EN QUÊTE DE VERT

Informations socioéconomiques des professionnels du végétal

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19 décembre 2019 - N°200

Entreprises

06 Décembre 2019

UNE SITUATION RELATIVEMENT STABLE POUR LES JARDINERIES ET GRAINETERIES EN 2018

UNE SITUATION RELATIVEMENT STABLE POUR LES JARDINERIES ET GRAINETERIES EN 2018

Les chiffres clés 2018 VAL’HOR – FNMJ des jardineries / graineteries montrent une relative consolidation de la profession avec des évolutions divergentes entre les jardineries et les graineteries. Le chiffre d’affaires de la profession diminue de 1,5% entre 2017 et 2018.


On dénombre en 2018, 1.230 jardineries et 430 graineteries, soit au total 1.660 points de vente dans le secteur ; c’est 1% de moins qu’en 2017. Le nombre de jardineries augmente très légèrement entre 2017 et 2018 tout comme entre 2016 et 2017. En 10 ans, le nombre de jardineries (74% des points de vente en 2018) est resté relativement stable tandis que le nombre de graineteries (qui représentent 26% des points de vente) n’a quasiment cessé de diminuer.
Les jardineries et graineteries réalisent au total en 2018 un chiffre d’affaires de 2,92 milliards d’euros HT, soit 1,5% de moins qu’en 2017. Ces 5 dernières années, le chiffre d’affaires de la profession se stabilise autour de 2,9 milliards d’euros. Le végétal d’extérieur représente 26% (0,76 milliard d’euros) du chiffre d’affaires des jardineries / graineteries et le végétal d’intérieur 11% (0,32 milliard d’euros). Le montant du chiffre d’affaires généré par le végétal est relativement stable dans le temps.

Le secteur emploie 20.350 salariés en 2018, soit 1% de moins qu’en 2017. Tout comme dans le secteur du paysage (voir chiffres clés 2018 VAL’HOR – Unep des entreprises du paysage), le secteur de la jardinerie / graineterie rencontre des difficultés de recrutement. C’est le cas de 56% des jardineries / graineteries. Les deux raisons de difficultés de recrutement qui sont les plus citées sont le manque de qualification et l’absence de candidatures. Si l'on constate une légère diminution des effectifs en 2018, 29% des établissements envisagent de recruter dans les 12 prochains mois. Ils étaient 23% en 2017 et 11% en 2016.

Source : Chiffres clés des jardineries et graineteries par I+C / Xerfi pour VAL’HOR et la FNMJ, novembre 2019.

 

International

12 Décembre 2019

DEVELOPPEMENT DU MARCHE URBAIN EN ITALIE

DEVELOPPEMENT DU MARCHE URBAIN EN ITALIE

Du 26 au 28 février 2020 se tiendra le salon international Myplant & Garden à Milan. A cette occasion, Myplant & Garden présente le marché italien du jardin dont les perspectives sont particulièrement favorables.


Estimé à 2,86 milliards d’euros, le marché du jardin en Italie connaît une croissance importante ces dernières années et qui devrait se poursuivre au moins jusqu’en 2022. Quatrième exportateur mondial, l’Italie est aussi le deuxième pays pour ce qui est du solde de la balance commerciale en fleurs et plantes (+ 0,20 milliard d’euros) après les Pays-Bas. Il représente le deuxième pays client de la France pour les exportations de bulbes (17% de la valeur des exportations) et de fleurs coupées (10%).

D’après Myplant & Garden, les potagers sont de plus en plus présents dans les jardins italiens qui bénéficient désormais d’une plus large offre en plantes aromatiques, fruitiers et fertilisants biologiques à côté de ventes de jardins d’intérieur et d’outils pour du jardinage connecté. Bien que le marché du jardin ait atteint son stade de maturité comme dans d’autres pays, le jardinage urbain (tout comme aux Etats-Unis, au Japon et en Chine) se développe actuellement.
De nouveaux projets de construction intègrent des jardins partagés, de plus grands balcons et plusieurs villes soutiennent la création de murs et toitures végétalisés.
Le bien-être, la santé, le développement durable, l’environnement, le désir de faire face au stress urbain semblent constituer les facteurs de croissance de la filière du végétal et du marché du jardin grâce aussi à des outils de jardinage plus petits et plus ergonomiques. La tendance «jungle urbaine» est de plus en plus présente dans les intérieurs, en particulier chez ceux des Millennials.
De nouvelles tendances art de vivre, la disparition de la frontière entre les espaces intérieurs et extérieurs, les plus petits espaces de culture de plantes aromatiques ou de légumes, l’envie d’un mode de vie respectueux de l’environnement et la recherche de bien-être expliquent ce phénomène qui atteint progressivement les espaces de travail.

