Méthodes alternatives de protection des plantes

Méthodes alternatives de protection des plantes en horticulture et paysage

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR

Période de réalisation du projet / date de publication : Juillet 2018

De quoi parle-t-on ? De l’utilisation de méthodes naturelles en horticulture et en paysage pour lutter contre les maladies, ravageurs et gérer les espaces végétalisés (maîtrise des adventives, alternatives aux désherbage, plantes couvre-sol…).

Pour qui ? L'ensemble des professionnels du végétal

 

Méthode / source(s) : Résultats d’essais, études bibliographiques, retours d’expérience…

Principaux résultats / résumé : Fruit de résultats de plusieurs programmes, le guide « Méthodes alternatives de protection des plantes » constitue un outil de compréhension, de mise à jour de ses connaissances et de découverte de nouveaux projets en matière de méthodes alternatives de protection des plantes. Après un premier chapitre consacré aux maladies des plantes et régulateurs de croissance, le guide traite de la protection contre les ravageurs (nouveaux auxiliaires, compléments alimentaires et habitats pour la faune auxiliaire, comment tirer parti des interactions au sein des écosystèmes…). Le troisième chapitre se centre sur la maîtrise des adventices et les alternatives au désherbage chimique, présente les techniques de paillage, les méthodes physiques de désherbage, les plantes couvre-sol et la valorisation des effets allélopathiques. Enfin, le dernier chapitre propose un état des lieux plus général sur les outils d'aide à la décision, la réglementation des produits phytosanitaires ou encore les perspectives de recherche pour l'horticulture et le paysage.

Quel intérêt / quelle utilisation ? : Répondre aux attentes sociétales et s’adapter à la nouvelle règlementation sur les produits phytosanitaires.

Crédit Photo : ASTREDHOR Sud-Ouest

Protection Biologique Intégrée

Protection biologique intégrée en extérieur

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR Seine Manche

Période de réalisation : 2010 à 2013

De quoi parle-t-on ? Des méthodes alternatives à la lutte chimique en production de plein air pour faire face aux bio-agresseurs

Pour qui ? Les producteurs

Méthode : Essais en station d'expérimentation

Principaux résultats : (2013) Les essais mettent en avant le fait que, globalement, les stratégies PBI mises en œuvre s'avèrent plus intéressantes pour le contrôle des pucerons que dans les modalités témoin où des traitements chimiques ont été nécessaires. L'incidence des « réservoirs écologiques » reste à démontrer. Des impacts positifs semblent s'avérer sur le rôle des plantes attractives. Néanmoins, le choix des espèces s'est révélé primordial pour ne pas attirer des espèces nuisibles aux cultures. Concernant les mélanges fleuris, si leur rôle dans l'enrichissement de la faune auxiliaire se confirme, leur impact, au vu des contraintes rencontrées lors de leur mise en place, reste à démontrer. La période à risque se confirme très tôt en saison, dès les mois de mars-avril, quelles que soient les régions. Des apports complémentaires d'auxiliaires, tels que chrysopes ou coccinelles, semblent indispensables pour un bon contrôle des populations de pucerons mais les coûts sont encore très élevés. L'influence du climat joue un rôle également prépondérant.

Quel intérêt ? / quelle utilisation ? : Mettre en œuvre des méthodes alternatives à la lutte chimique des ravageurs qui soient non seulement plus respectueuses de l’environnement mais aussi plus efficaces face à la résistance de certains ravageurs.

Crédit Photo : Astredhor/GIE Fleurs et Plantes du Sud-Ouest

Mise au point d’une stratégie de protection biologique intégrée (PBI) par conservation sur culture de chrysanthème

Ce projet a été réalisé chez deux producteurs pour un test en conditions réelles de PBI en extérieur.

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR Seine Manche

Période de réalisation / date de publication : 2012

De quoi parle-t-on ? D’une stratégie de protection biologique et intégrée contre les ravageurs des cultures de chrysanthème.

Pour qui ? Les producteurs

Méthode / source(s) : Essais

Principaux résultats / résumé : Cet essai n’a pu être poursuivi au-delà de la semaine 34, ce qui limite les conclusions. Néanmoins, nous constatons un effet positif des plantes attractives dans le contrôle des populations de pucerons, les plantes ayant des niveaux d’attaques moindres. Les résultats confirment par ailleurs leur effet bénéfique sur la faune auxiliaire, celle-ci étant plus nombreuse dans les parcelles avec plantes fleuries. Les deux modèles choisis : Potentilla fruticosa en cultures extérieures de chrysanthème et l’Anthémis en cultures sous serre se sont avérés très bien adaptés.

