Entreprises

Renforcement de la chaîne de distribution et promotion des bienfaits du végétal pour une filière et une société résilientes

À travers une analyse de l’impact de la crise sanitaire sur la production horticole ornementale avec les effets de long terme sur l’offre et la demande, des chercheurs italiens présentent les axes à développer du côté des entreprises et des citoyens pour affirmer pleinement le rôle du végétal dans le monde post-covid.

 

Des chercheurs italiens ont publié il y a quelques mois une étude relative à l’impact de la crise sanitaire sur la production horticole ornementale et non ornementale avec les effets de long terme sur l’offre et la demande. Ce travail croise de nombreuses sources sur le sujet (études, données, documents institutionnels, articles de presse…) pour comprendre les différents facteurs interagissant dans l’évolution de la filière horticole.

Pour une plus grande performance de la filière horticole

Au-delà de l’analyse des effets de la crise sur la société (intérêt pour la culture de plantes comestibles, besoin de contact avec le végétal grâce aux jardins et espaces verts…) et la filière (pertes de végétaux, manque de main-d’œuvre…), l’étude présente les stratégies à développer pour une organisation post-covid de la filière du végétal d’ornement : augmentation chez les producteurs de la commercialisation en ligne avec livraison à domicile, amélioration de la chaîne de distribution avec une optimisation du transport pour renforcer la qualité des végétaux.

En France, d’après une étude PwC réalisée pour VAL’HOR (avec le soutien de FranceAgriMer), 43% des producteurs ont développé la livraison à domicile lors du premier confinement et 31% la vente en ligne.

Par ailleurs, le guide des bonnes pratiques logistiques publié par VAL’HOR a été conçu dans le cadre d’une réflexion sur les actions à mener et à prioriser pour gagner en efficacité et réduire les coûts liés au stockage, au transport et à la commercialisation des végétaux. Les recommandations qu’il contient contribuent, par la recherche d’efficacité, à la qualité des végétaux.

Développer les bienfaits du végétal

Parallèlement, d’après la publication italienne, les bienfaits du contact avec la nature ressentis chez les individus en situation de stress, d’anxiété et d’isolement social devraient amener à des changements durables. Les chercheurs recommandent pour revitaliser le secteur horticole de favoriser le contact avec le végétal et les espaces végétalisés à travers par exemple le jardinage urbain, la dimension sociale et thérapeutique du végétal.

Des stratégies qui contribuent à la résilience de la filière et des citoyens en cas de chocs mais confortent aussi la place du végétal dans la société.

 

Source : Roberta BULGARI, Alice PETRINI, Giacomo COCETTA, Carlo NICOLETTO, Andrea ERTANI, Paolo SAMBO, Antonio FERRANTE, and Silvana NICOLA, The Impact of COVID-19 on Horticulture: Critical Issues and Opportunities Derived from an Unexpected Occurrence, Horticulturae 2021, 7, 124.

Accéder à l'étude (en)

Résultats des derniers travaux ASTREDHOR

L’ASTREDHOR publie son rapport d’activité 2020.

Parmi les projets de l’année qui y sont présentés : «Cochenilles et parasitoïdes pour une lutte biologique plus efficace», «Projet X-Aéropo : le bouturage des arbustes par aéroponie», «Adapter l’arbre aux contraintes urbaines dès son élevage en pépinière».

 

Des enjeux d'innovation multiples

Le rapport d’activité d’ASTREDHOR rappelle les cinq axes de recherche de l’institut : systèmes alternatifs / accompagnement des transitions, économie et marchés, ingénieries vertes et services écosystémiques, valorisation industrielle pour la bioéconomie et horticulture connectée.

Focus sur les travaux sur les cochenilles, l’aéroponie et l’arbre en milieu urbain

Parmi les projets de l’année qui y sont présentés :

- Cochenilles et parasitoïdes pour une lutte biologique plus efficace (page 17) : ce projet (2017-2019), soutenu par VAL’HOR et la DGER Recherche Technologique – CasDar, permet de caractériser la diversité des cochenilles dans les productions françaises, et de réaliser un suivi de leur cycle biologique afin de déterminer les périodes les plus propices aux traitements. Les travaux ont également permis d’identifier des parasitoïdes sur les échantillons de cochenilles.

- X-Aéropo - le bouturage des arbustes par aéroponie (page 18) : les premiers résultats de ce projet qui a démarré en 2020, soutenu par VAL’HOR et FranceAgriMer, sont très encourageants. Ils ont montré qu’il était possible d’enraciner des boutures d’arbustes par la technique de l’aéroponie (mode de culture hors-sol où les plantes sont maintenues en suspension avec les racines nues). L’enracinement peut être très rapide pour certaines espèces, par exemple Euonymus japonicus ‘Emerald Gold’. Les résultats sont également intéressants sur la lavande.

- Adapter l’arbre aux contraintes urbaines dès son élevage en pépinière (page 26). Ce projet soutenu par VAL’HOR et FranceAgriMer s’est amorcé en 2019. Il a pour ambition de sélectionner le contenant et le technosol les plus adaptés aux contraintes urbaines et d’appliquer ces techniques étudiées à la pépinière française afin d’assurer sa démarcation sur le marché très concurrentiel de la végétalisation du milieu urbain.

Source : ASTREDHOR, Rapport d’activité 2020, juin 2021, 52 pages.

Crédit : ASTREDHOR Est Horticole.