EN QUÊTE DE VERT

Informations socioéconomiques des professionnels du végétal

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28 février 2019

Bienfaits du végétal

20 Février 2019

CONCEVOIR DES VILLES QUI PROTEGENT LES POLINISATEURS

CONCEVOIR DES VILLES QUI PROTEGENT LES POLLINISATEURS

Une étude australienne (Université de Sydney et Université du Queensland) parue récemment révèle que 40% des insectes seraient menacés d'extinction et que la biodiversité se réduirait chaque année à raison de 2,5% de la biomasse terrestre. Les principales causes mises en avant sont la perte d’habitat et l’agriculture intensive. Les produits polluants agro-chimiques, espèces invasives et le changement climatique, notamment pour les espèces tropicales, contribuent également à cette perte d’espèces.

L’urbanisation constitue un facteur de risque. « Néanmoins, de récentes études suggèrent que les zones urbaines peuvent être favorables au moins à certains pollinisateurs. », indique le Dr. Katherine Baldock de l’école des sciences biologiques de l’Université de Bristol (Royaune-Uni) et principal auteur d’une nouvelle étude sur le rôle des différents espaces urbains sur les pollinisateurs. Celle-ci indique que les jardins communautaires apportent un très bon habitat.

Pour arriver à cette conclusion, des chercheurs de cette Université ont observé les pollinisateurs et ressources florales de 360 sites dans 4 villes britanniques représentant tous les grands usages des espaces urbains: jardins communautaires, parcs et autres espaces verts, zones piétonnes, cimetières, parkings… A partir d'un échantillon de 4 996 insectes et une recherche sur 347 espèces de pollinisateurs de fleurs interagissant avec 326 espèces de plante, les chercheurs ont mis en évidence le fait que les jardins, y compris les jardins communautaires fournissaient un habitat particulièrement favorable aux pollinisateurs. En outre, la lavande, la bourrache, les pissenlits, les chardons, les ronces et les renoncules constituent des espèces végétales importantes pour les pollinisateurs dans les villes.

S’appuyant sur les résultats de l'étude, les auteurs apportent un certain nombre de recommandations pour sensibiliser les décideurs et urbanistes à la contribution possible des villes à la protection des pollinisateurs. Cette dernière, par la création d'un habitat favorable doit se faire à l'extérieur mais aussi à l'intérieur de la ville. Avoir davantage de jardins communautaires serait bénéfique aux pollinisateurs. Favorables au bien-être et à la santé des individus, les jardins communautaires peuvent également soutenir la production alimentaire locale, rappelle le Dr Baldock. Dans les parcs, bordures de routes et autres espaces verts collectifs où, d’après les résultats, l’habitat y est moins favorable aux pollinisateurs, augmenter la présence de fleurs dans ces zones créerait un réel bénéfice pour la pollinisation. Les villes doivent alors être conçues en tenant compte de l'impact de chaque utilisation de l'espace sur les pollinisateurs. Chaque nouveau projet immobilier devrait prévoir un jardin et les propriétaires de jardin peuvent également agir en cultivant des plantes mellifères.

VAL'HOR et l'Observatoire Français d'Apidologie organisent la semaine des fleurs pour les abeilles, dont la prochaine édition se tiendra du 14 au 23 juin, pour encourager les acteurs de la société à participer à la sauvegarde des pollinisateurs.

Sources : Romain LOURY, Les insectes, une hécatombe en cours, Journal de l’environnement, 11 février 2019.
Mike GAWORECKI, Can cities help preserve the butterflies and the bees?, Pacific Standard, January 31, 2019.
flowersforbees.com

 

Production

14 Février 2019

SLOW FLOWERS : REPONDRE AUX ATTENTES DU CONSOMMATEUR DANS UN MONDE GLOBALISE

SLOW FLOWERS : REPONDRE AUX ATTENTES DU CONSOMMATEUR DANS UN MONDE GLOBALISE

Lancé aux Etats-Unis en 2013 par Debra Prinzing, le Slow Flowers est une transposition du mouvement Slow Food aux fleurs qui repose sur une production locale et respectueuse de l’environnement. Un article paru récemment dans Hortipoint dresse un état des lieux de ce mouvement. Cet exemple est intéressant au regard de la dernière vague de l’Observatoire Cetelem mettant en avant une véritable demande du consommateur pour le local, vecteur de confiance.

