Banniere En Quête de Vert

25 juin 2020 - N°214

Développement durable

22 Juin 2020

DAVANTAGE DE NATURE EN VILLE APRES LA CRISE ?

DAVANTAGE DE NATURE EN VILLE APRES LA CRISE ?

Le confinement a renforcé l’envie des citoyens de disposer de végétal dans leur environnement pour maintenir leur qualité de vie, ce qui pourrait à long terme influencer la présence de nature en ville.


La crise du Covid-19 semble avoir accentué plusieurs tendances sociétales. Parmi elles, celle de réintégrer la nature en ville :

-réutilisation des espaces verts délaissés. La crise a amené à repenser l’espace disponible, en particulier les lieux végétalisés. On a ainsi par exemple pu observer dans plusieurs villes italiennes une réappropriation de petits parcs urbains dégradés.
-cours de classe à l’extérieur : en France et au Danemark par exemple, des professeurs ont mis ou mis à nouveau en pratique ce concept développé en Suède pour permettre aux élèves de continuer leur scolarité malgré la crise. En Ecosse, la ville d’Edimbourg met à disposition des espaces verts pour faire l’école à l’extérieur.
-plus grande dispersion des espaces verts : ces dernières années, plusieurs villes ont mené des actions pour réduire la distance entre les logements et les espaces verts. Ainsi, dans le cadre du plan d’action 2020 de Vancouver, 92% de ses habitants vivent désormais à moins de 5 minutes d’un espace vert. Alors que la crise a mis davantage en lumière les inégalités entre ceux disposant d’un jardin et les autres, les initiatives visant à permettre à l’ensemble de la population d’accéder à un espace vert (telles que la création de petits jardins de quartier) pourraient se développer davantage dans un futur proche.
-des zones favorisant la mobilité : dans un contexte de préoccupation croissante à l’égard de la pollution et de risque associé à l’usage des transports en commun, la crise a relancé le débat autour de la mobilité de proximité, notamment l’usage du vélo. Parmi les différentes façons d’intégrer la nature en ville, la présence de végétal à proximité des zones cyclables a toute sa légitimité.
-végétalisation des espaces de travail : la qualité de vie au travail et la biophilie ont pris une place de plus en plus importante ces dernières années. Par ailleurs, d’après une étude Cadremploi, 45% des salariés seraient prêts à partir vivre à la campagne si leur entreprise les autorisait à faire du télétravail plusieurs jours par semaine. Ces tendances pourraient inciter davantage les entreprises à intégrer plus de végétal dans les espaces de travail.
-les jardins communautaires : la crise sanitaire a incité les personnes confinées à revoir leur rythme de vie, leurs loisirs et pour beaucoup en passant plus de temps à cultiver des végétaux. Une tendance qui pourrait accentuer l’intérêt pour le jardinage seul ou en communauté dans les villes.

Sources : Lou Del BELLO, How Covid-19 could redesign our world, BBC, 28th May 2020.
Delphine BANCAUD, Déconfinement : Faire la classe dehors, une bonne idée ou pas ?, 20 Minutes, 29/04/2020.
Coronavirus: Au Danemark, l'école à l'extérieur pour limiter les risques de contagion, AFP, 29/04/2020.
Noa HOFFMAN, Edinburgh Evening News, City Council offers up green spaces to be used as 'outdoor classrooms' in Edinburgh, Saturday, 20th June 2020.
Bryan LUFKIN, What outdoor space tells us about inequality, BBC, 18th June 2020.
Anne VIDALIE, Dopé par la crise du Covid-19, le vélo gagne du terrain, L’Express, 15/06/2020.
La « biophilie », une stratégie pour enrayer l'exode des cadres parisiens vers la province..., Paris Côte d’Azur International, 15/06/2020.
Celeste E. WHITTAKER, Cherry HILL, Going green: COVID-19 pandemic has people drawn to indoor gardening, houseplants, Courier Post, June 22, 2020.
Elsa DICHARRY, Comment le coronavirus va changer le visage des grandes villes, Les Echos, 27/04/2020.
Crédit photo : VAL'HOR/Les Victoires du Paysage/ F Mercier Paysagiste


