matière organique dans le sol.

3.      Recommander des équipements de précision pour apporter la plus juste quantité d’eau qui garantisse la croissance et la bonne santé des végétaux et promouvoir le recyclage de l’eau excédentaire

  • Pour le collège production : déploiement d’arrosage de précision, encouragement des serres bioclimatiques et mise en avant de substrats à forte rétention d’eau ;
  • Collège négoce et distribution : promotion de méthodes d’arrosage ciblées pour les clients (drips, sondes…) ;
  • Collège métiers du paysage : arrosage ciblé à certaines périodes seulement ;
  •  Espaces verts privés et publics : arrosage efficient.

4. Diversifier l’approvisionnement en eau

  • Collège production et Collège négoce et distribution : stockage des eaux pluviales, collecte et filtrage de l’eau en général et encouragement du recyclage de l’eau ;
  • Collège métiers du paysage : diversifier l’origine des eaux d’arrosage et optimiser la collecte des eaux pluviales (eaux grises notamment) ;
  •  Espaces verts privés et publics : favoriser l’arrosage issu de collecteurs.

5.      Encourager la formation et l’emploi local

  • Collège production : aider à l’installation d’entreprises à proximité d’entreprises productrices d’eaux grises ;
  • Collège négoce et distribution : former le personnel et les clients pour optimiser la durée des plantes ;
  • Collège métiers du paysage : accompagner les collectivités dans la gestion des zones humides ou des haies ;
  •  Espaces verts privés et publics : inciter et former au recyclage des eaux grises.

VALHOR conclut cette contribution en rappelant d’abord la forte implication de la filière (de la production horticole au secteur du paysage) dans la mise au point de solutions de gestion de l’eau.  

Elle insiste ensuite sur la place essentielle qu’occupe la filière horticole au sein de l’agriculture afin de répondre aux défis posés par le climat.   

 

La charte d’engagement pour l’adaptation de l’agriculture au changement climatique

La finalité d’intérêt général de cette charte est d’accompagner les mutations de l’agriculture face au changement climatique en préservant les capacités de production des entreprises agricoles et l’emploi du secteur, tout en organisant une utilisation efficace, utile et durable des ressources en eau.  

 Signée en février 2022, la charte rassemble, outre le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et la Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, les représentants des chambres d’agriculture et les acteurs des filières agricoles et agroalimentaires. 

En apposant sa signature, VALHOR s’engage donc à mettre en place un ensemble d’actions :

  •       Définir une gouvernance à l’échelle de son secteur, permettant de suivre les travaux d’adaptation des exploitations et entreprises ; 
  •       Finaliser en 2022 la feuille de route de sa stratégie d’adaptation et d’atténuation nationale en cohérence avec les plans de filières et les plans d’adaptation régionaux ; 
  •       Conduire son plan d’actions d’ici à 2025 afin d’adapter toutes les exploitations, les entreprises et contribuer ainsi à la valorisation des productions horticoles ; 
  •       Impliquer autant que possible les acteurs des territoires au cœur de la transition afin de renforcer les liens entre eau, agriculture, biodiversité et alimentation.  

Ces travaux seront suivis par FranceAgriMer.  

En réponse, l’État s’engage à mobiliser :

  •     Les ressources de la recherche appliquée, de la formation et du développement agricole ;
  •     Les outils  PIA4 (programme investissement d’avenir), France2030 et les fonds CASDAR (Compte d’Affectation Spéciale Développement Agricole et Rural).  

Pérenniser l’engagement de VALHOR sur la question de l’eau

En signant cette charte, VALHOR pérennise sa volonté de s’impliquer sur le sujet de l’eau, thématique qu’elle approfondit depuis plusieurs années avec l’appui des instituts techniques ASTREDHOR et Plante & Cité, ou dans le cadre de la certification d’entreprises Plante Bleue gérée par Excellence Végétale.

Innovation végétale

VALHOR valorise ainsi les travaux conduits par ASTREDHOR et Plante & Cité sur des végétaux plus sobres et plus résilients.

3 pistes de recherche sont ainsi travaillées :

  • Maîtriser la floraison ou la mise à feuille pour se prémunir des gels tardifs par exemple
  • Obtenir des plantes plus efficientes face à l’eau
  • Produire des végétaux résilients, qui se remettent mieux après un épisode de sécheresse

D’une manière générale, ASTREDHOR et Plante & Cité contribuent depuis plusieurs années à la recherche de solutions technico-économiques et écologiques pour une meilleure gestion de l’eau, au bénéfice des professionnels du végétal et des gestionnaires d’espaces verts.

A télécharger

  • Contribution de l’Interprofession de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage au Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique