Multi-filière

Acquisition de références techniques sur les produits phytopharmaceutiques pour mieux lutter contre les bio-agresseurs

Projet permanent

Porteur du projet : Astredhor

Lieux de réalisation : ASTREDHOR Loire-Bretagne (Arexhor Pays de la Loire, Caté, CDHR Centre Val de Loire), ASTREDHOR Méditerranée (Scradh, Creat), ASTREDHOR Sud-Ouest (GIE Fleurs et Plantes), ASTREDHOR Seine-Manche (Arexhor Seine-Manche), ASTREDHOR Grand Est (Arexhor Grand Est).

Contexte : Les extensions d'usages de produits phytopharmaceutiques pour lutter plus efficacement contre les bio-agresseurs constituent une priorité pour les professionnels face à l'absence de solutions autorisées.

Objectifs : Cette action nationale vise à combler les usages vides par des produits afin que les professionnels puissent assurer une protection phytosanitaire convenable, sans risque pour les cultures, les applicateurs et l'environnement. Elle prévoit la formulation de dossiers techniques produits dans les dossiers d'homologation des produits phytopharmaceutiques afin de demander l'homologation de certains produits auprès de l'Anses. Un programme d'essais « usages mineurs » pour l'acquisition de références de sélectivité ou d'efficacité est également mis en place. Annuellement, cinq à dix essais sont programmés pour tester une dizaine de spécialités commerciales : définition d'un programme en collaboration avec les experts techniques de la DGAI, mise en place et réalisation des essais dans les huit stations agréées BPE d'ASTREDHOR..

Partenaires : firmes phytopharmaceutiques

Partenaires financiers : FranceAgriMer, VAL'HOR

Avancées : En 2014, un dossier technique pour le Movento® a été formulé et déposé par la firme phytopharmaceutique auprès de l'Anses. Deux notices techniques ont été créées et mises en ligne sur le site de l'Institut.

 

Crédit Photo : ASTREDHOR

Efficacité des phytostimulants contre les maladies et ravageurs en cultures ornementales : développement d'une nouvelle stratégie phytosanitaire

Année de réalisation : 2005

Station d'expérimentation : STEPP BRETAGNE

Objectifs : De nombreux phytostimulants parmi lesquels se trouvent les stimulateurs de défenses naturelles (SDN)apparaissent sur le marché sans que leurs efficacité soient connues sur les cultures ornementales. Certains de ces produits ont montré une bonne efficacité de protection des plantes contre des maladies fongiques bactériennes ou virales (Tally et al.1999). Ces études ont essentiellement impliqué des plantes de grandes cultures la vigne ou des arbres fruitiers. Par contre, peu de travaux ont été réalisés sur des plantes en situation de culture spécifique et encore moins sur des végétaux ornementaux. Un projet de recherche appliquée sur les SDN est confié à la Stepp Bretagne depuis 2003.

Nous proposons donc de tester le potentiel de ces produits de plantes ornementales pour lutter contre des pathogènes de cultures économiquement importantes ou à forte valeur ajoutée.

 

Résumé :

Pour le modèle cyclamen/fusariose, l'échelle de notation à été modifiée : on note les feuilles individuellement, et non plus la plante en globalité. Quatre nouvelles substances ont été testées (extrait de carapaces de crustacés, extrait de plante homologué en tant que SDN sur vigne/oïdium) et semblent donner peu de résultats intéressant en terme de protection vis-à-vis de la fusariose. En revanche, le produit C (SDN testé également en 2003 et 2004) confirme son efficacité et le référence chimique testé en arrosage pour la première fois, montre un niveau d'efficacité très intéressant. Au niveau biochimique, des dosages de polyphénols n'ont pas donné des résultats concluants.
Comme en 2004, les phytostimulants testés en station en 2005 ont montré une protection temporaire contre la fusariose du cyclamen jusqu'au moment où la pression parasitaire est devenue trop importante. Parmi les 4 produits testés en station cette année, il y a 2 nouveaux produits identifiés intéressants par le BBV. Malgré des résultats prometteurs en cultures de pommiers, un produit a été éliminé après avoir constaté un blocage important de la croissance du cyclamen. Pour certains produits, l'efficacité contre la fusariose a été comparable avec celle du référence chimique, un produit testé le plus efficace contre la fusariose du cyclamen mais pas homologué pour l'horticulture ornementale. L'essai n'est pas encore terminé et les données seront analysées prochainement.
En ce moment, l'infestation du chrysanthème avec de la rouille blanche et de la rouille brune a échouée au niveau de la station car les conditions métrologiques favorables à l'installation de ces pathogènes ne sont pas encore atteintes. Des plantes infestées ont été introduites dans la culture mi-septembre, mais les symptômes ne sont pas encore visibles.
Un dossier de demande de dérogation pour la détention et manipulation de Puccinia horiana Hennings, pathogène réglementé, à été constitué et déposé auprès de la Protection des Végétaux de Rennes. A la suite de cette demande, un audit de BBV a été effectué le 20 juillet 2005 et l'avis des experts est favorable. Les premiers travaux de manipulation du pathogène et de reproduction de la maladie en conditions contrôlées seront réalisés en fin d'année.


Pour le couple chrysanthème/rouille brune, en collaboration avec l'équipe "rouille des céréales" de Christian Lannou (INRA Grignon), une technique d'inoculation pour reproduire de façon homogène et répétable les symptômes de rouille à été développée. Il nous reste à calibrer la dose optimale d'inoculum (urédospores) permettant d'avoir une pression parasitaire se rapprochant des conditions naturelles et permettant une discrimination des produits testées. Des premiers résultats de criblage ont permis d'identifier une référence chimique (bitertanol) efficace (80-90 %) ainsi qu'un éliciteur de référence (BABA) présentant une certaine efficacité dans nos conditions d'essai.
Au niveau biochimique, les dosages réalisés avec les prélèvements de chrysanthème effectués à la Stepp en 2004, n'ont pas confirmés ceux obtenus avec des prélèvements effectués en conditions contrôlées. Il semble donc difficile de pouvoir suivre in situ le niveau d'induction d'une plante (trop de paramètres influençant les mesures). Ceci étant possible en conditions contrôlées de manière significative.

 

Compte-rendu efficacité des phytostimulants contre les maladies et ravageurs en cultures ornementales - 2005

Crédit Photo : ASTREDHOR