 

Consommation

18 Juin 2020

PROFIL ET COMPORTEMENT D’ACHAT DES FRANÇAIS EN MATIERE DE VEGETAUX

PROFIL ET COMPORTEMENT D’ACHAT DES FRANÇAIS EN MATIERE DE VEGETAUX

L’analyse des individus acheteurs de végétaux au sein des foyers issue des données du panel consommateurs Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer montre une plus grande représentation des femmes et des 55 ans et plus parmi les acheteurs de végétaux avec quelques différences selon les segments de marché.


Le panel consommateurs Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer permet désormais de disposer de données sur le profil des individus acheteurs en plus des données sur les foyers dans lesquels ils vivent:
Concernant les fleurs et plantes mises à l’intérieur, les déclarations des foyers indiquent que 65% des acheteurs sont des femmes. Les CSP+ (foyers à revenus relativement plus élevés) représentent 31% des acheteurs et les CSP- 28%. Les 25-34 ans sont légèrement plus représentés chez les acheteurs de végétaux d’intérieur par rapport à l’ensemble des acheteurs de végétaux (intérieur, extérieur, deuil) et les 65 ans et plus légèrement moins représentés. En moyenne, un acheteur de végétaux d’intérieur effectue 4,5 achats et dépense 47€ en fleurs coupées ou plantes d’intérieur durant l’année.

Du côté des végétaux (d’ornement ou pour le potager) mis à l’extérieur, 62% des acheteurs sont des femmes. Les 55 ans et plus sont encore plus représentés sur ce marché : 57% d’entre eux ont acheté des végétaux pour l’extérieur contre 52% de l’ensemble des acheteurs. Le budget annuel en arbres, arbustes, plantes, plants, bulbes et graines par acheteur est également de 47€ pour un total de 27 achats (arbres, plantes, sachets de graines ou de bulbes, etc.).
Dans le détail, si on observe les achats de végétaux d’extérieur pour le balcon, le rebord de fenêtre ou la terrasse, on constate que les femmes (73% des acheteurs) et les 55 ans ou plus (58%) sont encore plus représentés sur ce segment de marché.
Toujours parmi les achats de végétaux d’extérieur, on observe davantage d’équilibre des acheteurs selon le sexe en ce qui concerne les achats de végétaux pour le potager avec 58% de femmes contre 42% d’hommes acheteurs. Les 55 ans et plus représentent 56% des acheteurs. La culture de légumes ne semble pas être corrélée au revenu: les CSP+ représentent 31% des acheteurs et les CSP- 23%.

Enfin, concernant le deuil, les femmes et les seniors sont fortement représentés aussi bien parmi les acheteurs de végétaux pour le cimetière que pour les obsèques. Pour le cimetière, on compte 70% de femmes et 69% de 55 ans et plus parmi les acheteurs et pour les obsèques 76% de femmes et 60% de 55 ans et plus. Le budget annuel moyen par acheteur s’établit à 38€ pour le cimetière pour un total de 5 achats et à 72€ pour les obsèques correspondant à 3 achats effectués en moyenne durant l'année.

Source : Les achats de végétaux, arbres, plantes et fleurs des Français en 2019, Etude Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer, avril 2020.

 

Entreprises

18 Juin 2020

REINVENTER L’OFFRE

REINVENTER L’OFFRE

Alors que les débats se succèdent sur ce que sera l’après Covid-19, les entreprises peuvent s’approprier les nouveaux enjeux de consommation sachant que certaines tendances étaient déjà présentes avant la crise.