Quel intérêt / quelle utilisation ? Développer des méthodes plus respectueuses de l’environnement. Limiter les pertes de production liées aux ravageurs.

 

Crédit Photo : ASTREDHOR

Protection biologique intégrée contre acariens en pépinière hors sol sous abris

La protection biologique intégrée est testée avec succès depuis plusieurs années au sein du réseau ASTREDHOR. Cependant, la demande reste forte du côté des pépiniéristes, principalement en ce qui concerne la lutte contre acariens.

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR Seine Manche

Période de réalisation / date de publication : 2012

De quoi parle-t-on ? Il s’agit de tester l'efficacité d’auxiliaires disponibles sur le marché dans la lutte contre acariens en culture de Choisya.

Pour qui ? Les producteurs

Méthode / source(s) : Essais

Principaux résultats / résumé : En août 2012, des foyers d’acariens apparaissent et l'essai donne des résultats satisfaisants. Les stratégies de PBI mises en place contre acariens ont ainsi permis de maintenir une faible population de ravageurs et d’éviter les 3 traitements nécessaires contre acariens dans le tunnel témoin. Cette année, seule une lutte préventive a été effectuée dans les modalités PBI, à l’aide de Neoseiulus californicus. Le taux d’infestation étant resté très faible dans ces tunnels, les apports de Phytoseiulus persimilis n’ont pas été nécessaires. Il reste difficile de détecter la présence des prédateurs introduits (N.californicus) sur les plants. Quelques-uns seulement sont repérés dans des foyers de Tetranyques. Début septembre, après une forte infestation dans le tunnel témoin, un nombre important de prédateur Phytoseiulus persimilis y est retrouvé naturellement.

Quel intérêt / quelle utilisation ? Lutter contre les acariens en limitant l'utilisation de produits phytosanitaires et en favorisant les méthodes alternatives. Evaluer l'efficacité des auxiliaires disponibles et leur complémentarité. Accroître la qualité des productions. Mieux intégrer la production de cultures ornementales avec les problématiques environnementales. Diminuer le coût de la PBI.

 

Protection biologique intégrée contre le psylle de l'Elaeagnus

La problématique du psylle de l'Elaeagnus reste entière en production et son contrôle reste difficile. Des solutions chimiques existent mais l’efficacité reste mitigée car la larve se protège sous les feuilles, les bourgeons ou son miellat.

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR Seine Manche

Période de réalisation / date de publication : 2012

De quoi parle-t-on ? De solutions biologiques pour lutter contre le psylle de l'Elaeagnus, basées sur des auxiliaires en lâchers dans un premier temps, tout en travaillant les abords de culture pour favoriser la faune auxiliaire.

Pour qui ? Les pépiniéristes

Méthode / source(s) : Essais

Principaux résultats / résumé : Aucun produit n’a fait ses preuves jusqu’à maintenant contre le psylle de l'Elaeagnus. L’essai met donc en place le Vertimec (acaricide) en tant que référence chimique et une solution PBI avec comme auxiliaire Anthocoris nemoralis. Une solution de lutte physique est également envisagée avec le Savona, un produit de contact. Le Savona a un effet d’anti-adhésion sur les larves de psylle mais son action est limitée dans le temps. Le Vertimec a été efficace et semble avoir maintenu les populations de psylles. Les anthocoris amenées sur les parcelles se sont implantées et ont contenu les populations comme un traitement au Vertimec.

Quel intérêt / quelle utilisation ? Mieux intégrer la production de cultures ornementales avec les problématiques environnementales.

Utilisation de la faune auxiliaire régionale dans le cadre de la PBI en pépinière - lutte contre le puceron

La protection biologique intégrée se tourne actuellement vers des méthodes de conservation de la faune auxiliaire indigène. Pour cela, des bandes fleuries et des plantes relais sont mises en place en vue de maintenir cette faune auxiliaire à proximité et à l’intérieur des parcelles cultivées.

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR Seine Manche

Période de réalisation / date de publication : 2012

De quoi parle-t-on ? De la lutte contre les pucerons en limitant l'utilisation de produits phytosanitaires et en favorisant les méthodes alternatives. Il s’agit aussi de favoriser le développement de la faune auxiliaire naturelle.

