Banniere En Quête de Vert

2 juillet 2020 - N°215

Consommation

30 Juin 2020

LE PROFESSIONNEL DU PAYSAGE, PRESTATAIRE PRIVILEGIE DES FRANÇAIS POUR LEUR JARDIN

LE PROFESSIONNEL DU PAYSAGE, PRESTATAIRE PRIVILEGIE DES FRANÇAIS POUR LEUR JARDIN

La crise a rappelé le rôle essentiel du jardin dans la qualité de vie et alors que les Français se tournent vers leurs espaces extérieurs, le savoir-faire des professionnels doit être valorisé pour aider les consommateurs à mieux profiter de leurs espaces de vie. Tour d’horizon des achats de prestations par les Français pour leurs jardins ou terrasses.


D’après une étude Kantar sur les jardins et terrasses, 42% des Français attachent beaucoup d’importance à l’aménagement de leur jardin, balcon ou terrasse et 22% n’aiment pas jardiner.
Réalisée tous les deux ans, l’enquête Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer sur les achats de prestations pour les jardins et terrasses permet de suivre les comportements des Français en matière de choix de type de prestataire, de prestation et de budget. Selon cette étude, 15% des foyers possédant un jardin et / ou une terrasse ont fait appel à une personne extérieure pour une ou plusieurs prestations d’entretien ou d’aménagement en 2019. Cette proportion est assez stable dans le temps.
Dans 46% des cas où les foyers font appel à une personne extérieure pour leur jardin ou terrasse, il s'agit d'une entreprise du paysage. C’est de loin le premier type de prestataire extérieur auquel les Français ont recours. Peu de foyers sollicitent différents types de prestataires.

Le budget annuel (TTC) des foyers qui font appel à une personne extérieure pour l’entretien ou l’aménagement de leur jardin ou terrasse s’établit en moyenne à 1100€ pour tous les types de prestataires et à 1200€ pour les spécialistes du jardinage (entreprise du paysage et entreprise de service à la personne spécialisée dans le jardin) avec toutefois de très fortes disparités de budget (médiane : 500€ pour l’ensemble des prestataires).
Les prestations pour le jardin ou la terrasse correspondent très majoritairement à de l’entretien et notamment l’élagage d’arbres ou de haies. Lors de plantations de végétaux, pour près de 3 foyers sur 10, les végétaux sont fournis par le prestataire, qui est le plus souvent un jardinier professionnel.

Sources : Étude collective Jardins & Terrasses - Usages et consommations, Kantar, Mars 2020.
L’entretien et l’aménagement des jardins et terrasses en 2019, étude Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer, juin 2020.

 

Mode de vie

29 Juin 2020

FAIRE DURER L’ENVIE DE VEGETAL ET DE JARDIN

FAIRE DURER L’ENVIE DE VEGETAL ET DE JARDIN

Plus que jamais, les Français ont envie de contact avec le végétal. Le défi de demain pour la filière sera de transformer à long terme cette envie en un besoin vital en toute circonstance.


En raison de la fermeture des espaces de nature et d'autres mesures liées au confinement, la crise a révélé le désir de contact avec le vert.
D’après un sondage OpinionWay pour STIHL France, 59% des Français ont ressenti le besoin de se connecter à la nature pendant le confinement. Pour se reconnecter avec elle, les deux tiers des Français ont l’intention de passer plus de temps à s’occuper de leur jardin, de leur potager ou de leurs plantes. Près d’un Français sur trois déclare même avoir l’intention de quitter la vie urbaine pour s'installer à la campagne. Chez les 18-34 ans, cette proportion atteint 39%. En outre, près d’un Français sur 5 souhaite profiter davantage de la nature dans son quotidien en se rendant dans un espace vert ou en partant en week-end au contact avec la nature.
La crise a également affirmé davantage la place du jardin dans les projets immobiliers. 55% des personnes interrogées par OpinionWay affirment que, dans une perspective d’acquisition d’un bien dans les prochains mois, le jardin est considéré comme une condition indispensable, véritable pièce à vivre supplémentaire de la maison.

Comme toute crise, celle du coronavirus s’est traduite par une remise en cause de certains aspects de la vie quotidienne. Si ces dernières années, le végétal a pu bénéficier d’une bonne image, la difficulté a toujours été de traduire les aspirations en comportements d’achat.
Aujourd’hui, les conditions semblent plus favorables mais le défi qui demeure est de créer des opportunités d’achats de produits et de prestations à partir de cette envie des consommateurs de fleurs, plantes et de jardin. Par exemple, alors que 3 Français sur 10 ont envie de changer leur intérieur (sondage Ipea / Esprit Meuble), le végétal peut être présenté comme un élément de nature qui transforme les lieux de vie.

