EN QUÊTE DE VERT

Informations socioéconomiques des professionnels du végétal

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24 janvier 2019

Entreprises

11 Janvier 2019

DONNER DAVANTAGE DE VALEUR AUX PRODUITS

DONNER DAVANTAGE DE VALEUR AUX PRODUITS

Il y a quelques semaines s’est tenu le Forum International de la Floriculture à Vijfhuizen (Pays-Bas) avec le constat suivant : bien que le contexte économique soit favorable, les consommateurs ne sont pas prêts à payer davantage pour les fleurs et plantes. En France, un sondage réalisé les 2 et 3 janvier indique que les Français sont très pessimistes pour 2019 avec 59% anticipant une année de « difficultés économiques ». Une situation qui ne devrait pas être sans conséquences sur la consommation.

Or, lors du Forum, deux des questions posées étaient : « Comment fait Starbucks pour vendre un gobelet de café à 5€ ? Pourquoi est-ce qu’une bouteille de vin ou une bougie parfumée parvient à se vendre à 20€ alors que qu’un bouquet de fleurs du même prix reste sur le comptoir ? »
D’après Marco van Zijverden, Président de Dutch Flower Group, les différents maillons de la floriculture devraient donner davantage de valeur aux fleurs et plantes. Pour Loes van der Toolen, directeur de Pagter Innovations, le secteur devrait faire davantage pour séduire le consommateur, prenant l’exemple du parfum, qui, quel que soit le circuit, est toujours présenté de façon luxueuse. Reprenant la comparaison avec la bouteille de vin, Dennis van der Lubbe, Directeur du Flower Council of Holland, considère que cette différence dans la prédisposition à dépenser 20€ en vin ou en fleurs a plusieurs raisons, telles que la tentation du consommateur, ses sentiments et émotions qui entrent en jeu, avec l’aide de la promotion et du marketing. D’après Van der Lubbe, le secteur du vin investit 10% dans la promotion contre 0,5% pour la floriculture.

Par ailleurs, selon Jonathan Ralling, directeur commercial de Flamingo Horticulture et un des intervenants du Forum, des opportunités pour améliorer l’expérience client existent certainement. Il convient en outre d’adapter la production par une amélioration des variétés pour répondre plus rapidement aux tendances du marché.
Néanmoins, l’expérience des producteurs et distributeurs montre que bien souvent ils ne parviennent pas à vendre de variétés améliorées à un prix plus élevé. La promotion pourrait alors changer cela, de la même façon que Starbucks demande à ses clients de payer 5€ pour du café. Reste à voir si ce type de succès marketing est transposable, sachant qu’il y a, jusqu’à présent, peu de succès de marques de fleurs dans le monde, indique le Forum.

Rappelons cependant que la qualité, l’engagement environnemental et social ou encore l’origine nationale sont créateurs de valeur, et c’est peut-être sur ces aspects que la promotion doit se renforcer, sachant que le consommateur est prêt à payer plus pour en bénéficier et donner du sens à ses achats.

Source : Hans NEEFJES, IFF: Who’s going to be the Starbucks of floriculture?, 8 november 2018.

 

Communication

16 Janvier 2019

METTRE LES RESEAUX SOCIAUX AU SERVICE DU DISTRIBUTEUR

METTRE LES RESEAUX SOCIAUX AU SERVICE DU DISTRIBUTEUR

Dans un article publié il y a quelques jours, le magazine britannique Garden Centre Retail explique aux distributeurs comment ils peuvent mettre les réseaux sociaux au service de leur activité. Les réseaux sociaux fournissent de riches informations aux entreprises sur les consommateurs qu’elles ne pourraient obtenir via les médias traditionnels.
Dans la mesure où les réseaux sociaux sont à même de créer une communication dans les deux sens entre la marque et l’individu, les détaillants disposent d’informations pour savoir rapidement quels sont les produits préférés par les clients, à quoi les consommateurs associent la marque et comment ils la caractérisent.

Les avis des clients peuvent constituer des « insights » (signaux de tendances) et servir à ajuster l’offre de l’entreprise selon les besoins des clients. Les commentaires et « likes » d’une marque sur les réseaux sociaux peuvent, à terme, fortement influencer ses ventes.
En étant régulièrement active sur les réseaux sociaux, une entreprise accroît sa visibilité auprès d’internautes qui ont tendance à acheter ou recherchent le type de produit concerné. En créant une communauté et en partageant des informations, les distributeurs favoriseront l’engagement de nouveaux consommateurs.

Réseaux sociaux les plus adaptés aux détaillants :
-Pinterest : pour mettre en avant ses gammes de produits, attirer les consommateurs par des photos de haute qualité et leur donner la possibilité de voir les produits qu’ils peuvent acheter.
-Facebook : pour engager des clients existants, mettre en avant l’offre et les promotions. La publicité (sponsoring) sur Facebook permet de rendre visibles les actus-informations de l'entreprise à un plus grand nombre.
-Twitter : peut être utilisé pour le service client, obtenir des « insights » consommateurs relatifs à la marque, au produit mais aussi connaître leurs impressions sur un produit qu’ils ont acheté. Les entreprises peuvent également poster des photos et vidéos pour attirer les consommateurs.

