EN QUÊTE DE VERT

Informations socioéconomiques des professionnels du végétal

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18 juin 2020 - N°213

Production

17 Juin 2020

UN WEBINAIRE INTERNATIONAL POUR AIDER LES PRODUCTEURS A FAIRE FACE A LA CRISE

UN WEBINAIRE INTERNATIONAL POUR AIDER LES PRODUCTEURS A FAIRE FACE A LA CRISE

FloraCulture International organise un webinaire gratuit (en anglais) pour les producteurs horticoles du monde entier le 30 juin 2020.


D’après une enquête européenne conduite par Union Fleurs, l’AREFLH, l’ENA et le Copa Cogeca relative à l’impact de la crise du Covid-19 sur le secteur des fleurs, plantes ornementales et produits de pépinière, le cumul des pertes de 17 pays de l’Union Européenne (Autriche, Belgique, Bulgarie, République Tchèque, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Espagne, Suède) pour les mois de mars et avril est estimé à 4,1 milliards d’euros, soit près de 10% de la valeur annuelle du marché. Les plantes en pot représentent 45% des pertes totales estimées, les produits de pépinière 27%, les fleurs coupées 26% et les bulbes 2%.

Les prochaines étapes de stratégie de gestion de crise seront cruciales. Pour aider les producteurs du monde entier touchés par la crise, le magazine FloraCulture International organise le 30 juin un webinaire gratuit (animé par un universitaire américain spécialiste de l’horticulture internationale et deux producteurs hollandais et américain). Ce partage d’expériences permettra aux producteurs de disposer de pistes pour relancer leur activité.

Sources : Union Fleurs, EU-wide survey provides a first estimate of the brutal impact of COVID-19 pandemic on the European Flower & Live Plants sector (March-April 2020), Press Release, 16th June 2020.
FCI webinar to support growers coming out of the COVID-19 crisis, FloraCulture International / AIPH, Jungle Talks, 16th June 2020.

 

Bienfaits du végétal

12 Juin 2020

LE JARDINAGE AUSSI FAVORABLE AU BIEN-ETRE MENTAL QUE LA MARCHE OU LE VELO

LE JARDINAGE AUSSI FAVORABLE AU BIEN-ETRE MENTAL QUE LA MARCHE OU LE VELO

D’après une étude américaine, le jardinage est l’un des loisirs qui procurent le plus de bien-être psychologique.


Les activités favorisant la qualité de vie et le développement durable sont deux enjeux particulièrement importants pour les villes. Les pistes cyclables ou les zones piétonnes font partie des aménagements destinés à favoriser ce type d’activité, concourant ainsi au bien-être des habitants et à la qualité de l’environnement dans lequel ils vivent. Quels effets produisent chacune de ces activités ?

Pour répondre à cette question, l’Université de Princeton (Etats-Unis) a mené une étude auprès de 370 personnes vivant à Minneapolis et portant sur 15 activités. Le bien-être émotionnel des individus a été mesuré à travers un sondage et une application sur smartphone dédiée à l'état émotionnel des individus. Parmi les 15 activités étudiées : le vélo, la marche, les sorties pour prendre un repas, le jardinage, le fait de rester chez soi ou encore les déplacements en voiture.

Les résultats de l’étude Princeton indiquent que le bien-être émotionnel associé au fait de s’occuper des végétaux chez soi est similaire au bien-être généré par la pratique du vélo, la marche ou le fait d'aller manger à l'extérieur.
Le jardinage figure dans le top 5 des activités étudiées qui procurent le plus de bien-être émotionnel et dans le top 5 des activités les plus porteuses de sens. L’étude ne montre pas de différence de niveau de bien-être entre ceux qui jardinent à plusieurs et ceux jardinant seul, ni entre ceux vivant en milieu urbain et périurbain. En revanche, le bien-être est supérieur chez ceux qui cultivent des légumes, chez les personnes à faible revenu et chez les femmes.

« Les villes cherchent à être aujourd'hui plus vivables et le jardinage pourrait s’intégrer dans cet objectif d’amélioration de qualité de vie », indique Anu RAMASWAMI de l’Université de Princeton, directeur du Réseau des Villes Saines et Durables aux Etats-Unis et co-auteur de l’étude. Ces travaux constituent des enseignements intéressants particulièrement en cette période de crise où les pertes d’emplois et les incertitudes sur l’avenir pèsent sur le bien-être et donc la qualité de vie de beaucoup d’individus.

Sources : Graham AMBROSE, Kirti DAS, Yingling FAN, Anu RAMASWAMI, Is gardening associated with greater happiness of urban residents? A multi-activity, dynamic assessment in the Twin-Cities region, USA. Landscape and Urban Planning, 2020; 198: 103776 DOI: 10.1016/j.landurbplan.2020.103776
Princeton University, "Emotional well-being while home gardening similar to other popular activities, study finds." ScienceDaily. ScienceDaily, 11 May 2020.
Le bien-être émotionnel pendant le jardinage à la maison similaire à d’autres activités populaires selon une étude, Citizenside, 11 mai 2020.

 

Mode de vie

15 Juin 2020

TENDANCES SOCIETALES 2020 PAR M6 PUBLICITE

TENDANCES SOCIETALES 2020 PAR M6 PUBLICITE

Retour aux choses simples, intelligence collective et consommation raisonnée sont les 3 grandes tendances sociétales 2020 repérées par Sociovision pour M6 Publicité. Des valeurs que l’on retrouve également dans le végétal et le paysage.


