Méthodes culturales

Amélioration de la qualité sanitaires des cultures par accroissement des moyens de lutte - usages mineurs

Porteur du projet : ASTREDHOR

Secteurs concernés : Tous

Période de réalisation : 2010-2020

Contexte :  La protection des cultures est un enjeu majeur de la qualité des produits horticoles, comme pour de nombreux secteurs agricoles. Le secteur horticole est confronté à autant de problématiques qu’il y a de possibilité de croisement espèces végétales x espèces pathogènes et ravageurs. Le poste phytosanitaire est pour les productions non chauffées, la 3ème dépense après la main d’œuvre, l’énergie et la 4ème pour les productions sous serre, ce qui peut représenter jusqu’à 15 % du coût de production, mais qui s’il est peu efficace peut conduire à des diminutions de qualité des cultures et des diminutions de revenus de 20 à 40 % du chiffre d’affaire de l’entreprise.

Le nombre de produits pour certains usages est à l’heure actuelle déficitaire ou insuffisant. Ce manque de produits homologués est un réel problème pour les producteurs de la filière.

Plusieurs raisons font que ces extensions d’usages constituent une priorité :

· Absence de solution officielle, posant le problème de responsabilité et de risque d’utilisation d’autres produits.

· L’alternance des matières actives impossible qui peut conduire à des résistances des bio-agresseurs.

· Le manque de solutions respectueuses des auxiliaires utilisées en PBI.

Des solutions d’extension et d’extrapolation d’usages sont possibles, mais nécessitent toutefois des travaux d’expérimentation pour connaître l’efficacité réelle dans certaines situations, ou simplement la sélectivité vis-à-vis des cultures ornementales à protéger. L’alternance de matières actives, l’action des produits dans certaines conditions non testées par les firmes impose d’acquérir des références sur les produits homologués ou qui le seront prochainement.

Objectifs : L’opération a pour objectif de combler les usages vides par des produits afin que les professionnels puissent assurer des protections phytosanitaires convenables, sans risques pour les cultures, les applicateurs et l’environnement.

Partenaires : Firmes phytopharmaceutiques : BAYER SAS, BAF Agro, Arysta Life Science, Biomat, Vivagro, Syngenta agro SAS, Nurfam SA

S@MCHANGE : Accompagner le changement de pratiques en horticulture en incluant de nouvelles tactiques et stratégies PBI.

Porteur du projet : Astredhor

Période de réalisation : 2017-2020

Contexte : Les partenaires de l’Unité Mixte Technologique FioriMed (ASTREDHOR, Inra Sophia Antipolis, la chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes, l’Institut national de recherche en informatique et en automatique, le Lycée technique d’Antibes) considèrent que l’évaluation de l’état sanitaire est la première étape indispensable à la prise de décision et que cette étape est fondamentale pour un contrôle efficace des populations de bio-agresseurs dans le cadre d’une stratégie de protection intégrée. Cette étape est d’autant plus cruciale pour les cultures ornementales qui nécessitent une gestion très fine des équilibres biotiques avec des seuils de tolérances plus drastiques que les autres systèmes de production (zéro défaut non seulement sur la fleur mais aussi sur les tiges et feuilles).

La méthode proposée par l’outil S@M permet d'envisager une stratégie de suivi globale et réaliste des bioagresseurs et auxiliaires de la culture dans un contexte de production sous serre via des estimations visuelles par classes d’abondance (pas de comptage).

Dans cette méthode d’évaluation de l’état sanitaire, deux types de suivi épidémiologique (avec une interface de saisie) sont proposés, un suivi exhaustif ou un suivi simplifié.

Le suivi exhaustif est proposé pour des suivis conseils réguliers, des suivis d’expérimentations ou pour accompagner un changement de pratique d’un agriculteur.

Le suivi simplifié est proposé aux experts/conseillers ou dans le cadre d’un suivi épidémiologique de territoire. Dans tous les cas le suivi épidémiologique repose sur des protocoles harmonisés issus des travaux des partenaires de l’UMT FioriMed (CasDAR OAD Serre, DEPHY EXPE OTELHO, OAD Phyt’Hor) et adaptés actuellement aux 4 différents systèmes de culture suivants : rosier fleurs coupées, gerbera fleurs coupées, pélargonium en plantes en pot, gerbera en plantes en pot.

