Banniere En Quête de Vert

18 fevrier 2021 - N°237

Bienfaits du végétal

12 Février 2021

LE VEGETAL ET LES ESPACES VEGALISES POUR ATTENUER LES CONSEQUENCES PSYCHOLOGIQUES DE LA PANDEMIE

LE VEGETAL ET LES ESPACES VEGALISES POUR ATTENUER LES CONSEQUENCES PSYCHOLOGIQUES DE LA PANDEMIE

La perte de proches, la maladie et les restrictions liées à la crise affectent profondément le bien-être psychologique des individus, en particulier les jeunes. Plus que jamais, le végétal doit être mis au service de la santé mentale pour limiter les effets actuels et les risques à long terme.


Avec plus de 80 000 décès recensés en France, la pandémie de Covid-19 affecte de nombreuses familles. D’après un récent sondage YouGov, 2 Français sur 10 ont connu un proche gravement malade et 1 sur 10 a perdu un proche à cause de la Covid-19. De plus, les restrictions qui affectent les grands moments de la vie (enterrements en groupe restreint, mariages reportés…) et les relations sociales au quotidien (plus de la moitié des Français considèrent que le confinement a réduit les moments de partage, occasions d’échanges avec leurs proches selon un sondage OpinionWay pour Matines) rendent encore plus difficile l’adaptation à la crise.

Au final, 57% des Français considèrent que la pandémie a eu un effet négatif sur leur santé mentale, dont 8% qui estiment qu’elle a eu un impact très négatif (source : sondage YouGov). Des professionnels de la santé alertent sur le risque «d’épidémie de dépression» notamment chez les jeunes. Plus d’un tiers des 15-30 ans a consulté ou envisage de consulter pour des raisons psychologiques (source : sondage Odoxa).
Dans les hôpitaux franciliens, les hospitalisations en pédiatrie pour raisons psychiatriques ont augmenté de 50% fin octobre 2020 par rapport à la même période en 2019 (source : tableau de bord de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris du 19 novembre cité par Le Monde). Or, « (...) garantir le bien-être des jeunes générations apparaît aussi crucial que d’éradiquer le virus, au risque de voir l’épidémie virale se transformer en épidémie psychiatrique.», avance un article paru dans Futuribles.

Au Royaume-Uni, certains médecins «prescrivent» du jardinage ou de la danse pour lutter contre le sentiment de solitude lié au confinement. En outre, de nombreuses études mettent en avant les bienfaits des espaces verts sur la santé mentale et la crise a révélé l’importance de disposer d’un espace vert à proximité. Plante & Cité a conduit un projet visant à mieux caractériser la relation entre les espaces de nature et la santé des citadins afin d’aménager ces espaces dans une perspective d’amélioration de la qualité de vie des usagers. Alors que la crise a montré la vulnérabilité inégale selon les individus, la présence d’espaces verts permet à tous d’accéder à un bien collectif au service de sa santé mentale.
La ville de Barcelone a lancé un nouveau plan d’action visant à s’adapter aux besoins des habitants révélés par la pandémie en rendant la ville plus verte et en y améliorant la qualité de vie. A Londres, inspiré du plan de métro, le plan GreenGround relie l’ensemble des espaces verts et autres espaces ouverts de la ville. Cet outil lancé il y a quelques mois permet d’encourager la fréquentation des espaces verts, particulièrement appréciés durant cette période de crise sanitaire. Le document a été téléchargé plus de 50 000 fois.
Autre exemple d’initiative : l’an dernier, le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) et la Fondation pour la Santé Mentale au Royaume-Uni ont publié «Thriving With Nature» ("s'épanouir avec la nature"). Ce guide grand public apporte pour chaque saison des idées d’activités illustrées de témoignages partagés sur les réseaux sociaux ainsi que des conseils pour mettre les espaces de nature au service de sa santé et de son bien-être.

Sources : Santé Publique France
Salomé MARCADE et Océane FERAL, COVID-19 : combien de personnes ont été affectées par le décès d’un proche ?, YouGov, 27/01/2021.
Les Français et les perspectives de vie post Covid, sondage OpinionWay pour Matines, novembre 2020.
Salomé MARCADE, 57% des Français affirment que le COVID-19 a eu un impact négatif sur leur santé mentale, YouGov, 10/12/2020.
Sandrine CABUT, Dépression, troubles du sommeil, anxiété… les inquiétants effets psychiques de la pandémie et du confinement, Le Monde, 26/10/2020.
Covid : les jeunes ne voient pas le bout du tunnel, sondage Odoxa / Backbone Consulting pour Le Figaro, France Info, France Bleue, janvier 2021.
Marie SEGUR, Covid-19 : la santé mentale des jeunes lourdement affectée, 28/01/2021, Futuribles.
Valentine PASQUESOONE, "Cette crise pourrait devenir une catastrophe psychologique" : quelles conséquences du Covid-19 et du confinement sur notre santé mentale ?, France Télévisions, 24/11/2020.
Paul GALLAGHER, GPs to prescribe dancing and gardening in bid to combat lockdown loneliness, iNews, 05/08/2020.
Plante & Cité
Chris KNIGHT, Space for life, European Investment Bank, 04/12/2020.
Emilia JANSSON, What is the New London greenground map?, Euronews, 27/01/2021.
WWF and Mental Health Foundation, Thriving With Nature – A guide for everyone, march 2020.

