EN QUÊTE DE VERT

Informations socioéconomiques des professionnels du végétal

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4 juin 2020 - N°211

Mode de vie

28 Mai 2020

LES FRANÇAIS STRESSES ET INQUIETS EN PERIODE DE DECONFINEMENT

LES FRANÇAIS STRESSES ET INQUIETS EN PERIODE DE DECONFINEMENT

Bien qu’elles aient contribué à donner du moral aux Français, les libertés supplémentaires accordées depuis le 11 mai n’ont pas réduit leur niveau de préoccupation. Une situation qui nécessite des adaptations de la part des entreprises pour redonner envie de consommer.


D’après une enquête BVA, les Français tirent un bilan positif de la première semaine de déconfinement et ont un moral plus positif avec la plus haute note enregistrée (6,6/10) depuis le début de l’enquête (en mars).
Pour autant, la situation reste préoccupante. L’organisme de recherche Human Adaptation Institute en partenariat avec l’Institut du cerveau et plusieurs universités mène une étude sur le niveau de stress des Français depuis le confinement. Les résultats préliminaires indiquent que la qualité du sommeil s’est dégradée à partir du 11 mai. Le confinement et le déconfinement ont également un impact psychique d’après l’étude avec une crainte d’exposition au Covid-19. Ainsi, plus d’un répondant sur deux (55%) s’estime exposé ou très exposé lorsqu’il va faire des courses. Un tiers (29%) en sortant simplement dans la rue. Et 44% craignent une deuxième vague de coronavirus dans les semaines à venir. Cette crise se traduit également par une difficulté à se projeter. 80% ne se préparent pas à de nouveaux modes de fonctionnement en vue des situations à venir.
Une autre enquête conduite cette fois par l'Ifop pour l’Inserm est particulièrement révélatrice de l’inquiétude des Français : 56% auraient préféré un confinement prolongé. Ce contexte a incontestablement un impact sur la consommation des Français. D’après une enquête Nielsen, seuls 2% des Français ont déclaré à la veille de la sortie du confinement vouloir faire du shopping.

D’après Valentina CANDELORO, directrice marketing international de Mood Media, la crise sanitaire nécessite de repenser l’expérience client, ce qui devrait conduire à des transformations importantes dans le commerce. Certaines visent particulièrement à rassurer le consommateur : des lieux d’achat accueillants et sûrs avec des dispositifs pour assurer l’hygiène et la sécurité, davantage de paiement sans contact et l’usage accru du numérique.

Sources : Martine Le BRETON, Le déconfinement est source de stress pour les Français, c'est prouvé, HuffPost, 27/05/2020.
56% des Français auraient préféré un confinement prolongé, Le télégramme, 25/05/2020.
Baromètre quotidien de suivi de la crise du covid 19: comment les Français vivent -ils la période actuelle ? Vagues 59 à 61 – 18 mai 2020, étude BVA pour Europe 1 et Orange.
Après le confinement, à quoi ressemblera l'expérience client en magasin?, EMarketing, 27 avril 2020.

 

Communication

29 Mai 2020

LE JARDIN, LIEU DE RETROUVAILLES ET D’ART DE VIVRE

LE JARDIN, LIEU DE RETROUVAILLES ET D’ART DE VIVRE

Lieu pour déstresser et rester actif durant le confinement, le jardin à la sortie du confinement peut continuer à répondre aux attentes des Français désireux de passer du temps avec leurs proches.


