EN QUÊTE DE VERT

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9 janvier 2020 - N°201

Consommation

06 Janvier 2020

LA SEMAINE DES FLEURS POUR LES ABEILLES PLEBISCITEE PAR LES FRANÇAIS

LA SEMAINE DES FLEURS POUR LES ABEILLES PLEBISCITEE PAR LES FRANÇAIS

Les résultats du second volet de l’étude VAL'HOR / FranceAgriMer sur les Français et les pollinisateurs montrent que la Semaine des fleurs pour les abeilles est encore peu connue mais l’idée est appréciée par les Français. A cet égard, la prochaine édition se tiendra du 13 au 21 juin 2020.


Fin 2018, Kantar a réalisé pour VAL’HOR et FranceAgriMer une étude sur le regard des Français face à la disparition des pollinisateurs. Le premier volet de l’étude (grand public) montre que les Français sont conscients de la disparition des pollinisateurs et de leur rôle dans la reproduction des espèces végétales. Face à cette situation, la grande majorité des citoyens agissent ou envisagent d’agir pour lutter contre le déclin des pollinisateurs et près de la moitié des foyers projettent d’acheter une ou plusieurs espèces mellifères dans les 12 prochains mois.
Les professionnels du végétal peuvent sensibiliser les Français aux végétaux particulièrement attractifs pour les polinisateurs. Pour identifier sur le point de vente les végétaux, les consommateurs ont une préférence pour l’étiquette posée directement sur la plante (53% des répondants), le pot ou l’emballage (51%), un panneau posé devant les plantes ou arbustes (47%) et, dans une moindre mesure, pour un rayon à part dédié à ce type de plantes ou arbustes (35%).

Après 3 éditions, la Semaine des fleurs pour les abeilles est connue par près d’1/5ème des Français. Un résultat encourageant. 77% considèrent que cet événement est une bonne idée. Pour 2/3 des Français, la Semaine des fleurs pour les abeilles permet de sensibiliser / informer / alerter le grand public et pour 26%, elle permet d’agir pour améliorer la situation des abeilles.
Dans un contexte de préoccupation croissante des Français à l’égard des enjeux environnementaux et de montée de la consommation responsable, la Semaine des fleurs pour les abeilles pourrait constituer un levier à l’achat de végétaux. D’après l’étude, une animation en point de vente autour de la Semaine des fleurs pour les abeilles inciterait probablement 39% des Français et certainement 28% des Français à acheter des plantes mellifères. Sur les 14% qui n’avaient pas prévu d’acheter de plantes mellifères dans les 12 prochains mois, 23% pensent que l’animation pourrait les inciter à en acheter.

La prochaine édition de la Semaine des fleurs pour les abeilles aura lieu du 13 au 21 juin 2020.
Avant cela, le colloque de la SNHF sur les fleurs et les pollinisateurs (initialement prévu le 17 décembre) se tiendra le 11 février.

Source : La disparition des insectes pollinisateurs : quel niveau de préoccupation, de connaissance et quelles actions réalisées pour y remédier ?, Etude Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer, 2019.

 

Communication

06 Janvier 2020

CONSOMMATION RESPONSABLE ET BIEN-ETRE DE PLUS EN PLUS PRESENTS SUR PINTEREST

CONSOMMATION RESPONSABLE ET BIEN-ETRE DE PLUS EN PLUS PRESENTS SUR PINTEREST

Pinterest a récemment dévoilé la dernière édition du rapport « Pinterest 100 » présentant les requêtes en hausse sur le réseau social qui devraient être au cœur des tendances styles de vie en 2020. Certaines tendances observées confirment la présence d’attentes sociétales auxquelles le végétal peut répondre.


Chaque année, le média visuel Pinterest met en lumière, à travers Pinterest 100, les 100 requêtes qui progressent le plus chez les 320 millions d’utilisateurs de Pinterest dans le monde. Les données portent sur août 2018-juillet 2019 par rapport à août 2017-juillet 2018. Des résultats qui sont bien souvent le reflet de tendances esthétiques ou d’évolutions de mode de vie et de consommation et constituent une source d’inspiration pour les entreprises.

Plusieurs requêtes en hausse traduisent des modes de vie plus éco-responsables face à une plus forte sensibilité de la société à l’impact de sa consommation. Concrètement, les requêtes sur des modes de vie limitant le gaspillage ont fortement augmenté de 446% en août 2018-juillet 2019. Les consommateurs cherchent à travers Pinterest des produits plus écologiques qui remplacent les produits du quotidien (ex. verres et nappes de table), une décoration intérieure à faible coût (recyclage, objets d’occasion). Les requêtes de lampes solaires artisanales sont en hausse de 427% en août 2018-juillet 2019 et celles sur les boutiques proposant des produits réalisés à partir de matériaux recyclés en hausse de 2276%.
D’autres requêtes en progression montrent que la recherche de bien-être sur Pinterest ne se limite plus à des spas luxueux ou à des lieux de relaxation. Le bien-être est désormais recherché dans le quotidien avec des habitudes faciles à mettre en œuvre pour éviter l’anxiété, le stress ou la fatigue physique ou psychologique.
Bien que très différents, ces «remèdes» semblent tous s’orienter vers une recherche «d’ondes positives» : faire une pause dans son utilisation des réseaux sociaux (requêtes en hausse de 314%). Les requêtes sur le décor Fen Shui et des produits naturels (huile d’ylang ylang, jus de concombre, racines de chicorée, algues) progressent également.
Par ailleurs, d’autres requêtes sont révélatrices de nouveaux usages des lieux de vie avec parmi les tendances relevées, une hausse des requêtes pour créer une pièce, un « cocon végétalisé » et cultiver dans des petits contenants des plantes aromatiques ou salades chez soi.

