Banniere En Quête de Vert

11 mars 2021 - N°240

Entreprises

05 Mars 2021

18 PROPOSITIONS EN FAVEUR DU COMMERCE DE PROXIMITE

18 PROPOSITIONS EN FAVEUR DU COMMERCE DE PROXIMITE

A la demande du Premier ministre, le Conseil économique, social et environnemental a soumis 18 propositions pour relever les défis du commerce de proximité qui se renforcent avec la pandémie.


Représentant 10% de la valeur ajoutée de l’économie française et 3,6 millions d’emplois, le commerce occupe une place importante non seulement dans l’économie mais aussi dans le dynamisme des territoires et la vie quotidienne des Français. Depuis 20 ans, le commerce connaît des transformations considérables en lien avec la révolution numérique et la transition écologique (demande des citoyens pour des produits locaux, bio, qualité nutritionnelle des produits…).
Le Premier ministre a saisi le Conseil économique, social et environnemental (CESE) d’une « mission globale sur le commerce » afin d’aider le commerce de proximité à relever plusieurs défis auxquels il est particulièrement confronté en cette période de crise sanitaire.

Cette mission a donné lieu à 18 propositions du CESE regroupées en 5 axes :
Axe 1 : Traitement des vacances et friches commerciales
Parmi les propositions : faciliter l’engagement des collectivités locales, créer des zones de revitalisation commerciale, faciliter la transmission-reprise des commerces de proximité.
Axe 2 : Favoriser la conciliation entre les formes de commerce
Parmi les propositions : généraliser l’approche omnicanale du commerce de proximité en valorisant les outils numériques qui favorisent la proximité et en créant un label de qualité numérique. Renforcer l’appropriation des enjeux numériques par les commerçants et artisans par une politique massive d’accompagnement et de formation.
Axe 3 : Renforcer l’équité concurrentielle
Parmi les propositions : tenir des Assises de la fiscalité pour corriger les déséquilibres fiscaux existants entre commerce physique et numérique, exonérer d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales une part des bénéfices réinvestis dans la transition numérique ou écologique par les entreprises relevant du régime des BIC.
Axe 4 : Accompagner la transition écologique du commerce
Parmi les propositions : renforcer l’accompagnement des entreprises du commerce et de l’artisanat dans leur transition écologique autour de l’action «TPE-PME gagnantes sur tous les coûts». Accompagner l’achat de véhicules professionnels à faibles émissions par les commerces, mettre en place des livraisons efficaces et décarbonées pour les derniers kilomètres. 
Axe 5 : Conforter l’accompagnement et la formation des salariés et indépendants du commerce
Parmi les propositions : inciter les partenaires sociaux des branches professionnelles à négocier un programme de formation ambitieux par un financement spécifique supplémentaire de l’investissement formation pour les entreprises de moins de 50 salariés. Encourager la création de groupements d’employeurs de centre-ville pour développer l’emploi de qualité et remplacer les personnels en formation.

Ces propositions du CESE visent à favoriser la proximité mais aussi la complémentarité entre les formes de commerce dans une logique d'aménagement durable des territoires. Enfin, le CESE «souligne la nécessité d’améliorer la visibilité du commerce et sa reconnaissance en ajoutant le terme commerce dans l’intitulé du ministère concerné, en organisant des Assises du commerce et en créant une semaine du commerce de proximité».

Sources : Éveline DUHAMEL et Patrick MOLINOZ, Mission commerce saisine gouvernementale, avis, CESE, février 2021.
Éveline DUHAMEL et Patrick MOLINOZ, Mission commerce saisine gouvernementale, fiche de présentation, CESE, février 2021. Information diffusée sur JAF-Info le 27/02/2021.

 

Production

04 Mars 2021

PRODUCTION HORTICOLE DANS LES REGIONS GRAND EST, AUVERGNE-RHONE -ALPES ET BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE

PRODUCTION HORTICOLE DANS LES REGIONS GRAND EST, AUVERGNE-RHONE -ALPES ET BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE

L’Observatoire des données structurelles FranceAgriMer des entreprises horticoles et pépinières ornementales dresse à travers ses enquêtes régionales sur l’année 2019 un portrait de l’horticulture et de la pépinière dans les régions Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté.