Mais la grande diversité des productions impose la multiplicité des protocoles à mettre au point, il convient donc d’en démultiplier la réalisation et de les tester en conditions réelles de production (horticulteurs en changement de pratiques).

 Objectifs :

1) Mettre au point les protocoles de suivi épidémiologiques pour chaque système de culture comme développé dans le projet DEPHY EXPE OTELHO

2) Tester ces protocoles dans le cadre de changements de pratiques en utilisant l’outil S@M développé dans le cadre de l’UMT FioriMed.

Il s’agit d’amplifier le transfert des tactiques et stratégies ayant montré leur robustesse en stations expérimentales via des suivis exhaustifs de type expérimentaux en conditions de production dans le cadre de changements de pratiques des producteurs. L’objectif est bien de sécuriser la prise de risque et de faciliter l’appropriation à la fois des tactiques, des méthodes et des outils d’aide à la décision.

Observatoire des plantes de toitures - Florilèges toitures

Période : 2015 - 2017

Porteur du projet : Plante & Cité

Objectifs :

- Mettre en place un observatoire dans le cadre d'un programme de sciences participatives.

- Identifier des végétaux adaptés à un usage sur toitures végétalisées extensives (plantés et spontanés).

- Identifier la flore spontanée ayant un impact potentiel sur le bâti.

- Dégager des ITKs d'entretien (fréquence, pratiques)

- Apporter des réponses par régions.

Résumé :

Cet observatoire a été créé pour une phase exploratoire en 2011. Il a pour vocation de prendre la suite et de compléter le programme expérimental sur 4 sites de diversification végétale en toitures. Il porte sur des toitures en conditions réelles et non sur des dispositifs expérimentaux.
Ce programme permet d’étudier le comportement et l’adaptation sur le long terme des végétaux validés au cours de l’expérimentation sur quatre sites. Il permet également d’étudier une palette plus large de végétaux, notamment la flore spontanée. Il offre enfin l’opportunité – grâce à la constitution d’un réseau de partenaires – de bénéficier de multiples retours d’expériences et observations sur le végétal, le vivant au sens large, et sur les pratiques d’entretien mises en oeuvre.

Cet observatoire participatif repose sur les observations de professionnels volontaires constituant un réseau de sites pilotes répartis sur tout le territoire national. Le suivi consiste en un relevé unique annuel du maintien ou de la disparition des essences présentes sur une toiture donnée. L’observatoire comprend actuellement 15 sites de relevés, et un potentiel global d’une trentaine de sites.
La faisabilité et le potentiel d’étude étant confirmés après 3 années exploratoires, il est proposé de le développer en synergie avec le programme Florilèges (mutualisation/adaptation des outils internet, animation des réseaux d’observateurs volontaires).

Méthode :

Vous êtes un professionnels gestionnaires de toitures végétalisées : participez à l'observatoire

Contact : toitures@florileges.info

 Partenaires : Collectivités territoriales, entreprises, établissements de formation

Financeur : Val'hor

Accéder au document d'aide à l'identification des plantes de toitures

 Listes bibliographiques de taxons pour la végétalisation des toitures

Parallèlement à l'analyse des relevés floristiques, une veille bibliographique est menée et retranscrite dans une publication Plante & Cité. Ce document est amené à être complété à l’avenir et au fur et à mesure des ressources bibliographiques qui seront identifiées et évaluées pour leur intérêt. Il propose donc différentes listes de taxons relatifs à la végétalisation des toitures. Ces listes sont issues de résultats de travaux de recherche, effectués en France ou dans des pays limitrophes, diffusés au travers de mémoires de thèses, articles scientifiques et livres. Il a été considéré que les configurations et contextes dans lesquels ces végétaux sont présentés sont à même d’apporter un intérêt opérationnel. Elles doivent toutefois inviter à une lecture critique, une analyse et une adaptation selon les régions et les contextes locaux. 

