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28 janvier 2021 - N°234

Entreprises

26 Janvier 2021

UN SECOND SEMESTRE 2020 PLUS FAVORABLE POUR LES ENTREPRISES DU PAYSAGE

UN SECOND SEMESTRE 2020 PLUS FAVORABLE POUR LES ENTREPRISES DU PAYSAGE

Après un premier semestre marqué par les conséquences du début de la crise sanitaire, les entrepreneurs du paysage connaissent à nouveau une croissance de leur activité au second semestre 2020.


Au premier semestre 2020, le baromètre de suivi d’activité des entrepreneurs du paysage par I+C pour VAL’HOR et l’Unep indiquait une diminution du chiffre d’affaires des entreprises interrogées de 6%. Six mois plus tard, le chiffre d’affaires croît en moyenne de 3%.
Concernant les prestations, le chiffre d’affaires généré par la création de jardins ou d’espaces verts progresse de 3,5% au second semestre 2020 (par rapport au second semestre 2019) et l’entretien des jardins ou espaces verts de 2,5%.
Sur le marché des particuliers, le recul d’activité du premier semestre de 5% (par rapport au premier semestre 2019) est compensé par une hausse de 5% durant le second semestre (par rapport au second semestre 2019). Sur les marchés publics, le second semestre affiche une baisse d’activité (-1%) mais moindre qu’au premier semestre (-6%). Sur le marché des entreprises privées, l’activité augmente au second semestre 2020 de 3% après une diminution de 8% au premier semestre.

Malgré ce contexte particulier, 79% des entreprises interrogées ont effectué des investissements en 2020. La proportion d’entreprises ayant cherché à embaucher sans y être parvenues augmente à nouveau pour atteindre 49% au second semestre.
Ainsi, le recrutement de personnel qualifié remonte dans le classement des préoccupations des chefs d'entreprise pour atteindre la deuxième place après «la Covid-19 et le risque d’un nouveau confinement» (avec les contraintes que ce reconfinement impliquerait). Les chefs d’entreprise redoutent aussi l'impact global de la crise sur l’activité de l’entreprise et sur l’économie nationale à moyen et long terme. Les carnets de commandes figurent également dans les principales préoccupations des entreprises.
Les entrepreneurs du paysage restent toutefois confiants avec une hausse de 5,5% du chiffre d'affaires attendue au premier semestre 2021 (par rapport au premier semestre 2020).

Source : Baromètre VAL’HOR / UNEP réalisé par I+C / Xerfi de suivi d’activité semestriel des entrepreneurs du paysage, 2nd semestre 2020.

 

Développement durable

20 Janvier 2021

DEBUT DE LA DECENNIE DES NATIONS UNIES POUR LA RESTAURATION DES ECOSYSTEMES

DEBUT DE LA DECENNIE DES NATIONS UNIES POUR LA RESTAURATION DES ECOSYSTEMES

L’année 2021 marque le début de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes.


La vitalité et la diversité des écosystèmes sont essentielles au développement durable des pays et contribuent à la qualité de vie de leurs habitants. Ils se dégradent aujourd’hui à un rythme alarmant.
Par la résolution adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 1er mars 2019, la période 2021 – 2030 a été déclarée «Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes». Cette décennie, qui sera officiellement lancée le 5 juin 2021 à l’occasion de la Journée Internationale de l’Environnement, vise à prévenir, stopper et retourner la tendance à la dégradation des écosystèmes mais aussi désormais de mieux construire le monde d’après Covid-19.

L’initiative rappelle que dans les villes, les écosystèmes influencent la qualité de vie et que leur restauration nécessite un engagement à la fois des décideurs et des citoyens. «Les espaces verts doivent être placés au cœur de la planification urbaine.» Parmi les actions citées en faveur de la restauration des écosystèmes dans les zones urbaines : la plantation d’arbres, la création de forêts urbaines, l’installation d’habitats pour la faune dans les parcs, écoles et autres espaces publics ou encore la reconversion d’anciens sites industriels en réserves naturelles urbaines, espaces récréatifs et détente.

Une stratégie a été conçue pour favoriser la participation des acteurs de la société et mobiliser les moyens et les soutiens nécessaires à la réalisation de ce projet mondial. Des événements, des plateformes et des contenus accompagnent les citoyens, entreprises, décideurs dans leurs démarches.

Voir la vidéo de présentation de la décennie pour la restauration des écosystèmes (en français)

Source : www.decadeonrestoration.org
Information reprise dans la newsletter Greener Spaces Better Places, 15/01/2021.

 

Développement durable

25 Janvier 2021

EXTENSION DE L’INTERDICTION D’USAGE DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES A D’AUTRES ESPACES DE VIE

EXTENSION DE L’INTERDICTION D’USAGE DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES A D’AUTRES ESPACES DE VIE

L’arrêté du 15 janvier 2021 relatif aux mesures de protection des personnes lors de l'utilisation de produits phytopharmaceutiques élargit à d’autres espaces de vie l’application de la loi Labbé.


