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12 avril 2018

Production

09 Avril 2018

AMELIORATION DE LA SANTE FINANCIERE DES ENTREPRISES DE PRODUCTION

Les résultats de l’exercice 2016 ...

AMELIORATION DE LA SANTE FINANCIERE DES ENTREPRISES DE PRODUCTION

Les résultats de l’exercice 2016 de l’observatoire économique et financier des exploitations horticoles et pépinières conduit par CER France montrent une légère hausse du chiffre d’affaires (+ 0,8%), soit la première hausse depuis 2012. Par contre, le produit brut réalisé reste stable en 2016 (333 400€). Rappelons que cette étude, pour FranceAgriMer, repose sur un échantillon de 300 entreprises réparties sur l’ensemble de la France selon les poids relatifs des types de production et des modes de commercialisation.

Toutefois, derrière la légère hausse globale du chiffre d’affaires se cachent de fortes disparités selon les métiers.
Ainsi, les pépinières hors sol et les entreprises horticoles ont vu une amélioration de leur chiffre d’affaires. En revanche, les pépinières de plein champ et producteurs de fleurs coupées qui voient leurs ventes baisser, ont fortement réduit leurs charges pour restaurer les résultats 2016. A noter que les entreprises commercialisant en vente directe ont davantage tiré profit de la conjoncture que celles commercialisant via un grossiste.
Les charges opérationnelles, composées principalement des postes semences / plants, emballages et engrais / terreau, sont en hausse de 0,5% par rapport à 2015. L’excédent brut d’exploitation, qui évalue la performance économique de l’entreprise, progresse de 5% par rapport à 2015 mais avec également de fortes disparités au sein de l’échantillon : 10% des entreprises présentent un EBE négatif, 17% dégagent un EBE compris entre 0 et 20 000€ et 10% des entreprises dégagent plus de 140 000€ d'excédent brut d'exploitation.
Au final en 2016, la situation économique et financière des entreprises de production s’améliore : 33% des entreprises restent en situation fragile (contre 35% en 2015), 14% sont en situation sensible (contre 17% en 2015) et 53% sont en situation saine (contre 48% en 2015).

Source : Observatoire économique et financier des exploitations horticoles et pépinières par CER France pour FranceAgriMer - résultats 2016, avril 2018.

 

International

09 Avril 2018

BREXIT : VERS UNE MEILLEURE ADAPTATION APRES L’ACCORD SUR LA PERIODE DE TRANSITIONIl y a quelques...

BREXIT : VERS UNE MEILLEURE ADAPTATION APRES L’ACCORD SUR LA PERIODE DE TRANSITION

Il y a quelques semaines, un accord a été signé entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni, convenant d'une période de transition pour le Brexit entre le 30 mars 2019 et le 31 décembre 2020. D’après la banque néerlandaise Rabobank, cet accord politique constitue une bonne nouvelle pour la continuité des activités économiques en ce sens qu’elle « réduit l’insécurité dans la conduite des affaires entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne en 2019 et 2020 ». Il donne aussi aux entreprises plus de temps pour s’adapter aux futures relations économiques entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne. Un enjeu important puisque le Brexit affecte les exportateurs, les producteurs qui vendent au Royaume-Uni mais aussi ceux qui ne vendent pas au Royaume-Uni, explique Arne Bac, expert en horticulture à Rabobank. Rappelons que le Royaume-Uni est le deuxième client de la France en plantes, fleurs et feuillages frais avec 15% de la valeur des exportations en 2017. Pour les plantes d’extérieur, il s’agit du premier client de la France avec 22% de la valeur des exportations.

Toutefois, l’ampleur de l'impact du Brexit sur les exportations européennes reste difficilement prévisible. « En cas d’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni, ce dernier pourra reconnaître les contrôles sanitaires du pays d’origine mais il y aura des formalités douanières. Si le Royaume-Uni et l’Union Européenne forment une Union douanière, aucune formalité ne sera requise. Si des retards à la frontière liés au Brexit sont attendus, il risque d’y avoir un effet dramatique sur la qualité des fleurs et la confiance sur le marché », ajoute A. Bac.

Sources : Statistiques du commerce extérieur 2017, Direction générale des Douanes.
Cécile Ducourtieux, Brexit : un accord a été trouvé sur la période de transition entre Londres et Bruxelles, Le Monde, 19 mars 2018.
Rabobank Brexit Monitor, "Agreement EU and UK means good news for the economy for now", Floraldaily, 4/4/2018. Article repris dans Union Fleurs Media Review - Week 14/2018.

 

Entreprises

09 Avril 2018

LES MAGASINS DE VETEMENTS, PROCHAINS CIRCUITS DE DISTRIBUTION DES PLANTES ?

Urban Outfitters et Topshop...

LES MAGASINS DE VETEMENTS, PROCHAINS CIRCUITS DE DISTRIBUTION DES PLANTES ?

Urban Outfitters et Topshop, marques de prêt-à-porter ayant récemment étendu leurs gammes de produits à la décoration de la maison, proposent depuis peu à leurs jeunes clients des succulentes, cactées ou autres plantes d’intérieur. Si le phénomène touche ici deux marques encore peu présentes en France, cette démarche de prolongement de l’offre des enseignes de la mode vers la décoration est déjà présente dans l’hexagone avec une gamme non négligeable de divers contenants pour végétaliser son intérieur avec style.

