Méthodes culturales

S@MCHANGE : Accompagner le changement de pratiques en horticulture en incluant de nouvelles tactiques et stratégies PBI.

Porteur du projet : Astredhor

Période de réalisation : 2017-2020

Contexte : Les partenaires de l’Unité Mixte Technologique FioriMed (ASTREDHOR, Inra Sophia Antipolis, la chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes, l’Institut national de recherche en informatique et en automatique, le Lycée technique d’Antibes) considèrent que l’évaluation de l’état sanitaire est la première étape indispensable à la prise de décision et que cette étape est fondamentale pour un contrôle efficace des populations de bio-agresseurs dans le cadre d’une stratégie de protection intégrée. Cette étape est d’autant plus cruciale pour les cultures ornementales qui nécessitent une gestion très fine des équilibres biotiques avec des seuils de tolérances plus drastiques que les autres systèmes de production (zéro défaut non seulement sur la fleur mais aussi sur les tiges et feuilles).

La méthode proposée par l’outil S@M permet d'envisager une stratégie de suivi globale et réaliste des bioagresseurs et auxiliaires de la culture dans un contexte de production sous serre via des estimations visuelles par classes d’abondance (pas de comptage).

Dans cette méthode d’évaluation de l’état sanitaire, deux types de suivi épidémiologique (avec une interface de saisie) sont proposés, un suivi exhaustif ou un suivi simplifié.

Le suivi exhaustif est proposé pour des suivis conseils réguliers, des suivis d’expérimentations ou pour accompagner un changement de pratique d’un agriculteur.

Le suivi simplifié est proposé aux experts/conseillers ou dans le cadre d’un suivi épidémiologique de territoire. Dans tous les cas le suivi épidémiologique repose sur des protocoles harmonisés issus des travaux des partenaires de l’UMT FioriMed (CasDAR OAD Serre, DEPHY EXPE OTELHO, OAD Phyt’Hor) et adaptés actuellement aux 4 différents systèmes de culture suivants : rosier fleurs coupées, gerbera fleurs coupées, pélargonium en plantes en pot, gerbera en plantes en pot.

Mais la grande diversité des productions impose la multiplicité des protocoles à mettre au point, il convient donc d’en démultiplier la réalisation et de les tester en conditions réelles de production (horticulteurs en changement de pratiques).

 Objectifs :

1) Mettre au point les protocoles de suivi épidémiologiques pour chaque système de culture comme développé dans le projet DEPHY EXPE OTELHO

2) Tester ces protocoles dans le cadre de changements de pratiques en utilisant l’outil S@M développé dans le cadre de l’UMT FioriMed.

Il s’agit d’amplifier le transfert des tactiques et stratégies ayant montré leur robustesse en stations expérimentales via des suivis exhaustifs de type expérimentaux en conditions de production dans le cadre de changements de pratiques des producteurs. L’objectif est bien de sécuriser la prise de risque et de faciliter l’appropriation à la fois des tactiques, des méthodes et des outils d’aide à la décision.

Fertilisation avec des engrais retard en pépinière de pleine terre

De quoi parle-t-on ? De l'utilisation d'engrais retard en pépinière de pleine terre

Pour qui ? Les producteurs

Méthode : Essais en pépinière

Principaux résultats :

Dans le cadre des expérimentations réalisées, l’utilisation d’engrais retard n’a pas amélioré le développement aérien et souterrain des plantes mais permettrait tout de même d’obtenir une coloration plus prononcée du feuillage et une floraison plus intéressante (précocité, intensité, durée) lorsqu’ils sont enfouis. Dans ce cadre, il apparaît judicieux d’utiliser des engrais retard de type MTC Evolution S48, Multicote ou Basacote enfouis et répartis de manière homogène dans les cinq premiers centimètres du sol.

Ces expérimentations préliminaires ont permis de mettre en évidence quelques limites d’utilisation :

- les effets des différents engrais retard dépendent des années et des espèces cultivées.

- les stratégies basées sur les engrais retard restent onéreuses comparativement à une stratégie de fertilisation classique.