L’efficacité des actions sur les réseaux sociaux auprès d'un public cible doit être évalué. Mesurer l’engagement des consommateurs avec la marque implique de suivre combien de personnes commentent, aiment et partagent les contenus postés. Différents outils, tels que Google Analytics, permettent d’analyser le trafic sur la page de l’entreprise et l’impact d’actions sur les réseaux sociaux.

Au final, « En utilisant les plateformes sociales de façon adaptée à une offre de produits, répondre aux besoins, attentes, intérêts des consommateurs en ligne et répondre sur les médias sociaux aux attentes exprimées en ligne peuvent augmenter la part de marché d’un distributeur, construire un message de marque et permettre de devenir une marque de choix pour ses clients ».

Source : Joe WILKINSON, How retailers can use social media to their advantage in 2019, Garden Centre Retail, 11/01/2019.

 

Bienfaits du végétal

14 Janvier 2019

LA PROXIMITE D’ESPACES VERTS ASSOCIEE A MOINS DE CANCERS DU SEIN ET DE PROBLEMES RESPIRATOIRES

LA PROXIMITE D’ESPACES VERTS ASSOCIEE A MOINS DE CANCERS DU SEIN ET DE PROBLEMES RESPIRATOIRES

Des travaux scientifiques récemment publiés mettent en évidence la relation entre proximité des espaces verts et risques réduits de cancer du sein et de problèmes respiratoires.

Afin de comprendre l’influence de l’environnement sur les sujets qui souffraient de problèmes respiratoires, des chercheurs de l'hôpital universitaire d’Haukeland (Norvège) ont étudié les données de 5 415 participants âgés de 18 à 52 ans originaires d’Islande, de Norvège, de Suède et d’Estonie, et collecté des renseignements relatifs à l'exposition aux particules fines de pollution (PM2.5 et PM10) et au dioxyde d'azote (NO2) de la naissance jusqu'à 18 ans chez 4 414 participants.
Les résultats ont montré que « l’exposition aux espaces verts pendant l’enfance était associée à moins de symptômes respiratoires à l'âge adulte, alors que l’exposition aux polluants atmosphériques pendant l’enfance était associée à plus de symptômes respiratoires à l'âge adulte. » Les résultats révèlent aussi qu’en Estonie, les personnes qui ont régulièrement fréquenté les espaces verts avant l'âge de dix ans avaient 71% moins de risque de développer une respiration sifflante. En moyenne, les sujets ont 29% moins de risques de développer des maladies respiratoires entre l'âge de 11 et 18 ans.

L’Institut de Barcelone pour la santé mondiale a analysé les données de 1 738 patientes atteintes d’un cancer du sein et 1 900 témoins en bonne santé. Les résultats obtenus révèlent un risque réduit de cancer du sein chez les femmes vivant à proximité d’espaces verts (parcs et jardins) avec une corrélation linéaire entre la distance et le risque de cancer du sein. Si l'étude ne permet pas d’expliquer cette relation, de précédentes études montrent que la présence d’espaces verts réduit la pollution, le stress et favorise l’activité physique.

Sources : Chloé SAVELLON, Congrès de l'European Respiratory Society - Vivre à proximité des espaces verts protège les poumons des enfants, Pourquoi Docteur ?, 23/09/2018.
International Journal of Hygiene and Environmental Health, ENVIRONNEMENT : Espaces verts et moins de cancers, Santélog, 19/09/2018.

 

Développement durable

10 Janvier 2019

DES VILLES POUR LA POPULATION VIEILLISSANTE

DES VILLES POUR LA POPULATION VIEILLISSANTE

D’après une étude européenne conduite par le groupe BVA pour Primonial Reim, bien vieillir signifie avant tout pour les Français âgés de 60 ans et plus, être en bonne santé (61%) et continuer à faire des activités (39%). Si les tendances démographiques se poursuivent, en 2050, les 75 ans et plus devraient représenter d’après l’INSEE, 16% de la population française contre 9% en 2013.

Les villes doivent désormais répondre aux défis de développement durable et de qualité de vie, et les évolutions démographiques créeront de nouvelles attentes, non seulement dans les domaines du transport et des services de santé, mais aussi en matière de végétal et de paysage. Concernant l’hébergement des personnes âgées, les espaces verts / jardins arrivent en tête (94%) des attentes des Français parmi les services proposés.

La présence d’arbres et d’espaces verts, favorisant la réduction de la chaleur urbaine qui fragilise particulièrement les personnes âgées, représente un enjeu considérable. Les parcs urbains contribuent aussi entre autres à rester actif, à renforcer un sentiment de sécurité et à favoriser les interactions sociales.

A titre d’exemple, Singapour a pour ambition de créer des zones urbaines favorables à l’environnement et à la population vieillissante. Un plan d’action dédié prévoit d’intégrer des équipements (toilettes, zones piétonnes, éclairages…) mais aussi des parcs et jardins pour s’adapter aux personnes âgées ayant une santé physique ou mentale fragile et aider les autres à rester actifs et en bonne santé.

Sources : Shaping Ageing Cities - 10 European case studies, Arup, 2015.
Wong LI ZA, How Singapore is building eco-cities to help the elderly age in place, Star2, November 28, 2018.
Habiter le 4ème âge au 21ème siècle, sondage BVA pour Primonial Reim publié en novembre 2018.

 


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