Chaque année, M6 Publicité dévoile 3 grandes tendances de consommation / modes de vie. Force est de constater que certains changements de comportement se sont accentués avec la crise du Coronavirus :

-Retour à l’essentiel : face à la surabondance d’informations, de l’offre, des sollicitations par les différents moyens de communication mais aussi face au rythme effréné du monde urbain, les citoyens recherchent un mode de vie plus sobre. L’offre est plus simple, la relation client plus humaine et personnalisée. Cela se traduit aussi par un recentrage de l’entreprise sur ses valeurs. Ce retour à l'essentiel est également marqué par une nouvelle relation à la nature. Les individus se rendent de plus en plus compte de la surexploitation des ressources et souhaitent réintégrer le végétal dans leurs espaces de vie «en considérant le végétal non plus comme une simple décoration, mais comme une entité vivante qui a besoin de nous comme nous avons besoin d’elle». Les bienfaits de la nature sont aujourd’hui reconnus, rappelle l’étude et les entreprises doivent répondre à ce besoin des consommateurs d’être au contact de la nature. Ce retour à l’essentiel passe par un ralentissement des modes de vie pour retrouver du sens. Cette tendance se traduit aussi par une plus grande sensibilité à la saisonnalité.
Dans notre filière, il s’agira de valoriser le caractère authentique du végétal, ses bienfaits mais aussi le savoir-faire des professionnels et les valeurs de l’entreprise. Les messages autour des fleurs et plantes saisonnières, du cycle des plantations ou encore de l’évolution des arbres à travers les années sont en phase avec cette envie de ralentir le quotidien.

-L’impératif collectif : l’urgence écologique et la crise sanitaire ont provoqué un retour des valeurs collectives. Les entreprises de la filière peuvent aider les citoyens à mettre le végétal au service des enjeux collectifs : réduction de la pollution, promotion de la biodiversité, protection des pollinisateurs…
«Le collectif est pensé comme un ensemble de personnes singulières à valeur égale.» Il y a alors un fort désir d’être soi-même. Les produits et services proposés par l’entreprise doivent être adaptés à tous.

-Vivre à l’âge de raison : la crise sanitaire et la crise écologique ont aussi eu pour effet une remise en cause de la consommation. L’accumulation n’est plus d’actualité. L’expérience client doit être repensée : «Les consommateurs sont à la recherche d’expériences utiles à valeur ajoutée». Par ailleurs, le confinement a accéléré le développement du télétravail et transformé le rapport à notre logement. «Doté de nouvelles fonctions et usages, le chez soi devient alors un terrain de jeu fertile pour les marques qui réenvisagent leurs offres et services sur deux niveaux : indoor et outdoor.» Le végétal dans les espaces intérieurs et extérieurs peut aider à faire évoluer ces lieux de vie et répondre à cette envie d’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. La technologie doit aussi s'inscrire dans une consommation plus responsable : «Les innovations de demain seront donc jugées en fonction de leur impact positif, c’est-à-dire de leur capacité à contribuer au bien commun.»

L’entreprise du futur est donc amenée à allier sens et croissance», conclut l’analyse de ces tendances 2020.

Source : Tendances 2020 : retour à l’élémentaire, M6 Publicité, 12 juin 2020.

 

Production

11 Juin 2020

HORTICULTURE POST-COVID D’APRES LE MAGAZINE GREENHOUSE GROWER

HORTICULTURE POST-COVID D’APRES LE MAGAZINE GREENHOUSE GROWER

Le magazine américain Greenhouse Grower partage sa vision de l’horticulture dans le monde d’après Covid-19.


Si les mesures gouvernementales suite à la crise du coronavirus et l’impact de la crise sur la filière horticole ont varié en intensité selon les pays, on a pu observer à travers le monde des changements de comportements et des phénomènes d’adaptation similaires qui pourraient perdurer.

Janeen WRIGHT présente dans le magazine américain Greehouse Grower 5 grandes tendances qui pourraient caractériser la filière horticole dans le monde de l’après Covid-19 :

- Reconnexion des consommateurs avec les plantes : beaucoup d’individus ont jardiné ou davantage jardiné durant le confinement et se sont rendus compte des bienfaits du contact avec les végétaux.

- La vente directe à distance pourrait augmenter : jusqu’à présent, l’horticulture était peu touchée par la tendance du e-commerce. Avec la fermeture de points de vente, la crise a contraint certains producteurs à vendre en ligne directement aux particuliers.

- Repenser les événements : des salons professionnels et autres événements ont dû être annulé à cause du Covid-19. Les grands rendez-vous de la filière pourraient alors évoluer vers des versions hybrides combinant événements virtuels et physiques pour maintenir la valeur ajoutée du contact humain et de la communication directe.

- Diversification de la chaîne d’approvisionnement : la crise a révélé les faiblesses des chaînes d’approvisionnement. Celles-ci pourraient alors se restructurer dans un avenir proche avec des réseaux plus locaux et explorer de nouvelles façons d’approvisionnement pour réduire le risque et les phénomènes de dépendance.

- Les actions de sensibilisation auprès des autorités pourraient s’accroître : les secteurs de la filière ont demandé un soutien aux autorités pour permettre une action d’urgence et des efforts seront nécessaires pour gérer cette situation à long terme.

Source : Janeen WRIGHT, Horticulture in a Post-COVID-19 World, Greehouse Grower, May 9, 2020.

 


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