EN QUÊTE DE VERT

Informations socioéconomiques des professionnels du végétal

Banniere En Quête de Vert

16 janvier 2020 - N°202

Communication

13 Janvier 2020

LES AVIS CLIENTS EN LIGNE, DECISIFS POUR LES CONSOMMATEURS ET ENTREPRISES

LES AVIS CLIENTS EN LIGNE, DECISIFS POUR LES CONSOMMATEURS ET LES ENTREPRISES

Les Français sont désormais nombreux à laisser un avis client. Qu’ils soient vrais ou faux, les avis en ligne ne sont ignorés ni par les consommateurs ni par les entreprises.


La recherche d’informations sur un produit ou une entreprise occupe aujourd’hui une place essentielle dans le parcours d’achat et les réseaux sociaux ainsi que la multiplication des plateformes favorisent le partage public d’avis. Peu de secteurs échappent aujourd’hui aux avis clients. La filière du végétal est également concernée, que ce soit à travers les recherches sur Google, les réseaux sociaux ou certaines plateformes (Amazon, Houzz, mon-artisan.info...).

73% des Français ont déjà posté en ligne un avis client et 29% le font régulièrement d’après une étude YouGov pour Emarketing. Il est intéressant de constater que ce n’est majoritairement pas pour manifester son mécontentement que les clients laissent un avis en ligne. Sur les 73% qui en ont déjà posté, 64% ont laissé un message positif et 23% un message négatif. Les 3 principaux éléments qui encouragent les consommateurs à laisser un avis sont l’envoi d’un échantillon en remerciement de leur avis, un e-mail de la marque après achat et un concours pour récompenser ceux qui ont laissé un avis. Autre enseignement important : 93% des Français consultent les avis des clients sur un produit ou service et 54% régulièrement. 71% des Millennials regardent les avis contre 41% des 55 ans et plus.
Toutefois, seulement la moitié des Français font confiance aux avis sur internet. Reste que les avis clients ont un réel impact sur l’achat : pour 72% de ceux qui les consultent, un avis client leur a déjà fait renoncer à un achat. Mais pour 60%, un avis client leur a déjà aussi fait acheter un produit.

Du côté des entreprises, les avis clients publiés sur Google ont également une grande influence.
D’après un sondage OpinionWay pour Opinion System, pour 74% des dirigeants, quelle que soit la taille de l’entreprise et le secteur d'activité, les avis publiés sur Google constituent un levier Business incontournable. 77% des chefs d’entreprises considèrent que les avis ont un impact sur le comportement des consommateurs et 73% sont convaincus qu’ils apportent un avantage pour le référencement local et la visibilité en ligne. Par ailleurs, l’étude révèle que 63% des chefs d’entreprise se sentent désarmés face aux faux avis sur Google. 84% pensent que se défendre contre un avis négatif injustifié ou venant d’un faux client est très difficile.
Au final, les avis sur Google représentent une menace permanente pour l’image de marque des entreprises d’après 76% des chefs d’entreprise. Par conséquent, 8 dirigeants sur 10 jugent stratégique d’inciter les clients satisfaits à partager leurs avis mais ceux-ci sont difficiles à mobiliser.

Sources : Éloïse COHEN, Infographie Que pensent les Français des avis clients?, Emarketing, 3 janvier 2020.
Lounis KHELAF, Infographie Les avis Google, un levier business pour 74% des chefs d'entreprise, Emarketing, 7 janvier 2020.

 

Bienfaits du végétal

14 Janvier 2020

LES ESPACES VERTS CONTRIBUERAIENT DAVANTAGE A LA SANTE DES INDIVIDUS PAR LA REDUCTION DU STRESS ET LES RELATIONS SOCIALES QUE PAR L’ACTIVITE PHYSIQUE

LES ESPACES VERTS CONTRIBUERAIENT DAVANTAGE A LA SANTE DES INDIVIDUS PAR LA REDUCTION DU STRESS ET LES RELATIONS SOCIALES QUE PAR L’ACTIVITE PHYSIQUE

Une étude menée dans 4 villes européennes indique que la fréquentation des espaces verts favorise la santé et le bien-être mais davantage à travers une réduction du stress et le degré de socialisation que via l’activité physique.