Des expérimentations complémentaires sont nécessaires pour tester notamment l’utilisation d’engrais retard enfouis et répartis de manière homogène dans les cinq premiers centimètres du sol sur une plus large gamme d’espèces végétales, d’évaluer différentes durées de libération et de continuer l’effort fourni sur la réduction des fertilisants.

 

Quel intérêt / quelle utilisation ?

Disposer des éléments techniques pour orienter le choix d’un éventuel investissement dans l’achat d’un déshumidificateur thermodynamique.

Fiche technique fertilisation avec des engrais retard en pépinière pleine terre, avril 2017.

Crédit Photo : ASTREDHOR/GIE Fleurs et plantes

Biotisation des substrats

Porteur du projet : ASTREDHOR

De quoi parle-t-on ? De l’inoculation de micro-organismes non-pathogènes pour améliorer la vigueur et la protection des plantes.

Pour qui ? Les producteurs

Méthode Essais en pépinière

Principaux résultats
La biotisation des substrats est une technique alternative à l’usage de produits phytophamaceutiques prometteuse, mais son efficacité irrégulière est à prendre en compte. D’après les résultats des expérimentations menées entre 2013 et 2015, il est préconisé de :

- utiliser cette technique de manière préventive, les effets bénéfiques disparaissant lorsque la pression parasitaire devient trop importante.

- installer des communautés diversifiées de micro-organismes en amont de la culture.

- privilégier le renouvellement des apports de produits plutôt que l’augmentation des doses.

- associer cette technique à une fertilisation raisonnée, celle-ci pouvant potentiellement bloquer le développement des micro-organismes et favoriser l’apparition de certaines maladies. L’effet de la biotisation compense dans de nombreux cas la diminution de fertilisation.

- réaliser des expérimentations préliminaires spécifiques afin de raisonner le choix des micro-organismes et donc des produits à utiliser en fonction des espèces et des cultivars cultivés ainsi que des contextes culturaux.

Quel intérêt / quelle utilisation ? Développer des méthodes alternatives à l’usage des produits phytopharmaceutiques pour la protection des plantes

Fiche technique Biotisation des substrats 2017

 

Crédit Photo : ASTREDHOR/GIE Fleurs et plantes

Influence des conteneurs sur le développement des arbres

Porteur du projet : ASTREDHOR

De quoi parle-t-on ? De l'usage des conteneurs pour la production d'arbres

Pour qui ? Les producteurs

Méthode Essai en pépinières

Principaux résultats L’utilisation de conteneurs pour la production hors-sol d’arbres est une technique qui présente de nombreux avantages :

- une meilleure maîtrise des supports de culture et des intrants (substrats, fertilisants, irrigation, etc.).

- une stimulation du développement des systèmes racinaires et aériens (quantitativement et qualitativement).

Cependant, il est nécessaire d’avoir connaissance des limites de cette technique avant d’adopter l’utilisation de conteneurs. Ces dernières ont été mises en évidence dans le cadre d’expérimentations menées au sein d’ASTREDHOR entre 2013 et 2015 :

- l’accroissement des plantes en hauteur peut s’accompagner d’effets positifs, neutres ou négatifs sur le diamètre des plantes.

- les limites de volume intrinsèques aux conteneurs ne semblent pas permettre une culture optimale des espèces arboricoles ayant des systèmes racinaires pivotants.

- les intensités des effets de cette technique varient en fonction des espèces et du type de conteneur.

- les bénéfices en termes de croissance aérienne apportés par une culture en conteneur suivie par une plantation en pleine terre, comparativement à une culture en pleine terre uniquement, sont modérés voire, dans certains cas, nuls.

Il est donc recommandé de raisonner l’utilisation de conteneurs et leur choix en fonction du cycle de croissance et de commercialisation propre aux espèces d’arbres cultivées.