 

Production

16 Février 2021

UNE SITUATION FINANCIERE EN 2019 CONTRASTEE SELON LES ENTREPRISES

UNE SITUATION FINANCIERE EN 2019 CONTRASTEE SELON LES ENTREPRISES

Les résultats de l’observatoire économique et financier FranceAgriMer des exploitations horticoles et de pépinières ornementales pour l’exercice 2019 montrent une situation plus favorable au global mais préoccupante pour certains secteurs, notamment la fleur coupée.


Réalisé à partir d’un échantillon national de 297 entreprises, l’observatoire économique et financier des exploitations horticoles et de pépinières ornementales conduit par CER France pour FranceAgriMer suit, à partir de données comptables, la santé financière des entreprises.
Les résultats de l’exercice 2019 laissent apparaître une légère hausse du chiffre d’affaires des entreprises étudiées (+1,6%) mais avec un produit brut stable (+0,1%). La situation se différencie selon les typologies de producteurs.
L’analyse des entreprises par débouché commercial montre une hausse du chiffre d’affaires des producteurs effectuant majoritairement de la vente directe. «Ce mode de commercialisation permet une plus grande régularité des résultats que les autres débouchés», interprète CER France.
Les entreprises qui vendent principalement à des distributeurs sont relativement plus grandes et dynamiques même si le chiffre d’affaires de l’exercice 2019 est stable.
Les producteurs qui vendent essentiellement à des grossistes connaissent une hausse du chiffre d’affaires, du produit brut et de l’excédent brut d’exploitation.

L’analyse par type de production met également en lumière des disparités. Pour les pépinières de plein champ et hors-sol, les résultats de l’observatoire confirment une phase de développement d’activité. L’augmentation des charges reste limitée, ce qui permet à ces entreprises d’améliorer leur niveau de rentabilité. Toutefois, un tiers des pépinières hors-sol interrogées est en situation fragile.
Le chiffre d’affaires et le produit brut des horticulteurs sont relativement stables. Les marges sont maintenues mais l’augmentation des charges génère une baisse de la rentabilité. Un tiers d’entre eux se trouve en situation fragile.

Après une amélioration de la situation en 2017 et 2018, la situation des producteurs de fleurs coupées se dégrade à nouveau. Avec la moitié des entreprises économiquement ou financièrement fragile, la situation est particulièrement préoccupante chez les producteurs de fleurs coupées. L’étude PwC d’impact du premier confinement sur la filière réalisée pour VAL’HOR avec le soutien de FranceAgriMer a montré que les producteurs de fleurs coupées avaient été particulièrement touchés. La diminution d’un tiers du nombre de mariages en 2020 et le recul des dépenses des particuliers en fleurs coupées constatée sur la période de données disponibles pour janvier-novembre 2020 renforcent les inquiétudes sur ce secteur.

Sources : INSEE
Panel consommateurs Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer.
Etude d'impact économique du Covid-19 par PwC, AND International et I+C / Xerfi pour VAL’HOR et FranceAgriMer, septembre 2020.
Observatoire économique et financier des exploitations horticoles et de pépinières ornementales par CER France pour FranceAgriMer, données 2019, février 2021.

 

International

16 Février 2021

RECUL DES IMPORTATIONS FRANCAISES DE VEGETAUX D’ORNEMENT EN 2020

RECUL DES IMPORTATIONS FRANCAISES DE VEGETAUX D’ORNEMENT EN 2020

Dans un contexte international perturbé par la crise sanitaire, la France affiche en 2020 une diminution des importations de végétaux d’ornement frais de 7,5%.


La crise sanitaire a bouleversé le commerce mondial avec des effets dramatiques pour de nombreuses entreprises lors du premier confinement. Les statistiques 2020 de la Direction générale des Douanes récemment publiées permettent de mesurer l’impact de la crise sur les flux commerciaux de bulbes, fleurs coupées, feuillages, plantes, arbres, arbustes ornementaux et frais de l’ensemble de l’année. Les exportations de végétaux d’ornement frais ont peu évolué, avec -0,4% entre 2019 et 2020 pour atteindre 69 millions d’euros. En revanche, les importations ont diminué de 7,5% après une progression continue ces 4 dernières années. Elles s’élèvent à 917 millions d’euros. De ce fait, le déficit commercial français en bulbes, fleurs coupées, feuillages, plantes, arbres, arbustes ornementaux et frais diminue de 8% entre 2019 et 2020 et atteint 848 millions d’euros.