 

Accéder aux listes bibliographiques de végétaux

 

Crédit Photo : Plante & Cité/EPLEFPA Antibes/Denis Ferrando

Plantes couvre-sol : contribuer au contrôle des adventices et à la promotion de la biodiversité

Période de réalisation : 2017-2020

Porteur du projet : ASTREDHOR

Lieux de réalisation : ASTREDHOR Loire-Bretagne (CDHR Centre Val de Loire et Arexhor Pays de la Loire), sites partenaires (IFV, iteipmai, Ctifl, GRAB d'Avignon et Inra de Gotheron, lycées agricoles).

Objectifs : Cette action de quatre ans a pour objectif de contribuer au contrôle des adventices et à la promotion de la biodiversité. Les zones de production nécessitent que des solutions alternatives à l'usage d'herbicides soient développées pour la gestion des rangs ou les abords de parcelles. Les sols nus ne sont pas appropriés pour la culture et sont peu favorables à la biodiversité qui peut permettre de réduire les problèmes de ravageurs.
L'action nationale cherche à développer des gammes de plantes couvre-sol contrôlant efficacement les adventices et capables de promouvoir la biodiversité fonctionnelle suivant trois phases de travail successives :
- mise au point de techniques de multiplication, d'implantation et d'entretien
- tests en situation de production
- création d'outils de diffusion et pédagogiques, diffusion des résultats.

Partenaires financiers : Ecophyto, VAL'HOR

Partenaires : ATV-Chambre d'agriculture du 49, BHR, Ctifl, GRAB – ITAB, IFV, iteipmai, Inra, Lycée Angers Le Fresne, Lycée Edgar Pisani, Lycée de l'horticulture et du Paysage de Tornus, Lycée Nature de La Roche-sur-Yon.

 

Crédit Photo : ASTREDHOR / RATHO

Biotisation des substrats

Synthèse technique

Document publié en 2017

Porteur du projet : ASTREDHOR

 L'adoption de techniques de production respectueuses de l'environnement est une transition nécessaire pour l'horticulture en France. La biotisation des substrats, c'est-à-dire l';inoculation de micro-organismes non-pathogènes pour améliorer la vigueur et la protection des plantes, est une technique prometteuse et qui constitue une alternative à l' utilisation de produits phytopharmaceutiques. Cependant, ces résultats dépendent de plusieurs facteurs qui doivent être pris en compte.

La synthèse & "Biotisation des substrats" réalisée par ASTREDHOR présente les résultats des recherches menées sur cette technique et apporte plusieurs préconisations. 

Accéder à la synthèse

 

Crédit Photo : ASTREDHOR/GIE Fleurs et plantes

Influence des conteneurs sur le développement des arbres

Synthèse technique

Document publié en 2017

Porteur du projet : ASTREDHOR

L'utilisation de conteneurs pour la production hors-sol d'arbres est une technique qui présente de nombreux avantages (élimination des problèmes liés au sol, meilleure maîtrise des intrants, simplification des techniques culturales, produits de meilleure qualité commerciale...) mais aussi des enjeux importants liés à la limitation du volume disponible en conteneurs pour le système racinaire.

Dans le cadre d'expérimentations menées par ASTREDHOR entre 2013 et 2015, l'Institut publie une synthèse présentant ces enjeux à prendre en considération sachant également que différents modèles de conteneurs visent aujourd'hui à améliorer la culture hors-sol. 

Accéder à la synthèse

 

Crédit Photo : ASTREDHOR

Serres et énergie, retours d'expériences

Synthèse de la journée technique

Document publié en 2017

Porteur du projet : ASTREDHOR

Les serristes, confrontés à des coûts d'investissement élevés sont de moins en moins nombreux en France. Parallèlement, l'utilisation d'énergie pour chauffer les surfaces de production couvertes, constitue une réelle source de préoccupation pour les professionnels puisque le poste énergie représente 11 % des charges de production directes.

Ces éléments de contexte ont été présentés par Claude Dehais, Président d'ASTREDHOR lors de la journée technique "Serres et énergie, retours d'expériences" qui a eu lieu en janvier 2017. Cet événement avait été organisé par ASTREDHOR Seine-Manche et Auvergne-Rhône-Alpes en partenariat avec la Ville de Paris, Agrithermic et Clauger.