Pour qui ? Les pépiniéristes

Méthode / source(s) : Essais

Principaux résultats / résumé : En ce qui concerne le site 1 hors-sol, l’implantation de la bande fleurie n’a pas été bonne cette année. La floraison était faible et très tardive. Les potentilles implantées au sein de la culture permettent cependant d’attirer des syrphes. Sur le deuxième site d’essai, la bande fleurie est en 2ème année après implantation. Elle a permis une floraison précoce et durable. La flore observée est différente de la première année, on observe une évolution du mélange. Les auxiliaires observés au cours de l’essai : syrphes, chrysopes, coccinelles, parasitoïdes, araignées, Aphidoletes, Orius … Dans la culture située à proximité de la bande fleurie, les insectes auxiliaires ne semblent pas se trouver en plus grande quantité, mais en plus grande diversité. Il n’y a que peu de différence cette année en termes de population de pucerons sur les parcelles.

Quel intérêt / quelle utilisation ? Accroître la qualité des productions. Mieux intégrer la production de cultures ornementales avec les problématiques environnementales. Diminuer le coût de la PBI.

 

Protection Biologique Intégrée contre le puceron noir du cerisier

La gestion du puceron noir du cerisier, Myzus cerasi, est problématique car ce puceron possède des hôtes secondaires (adventices présentes dans l’environnement) qu'il colonise dès le mois de juin.

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR Seine Manche

Période de réalisation / date de publication : 2012

De quoi parle-t-on ? Il s’agit de tester l'efficacité d’auxiliaires dans les cultures de cerisiers pour lutter contre le puceron noir.

Pour qui ? Les pépiniéristes

Méthode / source(s) : Essais

Principaux résultats / résumé : Le puceron noir du cerisier (Myzus cerasi) est un ravageur qui induit des pertes en production et en post-production de cerisier. Le but de l’essai est d’améliorer la qualité des arbres. Le principal problème est la crispation des feuilles qui se gaufrent et s’enroulent. Les pucerons deviennent inaccessibles que ce soit pour un produit chimique ou pour un auxiliaire de lutte en PBI. La lutte chimique avec une alternance d’insecticides a été peu efficace du fait de la crispation du feuillage. L’auxiliaire Aphidius matricarie a montré de meilleurs résultats en termes de qualité finale mais aucune trace de parasitisme n’a pu être trouvée.

Quel intérêt / quelle utilisation ? Lutter contre différents ravageurs ou maladies en limitant l’utilisation de produits phytosanitaires et en favorisant les méthodes alternatives. Favoriser le développement de la faune auxiliaire naturelle. Accroitre la qualité des productions. Mieux intégrer la production de cultures ornementales avec les problématiques environnementales. Diminuer le coût de la PBI.

 

Efficacité des phytostimulants contre les maladies et ravageurs en cultures ornementales

Porteur du projet / auteur : ASTREDHOR / STEPP Bretagne

Période de réalisation / date de publication : 2003-2005

De quoi parle-t-on ? De tests sur le potentiel de stimulateurs de défense naturels pour lutter contre des pathogènes en cultures ornementales.

Pour qui ? Les producteurs

Méthode / source(s) : Essais

Principaux résultats / résumé :

Pour le modèle cyclamen/fusariose : Comme en 2004, les phytostimulants testés en 2005 ont montré une protection temporaire contre la fusariose du cyclamen jusqu'au moment où la pression parasitaire est devenue trop importante. Parmi les 4 produits testés en station cette année, il y a 2 nouveaux produits identifiés intéressants par le BBV. Malgré des résultats prometteurs en cultures de pommiers, un produit a été éliminé après avoir constaté un blocage important de la croissance du cyclamen. Pour certains produits, l'efficacité contre la fusariose a été comparable avec celle de la référence chimique, un produit a été testé le plus efficace contre la fusariose du cyclamen mais pas homologué pour l'horticulture ornementale.

Pour le couple chrysanthème/rouille brune :Une technique d'inoculation pour reproduire les symptômes de rouille a été développée. Il nous reste à calibrer la dose optimale d'inoculum (urédospores) permettant d'avoir une pression parasitaire se rapprochant des conditions naturelles et permettant une discrimination des produits testées. Des premiers résultats de criblage ont permis d'identifier une référence chimique (bitertanol) efficace (80-90 %) ainsi qu'un éliciteur de référence (BABA) présentant une certaine efficacité dans nos conditions d'essai. Au niveau biochimique, les dosages réalisés avec les prélèvements de chrysanthème effectués en 2004, n'ont pas confirmé ceux obtenus avec des prélèvements effectués en conditions contrôlées. Il semble donc difficile de pouvoir suivre in situ le niveau d'induction d'une plante (trop de paramètres influençant les mesures). Ceci étant possible en conditions contrôlées de manière significative.

Quel intérêt / quelle utilisation ? Face à la disparition de produits chimiques, utiliser de nouveaux moyens de lutte contre des pathogènes de cultures économiquement importantes ou à forte valeur ajoutée.

 

Crédit Photo : ASTREDHOR