Banniere En Quête de Vert

04 fevrier 2021 - N°235

Entreprises

01 Février 2021

COVID-19 ET DISPARITIONS D’ENTREPRISES

COVID-19 ET DISPARITIONS D’ENTREPRISES

Alors que la pandémie continue, entraînant de nouvelles restrictions avec toutes les conséquences qu’elles impliquent pour les entreprises, les premières statistiques sur l’ensemble de l’année 2020 apportent un aperçu de l’impact de la crise sur les entreprises et les risques à venir.


L’an dernier, sous l’effet de la Covid-19, le Produit Intérieur Brut de la France a subi une chute historique de 8,3% (source : INSEE).
2020 n’a pas été marquée d’une explosion du nombre de redressements et liquidations judiciaires. Les défaillances d’entreprises sont même en forte diminution (-29% pour les PME) à la mi‐novembre 2020 par rapport à 2019. D’après le Conseil d’Analyse Economique «la chute des défaillances en 2020 s’est d’abord expliquée par des mesures administratives, mais sa persistance cet automne est surtout due aux mesures massives de soutien aux entreprises qui ont, en partie, gelé le processus normal de sortie des entreprises.»

Suite au premier confinement, 84% des entreprises ont eu recours à une ou plusieurs aides gouvernementales (source : INSEE) :
70% des entreprises ont bénéficié du chômage partiel. Dans la filière du végétal, la proportion atteint 73% au global, dont plus de 90% pour les entreprises de commerce spécialisé (source : étude PwC pour VAL’HOR).
53% des entreprises ont bénéficié d’un report des échéances sociales. Dans la filière du végétal, la proportion des entreprises ayant effectué un report du paiement des cotisations sociales s’élève à 69% pour les jardineries / Lisa, à 64% chez les grossistes, à 60% chez les producteurs et à 57% chez les fleuristes.
41% des entreprises ont bénéficié d’un prêt garanti par l’Etat. Cette part monte à 79% chez les grossistes en fleurs et plantes, à 38% chez les horticulteurs / pépiniéristes et à 25% chez les fleuristes.

D’après David CAYLA, chercheur au Groupe de recherche angevin en économie et management (Granem) et maître de conférences à l’université d’Angers, les effets réels de la crise seront visibles lorsque l’épidémie sera maîtrisée et que les aides disparaîtront progressivement (source : 20 minutes). En outre, «pour rembourser leurs prêts dans les prochaines années, les entreprises devront dégager une rentabilité supérieure à celle d’avant crise ! Ce ne sera pas possible», prévient Mathieu PLANE, économiste à l’OFCE (source : 20 minutes).
Sachant que d’après l’étude PwC, 49% des entreprises de la filière du végétal anticipaient l’été dernier une stagnation des dépenses des consommateurs dans les mois à venir (contre 28% une hausse des dépenses et 23% une diminution), les marges de manœuvre pour un rattrapage du chiffre d’affaires semblent réduites.

Sources : Le PIB français s'est contracté de 8,3% en 2020, une chute historique – Insee, Les Echos Investir, 29/01/2021.
L’impact de la crise sanitaire sur l’organisation et l’activité des sociétés, INSEE Première, N°1830, décembre 2020.
Etude d'impact économique du Covid-19 par PwC, AND International et I+C / Xerfi pour VAL’HOR avec le soutien de FranceAgriMer, septembre 2020.
Nicolas RAFFIN, Coronavirus : Le pire est-il à venir pour les entreprises en 2021 ?, 20 minutes, 08/01/2021.
Mathieu CROS, Anne EPAULARD et Philippe MARTIN, Les défaillances d’entreprises dans la crise Covid‐19: zombification ou mise en hibernation ?, Conseil d’Analyse Economique, N°051- 2020- décembre 2020.



 

Consommation

29 Janvier 2021

TENDANCES DE CONSOMMATION ET LEVIERS D'ACTION

TENDANCES DE CONSOMMATION ET LEVIERS D'ACTION

Euromonitor International et le Boston Consulting Group décryptent les tendances de consommation dans ce contexte de crise et partagent aux entreprises leurs recommandations pour rester en phase avec les attentes des consommateurs.

L'institut d'études Euromonitor International a publié le Top 10 des tendances de consommation dans le monde en 2021.
1. Reconstruire en mieux
2. Fort désir de praticité
3. Oasis de plein air
4. Réalité « phygitale »
5. Jouer avec le temps
6. Des citoyens incrédules et rebelles
7. Des consommateurs obnubilés par la sécurité
8. Désir de s’adapter à l’adversité
9. Des consommateurs économes
10. De nouveaux lieux de travail
Retrouvez dans le dossier En Quête de Vert les principaux comportements qui s’inscrivent dans ces tendances, la vision / les recommandations d’Euromonitor International et les enjeux pour la filière du végétal.

Les nouvelles attentes de la société présentées par Euromitor International rejoignent celles mises en lumière par le Boston Consulting Group dans un article intitulé «Shape a better future» (concevoir un avenir meilleur) : une situation instable et incertaine, un désir des citoyens que les entreprises agissent davantage pour la société, une plus forte pression pour agir en faveur du climat, ou encore une demande accrue en produits respectueux de l’environnement.
Le BCG identifie 6 actions majeures pour ouvrir la voie au changement :
1. Agir pour mettre fin au virus
2. S’adapter à cette nouvelle réalité en repensant ses priorités, son mode de fonctionnement
3. Participer à la reconstruction d’un monde plus éco-responsable
4. Mobiliser l’effort collectif
5. Faire acquérir de nouvelles compétences au personnel pour le monde du travail de demain.
6. Identifier le rôle que peut avoir l'entreprise pour agir face aux problèmes mondiaux. Avoir un objectif clair pour créer l’opportunité de réaliser un changement positif.