Entrée en application à partir de 2017, la loi du 6 février 2014, dite «loi Labbé», interdit l’utilisation des produits phytopharmaceutiques pour l’entretien des espaces verts, forêts, promenades et voiries accessibles ou ouverts au public. Depuis, de nouvelles restrictions d’usage des produits phytosanitaires ont été progressivement instaurées. Un nouvel arrêté en date du 15 janvier 2021 étend à partir du 1er juillet 2022 l’interdiction d’utilisation des produits phytosanitaires - hors produits de biocontrôle, à faible risque, ou utilisables en agriculture biologique - aux différents lieux fréquentés par le public ou à usage collectif - que ces lieux appartiennent à des structures publiques ou privées et soient fréquentés par des résidents, des usagers, des élèves, des employés, des patients, des clients ...

Sont désormais concernés :
- L'ensemble des propriétés à usage d'habitation (habitat individuel ou collectif),
- Les zones destinées au public des lieux dédiés au loisir, au tourisme, à l'hébergement, au commerce, ou au service,
- Les établissements de santé et d'enseignement,
- Les lieux de travail, hors zones où il est nécessaire de réaliser des traitements pour des raisons de sécurité.
- Les cimetières et terrains de sport sont désormais tous concernés par l'interdiction. Pour certains terrains de sport, l'utilisation de produits phytosanitaires de synthèse sera encore possible jusqu'au 1er janvier 2025 pour les usages pour lesquels «aucune solution technique alternative ne permet d'obtenir la qualité requise dans le cadre des compétitions officielles.»
L’ensemble des gestionnaires de JEVI (Jardins, Espaces végétalisés et Infrastructures) sont donc désormais concernés.
Accéder au visuel présentant les différents types d’espaces où s'appliquent les restrictions.

Sources : Publication de l'Arrêté du 15 janvier 2021 relatif aux mesures de protection des personnes lors de l'utilisation de produits phytopharmaceutiques, Ecophyto-pro.fr. Information reprise par Plante & Cité.
Arrêté du 15 janvier 2021 relatif aux mesures de protection des personnes lors de l'utilisation de produits phytopharmaceutiques dans les propriétés privées, les lieux fréquentés par le public et dans les lieux à usage collectif, Journal officiel de la République française - N° 18 du 21 janvier 2021.

 

Communication

20 Janvier 2021

DIGITALISATION DES ENTREPRISES ET RELATION CLIENT

DIGITALISATION DES ENTREPRISES ET RELATION CLIENT

La crise sanitaire a considérablement renforcé le besoin de digitalisation des entreprises avec de nouveaux enjeux dans la relation client.


D’après un sondage CSA réalisé auprès de dirigeants d’entreprises de plus de 10 salariés, 61% des entreprises anticipent une accélération de la digitalisation dans les prochains mois et 79% d’entre eux ont fait de la digitalisation un aspect important de leur activité quotidienne.
Malgré cette prise de conscience, la transformation digitale reste difficile à mettre en place : une majorité des dirigeants estiment «ne pas être en avance» dans ce domaine et 32% des entreprises interrogées n’ont pas entamé de plan de transformation digitale.

La numérisation des entreprises, accélérée par la crise sanitaire, a bouleversé la relation client et pour 33% des dirigeants, la priorité de la transformation digitale est de maximiser et faciliter la relation client.

Dans une interview pour le blog Le Hub de La Poste consacré à l’expérience client, Rémy OUDGHIRI, sociologue et directeur général de Sociovision met en lumière les limites d’une relation client digitalisée et les leviers pour mieux répondre aux besoins des clients dans ce contexte de crise sanitaire : «Au bout d’un moment, la virtualisation de la relation devient effectivement déshumanisante.» Pour pallier cette déshumanisation, il est essentiel de rétablir un lien de confiance : «La digitalisation doit devenir un outil au service de la confiance. Les gens ont besoin de repères, de clarté, de connaître les produits qu’ils achètent… L’outil digital est un canal d’information précieux. On peut être explicatif, pédagogique, on peut montrer des images, des films…»
Autre limite de la digitalisation : la multitude de l’offre et là encore c’est la confiance qui guide le comportement du consommateur : «Au bout d’un moment, cet hyperchoix, et même cette forme de chaos qui règne sur Internet, se retourne contre lui-même. Pour se rassurer, les gens finissent par se tourner vers des acteurs qui leur sont familiers. (…) «En période de crise, on a besoin de s’appuyer sur des piliers, sur des acteurs et des marques qui nous rassurent.»

Dans ce contexte, la mise en avant du savoir-faire, de la connaissance mais aussi de l’engagement des professionnels du végétal favorisera un climat de confiance chez les nouveaux consommateurs qui connaissent peu les végétaux, trouvent l’inspiration sur les réseaux sociaux et apprécient l’achat en ligne.

Sources : Les salariés, les dirigeants et la digitalisation des entreprises, étude CSA, 25/11/2020.
«Les consommateurs ont besoin de repères dans le chaos», Le Hub – Au cœur de l’expérience client, La Poste, 17/12/2020.

 


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