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11 fevrier 2021 - N°236

Développement durable

04 Février 2021

L’ARBRE AU CŒUR DES ENJEUX DE DEVELOPPEMENT DURABLE

L’ARBRE AU CŒUR DES ENJEUX DE DEVELOPPEMENT DURABLE

Plante & Cité publie une synthèse des connaissances sur les services écosystémiques de l’arbre en ville et invite les professionnels du paysage à partager leurs expériences sur les pratiques alternatives aux produits phytosanitaires pour les opérations d’essouchage et de dévitalisation.


Les bienfaits des arbres en milieu urbain sont de plus en plus reconnus et la demande de nature en ville toujours plus forte. Cependant, les contraintes budgétaires et autres problématiques que rencontrent les décideurs nécessitent de disposer d’argumentaires sur les coûts-bénéfices liés aux arbres en ville. De plus, les professionnels du paysage ont besoin d’outils adaptés pour valoriser et protéger les arbres en ville.

Plante & Cité a commencé en 2016 un projet sur les outils et méthodes d’évaluation des services rendus par l’arbre en milieu urbain, soutenu par VAL’HOR, l’Association Copalme, Citare, la ville de Paris, la ville de Lyon, l’INRA UMR PIAF et le CIRAD UMR AMAP.
Ce projet a donné lieu au Barème de l’arbre, un outil permettant d'évaluer la valeur d’un arbre ainsi que les dégâts causés à celui-ci.
En complément, Plante & Cité vient de publier une synthèse des connaissances scientifiques concernant les services écosystémiques rendus par les arbres urbains.
Télécharger l’infographie VAL’HOR sur les services écosystémiques des arbres urbains.

Ces dernières années, Plante & Cité a mené plusieurs travaux visant à renforcer les connaissances et compétences techniques sur l’arbre, en phase avec les enjeux de développement durable. Ainsi, parallèlement à l’évaluation des services rendus par l’arbre, le centre technique mène actuellement un projet sur les pratiques alternatives aux produits phytosanitaires pour les opérations d’essouchage et de dévitalisation soutenu par l’OFB (Ecophyto) et VAL’HOR.
Plante & Cité poursuit son appel à retour d’expériences auprès des professionnels du paysage par la recherche d'exemples, photos et documents techniques autour de la valorisation des souches et résidus de bois qui viendront amender le guide qui sera prochainement publié. Cliquer ici pour participer.

Sources : www.baremedelarbre.fr
Barbara RAGUENET, Alice MEYER-GRANDBASTIEN, Services écosystémiques rendus par les arbres urbains – revue de bibliographie, Plante & Cité, janvier 2021.
Plante & Cité, DEVIT - Pratiques alternatives à l'usage des produits phytosanitaires pour les opérations d'essouchage et dévitalisation, 2019-2021.

 

Mode de vie

04 Février 2021

VEGETALISER POUR MIEUX VIVRE LA CRISE SANITAIRE

VEGETALISER POUR MIEUX VIVRE LA CRISE SANITAIRE

Les consommateurs se rendent davantage compte de l’importance du végétal dans leur quotidien perturbé par la pandémie, confirme une nouvelle étude réalisée pour l’Office Hollandais des Fleurs dans plusieurs pays.


Fin octobre-début novembre, Motivaction a conduit pour l’Office Hollandais des Fleurs (OHF) une étude auprès de consommateurs allemands, britanniques, français et néerlandais. D’après les résultats du sondage, les fleurs et les plantes rendent le domicile et l’environnement de télétravail plus agréables pour respectivement 60% et 50% de l’ensemble des répondants. Pour les fleurs, cette proportion atteint 65% chez les Français interrogés. Sur l’ensemble des répondants, les Millennials (appelés aussi Génération Y et nés entre 1985 et 2000) particulièrement sensibles depuis quelques années aux plantes d’intérieur, sont 57% à considérer qu’elles rendent leur domicile plus agréable.