Une synthèse composée de résumés d'interventions est désormais téléchargeable gratuitement.

Accéder à la synthèse

 

Crédit Photo : ASTREDHOR

Etude de conduites climatiques économes en énergie en production de fleurs et plantes en pot sous abri

Période de réalisation : 2012-2014

Station d'expérimentation : CATE

Objectifs

Ce programme a pour objectif d'évaluer en horticulture ornementale :

- des conduites climatiques faisant appel au principe de l'intégration des températures ou à l'accroissement des écarts jours-nuits pour moins chauffer la nuit et mieux profiter des apports solaires gratuits dans la journée.
- des conduites faisant appel à la diminution des températures de chauffage voire à la suppression du chauffage avec adaptation du calendrier de culture pour compenser la vitesse de croissance plus lente des plantes et le choix de cultivars plus tolérants aux basses températures. Ce type de conduite est plus particulièrement envisager pour les productions de plantes en pots ou de plantes à massif.
- des conduites visant à découpler la gestion des températures de la gestion de l'hygrométrie. En effet la lutte contre les excès d'hygrométrie par les techniques traditionnelles associant le chauffage à l'aération est très énergivore. Jusqu'à présent elle était jugé essentielle pour de nombreuses productions horticoles sensibles aux Botrytis. Or l'apparition d'appareils de déshumidification adaptés à une utilisation en serre donne de nouvelles possibilités qui n'étaient pas développées jusqu'à présent.

 

Bilan global du projet et perspectives

Premier point avéré, le système est techniquement efficace pour les cultures étudiées et la puissance de l’appareil semble bien adaptée à des serres de roses ± 450 m². Même si l’appareil réchauffe un peu l’ambiance, le grand avantage technique est de pouvoir gérer l’humidité indépendamment du chauffage. Ainsi, en période douce, il n’est pas nécessaire de chauffer exagérément la serre pour baisser l’hygrométrie, comme nous l’avons vu en novembre 2014.

La validation technique de l’appareil, ou plutôt du principe de gestion de l’hygrométrie, est donc encore une fois très nette.

Notons que la mise en œuvre d’une conduite économe en énergie associée à l’utilisation d’un déshumidificateur thermodynamique nécessite des adaptations en fonction des espèces de fleurs cultivées et des périodes de l’année au cours desquelles elle est mise en œuvre. Mais dans tous les cas, pour une polyvalence nécessaire, le déshumidificateur doit avoir une limite de fonctionnement de 5°C, au lieu des 10°C bien trop restrictifs vu les nouveaux modes de conduites et les espèces cultivées.

Si le point technique est positif, la conclusion économique qui pourrait déboucher sur une recommandation à l’investissement n’est pas évidente. En effet, si sur une courte période ou une période exceptionnelle, l’intérêt de l’appareil est économiquement positif (bien que faible), il n’en est rien sur une campagne entière de production.

En fait, la réflexion doit être intégrée à la stratégie de chaque entreprise. L’achat d’un déshumidificateur doit se raisonner finement car il ne s’agit pas d’un gadget mais d’un investissement de l’ordre de 8000 € HT pièce (prix Giordano Industrie 2014). Un investissement est amorti par le gain qu’il apporte et plus ce gain est chiffrable, plus le plan d’amortissement est simple. Si les coûts sont souvent aisés à calculer, tous les gains ne sont pas facilement chiffrables, et dans un tel cas faut-il alors refuser l’investissement ?

Les coûts engendrés par cette technique sont principalement le coût de la machine, son coût de fonctionnement en énergie électrique (non négligeable, de l’ordre de 12 kWh/m²/campagne, avec un prix en hausse) auquel il faut rajouter la maintenance (vérification annuelle) et les automatismes nécessaires pour gérer l’ouverture et la fermeture des abris lors du fonctionnement de la machine (s’ils n’existent pas).

Une des limites à l’achat de cet appareil vient du fait que le fonctionnement est très partiel durant l’année car, sous notre climat, l’excès d’humidité est un problème ponctuel (même si ce ponctuel peut durer 1 mois comme en novembre 2014). A terme, le gain apporté par la machine est forcément réduit, alors que le coût de l’investissement reste le même.