Plus encore, il s’agit de faire perdurer cette envie de vert quelle que soit l’évolution du contexte économique ou social dans les mois ou années à venir afin de maintenir le végétal dans les priorités des Français. L’amélioration de la situation économique, le retour de rythmes scolaires normaux ou encore la possibilité de voyager à nouveau partout interviendront dans les décisions des consommateurs, négativement (exemple, non achat de végétaux par manque de temps) ou positivement (achat de prestations pour le jardin par manque de temps) compte tenu de contraintes de temps et de ressources financières.

D’après un article de la revue Influencia, dans « le monde d’après », nous ne consommerons pas forcément moins mais mieux ; cette consommation sera davantage basée sur les besoins réels. D’où l’importance de faire du végétal un besoin essentiel. Dans ce contexte, les tendances saisonnières, les produits pouvant être associés à de la surconsommation et le manque d’engagement sont à éviter. Il faut faire preuve de pragmatisme, véhiculer des valeurs simples, faire prendre conscience des besoins réels des consommateurs et montrer que les produits et services peuvent y répondre, explique l’article.

La santé physique et mentale, le bien-être, l’équilibre entre vie privée et professionnelle, le contact avec les autres, l’accomplissement sont autant de besoins réels ressentis par tous auxquels les arbres, plantes, fleurs et la végétalisation des espaces de vie publics et privés peuvent apporter des réponses.

Sources : Magali PICARD, Un tiers des Français ont envie de changer leur intérieur, LSA, 25/06/2020.
«Marketing d’après» : une consommation recentrée sur les besoins, Influencia, 26/06/2020.
PARIS : Deux tiers des Français veulent consacrer plus de temps à la nature, Presse Agence, 25/06/2020. Sondage OpinionWay pour STIHL France. Résultats diffusés dans Journal Jardineries – Les news # n°48 # 25 juin 2020.

 

Entreprises

29 Juin 2020

RAPPROCHEMENT DE LA VENTE EN LIGNE ET DU COMMERCE LOCAL DANS UN CONTEXTE DE CRISE

RAPPROCHEMENT DE LA VENTE EN LIGNE ET DU COMMERCE LOCAL DANS UN CONTEXTE DE CRISE

La crise du coronavirus a très rapidement intensifié le E-commerce et plus largement développé les services de vente à distance des commerces de proximité. Alors que les Français semblent vouloir maintenir au moins en partie les pratiques d’achat développées durant le confinement, ces services pourraient faire évoluer durablement le commerce local et les villes.


La crise du Covid-19 a accéléré plusieurs tendances de consommation dont l’achat sur internet. Parallèlement, de nombreux petits commerces locaux se sont tournés vers des plateformes de vente en ligne et ont commencé à faire de la livraison à domicile. Pour soutenir l’activité des entreprises du végétal durant la crise, VAL’HOR a diffusé une carte des professionnels du végétal sur le site Mission : Végétal qui permet de localiser les professionnels du végétal proposant des services de commandes en ligne, livraisons ou retraits en magasin. 432 professionnels se sont inscrits sur la carte et plus de 120 000 vues ont été enregistrées depuis le 9 avril.

Bien que les commerces soient désormais ouverts, les Français semblent avoir adopté les pratiques d’achat à distance sur le long terme. Le trafic généré par la carte des professionnels du végétal est désormais plus faible mais cet outil interactif continue aujourd’hui d’être consulté régulièrement.

D’après une étude Opinium réalisée en avril, tous secteurs confondus, 42% des Français achètent davantage en ligne depuis la crise du Covid-19 et 73% de ces personnes affirment qu’elles continueront à le faire après la crise. « Au sortir de la crise, avec des consommateurs rompus à ces nouveaux usages, de nombreuses opportunités seront à saisir pour le petit commerce dont le principal défi sera de pérenniser ces nouveaux canaux de vente et de démontrer leur complémentarité avec les réseaux physiques. » indique Antoine CARTEYRON, Directeur Général France de Stuart, plateforme de E-commerce dans un article paru dans E-commerce mag.