L’éco-responsabilité, les bienfaits du végétal et les solutions pour jardiner dans des petits espaces devraient donc représenter des valeurs sûres à mettre en avant en 2020 pour répondre aux modes de vie changeants des consommateurs.

Sources : Pinterest 100: The top trends to inspire and try in 2020, Pinterest, December 10, 2019.
Mylène WASCOWISKI, 11 tendances qui vont cartonner en 2020 selon Pinterest, Terrafemina, 27 décembre 2019.

 

Entreprises

06 Janvier 2020

RESULTATS DE TRAVAUX DE RECHERCHE SUR LA PYRALE DU BUIS

RESULTATS DE TRAVAUX DE RECHERCHE SUR LA PYRALE DU BUIS

ASTREDHOR et Plante & Cite publient une synthèse des derniers travaux sur la pyrale du buis.


Coordonné par ASTREDHOR et Plante & Cité, le programme Save Buxus sur la santé du buis s’est prolongé en 2018 (Save Buxus II) pour répondre à l’évolution de la situation phytosanitaire du buis concernant la pyrale. Ces travaux soutenus par VAL’HOR, l’OFB, SummiAgro et Ecophyto, ont permis de progresser vers la construction d’une stratégie de gestion de la pyrale du buis.

ASTREDHOR et Plante & Cité publient une synthèse des principaux enseignements :
-Huiles essentielles : les huiles essentielles sont connues pour avoir des propriétés neurotoxiques et répulsives sur les insectes. Elles présentent par ailleurs des atouts en termes d’impact environnemental : faible persistance dans l’environnement, absence de bioaccumulation. Certaines huiles essentielles ont démontré un effet sur les chenilles. Il faut poursuivre les travaux pour continuer d’évaluer leur potentiel en tant que répulsif.
-Confusion sexuelle : la confusion sexuelle, comme le piégeage phéromonal, est une technique de gestion qui utilise des diffuseurs à phéromones. Dispersés sur la parcelle à une forte densité, les diffuseurs saturent l’air ambiant en phéromones sexuelles, noyant ainsi les signaux émis par les femelles pour attirer les mâles. Ces derniers ont alors de fortes difficultés à trouver les femelles pour se reproduire, ce qui limite la descendance engendrée. Les travaux réalisés en 2018 montrent que la confusion sexuelle n’est pas adaptée pour la gestion de la pyrale du buis, du fait de la biologie de cet insecte, mais aussi des caractéristiques des sites plantés de buis.
-Lâchers de trichogrammes : depuis 2014, le laboratoire de Biocontrôle (INRA UEFM, Antibes) contribue au programme SaveBuxus en recherchant un parasitoïde oophage capable de parasiter la pyrale du buis. La stratégie de lâchers des trichogrammes continue d’être évaluée sur le terrain. Ces auxiliaires s’avèrent plus adaptés pour la gestion de buis isolés conduit en topiaire que pour la gestion de bordures de buis.

Source : Synthèse 2018 Programme SaveBuxus II - volet «pyrale», ASTREDHOR et Plante & Cité, décembre 2019.
Crédit photo : Maxime Guérin - Site expérimental pyrale GIE FPSO

 

Production

06 Janvier 2020

POURSUITE DE LA CONCENTRATION DES ENTREPRISES DE PRODUCTION EN 2018

POURSUITE DE LA CONCENTRATION DES ENTREPRISES DE PRODUCTION EN 2018

Les résultats de l’Observatoire FranceAgriMer des données structurelles des entreprises horticoles et de pépinières pour les régions Ile-de-France, Centre-Val de Loire et Bretagne montrent une diminution du nombre d’entreprises en moyenne de -7% par an. Le chiffre d’affaires évolue de -4% à +1% par an selon les régions.


L’Ile-de-France compte en 2018, 120 entreprises horticoles et de pépinières contre 152 en 2015 (-7% en moyenne par an). Le nombre d’emplois recule également : 659 (en ETP) contre 802 en 2015 (-6% en moyenne par an). Le chiffre d’affaires diminue à un rythme plus faible que l’emploi et le chiffre d’affaires durant cette période, passant de 62,4 millions d’euros en 2015 à 59,9 millions d’euros en 2018, soit -1% en moyenne par an. Cette tendance laisse penser que le phénomène de concentration du secteur demeure. L'horticulture reste le métier dominant en Ile-de-France (59% des entreprises) mais la pépinière progresse.

En région Centre-Val de Loire, on dénombre 160 entreprises de production en 2018 contre 201 en 2015 (-7% en moyenne par an). Le nombre d’emplois passe de 1230 à 1021 entre 2015 et 2018 (-6% en moyenne par an). Tout comme en Ile-de-France, le chiffre d’affaires en Centre-Val de Loire régresse à un rythme plus faible que le nombre d’entreprises et d’emplois avec un rythme de -4% en moyenne par an. Les horticulteurs représentent 57% des entreprises de production en Centre-Val de Loire (41% sont des pépiniéristes) mais 41% du chiffre d'affaires (contre 58% du chiffre d'affaires réalisé par les pépiniéristes).

L’étude recense en Bretagne 165 horticulteurs et pépiniéristes en 2018 contre 207 en 2015, soit une diminution annuelle de 7% et 930 emplois (en ETP) en 2018 contre 1050 en 2015 (soit une baisse annuelle de 4%). En revanche, le chiffre d’affaires total augmente, passant de 82,9 millions d’euros en 2015 à 85,9 millions d’euros en 2018. Les pépiniéristes représentent 58% des entreprises et 63% du chiffre d'affaires.

Source : Observatoire FranceAgriMer des données structurelles des entreprises de production, décembre 2019.

 


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