Dans le détail, on constate que les diminutions les plus fortes concernent le poste fleurs coupées fraîches (-13%) et les arbres de Noël (-18%). Les fleurs coupées fraîches représentent à elles seules la moitié de la différence entre le total des importations en végétaux d’ornement frais en 2019 et en 2020. Les importations de plantes d’intérieur qui reculent de 7% entre 2019 et 2020 représentent ¼ de la différence entre le total des importations en végétaux d’ornement en 2019 et en 2020.
Sur le marché intérieur, les données du panel consommateurs Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer confirment cette tendance avec une diminution des achats de plantes d’intérieur et de fleurs coupées observée sur la période de données disponibles janvier-novembre 2020 (par rapport à janvier-novembre 2019).

Ces statistiques reposent sur les déclarations aux Douanes. Au sein de l’Union Européenne, les déclarations d’exportations françaises sont détaillées et obligatoires dès le premier euro. Pour les importations, les déclarations détaillées sont obligatoires à partir de 460 000 € de transactions effectuées en cours d’année ou l’année civile précédente.

Sources : Panel consommateurs Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer.
Statistiques du commerce extérieur de fleurs et plantes, Direction générale des Douanes.
 

Communication

12 Février 2021

LA DIGITALISATION, UNE OPPORTUNITE OU UNE CONTRAINTE POUR LES TRES PETITES ENTREPRISES ?

LA DIGITALISATION, UNE OPPORTUNITE OU UNE CONTRAINTE POUR LES TRES PETITES ENTREPRISES ?

La numérisation devient un véritable outil de résilience des entreprises. Moins présente chez les petites entreprises, elle est parfois vécue comme une contrainte ou jugée non nécessaire.


D’après une analyse du Trésor Public, pendant le premier confinement, les PME du commerce de détail qui reçoivent des commandes en ligne ont subi une perte de chiffre d'affaires inférieure en moyenne de 25 points aux autres entreprises. Or, plus de la moitié des TPE/ PME françaises déclare manquer de temps pour effectuer leur transformation digitale (source : Facebook).

Qu’en est-il plus spécifiquement des Très Petites Entreprises (TPE) qui représentent 96% des entreprises françaises ? Pour répondre à cette question, l’institut Ifop a, pour Oxygen / Mastercard, mené une étude auprès de 400 dirigeants d’entreprises employant 1 à 9 salariés.
Interrogées en décembre 2020, les TPE répondantes portent un regard différent à l’égard de leur situation et celle du pays : 64% des entreprises sont optimistes sur la situation de leur entreprise. En revanche, 71% sont pessimistes en ce qui concerne la situation économique française.
En matière de maturité digitale, les résultats indiquent que 67% de TPE disposent d’un site internet vitrine qui permet de présenter l’entreprise ou son activité. Près de 2 TPE sur 10 ne savent pas à quoi correspond le référencement d’un site internet. En outre, 63% possèdent une page professionnelle sur les réseaux sociaux comme Facebook ou LinkedIn. 34% disposent d’un site de e-commerce qui permet de vendre leurs produits ou services en ligne. Enfin, 13% disposent d’une solution de click and collect.
22% des TPE interrogées ont au moins un projet de digitalisation. Parmi les entreprises qui n’ont pas ou peu de projets de digitalisation, la moitié considère que cela n’est pas nécessaire. Au final, 67% des TPE voient l'idée de mener un projet de digitalisation comme un passage obligé contre 29% qui la voient comme une opportunité motivante.

Seules 15% des TPE considèrent que la crise du coronavirus a accéléré leurs projets de digitalisation. Pour les entreprises qui ont accéléré ou ont l’intention d’accélérer leur projet de digitalisation, les domaines les plus fréquemment cités sont la création d’une page internet vitrine (34% des réponses), la création d’un site de e-commerce (34%) et le référencement ou l’optimisation de leur site sur internet (33%).

Dans la filière du végétal, la carte des professionnels mise en ligne en avril 2020 permet de localiser les entreprises effectuant de la livraison / click and collect.
Concernant l'ensemble des secteurs de l'économie, avec la plateforme France Num initiée par le Gouvernement, la Direction Générale des Entreprises met à disposition des outils pour accompagner la transformation digitale des entreprises. Certains d'entre eux s’adressent spécifiquement aux TPE comme le chèque France Num pour les entreprises ayant engagé des dépenses de digitalisation lors du deuxième confinement, la formation en ligne «Ma TPE a rdv avec le numérique» (sessions au printemps et à l’automne 2021) ou encore le programme TV «Connecte ta boîte».
Par ailleurs, lancée en juin dernier, l’initiative Facebook #SoutenonsnosTPEPME vise à accompagner les entreprises dans leur transformation digitale à travers différents outils, y compris des vidéos pour s’initier au numérique.

Sources : Romain FAQUET, Vincent MALARDÉ, Numérisation des entreprises françaises, Trésor-Eco N° 271, Direction Générale du Trésor, Novembre 2020.
La transformation numérique : une opportunité de croissance pour les TPE-PME françaises, Etude Ipsos pour Facebook, mars 2020.
Les dirigeants de TPE et la digitalisation de leur entreprise, enquête Ifop pour Oxygen /Mastercard, janvier 2021.
Facebook for Business

 


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