Ces deux dernières décennies, la demande pour des fleurs fraîches produites localement a fortement augmenté et a conduit au développement de fermes florales, véritables vitrines de cette production demandée. Parallèlement, les fleurs de saison lors de mariages sont devenues très tendances avec des visuels largement partagés sur les réseaux sociaux, bien que ces fleurs ne soient pas toujours disponibles chez les principaux producteurs et grossistes.
Suite à la création du site slowflowers.com, des producteurs se sont associés pour créer le label « Certified American Grown ». Grâce à une agence indépendante de contrôle, ce label offre aux fleuristes et consommateurs l’assurance de l’origine nationale des fleurs.
Bien que « local » et « cultivé dans le pays » ne signifient pas exactement la même chose, ces deux initiatives ont bénéficié d’un soutien mutuel dans la mesure où elles véhiculent toutes les deux l’idée de qualité et de fraîcheur.

Comment répondre alors aux attentes dans un marché mondialisé ? « J’ai réalisé que les importations étaient la colonne vertébrale de la fleuristerie américaine et de l’Amérique du Nord et que cela n’allait pas rapidement changer. Ce que le mouvement Slow Flowers peut faire est de créer une niche de façon pédagogique qui soutienne la production nationale de fleurs respectueuse de l’environnement comme une catégorie d’un plus grand marché de la fleur. », explique Debra Prinzing. Des fermes florales se développent un peu sur le modèle utilisé il y a 100 ans à l’exception près qu’elles utilisent les réseaux sociaux pour atteindre une niche sensible aux tendances, indique l’article.
En juillet 2015, Debra Prinzing lança la semaine des fleurs américaines (American Flower Week) pour sensibiliser la société aux fleurs locales. Un événement repris ensuite au Royaume-Uni, au Canada et en Australie. La France et l’Italie ont également relayé le hashtag #slowflowers.com sur les réseaux sociaux accumulant au total près de 78 millions « d’impressions » dans le monde.

Le mouvement Slow Flowers a eu un impact significatif sur le marché. Cependant, il est clair qu’actuellement le marché local et même national ne peut couvrir la demande en fleurs aux Etats-Unis.
Le Slow Flowers est révélateur d’une tendance éthique mais aussi esthétique de variétés de fleurs de saison. Les producteurs locaux peuvent proposer une gamme de fleurs différente de celle proposée par les grands producteurs, destinée à parcourir de longues distances.
Le Slow Flowers a amené le consommateur à être sensible à la transparence dans la chaîne de valeur mais aussi à se « reconnecter » avec la nature. Enfin, les événements « du champ au vase » (aux Etats-Unis et au Canada), pédagogiques et inspirants, permettent au grand public de déguster des plats locaux dans une décoration florale locale.

Sources : Think local, act local – 17 pays européens passés à la loupe, Observatoire Cetelem 2019, février 2019.
Bruce WRIGHT, How Slow Flowers movement influences global flower trade, Hortpoint, 8 February 2019.

 

International

27 Février 2019

A UN MOIS DU BREXIT, DES INFORMATIONS MISES A JOUR POUR LES ENTREPRISES

A UN MOIS DU BREXIT, DES INFORMATIONS MISES A JOUR POUR LES ENTREPRISES

Dans un mois (29 mars 2019) aura lieu le retrait du Royaume-Uni (Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord) de l’Union Européenne. Des négociations sont en cours entre la Commission européenne et les autorités britanniques afin d’obtenir un accord de retrait qui inclura une période de transition, ainsi qu'une déclaration politique définissant le cadre de la future relation. Selon l'issue de ces négociations, différentes conséquences sont envisageables dans la filière.

De nombreuses sources d’information sont disponibles pour aider les entreprises à se préparer aux scénarios possibles.

