Pépinière

Fertilisation avec des engrais retard en pépinière de pleine terre

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR

Période de réalisation du projet / date de publication : 2017

De quoi parle-t-on ? De l'utilisation d'engrais retard en pépinière de pleine terre

Pour qui ? Les producteurs

Méthode / source(s) : Essais en pépinière

Principaux résultats : Dans le cadre des expérimentations réalisées, l’utilisation d’engrais retard n’a pas amélioré le développement aérien et souterrain des plantes mais permettrait tout de même d’obtenir une coloration plus prononcée du feuillage et une floraison plus intéressante (précocité, intensité, durée) lorsqu’ils sont enfouis. Dans ce cadre, il apparaît judicieux d’utiliser des engrais retard de type MTC Evolution S48, Multicote ou Basacote enfouis et répartis de manière homogène dans les cinq premiers centimètres du sol.

Ces expérimentations préliminaires ont permis de mettre en évidence quelques limites d’utilisation : les effets des différents engrais retard dépendent des années et des espèces cultivées ; les stratégies basées sur les engrais retard restent onéreuses comparativement à une stratégie de fertilisation classique. Des expérimentations complémentaires sont nécessaires pour tester notamment l’utilisation d’engrais retard enfouis et répartis de manière homogène dans les cinq premiers centimètres du sol sur une plus large gamme d’espèces végétales, d’évaluer différentes durées de libération et de continuer l’effort fourni sur la réduction des fertilisants.

Quel intérêt / quelle utilisation ? Choisir une fertilisation contribuant au respect de l’environnement et favorisant la qualité de la plante.

Crédit Photo : ASTREDHOR/GIE Fleurs et plantes

Influence des conteneurs sur le développement des arbres

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR

De quoi parle-t-on ? De l'usage des conteneurs pour la production d'arbres

Pour qui ? Les producteurs

Méthode / source(s): Essais en pépinières

Principaux résultats : L’utilisation de conteneurs pour la production hors-sol d’arbres est une technique qui présente de nombreux avantages :

- une meilleure maîtrise des supports de culture et des intrants (substrats, fertilisants, irrigation, etc.).

- une stimulation du développement des systèmes racinaires et aériens (quantitativement et qualitativement).

Cependant, il est nécessaire d’avoir connaissance des limites de cette technique avant d’adopter l’utilisation de conteneurs. Ces dernières ont été mises en évidence dans le cadre d’expérimentations menées au sein d’ASTREDHOR entre 2013 et 2015 :

- l’accroissement des plantes en hauteur peut s’accompagner d’effets positifs, neutres ou négatifs sur le diamètre des plantes.

- les limites de volume intrinsèques aux conteneurs ne semblent pas permettre une culture optimale des espèces arboricoles ayant des systèmes racinaires pivotants.

- les intensités des effets de cette technique varient en fonction des espèces et du type de conteneur.

- les bénéfices en termes de croissance aérienne apportés par une culture en conteneur suivie par une plantation en pleine terre, comparativement à une culture en pleine terre uniquement, sont modérés voire, dans certains cas, nuls.

Il est donc recommandé de raisonner l’utilisation de conteneurs et leur choix en fonction du cycle de croissance et de commercialisation propre aux espèces d’arbres cultivées.

Quel intérêt / quelle utilisation ? Choisir la méthode de production la plus favorable pour une bonne reprise de l’arbre

 

Crédit Photo : ASTREDHOR

Itinéraires techniques et démarches agro-environnementales en pépinière ornementale hors-sol

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR / CATE

Période de réalisation du projet / date de publication : 2010-2011

De quoi parle-t-on ? De la performance environnementale de la production en pépinière hors-sol

Pour qui ? Les producteurs

Méthode / source(s) : Etude entreprises

Principaux résultats : Il s’agit dans ce programme de minimiser les sortants de l'aire de culture (à l'exception des plantes commercialisées). Les questions concernant les impacts environnementaux occasionnés par la production des intrants en amont du système relèvent plus de l'analyse du cycle de vie du produit tout au long de la filière qui n’est pas l’objet de cette analyse.