Si l’on détaille par type de gain, voyons ce que peuvent apporter ces machines. Il y a d’abord les gains économiques directs :

- Augmentation du rendement brut : Aucune augmentation n’a été observée sur rosier.

- Réduction des pertes par une meilleure qualité d’ensemble: Gain possible à condition que les modalités de lutte classiques ne soient pas efficaces, ce qui n’était pas le cas dans nos essais.

- Meilleure rémunération grâce à une meilleure qualité : Le lien entre l’augmentation de la qualité et celui de la rémunération n’est pas évident. Par contre, le lien entre la baisse de qualité et la baisse de rémunération est avéré et sans équivoque.

- Economie d’énergie (en global) : Dans notre essai sur rosier, la consommation électrique de l’appareil sur une campagne est équivalente à l’économie d’énergie fossile engendrée par son usage. Il est donc difficile d’y voir un gain et d’envisager un amortissement de l’appareil.

- Economie suite à une réduction des interventions phytosanitaires : Non mis en évidence sur rosier. Les quelques gains chiffrables de l’usage du déshumidificateur n’incitent pas à l’achat de ce type de machines, mais il faut aussi intégrer dans la réflexion tous les gains économiques indirects, qui relèvent souvent de l’ordre de l’assurance et de la stratégie.

- Meilleure conduite des plantes y compris en période humide. Il s’agit d’avoir les moyens de réaliser une conduite des plantes toujours adaptée tenant compte de la faible luminosité et la forte humidité (qui sont souvent liées). Ne pas forcer les plantes en chauffant alors que la luminosité est faible, etc.

- Présence permanente sur le marché avec une qualité constante indépendante du climat. Ne pas pouvoir fournir un produit de qualité éloigne les acheteurs qui chercheront le produit ailleurs. Augmenter la part de produit de faible qualité favorise la chute des courts. De plus en plus, l’argument de vente de nos produits est la qualité, ce qui suggère que l’on a les moyens de la garantir. La conclusion d’ensemble pourrait donc être, sous notre climat, « Investir par stratégie plutôt que par économie »… encore faut-il en avoir les moyens de le faire.

Compte-rendu étude de conduites climatiques économes en énergie en production de fleurs et plantes en pot sous abri - 2014

Compte-rendu étude de conduites climatiques économes en énergie en production de fleurs et plantes en pot sous abri - 2012

Crédit Photo : Astredhor

Protection biologique intégrée en extérieur

Période de réalisation : 2010 à 2013

Station d'expérimentation : AREXHOR SEINE-MANCHE

Objectifs : Le projet s'appuie sur le constat que les modes de lutte chimiques trouvent aujourd'hui leurs limites soit par résistance des ravageurs des maladies des adventices soit par leur impact sur l'environnement (érosion de la biodiversité désherbants dans les nappes phréatiques...). En conséquence des méthodes alternatives doivent être développées promulguées ce qui permettra par ailleurs de gérer de manière plus raisonnée et durable les pesticides. Parmi les solutions la protection biologique intégrée mise en œuvre pour les cultures sous abris a permis de montrer la possibilité de lutter contre un certain nombre de bio-agresseurs. Voulant les développer pour les cultures de plein air la production horticole est en attente de références techniques qui lui permettraient ces développements. Le projet en conséquence prévoit de développer des travaux qui permettront de mieux connaître les répartitions des populations d'auxiliaires d'identifier des environnements favorables au maintien des auxiliaires naturels afin de révéler des situations bénéfiques à une entomofaune utile qui pourront être préconisées aux producteurs.