Sources : Gina WESTBROOK and Alison ANGUS, Top 10 Global consumer trends 2021, Euromonitor International, January 2021.
Principaux enseignements du rapport « Top 10 Global consumer trends 2021 » par Euromonitor International, Dossier En Quête de Vert, janvier 2021.
How to Shape a Better Future, Boston Consulting Group.
 

Production

29 Janvier 2021

UN APPEL A PROJETS POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA PRODUCTION BIOLOGIQUE

UN APPEL A PROJETS POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA PRODUCTION BIOLOGIQUE

Dans le cadre du Plan de Relance, l’Agence Bio lance un appel à projet pour soutenir des démarches visant à développer le secteur biologique à partir d’un engagement des entreprises de chaque maillon de la filière.


L’Agence Française pour le Développement et la Promotion de l'Agriculture Biologique (Agence Bio) est dotée d’un Fonds ayant pour mission de générer et soutenir des programmes de développement des filières biologiques en France. Dans le cadre du volet «transition agricole» du plan de relance gouvernemental, l’Agence Bio a lancé le 13 janvier, un appel à projets «Plan de relance» accessible jusqu’au 1er septembre 2022.
Cet appel à projets est ouvert aux sociétés, coopératives, associations loi 1901, Groupements d’Intérêt Economique agricoles, organisations de producteurs commerciales et groupements de producteurs.

Les projets soumis doivent reposer sur :
- un engagement de partenaires à différents stades des filières,
- un programme d’actions cohérent sur 3 ans,
- un budget prévisionnel de 50 000 euros H.T. d’investissements minimum sur 3 ans.
La demande d’aide au fonds avenir bio est plafonnée à 1,2 million d’euros par projet et à 700 000 € par bénéficiaire indépendant.

Source : Agence Bio



 

Mode de vie

28 Janvier 2021

LA NATURE EN VILLE, UNE PRIORITE POUR LES MILLENNIALS

LA NATURE EN VILLE, UNE PRIORITE POUR LES MILLENNIALS

La ville idéale des Millennials est une ville végétalisée, sûre et respectueuse de l’environnement.


L’institut BVA a mené en janvier pour NGE un sondage auprès des Millennials (20-35 ans) afin de connaître leur perception de la ville idéale.
Les résultats mettent en avant l’importance qu’ils attribuent à la ville verte et plus largement à la qualité de vie. Lorsqu’on leur demande, d'après eux, ce qu’une ville idéale privilégie, la première réponse qui ressort est «la nature (espaces verts, végétalisation, etc.)» avec 48% de réponses. Ce critère vient avant la sécurité (36%) et les activités en cœur de ville (commerces, équipements sportifs, hôpitaux, maisons de retraite, etc.).
La présence de nature en ville n’a pas uniquement une dimension esthétique ; elle est aussi le reflet d’une attente pour une ville durable. A la question «Si vous aviez le pouvoir de changer la ville, quelles seraient vos priorités ?» la réponse qui arrive en premier est «Plus de respect pour l’environnement» (44% de réponses).

Par ailleurs, les résultats de l’étude révèlent que la mixité des espaces de vie - pouvoir dans un même espace travailler, se cultiver, partager des moments de convivialité, faire du sport, faire ses achats divers - permettrait avant tout «d’améliorer la qualité de vie de tous les habitants, quel que soit leur âge» et «de rendre la ville plus conviviale».
Dans ce contexte de pandémie où l’on passe davantage de temps chez soi mais aussi où les espaces extérieurs peuvent apporter une solution lorsque les loisirs dans des lieux fermés ne sont plus possibles, la question de la multifonctionnalité des espaces de vie intérieurs et extérieurs est plus que jamais d’actualité.
L’espace vert, lieu d’activité sportive, de socialisation ou encore de découverte de la biodiversité locale peut contribuer à la qualité de vie des habitants grâce à sa multifonctionnalité.
En outre, plusieurs études indiquent que la présence d’espaces verts serait associée à un plus grand sentiment de sécurité, à une meilleure cohésion sociale et à un plus faible taux de criminalité (lorsque les espaces verts sont bien entretenus) en ville. Un aspect à prendre en considération puisque dans l’enquête BVA, le manque de sécurité en ville est cité de façon récurrente par les Millennials.

Sources : Jolanda MAAS, Peter SPREEUWENBERG, Marijke van WINSUM-WESTRA, Is Green Space in the Living Environment Associated with People's Feelings of Social Safety?, Sage Journals, 09/01/2001.
Viniece JENNINGS and Omoshalewa BAMKOLE, The Relationship between Social Cohesion and Urban Green Space: An Avenue for Health Promotion, NCBI, 04/02/2019.
University of Virginia Health System, How green space can reduce violent crime, 27/02/2020.
La ville idéale des Millennials, étude BVA pour NGE, janvier 2021.
 


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