EN QUÊTE DE VERT

Informations socioéconomiques des professionnels du végétal

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27 février 2020 - N°206

Consommation

21 Février 2020

CONFÉRENCES TECHNIQUES ET SCIENTIFIQUES SUR LES USAGES DES VÉGÉTAUX

CONFÉRENCES TECHNIQUES ET SCIENTIFIQUES SUR LES USAGES DES VÉGÉTAUX

Les vidéos des interventions des Journées d'ASTREDHOR 2020 sont en ligne.


Les 5 et 6 février à Hyères s’est tenue la 11ème édition des Journées d'ASTREDHOR sur la thématique des multiples usages du végétal. ASTREDHOR diffuse sur sa page YouTube une playlist de l’ensemble des interventions.
Ces vidéos permettront aux professionnels de comprendre les opportunités de marché associées aux différents usages des végétaux horticoles : nouveaux usages industriels des végétaux, huiles essentielles, valorisation des fleurs comestibles, plantes couvre-sol pour lutter contre les adventices et promouvoir la biodiversité, rôle des plantes dans la protection biologique intégrée…

Les Journées d'ASTREDHOR 2020 ont bénéficié du soutien du Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, de VAL'HOR, de la région PACA, du département du Var, de la métropole de Toulon et de la ville de Hyères.

Source : ASTREDHOR

 

Développement durable

21 Février 2020

LES ESPACES VERTS AU CŒUR DES ASPIRATIONS DES HABITANTS DES GRANDES VILLES

LES ESPACES VERTS AU CŒUR DES ASPIRATIONS DES HABITANTS DES GRANDES VILLES

Les résultats d’une enquête Ifop pour Novaxia auprès d'habitants de grandes villes soulignent leur volonté à l'égard des élus de mettre au premier rang les espaces verts dans le développement urbain et l’impact écologique dans les appels d’offres.


D’après les comptes de l’environnement, les dépenses en espaces verts urbains représentent 4% par rapport à l’ensemble des dépenses d’environnement. Si les données depuis 2000 montrent une progression presque continue des dépenses en espaces verts urbains, on observe ensuite un tassement en 2014 et 2015 (dernières années disponibles) et la part de ces dépenses ne progresse pas à long terme depuis 2000 également. Malgré le contexte actuel de réduction des ressources des collectivités qui renforce la pression sur ce poste de dépenses, le développement des espaces verts est incontournable pour l’avenir des villes.

D’après les résultats d’une étude menée en janvier par Ifop pour le groupe immobilier Novaxia auprès de 1000 Français environ habitant dans une commune de plus de 100 000 habitants, 87% de ces citadins sont satisfaits de leur ville et 77% sont satisfaits de leurs espaces verts.
Les espaces verts constituent un élément du cadre de vie des Français qu’ils ne sont en aucun cas prêts à abandonner en cas de changement de ville: s’ils devaient déménager, 39% préfèreraient s’installer dans une ville avec beaucoup d’espaces verts. Il s’agit du deuxième critère le plus important après “un coût immobilier peu élevé”. Le critère «espaces verts» passe même avant la sécurité, le niveau des impôts locaux et la taille du logement.

Pour les Français, la présence d’espaces verts et le développement durable seront indispensables dans la réussite des villes de demain. Le changement de la ville d'ici 2050 sera un succès si les espaces verts ont été multipliés (pour 25% des Français) et si la qualité de l’air a été améliorée (pour 30% des Français).
Au final, lorsque l’on demande spontanément aux Français qui vivent dans une commune de plus de 100 000 habitants, les éléments d’une ville rêvée, la réponse qui apparaît la plus souvent est «les espaces verts» (27% de réponses spontanées). D’autres enjeux apparaissent de façon récurrente dans l’étude : la sécurité (24% de réponses spontanées), les transports publics (17%), les infrastructures culturelles et de loisirs (15%), les petits commerces (13%), mais aussi la qualité de l’air / l’absence de pollution (10%) et la cohésion sociale (9%). Lorsque l'on demande aux citadins de grands villes, quels sont les critères de la ville rêvée qu'ils considèrent comme étant essentiels, importants ou secondaires, 68% répondent que la présence de grands espaces verts est essentielle. Il s'agit du deuxième critère que les citadins sont les plus nombreux à juger comme étant essentiel (après une offre de santé importante). Quatrième critère essentiel (43%): un verdissement important (murs et toitures végétalisés, rue végétale).