Ce phénomène influence l’activité du commerce local et donc le dynamisme des territoires. Et d’après A. CARTEYRON, le rôle de la digitalisation des petits commerces et les opportunités ouvertes par les places de marché locales n’échappent pas aux autorités locales.
C’est le cas de la ville de Nancy qui a créé une plateforme d’achats en ligne afin de soutenir ses commerces locaux fortement affectés par la crise.
Ces changements pourraient à terme transformer les services apportés par la ville «Nous pensons que la ville de demain aura définitivement intégré la valeur du local en même temps que l’importance de la livraison comme un service rendu aux habitants-consommateurs. (…) La livraison gagnante de demain sera locale, écologique, intelligemment orchestrée et devra avoir un impact social positif.»

Une évolution qui répondrait fortement aux attentes des Français. Lors de la consultation citoyenne «Inventons le Monde d’après», «Favoriser la consommation locale et les circuits de proximité» est l’idée qui a suscité le plus de propositions de la part des Français. De plus, d’après un sondage BVA pour Engie Solutions sur "le monde post-Covid19", 62% des Français considèrent que les collectivités devront soutenir les commerçants locaux et 41% qu'elles devront rendre les villes plus vertes et durables. Pour les entreprises, d’après Guillaume PRINCEN, directeur général Europe Continentale chez Stripe qui propose des solutions de paiement en ligne, l’utilisation des outils numériques par les entreprises locales constitue un précieux atout pour relancer leur activité mais aussi se préparer dans un monde de plus en plus soumis aux aléas.

Sources : Nancy lance son « Amazon local », un site d’achats en ligne pour sauver ses commerces, Actu.fr, 04/06/2020.
Dalila BOUAZIZ, Post Covid-19 : 64% consommateurs européens continueront leurs achats en ligne, Ecommercemag, 25/05/2020.
“L’après-crise réconciliera les notions de e-commerce et de local”, Envies de ville by Nexity, 21/04/2020.
"Monde post-Covid" : 72% des Français pensent que la crise va profondément remettre en question leurs modes de vie, La Dépêche, 18/06/2020.
https://www.inventonslemondedapres.org/
Encourager le renouveau du tissu local... en ligne [Tribune], LSA, 18/06/2020.

Crédit photo : VAL'HOR

 

Bienfaits du végétal

29 Juin 2020

METTRE LA BIODIVERSITE AU SERVICE DE LA SANTE HUMAINE

METTRE LA BIODIVERSITE AU SERVICE DE LA SANTE HUMAINE

D’après une étude australienne, restaurer le microbiote (biodiversité à l’échelle microscopique) dans les espaces verts urbains favoriserait le système immunitaire de l’Homme.


La diversité microbienne agit sur la santé de son écosystème. Dans le cas de la santé humaine, le contact avec les espaces verts urbains permet par exemple aux enfants de retrouver les bénéfices de l’exposition aux microbes de la nature, sachant que dans le sol, des composés microbiens réduisent le stress et l’anxiété.
Or, sous l’effet de l’urbanisation, la diversité des micro-organismes (microbiote) dans les espaces verts urbains s’est réduite au fil du temps et de nombreuses maladies sont aujourd’hui liées à une moindre diversité du microbiote humain et environnemental.

Des chercheurs de l’Université d’Adélaïde en Australie ont comparé la composition et la population microbienne de différents types d’espaces verts urbains (pelouses, terrains vagues, parcs et zones boisées) avec celles des espaces boisés revégétalisés situés dans la ville de Playford. Cette revégétalisation a été réalisée à partir d’un procédé appelé rewilding, consistant à recréer des écosystèmes pour protéger des espèces menacées ou favoriser le développement de la flore.
Les résultats de la comparaison du microbiote entre les différents types d’espaces montrent que les zones boisées revégétalisées comprennent plus d’espèces végétales indigènes que d’autres espaces verts, tels que les pelouses et les terrains vagues.
Autre enseignement : le microbiote identifié dans les espaces revégétalisés, particulièrement riche, est similaire à celui des forêts résiduelles. D’après Jacob MILLS, chercheur en sciences biologiques et de l’environnement à l’Université d’Adélaïde, «cela indique que le microbiote des sols des boisés revégétalisés est quasiment revenu à son état initial de biodiversité».

Les chercheurs espèrent que ces enseignements permettront de mieux prendre en compte la diversité du microbiote des sols urbains, qui peut être favorisée par la revégétalisation des espaces, pour favoriser le renforcement du système immunitaire des citadins.

Sources : Microbiome rewilding: Biodiverse urban green spaces strengthen human immune systems, University of Adelaide, May 25, 2020.
Fleur BROSSEAU, Revégétaliser les espaces verts pourrait renforcer notre système immunitaire, Trust My Science, 27/05/2020.

Crédit photo : Conseil National des Villes et Villages Fleuris

 


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