EN QUÊTE DE VERT

Informations socioéconomiques des professionnels du végétal

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25 fevrier 2021 - N°238

Développement durable

22 Février 2021

UN CONCOURS D’IDEES POUR MIEUX AMENAGER LES TERRITOIRES FACE AUX RISQUES NATURELS

UN CONCOURS D’IDEES POUR MIEUX AMENAGER LES TERRITOIRES FACE AUX RISQUES NATURELS

Le Ministère de l’Ecologie lance un concours d’idées pour faire émerger des projets adaptés aux risques naturels de 9 collectivités.


Les territoires doivent faire face à des risques naturels qui s’intensifient avec le changement climatique. Pour réduire leur vulnérabilité, améliorer leur résilience, les projets d’aménagements doivent mieux prendre en compte les risques naturels auxquels certains territoires sont particulièrement confrontés. C’est dans ce contexte que le Ministère de l’Ecologie lance un concours d’idées dans le cadre du programme Amiter (Mieux aménager les territoires en mutation exposés aux risques naturels).
A l’issue de l’appel à manifestation d’intérêt qui constituait la première étape de cette initiative, 9 collectivités ont été retenues. La deuxième étape a débuté le 15 février avec un concours d’idées qui s'adresse aux architectes, urbanistes, paysagistes. L’appel à candidatures consiste en une note d’intention visant à retenir pour chacun des sites au maximum 8 équipes pluridisciplinaires (architecture, aménagement, risques, paysages…).

Les dossiers de candidature sont à déposer en ligne au plus tard le 25 mars 2021 à minuit.
Viendra ensuite la phase d’élaboration des propositions à la mi-mars. Pour chacun des sites, le jury national pourra désigner un lauréat (récompense de 16 000 €) et accorder une mention à une seconde équipe (8 000 €). Les collectivités qui le souhaitent pourront décider de contracter avec les lauréats de l’appel à candidature pour la réalisation de tout ou partie de leur proposition.

Source : Ministère de l’Ecologie
 

Mode de vie

18 Février 2021

COMPORTEMENT A L’EGARD DES VEGETAUX SELON LES GENERATIONS

COMPORTEMENT A L’EGARD DES VEGETAUX SELON LES GENERATIONS

Une étude américaine met en avant les usages et attitudes à l’égard des plantes selon les générations et notamment depuis le début de la crise sanitaire. Des enseignements intéressants, y compris pour le marché français, compte tenu des enjeux parfois communs liés à la pandémie qui impactent le quotidien et la consommation.


La plateforme Amazon MTurk a conduit il y a quelques mois pour Stoneside une enquête auprès de 990 Américains ayant acheté au moins un végétal d’intérieur ou d’extérieur depuis mars.
Trois générations ont été étudiées : les Baby Boomers (nés entre 1946 et 1964), la Génération X (née entre 1965 et 1980) et les Millennials (nés entre 1981 et 1997).
Les résultats de l’étude mettent en avant des comportements et des différences parfois inattendus entre les générations.

Tout d’abord, concernant les facteurs qui interviennent dans le choix d’un végétal, l’apparence (facteur décisif pour 45% des répondants) passe avant ce que le végétal produit (36%) et les conditions de culture requises (19%). L’apparence compte un peu plus pour les Millennials et la Génération X (45% tous les deux) que pour les Baby boomers (40%). Ce que le végétal produit compte relativement plus pour la Génération X (40%), les Baby boomers (39%) que pour les Millennials (35%). Les conditions requises importent davantage chez les Millennials (21%) et les Baby boomers (20%) que pour la Génération X (15%).

64% des répondants considèrent que la plupart de leurs plantes servent de décoration ou à apporter de l’ambiance, contre 36% qui les apprécient avant tout pour leur caractère comestible. Les Babyboomers (66%) et les Millennials (65%) voient davantage leurs plantes comme des éléments d'ambiance / de décoration que la Génération X (58%).