Lors du confinement, les Français ont témoigné d’un grand désir de retrouver une vie sociale et des espaces naturels. A la question «Quelle est la 1ère chose que vous ferez après le confinement ?» posée par TLC Marketing à plus de 1000 Français, 49% répondent «revoir mes proches», 13% «aller au restaurant, café…», 13% «simplement sortir (se promener, se balader…)», 11% «se mettre au vert (activités en pleine nature, montage, forêt, mer…)», 10% «faire la fête (anniversaire, apéro…)».
L’augmentation des ventes de champagne de 74% et d’alcool de 23% la première semaine de déconfinement par rapport à la première semaine de confinement témoigne de cette envie de célébrer des petits instants de vie et de se faire plaisir. L’occasion de rappeler aux consommateurs que le jardin peut être un lieu festif, de retrouvailles et de loisirs. De plus, selon un sondage mené par l'Ifop pour BNP Paribas Real Estate, 46% des Français ne partiront pas en vacances. Pour 1/3 d’entre eux, ce choix s’explique par la peur du Covid-19 et pour ¼ d’entre eux, par des contraintes de revenu. Dans tous les cas, on peut supposer que les Français passeront plus de temps dans leur jardin cet été.

Les 6 et 7 juin sera diffusé l’épisode inédit de Mission : Végétal «Garden Party». L’histoire : pour l’ouverture de la boutique de sa femme, Marc souhaite inviter ses amis et ses voisins à célébrer la nouvelle au bord de la piscine ! Damien, professionnel du végétal, donne ses astuces pour créer une ambiance festive pour une garden party réussie.
Il s’agit alors de valoriser auprès des consommateurs les opportunités offertes par le végétal et les prestations pour le jardin, de profiter de son jardin pour se distraire et passer à nouveau du temps avec ses proches.

Sources : Isabelle MUSNIK, Que feront les Français après le confinement?, Influencia, 19/4/2020.
Louis HEIDSIECK, Les Français se sont rués sur l'alcool pour fêter le déconfinement, Le Figaro, 22/05/2020.
Bruna BASINI, SONDAGE. Déconfinement: 46% des Français ne partiront pas en vacances cet été, Le Journal du Dimanche, 01/05/2020.
VAL'HOR.
Crédit photo : VAL'HOR

 

Consommation

29 Mai 2020

LA PRESENCE D’UN JARDIN DEVIENT ENCORE PLUS IMPORTANTE DANS LES PROJETS IMMOBILIERS

LA PRESENCE D’UN JARDIN DEVIENT ENCORE PLUS IMPORTANTE DANS LES PROJETS IMMOBILIERS

Avec le confinement et l’impossibilité d’accéder à des espaces verts publics, la crise sanitaire a renforcé l’envie des Français de disposer d’un jardin.


La crise sanitaire avec la période de confinement a souligné l’avantage de disposer d’un espace extérieur. Interrogés au mois d’avril dans une enquête Ifop pour BNP Paribas Real Estate, 86% des Français estimaient que leur logement était bien adapté au confinement, le plus souvent grâce à un espace extérieur (balcon, terrasse, jardin).
Bien que le confinement ait été temporaire, le désir des Français disposer d’un jardin semble encore plus grand qu’il ne l’était avant le début de la crise du coronavirus. D’après une étude Poll&Roll pour le Groupe Capelli, organisée du 10 au 14 avril, les deux premières raisons pour lesquelles les Français pensent changer de logement sont «avoir un logement plus grand» et «avoir un espace extérieur». Parmi ceux qui envisagent de changer de logement après le confinement, 55% considèrent que la crise a eu un impact sur leur projet. Sur un ensemble de critères proposés, 36% des Français ayant un projet immobilier accordent depuis le confinement une place plus importante à la présence d’un espace extérieur (balcon, terrasse, jardin…) et 27% accordent une place plus importante au fait que le logement soit proche de la nature. En outre, il a été observé pendant le confinement, une hausse des recherches de maison avec jardin sur seloger.com.