Concernant les achats de végétaux, 25% des répondants disent acheter plus souvent des fleurs du fait qu’ils restent à la maison. 47% des Français aiment acheter des plantes de jardin en temps de crise pour embellir leur espace extérieur.
Le besoin de praticité s’est renforcé avec la crise sanitaire et les mesures de restriction. Environ 1 consommateur interrogé sur 5 a acheté en ligne des fleurs et / ou des plantes pour la première fois depuis le début de la crise. 27% déclarent s’être fait livrer des fleurs et plantes à domicile. Les Millennials affichent un intérêt plus marqué pour le commerce en ligne et la livraison à domicile. Au final, 59% des Français interrogés apprécient beaucoup que les fleuristes et jardineries livrent à domicile.
Alors que la visibilité sur la durée que prendra cette pandémie demeure réduite, l’OHF s’est intéressé dans l’étude aux perspectives d’achat des végétaux dans les 6 prochains mois. 60% des personnes interrogées envisagent d’acheter autant de fleurs (pour elles-mêmes et pour offrir), 10% prévoient d’en acheter plus souvent et 18% pensent en acheter moins. Les Millennials sont plus nombreux à envisager d’acheter plus souvent des fleurs. En revanche, les Néerlandais et les Français sont plus nombreux que l'ensemble des répondants avoir l’intention de réduire leurs dépenses.

La mise en avant des bienfaits du végétal associée à une plus grande praticité de l’achat sont donc des atouts essentiels pour inscrire l’engouement des consommateurs pour le végétal dans la durée et renforcer le niveau de priorité des arbres, plantes, fleurs dans la vie des Français.

Source : Quel est l’effet de la Covid-19 sur le public acheteur de fleurs et de plantes ?, Office Hollandais des Fleurs, janvier 2021. Information diffusée dans Journal Jardineries – Les news - n°73 - 28/01/2021.

 

Communication

08 Février 2021

LE JEU VIDEO, BIENTOT UN LEVIER POUR LA VENTE DE VEGETAUX ?

LE JEU VIDEO, BIENTOT UN LEVIER POUR LA VENTE DE VEGETAUX ?

Les marques sont de plus en plus nombreuses à investir le secteur du jeu vidéo. Une tendance qui pourrait également concerner demain la distribution du végétal.


Si certains secteurs souffrent des mesures de restriction visant à gérer la pandémie, d’autres bénéficient de l’allongement du temps passé chez soi. C’est le cas du secteur du jeu vidéo qui a connu un succès important durant le confinement. Un engouement des particuliers qui n’a pas échappé aux marques qui investissent de plus en plus dans ce secteur.

Dans un article intitulé "Le jeu vidéo, nouvel espace de retail ?" paru dans la newsletter Tendances CX de BVA, l’institut d’études y présente Design Home, jeu de décoration d’intérieur et son nouveau magasin de commerce électronique mobile, Design Home Inspired, accessible depuis le jeu. Chaque achat dans le monde réel de Design Home Inspired génère des crédits numériques que l’acheteur peut dépenser dans le jeu.
Autre exemple cité, celui de la plateforme de vente Zortee qui utilise une roulette de casino pour décider du montant de la réduction que le client va obtenir sur le vêtement qu’il a repéré. Il est possible de rejouer mais après qu’un autre client ait acheté le produit.

D’après BVA, en matière d’expérience client, le jeu est un puissant booster. Notons aussi que cette dimension ludique apporte une touche positive au consommateur dans ce contexte morose. Le jeu constitue pour les entreprises de nouveaux leviers face aux restrictions sanitaires qui les contraignent à revoir leurs projets. Fin d’année dernière, Balenciaga a créé un jeu vidéo pour présenter sa collection Automne/Hiver 2021-2022.
Un peu plus tôt dans l’année, durant le premier confinement, plusieurs marques de vêtements (Gemo, Valentino et Marc Jacobs) ont dévoilé leurs nouvelles collections dans le jeu Animal Crossing (source : Emarketing).
Dans Animal Crossing, les internautes sont libres de faire de nombreuses activités virtuelles, y compris le jardinage. Un succès tel que les principales requêtes des Français sur Google associées au mot fleur concernent… le jeu Animal Crossing (requêtes Google terme de recherche « Fleur », France, 12 derniers mois).

