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9 juillet 2020 - N°216

Mode de vie

03 Juillet 2020

PRES DE 2 FRANÇAIS SUR 3 ONT SOUHAITE SE RENDRE DANS LEUR LIEU D’ACHAT DE VEGETAUX APRES LE CONFINEMENT

PRES DE 2 FRANÇAIS SUR 3 ONT SOUHAITE SE RENDRE DANS LEUR LIEU D’ACHAT DE VEGETAUX APRES LE CONFINEMENT

Certains Français ont accordé plus de place au végétal et au jardin dans leur quotidien durant le confinement. Deux études Kantar permettent aujourd’hui d’identifier les atouts du végétal et du jardin ressentis par les Français pour les valoriser dans cette période de déconfinement.


Kantar a, dans le cadre d’une étude pour VAL’HOR et FranceAgriMer, interrogé les Français aux mois de mars et avril sur leur rapport au végétal et au jardin durant le confinement. D’après les résultats de l’enquête cumulés sur 2 mois, 30% des Français ont passé plus de temps à s’occuper de leurs plantes d’intérieur durant le confinement en mars et avril tandis que 47% n’ont rien changé à leurs habitudes. Les individus disposant d’espaces extérieurs ont eu davantage d’opportunités de passer du temps à s’occuper de leurs végétaux : 41% ont déclaré passer plus de temps à s’occuper de végétaux dans leur jardin ou sur leur terrasse / balcon contre 31% qui n’ont pas changé leurs habitudes.
Pour ceux qui ont passé plus de temps à s’occuper des végétaux, c’est avant tout pour leur plaisir personnel (64% des répondants), mais aussi pour se changer les idées (44%), et s’occuper / se trouver des activités (43%).
Enfin, toujours sur le cumul des enquêtes réalisées en mars et avril, 64% des Français interrogés déclarent avoir envie de se rendre dans leur lieu d'achat habituel d'arbres, de plantes, de fleurs à la fin du confinement.

Par ailleurs, dans le cadre d’une autre étude Kantar sur les jardins et terrasses, l’institut met en lumière 6 profils de jardinier amateur en fonction du rapport que ces Français entretiennent avec leur espace extérieur.
-Le Fonctionnel (23%) qui attribue avant tout à son jardin une fonction utilitaire. Il cultive des fruits et des légumes et accorde beaucoup d’importance à son potager. Pendant le confinement, 53% d’entre eux ont augmenté le temps passé à cultiver leur jardin ou potager.
-Le Passionné (19%) s’occupe de son jardin ou espace extérieur tout en préservant son côté sauvage. Il est très impliqué dans les pratiques collaboratives notamment l’échange ou le don de plants ou graines.
-L’Architecte du Jardin (17%) organise ses espaces extérieurs de façon réfléchie, faisant parfois appel à un professionnel pour leur aménagement. Pendant le confinement, les architectes ont consacré encore plus de temps à s’occuper du potager ou du jardin et ont bien l’intention de continuer à le faire dans la durée.
-Le Perfectionniste (16%) recherche la perfection tant dans l’organisation que dans l’aménagement des espaces et dans l’entretien des végétaux. Il échange avec les autres jardiniers et se documente beaucoup.
-L’Epicurien (13%) considère le jardin comme un lieu de convivialité et un endroit idéal pour passer du bon temps. Pendant la période de confinement, les épicuriens ont consacré davantage de temps à l’entretien de leur jardin et 80% d’entre eux compte poursuivre cette habitude.
-Le Minimaliste (13%) apprécie d’avoir un jardin sans pour autant être très impliqué dans son entretien. De ce fait, son jardin est composé essentiellement de gazon et de surface dure pour un entretien minimum.

Sources : Panel consommateurs Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer, cumul mars et avril 2020.
Étude collective : Jardins & Terrasses - Usages et consommations, Kantar, Mars 2020.


 

Entreprises

03 Juillet 2020

QUELQUES PROJETS ASTREDHOR EN COURS

QUELQUES PROJETS ASTREDHOR EN COURS

ASTREDHOR vient de publier son rapport d’activité 2019 qui contient divers enseignements de projets de recherche et d’innovation pour la filière.


L’Institut ASTREDHOR présente dans son rapport d’activité 2019 les avancées de plusieurs projets en cours réalisés au sein des stations d’expérimentation.
Parmi les sujets présentés :
-Maîtrise des plannings de floraison : soutenu par VAL’HOR et FranceAgriMer, ce projet vise à élargir le calendrier de vente de fleurs coupées et de végétaux de pépinière en fleurs. Par exemple, en 2019, ont été élaborés des programmes de forçage pour échelonner la commercialisation en fleurs des arbustes à feuillage caduc comme Viburnum opulus, Weigela et Philadelphus. Grâce à un bon positionnement de la date de la dernière taille, la présentation des plantes a pu être améliorée sans pénaliser la floraison. Le séjour en chambre frigorifique avant le forçage sous abri non chauffé a permis d’avancer la précocité de floraison des premières séries de 4 à 6 semaines par rapport à une floraison naturelle, avec une très belle présentation des plantes, et d’étaler les ventes sur 8 à 10 semaines avec une qualité identique et un stade optimal de floraison pour les différentes séries.

-Etude de systèmes de culture innovants adaptés aux jardins urbains. Ce travail est également soutenu par VAL’HOR et FranceAgriMer. Dans le projet, une des phases d’expérimentation a permis d’étudier la résistance au transport et le comportement en place de jeunes plants racinés cultivés en aéroponie. Trois modes de culture ont été explorés sur cinq espèces végétales d’ornement et de plantes aromatiques. Dans l’ensemble, une bonne reprise des boutures a été observée et lorsque les boutures avaient une quantité satisfaisante de radicelles, la reprise était de l’ordre de 85%. Le conditionnement et l’envoi des boutures restent cependant à perfectionner pour garantir leur qualité à la livraison.