De nombreux travaux de recherche indiquent que passer du temps dans des environnements naturels réduit le stress et favorise la santé mentale, mais est-ce que de tels bienfaits sont en premier lieu attribuables aux environnements naturels eux-mêmes ou à la façon dont les individus utilisent les espaces verts ? Comparées aux personnes qui passent davantage de temps en ville ou dans des espaces intérieurs, celles qui passent plus de temps dans des environnements extérieurs ont davantage tendance à faire du sport et à passer du temps avec des amis ou voisins, ce qui a un impact sur la santé physique et mentale.

L’Institut de Barcelone a mené une étude pour Global Health sur le sujet auprès de 4000 personnes issues de 4 villes différentes (Barcelone en Espagne, Doetinchem aux Pays-Bas, Kaunas en Lituanie et Stoke-On-Trent au Royaume-Uni) à travers un questionnaire complété de données par satellite sur la quantité d’espaces verts à proximité du lieu d’habitation.
Les résultats des travaux de recherche mettent en avant le fait que les personnes qui passent davantage de temps à l’extérieur au contact de la nature passent aussi plus de temps dans des activités physiques et au contact de personnes de leur voisinnage. Le niveau d’anxiété et l’humeur qu’ils ont déclarés indiquent une meilleure santé mentale. Néanmoins, la fréquentation des espaces verts est davantage associée à une réduction du stress, au bien-être psychologique et au degré de socialisation des individus qu’au niveau d’activité physique.
Notons toutefois que d'après plusieurs études, les caractéristiques des espaces verts ont un impact sur l’encouragement des activités sportives. par ailleurs, dans les 4 villes étudiées, la proportion de possesseurs de jardin varie beaucoup. Néanmoins, sachant que selon l’Organisation Mondiale de la Santé, un Français sur 5 souffre de problèmes de santé mentale, les bénéfices apportés par la fréquentation des espaces verts sur l’état psychologique et les relations sociales sont à prendre en considération dans la conception et l’avenir des villes.

Source : Emily MAKOWSKI, Can Exercise Explain the Health Benefits of Natural Environments?, The Scientist, January 3, 2020.

 

Production

14 Janvier 2020

DIMINUTION DU NOMBRE DE PRODUCTEURS SUR PLUSIEURS SEGMENTS DE MARCHE

DIMINUTION DU NOMBRE DE PRODUCTEURS SUR PLUSIEURS SEGMENTS DE MARCHE

Les données 2018 de l’Observatoire FranceAgriMer des entreprises horticoles et de pépinières pour les régions Pays de la Loire, Normandie et Hauts-de-France montrent une disparition des entreprises dans différents segments de marché (détail, commerce de gros, distribution spécialisée) à des rythmes variables selon les régions.


FranceAgriMer a récemment publié les résultats 2018 de l’Observatoire des entreprises de production réalisé par AND International pour les régions Pays de la Loire, Normandie et Hauts-de-France.
L’étude recense en 2018 en région Pays de la Loire, 266 horticulteurs et pépiniéristes qui emploient 3 383 personnes (ETP) et réalisent au total un chiffre d’affaires horticole cumulé de 330 millions d’euros. Par rapport à 2015, le nombre d’entreprises diminue de 16%, le nombre d’emplois recule de 14% et celui du chiffre d’affaires régresse de 5%. Les pertes d’entreprises en région Pays de la Loire, par cessation ou changement d’activité, les plus importantes dans l’absolu et en proportion concernent avant tout les producteurs vendant à des grossistes (-31 % par rapport à 2015), segment en repli tendanciel au niveau national, et chez les entreprises travaillant avec la distribution spécialisée (-22 %).