 

Résumé des travaux 2013

Les premières approches de résultats mettent en avant le fait que sur les trois sites d'essai pépinière hors sol (AREXHOR Seine Manche, CATE, GIE FPSO), globalement les stratégies PBI mises en œuvre s'avèrent plus intéressantes pour le contrôle des pucerons que dans les modalités témoin où des traitements chimiques ont été nécessaires. La question de la validité du témoin dans le contexte expérimental reste encore à préciser mais celle-ci semble néanmoins s'avérer intéressante, des différences sont constatées entre les deux modalités. Reste que progressivement c'est un passage à l'échelle réelle avec une diversification des sites qui est étudiée.
L'incidence des « réservoirs écologiques » reste à démontrer. Aucun sens de transfert n'a pu être mis en avant. Des impacts positifs semblent s'avérer sur le rôle des plantes attractives. Néanmoins le choix des espèces s'est révélé primordial pour ne pas attirer des espèces nuisibles aux cultures. Concernant les mélanges fleuris, si leur rôle dans l'enrichissement de la faune auxiliaire se confirme, leur impact au vu des contraintes rencontrées lors de leur mise en place reste à démontrer. Les mélanges à flore sauvage tel que le mélange « expérimental » crée par GIE semblent à privilégier. Compte tenu de l'arrivée précoce des foyers de pucerons, les semis de printemps s'avèrent toutefois peu efficaces, les semis d'automne sont à privilégier.
La période à risque se confirme en effet très tôt en saison, dès les mois de mars-avril, quelles que soient les régions. Malgré les différents aménagements étudiés, le contrôle des pucerons à cette période de l'année reste insuffisant par les auxiliaires indigènes. Des apports complémentaires d'auxiliaires tels que chrysopes ou coccinelles semblent indispensables pour un bon contrôle des populations mais les coûts sont encore très élevés.
L'influence du climat joue un rôle également prépondérant. D'une station à une autre entre les régions Nord et Sud les pressions de ravageurs sont différentes. Le GIE a montré cette année une forte corrélation entre les températures moyennes hebdomadaires et les développements des ravageurs ce qui doit être pris en compte dans les années futures. La prise en compte des données climatiques dans les commandes d'auxiliaires pourrait permettre de réduire de 70% les coûts de la PBI réalisée en 2012 (d'après une simulation du GIE combinant les données de cette année).
Comme cela figure dans le compte rendu de la commission scientifique, la conclusion de notre étude portera sur le savoir-faire acquis en ce qui concerne la mesure et l'identification de la faune auxiliaire ainsi que pour les études d'aménagement d'espaces contribuant à son maintien. Le lien indispensable avec une mesure de la performance de la PBI, étudiée pendant plusieurs années et dans des contextes forcément différents et évolutifs devrait nous permettre de conclure sur l'éventualité du bénéfice réciproque des deux approches, à savoir : la pratique de la PBI sur la conservation et l'enrichissement des faunes et inversement. Les producteurs souhaitent maintenant disposer d'outils, de méthodes d'évaluation des populations d'auxiliaires, afin de contrôler le bien fondé de certaines pratiques et de certains environnements sur la présence de ces auxiliaires. La prolongation de ce programme en 2013 devra répondre à cet objectif.
Une hiérarchisation des solutions sera à réaliser. Une contribution à QuantiPest de la plateforme Endure avec les avancées méthodologiques acquises pour l'évaluation des organismes utiles/nuisibles sera à considérer pour que ces travaux puissent profiter à une communauté scientifique et technique plus large. Une méthode d'évaluation descriptive de la potentialité des entreprises à développer la PBI sur leurs sites, sera également à construire comme cela est demandé par le conseil intermétier. Pour cela des indicateurs seront à identifier pour permettre cette évaluation. Cette méthode pourra être évaluée sur les sites des stations et sur quelques entreprises pour mesurer sa pertinence.
Cette dernière année (2013) se concentrera donc sur l'objectif final du projet : le transfert en entreprise d'une mise en place de la PBI en extérieur.
L'effort d'harmonisation concernant les méthodologies d'échantillonnage sera encore renforcé. Une standardisation des résultats des mesures semble envisageable, en particulier sur les trois sites d'essais en pépinière hors sol. Les notions de diagnostic environnemental et de seuil d'intervention seront encore plus affinées en vue d'aboutir à la construction d'une méthode de diagnostic, d'un outil d'aide à la décision et d'indicateurs pertinents, adaptés au contexte des pépinières ornementales.
Pour parvenir à ce dernier objectif une étude a été commanditée auprès de Maarten Van Helden, de l'agro Campus de Bordeaux pour mener à bien ce travail.