D'après la dernière vague d'enquêtes régionales de l'Observatoire FranceAgriMer des données structurelles des entreprises de production pour l'année 2019, la région Grand Est comprend 205 entreprises de production, dont 141 horticulteurs et 61 pépiniéristes à l’origine de 942 emplois.
Les plantes en pot représentent à elles seules 41% du chiffre d’affaires des producteurs en région Grand Est (contre 20% pour l’ensemble de la France). Les plantes à massif représentent la deuxième catégorie la plus vendue avec 23% du chiffre d’affaires (contre 17% pour l’ensemble de la France).
Le marché est particulièrement localisé en région Grand Est avec 52% des ventes réalisées dans un rayon de 10 km (contre 32% pour l’ensemble de la France). Les ventes en France à plus de 200 km ne représentent que 7% du chiffre d’affaires (contre 28% pour l’ensemble de la France).
En lien avec la zone géographique, le marché des particuliers représente un poids particulièrement important dans le chiffre d’affaires des producteurs: 40% (contre 25% dans l’ensemble de la France).

En Bourgogne-Franche-Comté, l’étude recense 134 entreprises horticoles et pépinières générant 669 emplois. La Bourgogne-Franche-Comté se caractérise par une orientation plus forte vers la production de plantes à massif qui représentent 28% du chiffre d’affaires des producteurs (contre 17% pour l’ensemble de la France). La production de jeunes plants de pépinière y est aussi plus importante ; elle représente 16% du chiffre d’affaires (contre 5% pour l’ensemble de la France).
Plus de la moitié des ventes (53% du chiffre d’affaires) se réalise à l’échelle régionale, c'est-à-dire dans un rayon de 10 à 200 km (pour l’ensemble de la France, cela représente 1/3 des ventes).

En Auvergne-Rhône-Alpes, 432 entreprises horticoles et pépinières sont présentes et génèrent 2 436 emplois directs.
Les plantes de pépinière constituent une part essentielle du chiffre d’affaires : 44% (contre 35% pour l’ensemble de la France). Les ventes se font davantage à l’échelle locale (39% du chiffre d’affaires contre 32% pour l’ensemble de la France) et à l’échelle régionale (39% du chiffre d’affaires également contre 34% pour l’ensemble de la France) que sur le reste du territoire.

Sources : FranceAgriMer, Observatoire des données structurelles des entreprises de l’horticulture et de la pépinière ornementales, Grand Est (données 2019), Février 2021.
FranceAgriMer, Observatoire des données structurelles des entreprises de l’horticulture et de la pépinière ornementales, Bourgogne-Franche-Comté (données 2019), Février 2021.
FranceAgriMer, Observatoire des données structurelles des entreprises de l’horticulture et de la pépinière ornementales, Auvergne-Rhône-Alpes (données 2019), Février 2021.
FranceAgriMer, Observatoire des données structurelles des entreprises de l’horticulture et de la pépinière ornementales, France (données 2019), Février 2021.

Crédit photo : ASTREDHOR

 

Développement durable

05 Mars 2021

PERCEPTION ET ACTIONS DE LUTTE CONTRE L’ARTIFICIALISATION DES SOLS

PERCEPTION ET ACTIONS DE LUTTE CONTRE L’ARTIFICIALISATION DES SOLS

Si l’objectif « zéro artificialisation nette » n’est pas encore connu de la majorité des maires, 18 villes vertes de l’Observatoire Hortis / Unep affichent leur volonté de lutter contre l’artificialisation des sols avec des actions concertées.


D’après une enquête OpinionWay pour l’UNAM (Union Nationale des Aménageurs) et la Fédération des SCoT auprès de particuliers (1005 personnes) et de maires (301), 86% des particuliers et 92% des maires interrogés sont d’accord avec le fait qu’il est nécessaire de stopper l’expansion des villes pour préserver les zones naturelles.
L'artificialisation des sols consiste en une perte des qualités naturelles d'un sol en lien avec l'urbanisation et les différents usages des espaces agricoles et naturels par l’Homme. Dans le cadre du Plan Biodiversité (2018), le Gouvernement s’est fixé comme objectif «zéro artificialisation nette à terme». Cet objectif est encore peu connu du grand public ; seul 10% des Français interrogés ont entendu parler du «zéro artificialisation nette à terme». 47% des maires en ont entendu parler. 73% des élus qui ont entendu parler de cet objectif se sentent concernés par cet enjeu.

Par ailleurs, l’Observatoire Unep / Hortis des villes vertes interroge régulièrement des villes sur les enjeux actuels de nature en ville et plus largement de développement durable. La dernière vague d’enquêtes s’intéresse à la lutte contre l’artificialisation des sols dans 18 grandes villes françaises. 16 villes interrogées sur 18 déclarent s’être emparées du sujet. Pour ce faire, les collectivités interrogées agissent de façon concertée en intégrant désormais des acteurs privés (citoyens, bailleurs sociaux et promoteurs immobiliers) dans leurs réflexions et projets de renaturation urbaine. Malheureusement, la crise sanitaire a fortement impacté les budgets des communes et provoqué l’arrêt d’un grand nombre de chantiers publics.
A travers la lutte contre l’artificialisation des sols, les villes vertes visent en premier lieu à favoriser la biodiversité en ville, améliorer le cadre de vie des habitants et lutter contre les îlots de chaleur.