Il semble que l'impact sur la qualité de l'eau soit l'enjeu prioritaire à prendre en considération même s’il se pose la question de la hiérarchisation des impacts.

Il semble que l'utilisation d'indicateurs composites estimant l'impact environnementale à partir de règles formelles prenant en compte des variables du milieu et des pratiques culturales (par exemple, du type de la méthode indigo) pourrait être adaptée à ce type d'évaluation par rapport à la diversité des itinéraires de culture qu'il est possible de réaliser dans le système de production étudié.

L'architecture proposée pour la construction de ces indicateurs serait la suivante :

- un indicateur pour la qualité des eaux de surface à partir de 3 modules :

  • un module concernant les effets de la fertilisation des cultures hors-sol.
  • un module concernant les effets du désherbage des cultures hors-sol.
  • un module concernant les effets du désherbage des abords de la pépinière.

- Indicateur concernant les volumes d'eau prélevés sur la ressource pour l'irrigation.

Quel intérêt / quelle utilisation ? Proposer et sélectionner des pratiques plus performantes et cela dans une approche globale au niveau de l'itinéraire de culture et du système de production.

Crédit Photo : Pépinières Lafitte

Mauvaise reprise au greffage constatée en culture de rosier

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR / CDHR CENTRE-VAL-DE-LOIRE

Période de réalisation du projet / date de publication : 2007-2008-2010-2011

De quoi parle-t-on ? De l’analyse de l’évolution des points de greffe en culture de rosier pour comprendre les causes de mauvaise reprise au greffage

Pour qui ? Les producteurs

Méthode / source(s) : Essais en station d'expérimentation

Principaux résultats / résumé :

2011 : Il est possible de faire des observations assez fines de l'évolution des points de greffe en mettant en œuvre une méthodologie légère. Cette méthodologie nous a permis de constater que la fragilité des points de greffe sur rosiers de jardin, qui peut se manifester par une chute de greffe tout au long de la saison de végétation, est à relier à un défaut de restauration de la continuité vasculaire entre le bois du porte-greffe et celui du greffon, ce qui semble confirmer l'hypothèse d'une compatibilité imparfaite entre variétés et porte-greffe, éventuellement aggravée par les conditions de culture. De la même façon, il est possible de mettre en évidence des différences entre les types de Rosa multiflora que nous avons comparés, en combinant des critères morphologiques simples. Il est fort probable, même si cela reste à vérifier plus finement, que cette grande variabilité morphologique au sein du génotype Rosa multiflora s'accompagne également d'une certaine différence de compatibilité au greffage.

2007 : Les observations faites par les pépiniéristes qui tendent à mettre en relation nature du sol, conditions climatiques, vigueur excessive au moment du débourrement, nature du porte-greffe et intensité du phénomène peuvent faire penser à un problème de compatibilité génétique, ce que semblent confirmer par ailleurs certaines références bibliographiques. Cependant, l’observation des plants prélevés en pépinière montre des symptômes caractéristiques très comparables à ceux que l’on rencontre sur les fruitiers, avec des nécroses dans l’écorce qui font penser à un problème viral, ce que semblent confirmer par ailleurs d’autres références bibliographiques.

Quel intérêt / quelle utilisation ? Réduire les problèmes de greffage sur rosiers de jardin qui accroissent considérablement les coûts de production.

 

Crédit Photo : ASTREDHOR

Amélioration de la compétitivité de la production d’arbres ligneux

L’innovation dans les itinéraires techniques est essentielle dans l’optimisation des ressources de la production.

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR / Arexhor Seine Manche

Période de réalisation du projet / date de publication : 2006-2010

De quoi parle-t-on ? De l’intégration d’itinéraires techniques innovants dans les schémas de production de plants ligneux ornementaux

Pour qui ? Les producteurs

Méthode / source(s) : Essais

Principaux résultats / résumé :
Il ressort des résultats 2010 que le devenir du système racinaire après plantation d’une tige en situation de jardin dépend de l’itinéraire technique suivi mais aussi des caractéristiques du sol de plantation. Il semble cependant qu’un itinéraire technique avec 1 an de culture hors-sol et 2 ans passés en pleine terre en pépinière, ou 3 ans de culture hors-sol dans un conteneur adapté de plus de 20 litres conduit à des résultats intéressants, tant pour le pépiniériste en termes de croissance aérienne des tiges que pour son client en termes de reprise de croissance racinaire.