Compte-rendu protection biologique intégrée en extérieur, multifilières - 2013

Compte-rendu protection Biologique Intégrée en extérieur lutte contre le puceron noir du cerisier - 2012

Compte-rendu Protection Biologique Intégrée en extérieur - 2011

Compte-rendu Protection Biologique Intégrée en extérieur - 2010

 

Crédit Photo : Astredhor/GIE Fleurs et Plantes du Sud-Ouest

Itinéraires techniques et démarches agro-environnementales en pépinière ornementale hors-sol

Années : 2010 et 2011

Station d'expérimentation : CATE

 

Objectifs

• Mieux connaitre les performances environnementales du système de production en pépinière ornementale hors-sol (diagnostics) en évaluant la performance globale au niveau environnemental et qualitatif de schémas de production et d'itinéraires techniques dont les facteurs de production semblent a priori cohérents et intégrés entre eux. Il s'agît notamment de trouver des indicateurs pertinents évaluant les impacts environnementaux plutôt que les pratiques des producteurs et permettant d'adapter les pratiques au contexte.

• Proposer et sélectionner des pratiques plus performantes et cela dans une approche globale au niveau de l'itinéraire de culture et du système de production.

Résumé des travaux 2011

La première étape de ce projet a été mise en oeuvre. Le travail avec un groupe d'expert scientifique a permis de préciser le fonctionnement du système de production des arbustes en conteneur, élevés en hors-sol sur des aires de culture spécialisées. Une grande diversité d'itinéraire est possible dans ce système.
Les impacts environnementaux de ce système de culture ont commencé à être documentés. Il semble que l'impact sur la qualité de l'eau soit l'enjeu prioritaire à prendre en considération même si il se pose la question de la hiérarchisation des impacts.
Chaque intrant doit être évalué par rapport à l'impact qu'il occasionne au niveau de ce système de culture. Les questions concernant les impacts environnementaux occasionnés par la production des intrants en amont du système relèvent plus de l'analyse du cycle de vie du produit tout au long de la filière. Notre objectif dans ce programme est de minimiser les sortants de l'aire de culture (à l'exception des plantes commercialisées) et de ne pas s'intéresser, du moins dans un premier temps, au cycle de vie du produit.

Parallèlement au travail réalisé avec un groupe d'expert pour l'évaluation environnementale du système de production (culture de plantes en conteneur sur des aires hors-sol), un travail a été réalisé avec un groupe de pépiniéristes pour réfléchir à la question de l'intégration environnementale au niveau des exploitations, en particuliers par rapport à la question du désherbage des cultures mais aussi des abords et des chemins dont la surface est importante dans les pépinières de production. Une démarche d'évaluation des risques et d'amélioration des pratiques est proposée.

La mesure de la performance environnementale par le développement d'un ou plusieurs indicateurs adaptés au système de production et aux objectifs a débuté. Il semble que l'utilisation d'indicateurs composites estimant l'impact environnementale à partir de règles formelles prenant en compte des variables du milieu et des pratiques culturales (par exemple, du type de la méthode indigo) pourrait être adapté à ce type d'évaluation par rapport à la diversité des itinéraires de culture qu'il est possible de réaliser dans le système de production étudié.

L'architecture proposée pour la construction de ces indicateurs serait la suivante :
- un indicateur pour la qualité des eaux de surface à partir de 3 modules :
un module concernant les effets de la fertilisation des cultures hors-sol.
un module concernant les effets du désherbage des cultures hors-sol.
un module concernant les effets du désherbage des abords de la pépinière.
- Indicateur concernant les volumes d'eau prélevés sur la ressource pour l'irrigation

Un premier choix de variable a été opéré pour l'élaboration de ces indicateurs. Ces variables ont été critiquées et les plus pertinentes ont été sélectionnées. Il reste à associer ces variables pour définir les règles de décisions et le calcul des indicateurs

Compte-rendu itinéraires techniques et démarches agro-environnementales en pépinière ornementale hors-sol - 2011

Compte-rendu techniques et démarches agro-environnementales en pépinière ornementale hors-sol - 2010

 

 

Crédit Photo : Pépinières Lafitte