Concrètement, les villes interrogées ont décidé de réduire la part de sols artificialisés en investissant dans des travaux de désimperméabilisation (solution préférée de 15 des 18 villes). 12 villes sur 18 se lancent ou se sont lancées dans une revitalisation de leurs friches urbaines et 8 villes envisagent ou ont déjà débuté le verdissement de cours d’école. Enfin, pour éviter d’artificialiser à nouveau les sols, 14 villes sur 18 intègrent presque systématiquement des paysagistes concepteurs dans les projets de maîtrise d’œuvre et 10 villes incluent des mesures coercitives dans les PLU/ PLUi.

Sources : Les Français, les maires et l’objectif « Zéro artificialisation nette », Sondage OpinionWay pour l’UNAM et la Fédération des SCOT, décembre 2020.
Observatoire Unep / Hortis des villes vertes, février 2021. Information diffusée dans La lettre du Végétal N° 1210 du 3/03/2021.

 

Consommation

26 Février 2021

COMPLEMENTARITE DES LIEUX D’ACHAT DES VEGETAUX

COMPLEMENTARITE DES LIEUX D’ACHAT DES VEGETAUX

Le marché du végétal se caractérise par une diversité et une complémentarité des lieux d’achat et de leur offre ; l’acheteur de végétaux d’ornement se rend ainsi dans 2 types de circuit en moyenne.


Les chiffres du panel consommateurs Kantar pour FranceAgriMer et VAL’HOR identifient les types de lieux d’achat (jardinerie, fleuriste, producteur, grande distribution...) fréquentés par les acheteurs de végétaux. Hors contexte de crise sanitaire, les données 2019 permettent de comprendre dans quelle mesure les consommateurs choisissent différents circuits pour végétaliser leurs espaces de vie ou offrir des végétaux.

Pour l’ensemble des végétaux d’ornement (intérieur, extérieur, cimetière, obsèques), 45% des individus ont fréquenté en 2019 un seul type de lieu d’achat, 28% en ont fréquenté 2 (exemple : un ou plusieurs fleuristes et une ou plusieurs jardineries) et 27% en ont fréquenté 3 ou plus (exemple : un ou plusieurs fleuristes, une ou plusieurs jardineries et un ou plusieurs producteurs). En moyenne, les acheteurs de végétaux d’ornement fréquentent 2 types de circuits. Rappelons que les lieux d’achat les plus fréquentés par les foyers acheteurs de végétaux sont la grande distribution, le fleuriste et la jardinerie.

Dans le détail, pour les végétaux d’extérieur d’ornement (hors deuil), 66% des individus acheteurs ont fréquenté en 2019 un seul type de lieu, 23% ont fréquenté deux types de lieux d’achat et 11% en ont fréquenté 3 ou plus. Les Français fréquentent en moyenne 1,5 type de lieu d’achat pour leurs végétaux d’extérieur d’ornement. Pour ce marché, la jardinerie, la grande distribution, le libre-service agricole et le producteur sont les types de circuits les plus fréquentés par les foyers.

Pour les végétaux d’intérieur (hors deuil) où les achats peuvent être pour offrir et pour soi, on observe une plus faible proportion d’acheteurs fréquentant un seul type de circuit. 59% des individus acheteurs ont fréquenté en 2019 un seul type de lieu d’achat, 26% en ont fréquenté deux et 15% des Français (14% hors "ne se prononce pas"), 3 ou plus. Le nombre de lieux d’achat fréquentés en moyenne s’élève à 1,6. Rappelons que les lieux d’achat des végétaux d’intérieur les plus fréquentés sont le fleuriste et la grande distribution.

Pour le deuil (cimetière et obsèques), 75% des individus ne se rendent dans qu’un seul type de lieu d’achat et 17% se rendent dans 2 types de lieu d’achat.

Concernant les végétaux pour le potager (plantes aromatiques ou condimentaires, graines, plantes / plants potagers), 68% des individus ont fréquenté en 2019 un seul type de lieu d’achat, 21% en ont fréquenté deux et 11% en ont fréquenté trois ou plus. Les individus fréquentent en moyenne 1,5 type de circuit de distribution pour leurs achats de végétaux pour le potager. Pour le potager, la jardinerie, la grande distribution, le libre-service agricole sont les types de circuits les plus fréquentés par les foyers acheteurs.

Les données 2020 du panel consommateurs, disponibles à partir du deuxième trimestre 2021, nous aiderons, à partir de cette situation avant Covid-19, d’identifier comment les consommateurs ont modifié leurs comportements en matière de choix de lieu d’achat.

Source : Panel consommateurs Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer, données 2019.

 


Imprimer la newsletter