Dans un rapport sur les tendances du secteur du jardin en 2018, Wyedale Garden Centres, première enseigne de jardinerie au Royaume-Uni, met en avant parmi différents profils de jardiniers amateurs britanniques, le jardinier issu de la Génération Y. Elle la présente comme étant une génération bien souvent en phase de vie « transitoire », vivant dans des espaces réduits, avec un petit jardin voire aucun, et pourtant à l’origine d’une forte hausse des ventes de plantes d’intérieur au Royaume-Uni ces deux dernières années. Parmi les bénéficiaires de ce marché, des circuits non-traditionnels, tels que Urban Outfitters et Topshop.
La marque américaine de prêt-à-porter Urban Outfitters se distingue des autres enseignes puisqu’elle cible principalement les étudiants. Elle a développé une offre de produits de décoration et vend désormais des plantes d’intérieur avec une gamme de contenants aux couleurs, tailles et motifs variés et tendances. Urban Outfitters se développe actuellement en Europe et a installé un premier magasin en France au mois de février. Pour l’heure, le site français d’Urban Outfitters ne propose pas de plantes mais des pots, vases, terrariums et kits de plantation.

En France, d’autres enseignes de prêt-à-porter, dont certaines s’adressent plus particulièrement aux jeunes générations, se sont aussi lancées dans la décoration : après les marques de luxe, telles que Hermès, Armani, Fendi, c'est désormais au tour de Zara, H&M ou encore Pimkie d’adopter cette stratégie. D’après Urban Outfitters comme H&M, cette orientation correspond à un développement naturel. Il s’agit aussi pour les marques d’appliquer les mêmes principes ou styles que pour leur offre de vêtements : « mode et qualité au meilleur prix » pour H&M, et style contemporain avec des touches bohèmes pour Urban Outfitters.
Le végétal est clairement présent dans les mises en scène de salon, salle à manger ou chambre chez H&M, Pimkie, Zara Home qui proposent, comme le site français d’Urban Outfitters, une large gamme de pots pour plantes.

Etre en phase avec la mode, proposer des végétaux selon un style et créer une mise en scène des plantes dans des lieux de vie aménagés et décorés, voilà des atouts qui seraient loin d’être négligeables pour entrer sur le marché de la plante et atteindre la Génération Y.

Sources : Wyevale Garden Centres, Garden Trends Report 2018.
Marion Deslandes, Urban Outfitters inaugure un premier magasin parisien attendu, Fashion Network, 21 février 2018.
Frank Rosenthal, Retail Labo #40 : Urban Outfitters à la conquête de l'Europe, E-marketing, 7 avril 2014.
Bérengère Perrocheau, Pourquoi ces grandes marques de mode se lancent dans la déco ?, Elle Décoration, 25 juillet 2016.

 

International

30 Mars 2018

MARCHE DU JARDIN : DES OPPORTUNITES A EXPLOITER DANS LES PAYS D'EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE’EUROPE DE L’ESTIl y a quelques jours...

MARCHE DU JARDIN : DES OPPORTUNITES A EXPLOITER DANS LES PAYS D’EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE

Il y a quelques jours, l’institut d’études EuroMonitor International a dévoilé les perspectives et tendances du secteur du jardin en Europe.

Tout d’abord, selon une nouvelle étude Euromonitor, l'Europe de l'Ouest est la deuxième plus grande région en ce qui concerne la valeur des ventes du secteur du jardin après l'Amérique du Nord. L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont les plus grands marchés d'Europe de l'Ouest avec au total 37% de part de marché. Cependant, la croissance du secteur du jardin en Europe de l'Ouest a été impactée par la crise économique et les conditions climatiques. La lente reprise économique dans des pays d'Europe du Sud, tels que l'Italie a mené à un ralentissement du marché du jardin ; les consommateurs ayant renoncé à acheter des produits à prix relativement plus élevés.

Le secteur du jardin est en phase de maturité dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec une croissance qui devrait dans les années à venir rester relativement stable. En revanche, l'Europe de l'Est montre un potentiel encore non exploité. En moyenne, chaque individu a dépensé en 2016, 5,67 € en produits de jardin contre 50,15 € en Europe de l’Ouest. Le plus grand marché d’Europe de l’Est reste la Russie mais qui connaît un rapide déclin du marché en raison notamment de conditions économiques défavorables et de l’inflation qui s’accentue. C’est au contraire en Roumanie et en Pologne qu’arrivent des opportunités sans précédent pour le marché du jardin. Encore peu développé, le secteur croît à un rythme rapide dans ces pays. En Roumanie, des enseignes de détaillants spécialisés ont joué un rôle essentiel en matière de pédagogie auprès des consommateurs. Non seulement les prix proposés sont bas, mais le choix de produits est aussi large. Les urbains montrent un intérêt croissant pour le jardinage ainsi que la culture de plantes aromatiques. En Pologne, dans les zones urbaines, on observe également une plus forte sensibilité du citadin à son environnement qui se traduit par un plus grand intérêt pour les plantes d’intérieur, pots et jardinières.

Les pays d’Europe du Nord offrent aussi de nouvelles opportunités de marché. L’intérêt croissant pour le jardinage est lié au climat spécifique et au pouvoir d’achat accru dans ces pays.

Au final, la croissance du secteur du jardin devrait être portée par les pays d’Europe du Nord, Centrale et Orientale. Les pays scandinaves devraient poursuivre leur phase de croissance dans les 5 années à venir et la Roumanie serait quant à elle le pays à plus forte croissance. Bien que leur marché soit en phase de maturité, les pays d’Europe de l’Ouest pourront capitaliser sur des tendances qui favoriseront le secteur du jardin, telles que le vieillissement de la population, le e-commerce ou encore l’allongement des saisons de plantation. L’urbanisation s’accompagne d’un intérêt croissant pour la culture de végétaux à l’intérieur, ce qui peut représenter des opportunités pour les distributeurs de produits de jardinage.

Source : Stefano BOTTER, Gardening in Europe: Emerging Markets and Future Prospects, Euromonitor, March 16th, 2018.

 


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