La Normandie compte 169 horticulteurs et pépiniéristes avec au total 650 emplois (ETP) et un chiffre d’affaires cumulé horticole de 49,8 millions d’euros. En comparant avec 2015, on constate une baisse de 22% du nombre d’entreprises, de 32% des emplois et de 23% du chiffre d’affaires. En Normandie, les producteurs vendant essentiellement aux consommateurs directement représentent 73 % des entreprises (en légère progression par rapport à 2015) et pèsent pour 52 % dans les ventes totales de végétaux des producteurs de la région (+ 2 points 2015).

La région Hauts-de-France comprend en 2018, 163 entreprises horticoles et de pépinière qui emploient 967 personnes (en ETP) et génèrent un chiffre d’affaires horticole de 85 millions d’euros. La région a perdu 24% de ses entreprises en 3 ans, 4% des emplois et 16% de son chiffre d’affaires. Les producteurs vendant la majorité de leurs végétaux directement aux particuliers représentent 68% des entreprises et 26% des ventes. Cet écart est lié à la forte proportion de très petites entreprises parmi les producteurs détaillants vivant du marché local.

Source : Observatoire FranceAgriMer des données structurelles des entreprises de production, décembre 2019.

 

Développement durable

13 Janvier 2020

DES VILLES ENCOURAGENT LES HABITANTS DANS LEURS PROJETS DE VEGETALISATION

DES VILLES ENCOURAGENT LES HABITANTS DANS LEURS PROJETS DE VEGETALISATION

Parallèlement aux programmes de végétalisation participative visant à réintégrer la nature dans les espaces publics, d’autres projets voient le jour pour encourager les citoyens à agir dans leurs espaces privés en faveur de l’environnement.


En France, le Ministère de l’Ecologie a mis en place des mesures pour inciter les particuliers à mettre leurs espaces intérieurs au service de l’environnement (crédit d’impôt pour la transition énergétique, prêt à taux zéro pour des travaux d’éco-rénovation).
Chez les particuliers, les espaces extérieurs peuvent également contribuer à faire face aux problèmes écologiques, notamment en ville : pollution, gestion de l’eau, disparition de la biodiversité… Sachant que 16,6 millions de foyers français possèdent un jardin dont la surface moyenne s’élève à 690 m² et que 17,2 millions de foyers habitent dans une commune de plus de 20 000 habitants, dont 43% possèdent un jardin, le potentiel est loin d’être négligeable. Conscients de cet enjeu, des villes ont lancé des initiatives pour encourager la population à mettre leurs espaces extérieurs au service de l’environnement.
Ainsi, dans les Hauts-de-Seine, une commune subventionne les habitants qui plantent un arbre majeur dans leur espace privé. A l’étranger, la ville de Bruxelles offre une prime communale aux habitants qui installent une plante grimpante mellifère et / ou indigène sur la façade de leur habitation visible de la rue. La ville de Chicago a lancé il y a quelques années une initiative permettant aux habitants d’obtenir le remboursement partiel de l’installation d’un arbre,  l’achat de plantes locales, de bacs de composts et / ou de récupérateurs d'eau de pluie proportionnellement aux services écosystémiques qu’ils apportent. Enfin, l’Etat du Minnesota a récemment commencé un programme ayant pour ambition de soutenir financièrement les habitants qui plantent dans leur jardin des végétaux attirant les pollinisateurs.

Des initiatives qui favorisent l’action concertée des acteurs de la société dans le développement des services écosystémiques apportés par le végétal.

Sources : Kaid BENFIELD, Paying People To Plant Trees, CityLab, October 2, 2012.
Annick BERGER, Une commune des Hauts-de-Seine offre 200 euros à ses habitants pour planter des arbres, Capital, 16/10/2019.
L’entretien et l’aménagement des jardins et terrasses en 2017, étude Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer, avril 2018.
Attentes des jardiniers urbains : Quels végétaux ? Quelles prestations ?, étude Kantar pour VAL’HOR, mai 2014.
Axel LECLERCQ, Bruxelles verse une prime aux habitants qui végétalisent leur façade, Positivr, 22 juillet 2019.
Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire
Greg STANLEY, Program to pay Minnesota homeowners to let their lawn go to the bees, StarTribune, May 30, 2019.

 


Imprimer la newsletter