Bien que la dimension esthétique constitue un aspect important dans la perception de la plante, le fait qu’il soit vivant semble également influencer la relation avec le végétal. 55% des jardiniers amateurs interrogés déclarent parler, de temps en temps voire régulièrement, à leurs plantes. La proportion croît relativement avec l’âge : 52% chez les Millennials, 56% pour la Génération X et 59% pour les Baby Boomers. Par ailleurs, 43% des répondants déclarent avoir donné des noms à leurs plantes. Ceux qui s'estiment bons en jardinage ont davantage tendance à parler à leurs plantes.
Autre enseignement : 61% des répondants en couple déclarent passer du temps à jardiner ensemble.

Comment la crise sanitaire influence-t-elle les attitudes et comportements d’achat des consommateurs ?
12% des Américains interrogés ont acheté une plante pour la première fois depuis mars 2020.
Les végétaux les plus achetés depuis mars 2020 sont ceux à fleurs (72% des répondants), les graines / plants de légumes (62%), les plantes d’intérieur (58%), les plantes aromatiques (46%) et les fruitiers (37%). Les Baby boomers ont davantage acheté de fleurs et de plantes aromatiques. La Génération X a relativement moins acheté de plantes d’intérieur mais a davantage acheté de fruitiers. Les Millennials achètent relativement moins de plantes aromatiques mais davantage de fruitiers.
Les principales raisons qui ont poussé ces jardiniers amateurs à acheter des plantes depuis le début de la crise sanitaire sont : embellir leur logement (65%), produire leur propre nourriture (57%), se distraire (54%), passer plus de temps à l’extérieur durant la pandémie (49%) et le fait d’avoir du temps disponible (45%).

93% considèrent que le jardinage a réduit leur niveau de stress ces derniers mois : 23% légèrement, 43% modérément et 27% fortement. Le fait de parler à ses plantes semble être bénéfique puisque ceux qui le font au moins de temps en temps sont 3,5 fois plus nombreux à déclarer que le jardinage leur a permis de réduire leur niveau de stress ces derniers mois. En outre, les répondants ayant indiqué que jardiner permettait de réduire leur niveau de stress sont plus nombreux parmi ceux qui cultivent des fruits.

Source : Stoneside, Plant Love - Exploring Plant Purchasing Habits and Plant Care in 2020. Information diffusée dans le magazine Garden Center.

 

Production

18 Février 2021

LE NOMBRE D’ENTREPRISES HORTICOLES ET DE PEPINIERES ORNEMENTALES PASSE SOUS LA BARRE DES 3000

LE NOMBRE D’ENTREPRISES HORTICOLES ET DE PEPINIERES ORNEMENTALES PASSE SOUS LA BARRE DES 3000

Les résultats 2019 de l’observatoire structurel FranceAgriMer des entreprises horticoles et de pépinières ornementales montrent que le nombre d’exploitations et d’emplois continuent de reculer. Néanmoins, le chiffre d’affaires est stable.


Réalisé par AND International pour FranceAgriMer, l’observatoire structurel des entreprises de production recense pour l’année 2019, 2 936 exploitations horticoles et de pépinière ornementales, soit 372 entreprises de moins qu’en 2017. Le secteur représente 16 581 emplois (équivalent ETP), soit 1 693 de moins qu’en 2017. La surface globale en culture s’élève à 15 043 hectares (1 109 hectares de moins qu’en 2017). En 8 ans, le secteur a perdu 35% de ses entreprises, 26% de ses emplois et 17% de sa superficie.
L’horticulture et la pépinière ornementale génèrent en 2019, 1,4 milliard d'euros de chiffre d’affaires. Un montant stable (+0,1%) par rapport à 2017 mais en recul de 14% entre 2011 et 2019.

Cette étude ne comprend pas les entreprises dont l’activité horticole ou de pépinière est très mineure (moins de 5% du chiffre d'affaires). Elle ne comprend pas non plus les structures d’exploitation ayant une position particulière sur le marché (établissement d’enseignement horticole, serres municipales…).

Sources : Observatoire structurel FranceAgriMer des entreprises horticoles et de pépinière ornementales, France (données 2015), septembre 2016.
Observatoire structurel FranceAgriMer des entreprises horticoles et de pépinière ornementales, France (données 2019), février 2021.

 


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