En outre, face à ces attentes en matière de qualité de vie, les Français de communes de plus de 100 000 habitants seraient disposés à faire supporter un coût plus élevé pour la collectivité territoriale au profit du développement durable. A la question «Les élus des collectivités territoriales sont amenés à choisir des prestataires du secteur privé (entreprises du BTP, cabinets d’architectes, aménageurs…) dans le cadre des projets de construction et d’aménagement (construction d’un hôpital, d’un stade…). Selon-vous lors d’un appel à projets publics, les élus devraient en priorité…?», 69% des personnes interrogées répondent «choisir un projet ayant un faible impact environnemental (réhabilitation plutôt que démolition-reconstruction, utilisation de matériaux bio-sourcés, réemploi de matériaux de construction) mais plus coûteux pour la collectivité territoriale » contre 31% choisissant l’option «choisir un projet ayant un coût moins important (pour la collectivité territoriale et donc les contribuables) mais étant moins vertueux d’un point de vue environnemental (utilisation de matériaux traditionnels…)».

Enfin, pour bâtir la ville idéale, 20% des Français estiment que les pouvoirs publics devraient prendre en compte en priorité le développement des espaces verts. A noter également que parmi les autres priorités citées figurent l’amélioration de la qualité de l’air (21%), le renforcement du lien social entre les habitants (17%) et le renforcement du rôle des citoyens dans les décisions qui concernent leur ville (15%).
Des attentes auxquelles les espaces verts et autres formes de présence du végétal en ville peuvent apporter des réponses avec la participation des citoyens.

Sources : Compte satellite de l’environnement, SOeS.
Le regard des habitants des grandes agglomérations sur la ville rêvée, sondage Ifop pour Novaxia, février 2020.

Crédit photo : VAL'HOR

 

Consommation

20 Février 2020

LA CONSOMMATION RESPONSABLE FACE AU DESINTERET POUR LE CONSUMERISME

LA CONSOMMATION RESPONSABLE FACE AU DESINTERET POUR LE CONSUMERISME

Les résultats de la nouvelle édition de l’Observatoire Cetelem de la consommation montrent que la perception de la situation économique par les Français s’est améliorée mais l’envie de faire des économies doit être prise en compte lorsqu'il s'agit de promouvoir la consommation responsable.


Malgré le ralentissement de l’économie mondiale, la France témoigne d’une relative résistance (+1,3% en 2019) et selon les estimations de l’INSEE, le Produit Intérieur Brut devrait continuer de croître durant les 2 premiers trimestres 2020. Les résultats de l’Observatoire européen Cetelem de la consommation 2020 mettent en lumière une évolution du moral des Français. La situation actuelle perçue s’améliore aussi bien pour la France (5,3 sur une échelle de 1 à 10 contre 4,6 en 2019) que personnellement (6,1 contre 5,7 en 2019). Les Français sont par ailleurs moins nombreux à estimer que leur pouvoir d’achat a baissé (48% contre 59% en 22019).
Cependant, la diminution de la consommation devient une réalité. Seuls 11% des Français ont l’impression de consommer davantage ces 3 dernières années contre 45% qui ont l’impression de consommer ni plus ni moins et 44% qui ont l’impression de consommer moins. Par ailleurs, 63% envisagent à l’avenir de consommer ni plus ni moins, 32% de consommer beaucoup moins et 5% de consommer beaucoup plus. Les Français se démarquent des autres européens: ils sont les plus nombreux à vouloir faire des économies en achetant moins (plutôt que de supprimer l’achat ou acheter moins cher).
Les résultats de l’Observatoire confirment le changement de consommation non seulement quantitativement mais aussi qualitativement. 79% des Français ont le sentiment de consommer de manière responsable. Une proportion plus faible que dans les autres pays européens (moyenne européenne : 87%). En France davantage que dans les autres pays, la consommation responsable est vue comme un objectif (plutôt qu’une règle de vie ou une possibilité). C'est le cas de 55% des consommateurs. Par ailleurs, 6 Français sur 10 ont le sentiment d’avoir davantage acheté des produits locaux ces 3 dernières années et 37% des Français préfèrent acheter en vrac. Ce mode de consommation intéresse particulièrement les moins de 35 ans.

Enfin, le type de message accompagnant la valorisation des produits écoresponsables a une influence considérable dans la mesure où 31% des Français ont en matière de consommation écoresponsable, l’impression d’être contraint par le reste de la société contre 69% qui ont le sentiment de prendre eux-mêmes des initiatives.


Sources : Le temps du consommateur activiste, Observatoire Cetelem 2020 de la consommation, janvier 2020. Information parue dans La Lettre du Végétal N° 1157 / 29 janvier 2020.
Guillaume de CALIGNON, Croissance : ce qui va soutenir l'économie française en 2020, Les Echos, 17/12/2019.

 


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