Quel intérêt / quelle utilisation ? Choisir la méthode de production la plus favorable pour une bonne reprise de l’arbre

Fiche Influence des conteneurs sur le développement des arbres 2017

 

Crédit Photo : ASTREDHOR

Serres et énergie, retours d'expériences

Porteur du projet : ASTREDHOR

De quoi parle-t-on ? De l’optimisation de l’utilisation de l’énergie pour chauffer les serres

Pour qui ? Les producteurs

Méthode Retours d'expérience

Principaux résultats

-Dans le site de production de végétaux de la commune d’Aix-les-bains, des mesures d’optimisation, dont l’optimisation de serres et une audit énergétique des serres, ont permis de réduire de 65% les émissions de gaz à effets de serre.

-Chez Benoist Horticulture, un projet de cogénération qui à partir d’une énergie fossile produit de l’énergie thermique et électrique atteint les 96% en rendement gaz.

-Le procédé Agrichauff permet de stocker le surplus de chaleur diurne de la serre dans les hydro-accumulateurs constitués de bidons d’eau placés sous les tablettes de culture, et de le restituer la nuit pour chauffer les serres.

Qule intérêt / quelle utilisation ? Développer des méthodes de production économes et favorables à l’environnement.

Accéder à d'autres retours d'expérience partagés lors de cette journée technique.

Synthèse Journée serres et énergie 2017

 

Crédit Photo : ASTREDHOR

Etude de conduites climatiques économes en énergie en production de fleurs et plantes en pot sous abri

Période de réalisation : 2012-2014

Station d'expérimentation : CATE

De quoi parle-t-on ? De la gestion des températures en production de fleurs et plantes en pot sous abri pour une optimisation des ressources

Pour qui ? Les producteurs

Méthode : Essais en station d'expérimentation

Test sur l'usage d'un déshumidificateur thermodynamique

Principaux résultats :

Le système est techniquement efficace pour les cultures étudiées (fleurs coupées, rosier hors-sol, fleurs annuelles cultivées en pleine terre, plantes de serre chaude, production de printemps de plante à massifs) et la puissance de l’appareil semble bien adaptée à des serres de roses ± 450 m². Même si l’appareil réchauffe un peu l’ambiance, le grand avantage technique est de pouvoir gérer l’humidité indépendamment du chauffage. Ainsi, en période douce, il n’est pas nécessaire de chauffer exagérément la serre pour baisser l’hygrométrie.

Si le point technique est positif, la conclusion économique qui pourrait déboucher sur une recommandation à l’investissement n’est pas évidente. En effet, si sur une courte période ou une période exceptionnelle, l’intérêt de l’appareil est économiquement positif (bien que faible), il n’en est rien sur une campagne entière de production.

En fait, la réflexion doit être intégrée à la stratégie de chaque entreprise. L’achat d’un déshumidificateur doit se raisonner finement car il s’agit d’un investissement de l’ordre de 8000 € HT pièce (prix Giordano Industrie 2014). Une des limites à l’achat de cet appareil vient du fait que le fonctionnement est très partiel durant l’année car, sous notre climat, l’excès d’humidité est un problème ponctuel (même si ce ponctuel peut durer 1 mois comme en novembre 2014). A terme, le gain apporté par la machine est forcément réduit, alors que le coût de l’investissement reste le même.

 

Quel intérêt / quelle utilisation ?

Disposer des éléments techniques pour orienter le choix d’un éventuel investissement dans l’achat d’un déshumidificateur thermodynamique.

Résumé étude de conduites climatiques économes en énergie en production de fleurs et plantes en pot sous abri - 2014, 3 p.

Compte-rendu étude de conduites climatiques économes en énergie en production de fleurs et plantes en pot sous abri - 2014, 10 p.

Compte-rendu étude de conduites climatiques économes en énergie en production de fleurs et plantes en pot sous abri - 2012, 116 p.

Crédit Photo : Astredhor

Protection biologique intégrée en extérieur

Porteur du projet : ASTREDHOR

Période de réalisation : 2010 à 2013

Station d'expérimentation : AREXHOR SEINE-MANCHE

De quoi parle-t-on ? Des méthodes alternatives à la lutte chimique en production de plein air pour faire face aux bio-agresseurs

Pour qui ? Les producteurs

Méthode : Essais en station d'expérimentation

Principaux résultats :

2013

Les essais mettent en avant le fait que, globalement, les stratégies PBI mises en œuvre s'avèrent plus intéressantes pour le contrôle des pucerons que dans les modalités témoin où des traitements chimiques ont été nécessaires.