La crise sanitaire a profondément affecté le commerce de façon générale, mais les perspectives semblent s'améliorer. D’après un sondage mené en France en mai auprès de 500 clients professionnels de Sum Up, société de paiement, 47% des commerçants se sentent optimistes depuis le début du confinement malgré la fatigue (20%). L’avenir est incertain pour 37% des commerçants interrogés tandis que 55% envisagent un développement similaire voire supérieur de leurs activités dans les prochains mois. 54% ont fait évoluer leur offre de services en raison de la crise : livraison à domicile (19%), vente en ligne (10%), vente de nouveaux produits (11%) ou encore retrait en magasin (7%).

D’après Dominique Lévy, DGA de BVA Group, « la balle est dans le camp de l’offre. » Cette dernière doit être réinventée.
D’une part, la crise a amplifié des tendances qui étaient déjà présentes. On peut citer par exemple le commerce en ligne.
D’autre part, certains aspects doivent être pris en compte par les entreprises. Parmi lesquels, les ressources financières des consommateurs qui resteront au centre des préoccupations mais aussi l’hygiène avec la question du toucher dans l’acte d’achat. Les achats d’impulsion et le fait de flâner vont se raréfier, d’où l’importance de repenser les points de contacts et le lien entre le digital et le commerce physique.

Dans tous les cas, la priorité qui reste inchangée est de faire la différence.

Sources : Le moral des commerçants remonte, Points de vente, 10/06/2020.
« Le monde d’après est ce que nous en ferons ! », parole d’expert, BVA, 25/05/2020.


 

Entreprises

10 Juin 2020

DERNIERES PUBLICATIONS DE STATISTIQUES NATIONALES ET INTERNATIONALES D’ENTREPRISE

DERNIERES PUBLICATIONS DE STATISTIQUES NATIONALES ET INTERNATIONALES D’ENTREPRISE

FranceAgriMer a récemment mis en ligne ses derniers résultats d’études sur la production horticole ainsi que le commerce et la concurrence à l’échelle internationale.


Plusieurs études FranceAgriMer ont été menées ces dernières années dont les résultats sont désormais disponibles :
Réalisé par CER France à partir de données comptables et financières, l'Observatoire comptable et financier des entreprises de production (résultats 2018) met en évidence l’évolution des charges, des marges ou encore des investissements des entreprises horticoles et de pépinière.

VAL’HOR conduit actuellement une étude quantitative et qualitative soutenue par FranceAgriMer portant sur l’horticulture, la distribution et le paysage. Les résultats permettront de connaître l’impact de la crise du Covid-19 sur les entreprises de chaque secteur de la filière. Concrètement, il s’agira d’approfondir largement l’enquête interne menée en mars pour disposer de données exhaustives, de statistiques robustes et d’une analyse menée par un cabinet extérieur au service d’actions de sortie de crise.

Au niveau international, le Bilan annuel 2019 du commerce extérieur des produits de l’horticulture ornementale par FranceAgriMer issu des Statistiques des Douanes permet de caractériser les flux commerciaux des grandes familles de produits en bulbes, fleurs et feuillages coupés, plantes d’intérieur et d’extérieur, arbres et arbustes.

Enfin, la synthèse « Veille concurrentielle horticole 2018 » est le fruit d’une analyse de la compétitivité de la filière réalisée par Dowel pour FranceAgriMer sur l’Espagne, l’Italie, la France, les Pays-Bas, la Belgique, l’Allemagne et la Pologne.
Ce diagnostic repose sur 6 axes : le potentiel de production, la maitrise environnementale et énergétique, la capacité des entreprises à conquérir des marchés, le portefeuille de marché, l’organisation de la filière et l’environnement macro-économique.

Sources : Observatoire économique et financier des exploitations horticoles et pépinières ornementales – résultats 2018, FranceAgriMer, Janvier 2020.
Bilan annuel 2019 du commerce extérieur des produits de l’horticulture ornementale, FranceAgriMer, mai 2020.
Veille concurrentielle 2018, FranceAgriMer, mars 2020.


 


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