Sources françaises:
-Le site www.brexit.gouv.fr du gouvernement présente le Brexit et la situation actuelle.
-La Direction générale des douanes et des droits indirects a publié une information à destination des entreprises dans le cas du scénario “no deal” du Brexit, des fiches de synthèse sur les services et procédures douanières  mais aussi une page sur la "frontière intelligente", solution technologique innovante visant à fluidifier la circulation des marchandises.
-Le Ministère de l'agriculture et de l'alimentation a mis en ligne sur son site un dossier Brexit qui dirige les entreprises vers la source d’information correspondante à chaque cas (exportateur, importateur, investisseur...)
-La Direction générale des entreprises a publié un guide pédagogique de préparation à une sortie sans accord du Royaume-Uni de l'UE.

Informations issues de la Commission Européenne:
-La Commission Européenne a conçu une vidéo sur la préparation au Brexit et publié des notices techniques sur les enjeux dans de nombreux domaines (environnement, énergie, services financiers…). Le site de la Commission Européenne comporte aussi des informations en matière de Douanes avec un guide destiné aux entreprises pour se préparer au Brexit
 et une liste de contrôle pour les opérateurs

Sources britanniques:
Le gouvernement britannique a publié il y a quelques jours une version révisée du guide à destination des entreprises en cas de sortie sans accord.
Le site du Gouvernement comprend également un espace dédié au Brexit.

Pour adresser des questions aux ministères en charge :
brexit.entreprises@finances.gouv.fr
brexit@douane.finances.gouv.fr

brexit@agriculture.gouv.fr

Source : Ministère de l’Agriculture

 

Entreprises

22 Février 2019

LE SHOP-IN-SHOP POUR INSPIRER ET ATTIRER UNE NOUVELLE CLIENTELE

LE SHOP-IN-SHOP POUR INSPIRER ET ATTIRER UNE NOUVELLE CLIENTELE

Boulanger au BHV, Darty chez Carrefour, Go Sport dans un Géant Casino… le shop-in-shop (magasin dans un magasin), conçu à l’origine pour des opérations spéciales (promotions, ventes thématiques), est de plus en plus présent et concerne différentes catégories de produits. Il se distingue du corner dans la mesure où il est destiné à un magasin précis d’une enseigne, et gère un personnel chargé de promouvoir la marque et payé par elle.

Le shop-in-shop vise à diversifier l’offre et à donner un nouveau souffle aux points de vente « qui accueillent ». Cette stratégie peut aussi avoir pour ambition de créer de nouvelles ambiances et rendre les magasins « plus inspirants » comme l’explique au magazine Gondola, Fredrik Olsson, directeur général de H&M qui a installé des fleuristes dans ses points de vente à Stockholm, Madrid et Londres.
Pour le magasin qui « s’installe » dans cet espace, il ne s’agit pas de remplacer son point de vente d’origine mais, d’avoir une opportunité de s’exposer davantage et parfois de cibler un groupe spécifique de consommateurs.

Dans le cas d’un point de vente spécialisé dans le végétal, le shop-in-shop pourrait mettre en avant la valeur ajoutée apportée par les conseils personnalisés du vendeur, attirer une nouvelle clientèle (ex. jeunes urbains), favoriser l’achat spontané, rappeler au consommateur d’acheter des fleurs lors de fêtes calendaires, lui permettre de mieux se projeter (magasin de décoration), ou encore de mettre en avant l’importance des végétaux dans le quotidien (plantes dans les espaces de vie et de travail, plantes aromatiques dans la cuisine). Cet espace peut aussi constituer un point de contact pour amener ces nouveaux clients vers la boutique initiale afin de bénéficier d’une offre élargie.
Enfin, pour assurer une cohérence entre les deux points de vente, le shop-in-shop peut s’inscrire dans le prolongement de l’engagement ou de l’identité du magasin (made in France, produit local ou régional, engagement social et environnemental) pour sensibiliser le consommateur à la mobilisation des entreprises du végétal dans ces domaines.

Sources : Quentin VELLUET, Shop-in-shop ou corner : quelles différences ?, Les Echos Franchise, 24/06/2015.
Shop-in-shop : l’essor des magasins « poupées russes », Le Hub – La Poste, 21/02/2019.

 


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