L'incidence des « réservoirs écologiques » reste à démontrer. Des impacts positifs semblent s'avérer sur le rôle des plantes attractives. Néanmoins, le choix des espèces s'est révélé primordial pour ne pas attirer des espèces nuisibles aux cultures. Concernant les mélanges fleuris, si leur rôle dans l'enrichissement de la faune auxiliaire se confirme, leur impact, au vu des contraintes rencontrées lors de leur mise en place, reste à démontrer.

La période à risque se confirme très tôt en saison, dès les mois de mars-avril, quelles que soient les régions. Des apports complémentaires d'auxiliaires, tels que chrysopes ou coccinelles, semblent indispensables pour un bon contrôle des populations de pucerons mais les coûts sont encore très élevés. L'influence du climat joue un rôle également prépondérant.

Quel intérêt ? / quelle utilisation ? : Mettre en œuvre des méthodes alternatives à la lutte chimique des ravageurs qui soient non seulement plus respectueuses de l’environnement mais aussi plus efficaces face à la résistance de certains ravageurs.

Résumé protection biologique intégrée en extérieur ASTREDHOR 2013

Compte-rendu protection biologique intégrée en extérieur, multifilières - 2013

Compte-rendu protection Biologique Intégrée en extérieur lutte contre le puceron noir du cerisier - 2012

Compte-rendu Protection Biologique Intégrée en extérieur - 2011

Compte-rendu Protection Biologique Intégrée en extérieur - 2010

 

Crédit Photo : Astredhor/GIE Fleurs et Plantes du Sud-Ouest

Itinéraires techniques et démarches agro-environnementales en pépinière ornementale hors-sol

Années : 2010 et 2011

Station d'expérimentation : CATE

 

De quoi parle-t-on ? De la performance environnementale de la production en pépinière hors-sol

Pour qui ? Les producteurs

Méthode : Etude entreprises

Principaux résultats : Il s’agit dans ce programme de minimiser les sortants de l'aire de culture (à l'exception des plantes commercialisées). Les questions concernant les impacts environnementaux occasionnés par la production des intrants en amont du système relèvent plus de l'analyse du cycle de vie du produit tout au long de la filière qui n’est pas l’objet de cette analyse.

Il semble que l'impact sur la qualité de l'eau soit l'enjeu prioritaire à prendre en considération même s’il se pose la question de la hiérarchisation des impacts.

Il semble que l'utilisation d'indicateurs composites estimant l'impact environnementale à partir de règles formelles prenant en compte des variables du milieu et des pratiques culturales (par exemple, du type de la méthode indigo) pourrait être adaptée à ce type d'évaluation par rapport à la diversité des itinéraires de culture qu'il est possible de réaliser dans le système de production étudié.

L'architecture proposée pour la construction de ces indicateurs serait la suivante :

- un indicateur pour la qualité des eaux de surface à partir de 3 modules :

  • un module concernant les effets de la fertilisation des cultures hors-sol.
  • un module concernant les effets du désherbage des cultures hors-sol.
  • un module concernant les effets du désherbage des abords de la pépinière.

- Indicateur concernant les volumes d'eau prélevés sur la ressource pour l'irrigation.

Quel intérêt / quelle utilisation ?

• Proposer et sélectionner des pratiques plus performantes et cela dans une approche globale au niveau de l'itinéraire de culture et du système de production.

Résumé itinéraires techniques et démarches agro-environnementales en pépinière ornementale hors-sol - 2011, 2 p.

Compte-rendu itinéraires techniques et démarches agro-environnementales en pépinière ornementale hors-sol - 2011, 46 p.

Compte-rendu techniques et démarches agro-environnementales en pépinière ornementale hors-sol - 2010, 25 p

 

 

Crédit Photo : Pépinières Lafitte