Sources : Communiqué de presse Myplant & Garden de novembre 2019. Information reprise dans Hortipoint Floribusiness Editor.
29 november 2019.
Statistiques du commerce extérieur 2018, Douanes.
Eurostat

 

Bienfaits du végétal

12 Décembre 2019

LA PROXIMITE DES ESPACES VERTS REDUIRAIT LES RISQUES DE DECES PREMATURES

LA PROXIMITE DES ESPACES VERTS REDUIRAIT LES RISQUES DE DECES PREMATURES

Une étude internationale menée en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé révèle que la proximité des espaces verts est associée à des risques plus faibles de décès prématurés. Les auteurs d’une autre étude publiée récemment sur le cancer de la prostate recommandent le jardinage et la marche pour maintenir une activité physique et réduire ainsi le risque de cancer.


L’Institut de Barcelone de la Santé Mondiale (ISGlobal), l’Université du Colorado et l’Organisation Mondiale de la Santé ont collaboré à la réalisation de la plus grande étude du genre sur la présence d’espaces verts et les cas de décès prématurés.
En analysant les données de plus de 8 millions d’individus à travers le monde, les chercheurs ont trouvé que la présence d’espaces verts à proximité des lieux d’habitation était fortement associée à moins de décès prématurés, quelle que soit la cause.
De plus, la quantité de présence de végétal a un rôle considérable : plus il y a de présence de végétal à 500 mètres de la maison, plus la réduction de décès prématurés est forte, avec une réduction de 4% pour chaque augmentation de 0,1 unité de végétation observée via les images par satellite.

Par ailleurs, une équipe composée de chercheurs du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer et Cancer Research UK a mesuré l’activité physique de 79.149 hommes ayant un cancer de la prostate et 61.106 sans. Les scientifiques ont observé, pour chaque personne, les variations des séquences ADN qui informent du niveau d’activité, au lieu de se baser sur les déclarations des individus sur leur style de vie.
L’étude, portant essentiellement sur les personnes âgées de plus de 50 ans, indique que les personnes les plus actives ont 51% moins de risques que les autres de développer un cancer de la prostate. «Nos résultats suggèrent que l’activité physique favorise la réduction des risques de cancer de la prostate. Il n’est pas nécessaire de faire une activité intense ou de pratiquer des sports d’équipe, mais juste de bouger régulièrement. Être actif peut consister par exemple à jardiner, marcher ou pratiquer d’autres activités qui peuvent s’inscrire dans une habitude quotidienne.», explique le Dr Sarah Lewis, auteur principal de l’étude.

Sources : Sarah REGAN, Largest Study Of Its Kind Finds This Can Prevent Premature Death, Mind Body Green, November 23, 2019.
Jane KIRBY, Gibraltar Chronicle, Men who exercise 'cut risk of prostate cancer in half, 5th December 2019.
Coralie LEMKE, Les espaces verts en ville feraient baisser la mortalité prématurée, Science et avenir, 21/11/2019.

 

Entreprises

12 Décembre 2019

FACTEURS D’EVOLUTION DE LA FILIERE DU VEGETAL EN 2020-2021

FACTEURS D’EVOLUTION DE LA FILIERE DU VEGETAL EN 2020-2021

Dümmen Orange, Floramedia et Royal Lemkes publient le Green Trend Report 2020-2021. Une analyse de plusieurs grandes tendances qui devraient, dans un futur proche, influencer l’évolution de l’horticulture ornementale.


Floramedia, agence de communication spécialisée dans le végétal, Dümmen Orange, entreprise internationale de créations variétales et Royal Lemkes, grand exportateur de plantes, ont travaillé ensemble pour concevoir le Green Trend Report 2020-2021.
Dans un marché concurrentiel, ce rapport suggère de travailler en collaboration et de repenser notre façon de s’adapter aux défis mais aussi aux opportunités de la filière:
- Les pots artisanaux sont à nouveau tendances : avec le retour de l’artisanat, les pots en terre sont aujourd’hui préférés aux pots en plastique. Peut-être que l’année à venir verra se développer l’usage de contenants (pots et vases) produits à la main et localement.
- La montée des influenceurs amateurs de végétal : la popularité des médias sociaux et des communautés de jardiniers amateurs signifient qu’il y a davantage d’opportunités pour la filière du végétal de créer en ligne du lien avec les amateurs de plantes et leurs influenceurs sur Instagram, tels que Mama Botanica. Le rapport de tendances suggère de s’associer avec des Millennials amateurs de végétal et de jardinage qui partagent activement leurs connaissances à leurs abonnés.
- Trouver un havre de paix végétalisé dans les environnements urbains : «l’urbanisation est une autre tendance que la filière devrait mettre à profit.» Les urbains, cherchant à sortir de leurs environnements très chargés (sons, foule, circulation, objets…) ont envie de disposer de plus d’espaces, de posséder moins de choses «pour  faire de la place» aussi bien matériellement que mentalement. Or, le contact avec les plantes et les fleurs favorise le calme intérieur.
- De «bonnes vibrations» pour les plantes : «parlez gentiment aux plantes les aident à pousser plus vite !» On peut imaginer derrière ce message, l’importance d’encourager les consommateurs à prendre bien soin des plantes qui nous aident à nous sentir bien.

Source : Dümmen Orange, Floramedia and Royal Lemkes launch Green Trend Report, FloraCulture International, Newsletter 29/11/2019.

 


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