Pour ce qui est de la formation des tiges, l’essai comparatif entre ombrière et multichapelle ne nous a pas permis de conforter l’hypothèse de meilleures conditions culturales sous l’ombrière.

En matière de multiplication par mini-bouturage, il apparaît que deux périodes de l’année sont favorables à l’obtention de boutures bien racinées et poussantes : l’automne et le printemps. L’essai montre cependant que la méthode du mini-bouturage doit s’accompagner d’une sélection préalable des pieds-mères pour obtenir une croissance homogène des jeunes plants issus de bouturage, afin que la méthode trouve tout son intérêt par rapport aux plants issus de semis.

Quel intérêt / quelle utilisation ? Considérant le potentiel de croissance des arbres, l’objectif est d’intégrer de nouveaux itinéraires techniques qui optimiseraient l’utilisation des intrants et des surfaces, tout en assurant une production de qualité, permettraient aux entreprises des gains de productivité et une meilleure compétitivité.

Crédit Photo : ASTREDHOR / Arexhor Seine Manche

Nouvelles stratégies de production de plants fruitiers

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR / CEPEM

Période de réalisation du projet / date de publication : 2005-2007

De quoi parle-t-on ? De l’observation du taux de reprise de greffage de plants fruitiers sur des cycles courts.

Pour qui ? Les producteurs

Méthode / source(s) : Essais

Principaux résultats / résumé : Les résultats de l'année 2006 montrent bien que pour certaines combinaisons de greffe notamment abricotier sur pêcher et cerisier sur St Lucie, les taux de repris sont encore trop faibles pour envisager un transfert à l'entreprise. Par ailleurs, après un cycle relativement court de culture en pot, les scions de cerisier sur merisier et les scions de pêcher sur montclar sont caractérisés par un standard qualitatif très intéressant. Dans ces conditions d’expérimentations, seule la campagne de greffage de printemps avec des greffons d’hiver permet d’obtenir des produits de pépinière compétitifs. Par ailleurs, il reste toujours à optimiser le taux de reprise notamment sur les combinaisons de greffe plus exigeantes au greffage.

Quel intérêt / quelle utilisation ? Mettre au point un itinéraire technique permettant de produire un plant fruitier à noyau sur un cycle de production plus court et en même temps de s’affranchir des contraintes phytosanitaire et climatiques. Permettre au pépiniériste d'adapter plus rapidement sa production aux besoins du marché.

Crédit Photo : VAL'HOR / Renault Charentaises

Production accélérée d'arbres tiges

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR / CEPEM

Période de réalisation du projet / date de publication : 2005-2007

De quoi parle-t-on ? De l’analyse de la qualité de la production accélérée d’arbres tiges

Pour qui ? Les producteurs

Méthode / source(s) : Essais

Principaux résultats / résumé : Les 3 années d'essai écoulées ont permis de mettre au point un itinéraire cultural permettant de produire des tiges d'arbres d'alignement de manière innovante (gouttières hors-sol, abris anti-insecte, cycle raccourci).

Certains essais ouvrent la voie à l'utilisation de cet itinéraire pour d'autres espèces, Morus greffés entre autres. L'année 2006 à montrer la faisabilité du greffage à 2.30 m des Morus en une année.

Les résultats, à rapprocher de ceux des 2 années précédentes permettent de confirmer l’intérêt de produire des tiges d’arbres d’alignement en 1ère année sous abris anti-insecte en sachant qu’à la sortie en extérieur, les tiges marquent un frein important qui ne se lèvent qu’en 3ème année. Ceci ne lève rien à l’intérêt que représente cette production sous abri.

Quel intérêt / quelle utilisation ? Améliorer la compétitivité de la production d'arbres tige.

 

Crédit Photo : AJJH