Quelles aspirations des individus s’expriment à travers ce phénomène ? D'après Ian BOGOST, chercheur en jeu vidéo à l'Institut de Technologie de Géorgie (Etats-Unis), «L’intérêt d’Animal Crossing n’est pas du tout de s’extraire de notre quotidien pour retrouver nos repères du monde d’avant. Au contraire, Animal Crossing pourrait être ce fameux «monde d’après» que nous tentons tous d’imaginer.» (source : L’ADN). Un monde d’après que l’on imagine plus fleuri, plus végétalisé ?

Sources : Newsletter Expérience Client BVA du 19/11/2020 - Tendances CX n°6.
Newsletter Expérience Client BVA du 28/01/2021 - Tendances CX n°15.
Influence en ligne dans le monde d'après: comment s'y retrouver?, Emarketing, 17/12/2020.
Valentin BLANCHOT, Balenciaga dévoile sa dernière collection dans un jeu vidéo, Siècle Digital, 07/12/2020.
Alice HUOT, Mais pourquoi est-ce que tout le monde joue à Animal Crossing ?, L’ADN, 16/04/2020.

 

Consommation

01 Février 2021

ENGAGEMENT DES ENTREPRISES DU VEGETAL ET INTENTIONS D’ACHAT

ENGAGEMENT DES ENTREPRISES DU VEGETAL ET INTENTIONS D’ACHAT

Les consommateurs sont de plus en plus désireux d’effectuer des achats écoresponsables et sont prêts à acheter des plantes, cultivées dans un plus grand respect de l’environnement avec des défauts visuels mineurs…du moins pour eux.


Si la santé est aujourd’hui au cœur des préoccupations des Français, ces derniers veulent que l’environnement reste une priorité. D’après un sondage Odoxa, pour SAP et la Presse Régionale, 9 Français sur 10 se déclarent concernés par l’avenir de la planète et 6 sur 10 sont convaincus qu’en période de crise, il faut poursuivre les politiques d’environnement car celles-ci ne sont pas incompatibles avec la croissance et l’emploi.
Un autre sondage mené également par Odoxa indique que 94% des Français interrogés considèrent que les entreprises doivent s’impliquer pour que les Français consomment mieux et 89% estiment que la publicité doit encourager les bons comportements en termes de santé et d’environnement.

Dans la filière du végétal où les entreprises s’orientent de plus en plus vers des pratiques écoresponsables, les modes de cultures sans traitement chimique peuvent entraîner des défauts visuels mineurs sur les plantes.
Dans le cadre du panel consommateurs en végétaux pour VAL’HOR et FranceAgriMer représentatif de la population française selon les critères socio-démographiques usuels, Kantar a interrogé 3 045 Français en ligne pour connaître l’impact de ces pratiques sur la disposition à acheter des végétaux. A la question «Vous-même, êtes-vous prêt à acheter des plantes présentant des défauts visuels mineurs, mais cultivées sans produits chimiques, dans un plus grand respect de l’environnement ?» 84% des Français répondent «oui» pour les plantes d’extérieur (61% «oui, tout à fait» et 23% «oui, probablement») et 77% «oui» pour les plantes d’intérieur (53% «oui, tout à fait» et 24% «oui, probablement»).
82% des Français se disent prêts à acheter des plantes (d’intérieur ou d’extérieur) présentant des défauts visuels mineurs pour eux-mêmes (10% ne se prononcent pas).
En revanche, les consommateurs sont moins unanimes quand il s’agit de végétaux achetés pour offrir : 21% ne se prononcent pas, et seulement 45% se disent prêts à en acheter dans ce but. Une réticence probablement due à la crainte de décevoir celui qui reçoit la plante.

Le défi consiste donc à accompagner le citoyen dans son désir de consommation écoresponsable notamment par la pédagogie pour contribuer à modifier le regard qu’il porte sur le végétal, produit vivant, évoluant et interagissant avec son environnement.

Sources : 5 ans après l’accord de Paris, l’opinion s’est retournée, faisant du Développement durable un enjeu majeur, Odoxa, 12/12/2020.
9 Français sur 10 estiment que la publicité doit encourager les bons comportements en termes de santé et d’environnement d’après un sondage Union des marques – Odoxa, OffreMedia, 19/11/2020.
Panel consommateurs Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer, enquête d'octobre 2020.

 


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