La poussée du télétravail depuis le début de la crise et son adaptation dans la vie quotidienne amènent certains actifs à envisager la possibilité d’un autre cadre de vie (pour leur résidence principale ou secondaire). D’après un article paru dans Les Echos, «La crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19 pourrait bousculer notre conception de l'urbanisme. Elle interroge sur la densité urbaine, le partage de l'espace, la place de la nature.» Comme dans toute crise, celle du Covid-19 engendre une réflexion de l’individu sur son mode de vie, sa façon de consommer, sur ses valeurs et ce qui est essentiel. Si cette tendance s’inscrit dans le long terme, de nouveaux enjeux pourraient alors voir le jour aussi bien pour les décideurs des espaces urbains que pour ceux en zones rurales pour s’adapter à ce changement de priorités et de choix de vie des individus.

Sources : Etude Capelli : Impact du COVID-19 sur le marché immobilier, Poll&roll, avril 2020.
Alice POUYAT, Coronavirus : l'épidémie va-t-elle provoquer un exode des citadins vers la campagne?, We Demain, 1er mai 2020.
Comment le coronavirus va changer le visage des grandes villes, Les Echos, 27/04/2020.
Crédit photo : VAL'HOR

 

Entreprises

29 Mai 2020

VALORISER L’UTILITE SOCIALE DE L’ENTREPRISE

VALORISER L’UTILITE SOCIALE DE L’ENTREPRISE

Alors que le rapport à la consommation a fortement été ébranlé par la crise sanitaire, les entreprises ont mis en avant le rôle qu’elles pouvaient jouer dans la société. Une tendance qui pourrait perdurer après la crise et constituer une nouvelle étape dans l’engagement des entreprises.


Ces dernières années, les consommateurs se sont montrés de plus en plus critiques à l’égard de l’engagement des entreprises et leur communication. Durant le confinement, les entreprises ont dû revoir la façon dont elles communiquaient mais aussi agissaient. Qu’en est-il de la sortie du confinement voire de l’après crise ?
D’après un sondage YouGov mené les 21 et 22 avril, 1 Français sur 3 envisage de boycotter les marques qui n’ont pas été à la hauteur durant le confinement. 1 Français sur 2 envisage de favoriser les marques dont l’engagement lui a plu pendant la crise.
Sociovision a mis en exergue à partir du suivi et des modes de vie et valeurs des Français ces 5 dernières années, les tendances sociétales qui devraient s’accélérer avec la crise du Covid-19. Parmi ces tendances «la rationalisation de la consommation». Dans ce contexte, «le tournant des marques vers plus de «responsabilité» va donc s’amplifier dans les années qui viennent ».
«On voit bien, dans ces circonstances, que ce qui compte, c’est le sens. (…) les entreprises qui sont les plus justes dans cette crise sont celles qui ont fondamentalement intégré, dans leur mode de pensée et d’action, qu’elles devaient avoir une utilité sociale qui transcende la nécessité de créer de la richesse. Cette tendance était évidemment latente. Elle est désormais évidente.», indique Nicolas NARCISSE de l’agence de communication Havas Paris.

Dans notre filière, on a pu voir des entreprises agir pour participer à l’effort de lutte contre le Covid-19 ou pour soutenir le personnel médical. Le végétal et le paysage répondent à des enjeux individuels mais aussi collectifs. Les espaces verts permettent le contact avec le végétal y compris pour ceux qui ne disposent pas d’espaces extérieurs. Ils permettent aussi d’accéder à un lieu pour se socialiser, faire du sport. Les jardins partagés entretiennent la vie de quartier. Les végétaux contribuent collectivement à l’amélioration de la qualité de l’air, à la réduction de la pollution, à la protection de la biodiversité. Ce sont ces valeurs qui pourront, dans le monde de l’après Covid-19, sensibiliser les clients, décideurs et usagers au rôle majeur du végétal et du paysage dans la société.

Sources : Fiona GENTILLEAU Infographie Les marques engagées, favorisées après le confinement, Emarketing, 30 avril 2020.
Quelle société après le coronavirus ?, Ifop, Dossier spécial 31/03/2020.
Nicolas NARCISSE, L’utilité sociale des entreprises, la clé du leadership du monde post coronavirus, Harvard Business Review, 26/05/2020.

 


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