-Accompagner le changement de pratiques en horticulture en intégrant de nouvelles tactiques et stratégies de Protection Biologique Intégrée avec l'outil d'aide à la décision S@M : ce projet s’inscrit dans le cadre du plan Ecophyto II et bénéficie du soutien de l’Office français de la biodiversité et de VAL’HOR. Il vise entre autres à assurer la diffusion des innovations au plus grand nombre et à créer des protocoles d’épidémiosurveillance de terrain, exploitables sur les principales cultures ornementales (rose, cyclamen, poinsettia, géranium, chrysanthème, plantes bisannuelles, pivoine, plants de pépinière…). Seize protocoles de suivis destinés au monitoring d’une culture donnée dans un contexte climatique donné ont été élaborés pour l'outil S@M qui est encore en développement.

D’autres projets portant sur les thématiques suivantes sont à découvrir également dans le rapport d’activité 2019 d'ASTREDHOR : optimisation de l’éclairage pour la production de jeunes plants horticoles, pratiques agroécologiques efficientes en pépinière de pleine terre, évaluation de l’efficacité des plantes de service en cultures spécialisées…

Source : Rapport d’activité 2019, ASTREDHOR, Juin 2020.
Crédit photo : ASTREDHOR


 

International

07 Juillet 2020

DEBATS SUR LES STRATEGIES DE SORTIE DE CRISE EN HORTICULTURE A TRAVERS LE MONDE

DEBATS SUR LES STRATEGIES DE SORTIE DE CRISE EN HORTICULTURE A TRAVERS LE MONDE

Au cours d’un webinaire AIPH / FloraCulture International sur la filière horticole face à la crise du Covid-19, quelques pistes ont été lancées concernant les stratégies à mener pour s’adapter à ce nouveau contexte.


Le 30 juin, s’est tenu le webinaire AIPH / FloraCulture International sur la gestion de la crise du coronavirus dans la filière regroupant professionnels et autres acteurs de la filière venant de 48 pays. L’un des premiers constats qui a été présenté lors de cet événement est le fort impact de la crise sur la filière qui a été immédiatement visible mais avec des effets contrastés : « Cette crise se manifeste de différentes façons ; certains en bénéficient tandis que d’autres en souffrent », a indiqué l’un des intervenants, le Docteur Charlie HALL, de la Chaire de Floriculture internationale à l’Université du Texas.


Concernant les perspectives pour la filière, tous les intervenants sont conscients des menaces qui pèsent sur l'avenir et les changements intervenus dans les relations entre producteurs et grossistes et ont souligné la nécessité pour les producteurs de mettre en avant leurs principaux atouts en soutenant le personnel et en communiquant auprès du grand public via les réseaux sociaux sur le rôle essentiel du végétal dans le cadre de vie.
Au final, malgré le contexte très particulier et le manque de visibilité, il est important de ne pas se concentrer uniquement sur des objectifs de court terme mais de rechercher de nouvelles opportunités et moyens de développer l’activité dans ce nouveau contexte.

Le webinaire est en libre accès sur YouTube.

Sources : Supporting growers coming out of the COVID-19 crisis, AIPH / FloraCulture International Webinar, 30/06/2020.
AIPH & FCI webinar defines the road to recovery for the ornamental horticulture industry, Press Release 3 July 2020.


 

Consommation

03 Juillet 2020

ACHATS DE VEGETAUX POUR L’EXTERIEUR PAR LES FRANÇAIS SELON LES SAISONS

ACHATS DE VEGETAUX POUR L’EXTERIEUR PAR LES FRANÇAIS SELON LES SAISONS

Le marché des végétaux pour l’extérieur (hors cimetière) est marqué par une forte saisonnalité et des comportements d’achat mais aussi des profils différents selon les saisons.


Basé sur une enquête mensuelle, le panel consommateurs Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer permet d’identifier les spécificités du marché des végétaux d’extérieur à chaque saison :
Printemps : cette saison est la plus importante de l’année avec 45% des dépenses des foyers en végétaux d’extérieur réalisées en avril/mai/juin. Plus d’1 foyer sur 2 effectue au moins un achat en végétaux d’extérieur au printemps. Le budget moyen de la saison par foyer acheteur s’élève à 19€.
Les plantes annuelles et bisannuelles représentent de loin la première catégorie de produits achetée avec 41% des dépenses en végétaux d’extérieur réalisées au printemps.

Eté : seulement 12% des dépenses annuelles en végétaux pour l’extérieur sont faites de juillet à septembre. 1 foyer sur 3 effectue au moins un achat durant cette période. Avant l’automne, les achats de plantes annuelles et bisannuelles (19% des dépenses en végétaux d’extérieur réalisées en avril/mai/juin) commencent à laisser la place aux fruitiers (13%), arbustes méditerranéens (12%) et autres arbres et arbustes d’ornement (17%).
Automne : plus d’un foyer sur 2 effectue au moins un achat pour l’extérieur entre octobre et décembre. Le budget moyen pour ces 3 mois atteint 21€. Les 55 ans et plus sont relativement plus représentés chez les acheteurs de végétaux pour l’extérieur au cours des 3 derniers mois de l’année.
Hiver : les 3 premiers mois de l’année représentent 23% des dépenses annuelles en végétaux pour l’extérieur. Les foyers dépensent un plus petit budget (18€) que pour les autres saisons. 46% des foyers achètent au moins un végétal pour l’extérieur au cours des 3 premiers mois de l’année.

Source : Panel consommateurs Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer en végétaux, données 2019.

 


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