Fleurs coupées

Méthodologies de détection et de lutte contre les Thrips en culture de fleurs coupées

Période de réalisation : 2013-2015

Porteur du projet : Astredhor

Lieu de réalisation : ASTREDHOR Méditerranée (Scradh)

Contexte : La production de fleurs coupées sous abri chauffé évolue dans un contexte tendu, entre concurrence internationale, hausse des charges énergétiques, et surtout, attaques de nombreux ravageurs. Aujourd'hui, la Protection Biologique Intégrée, moyen de lutte efficace contre les Thrips, est en recul en raison du développement massif d'attaques de Thrips (Frankliniella occidentalis) sur rosier.

Objectif : L'objectif de cette action portée par ASTREDHOR Méditerranée (Scradh), est de faire progresser les connaissances dans la lutte contre le Thrips sur rosier afin d'assurer l'avenir de cette production en France grâce à de nouvelles de techniques favorables à l'environnement pour les producteurs :
1. Poursuivre l'étude du cycle du Thrips dans le système sol/dispositif de culture/plante/serre
- Caractérisation des foyers et du mouvement des adultes dans la serre (panneaux chromatiques)
- Caractérisation de l'émergence des adultes dans le système (cloches et filets avec panneaux)
2. Etude de l'impact d'interventions sur le sol sur la dynamique des émergences de Thrips (arrosage du sol avec des huiles ou huiles essentielles)
3. Premières conceptions de méthodes ou d'outils afin de caractériser le risque Thrips avant d'observer des dégâts en culture

Partenaires : Fournisseurs de solutions biologiques et de panneaux chromatiques, Laboratoire de détermination des Thrips (ANSES)

Partenaires financiers : CasDar, VAL'HOR

Résultats : Principales conclusions de ces 3 années de projet :

- Le thrips se maintient toute l’année dans une serre de roses fleurs coupées, avec une croissance très forte après la période du repos estival où les boutons floraux sont maintenus sur les tiges de juillet à août.

- L’absence d’adultes sur piège « Air Libre » dans la strate récolte ne signifie pas absence du nuisible et donc de dégâts : au contraire il devient d’autant plus redoutable parce qu’invisible.
- Le thrips cherche une niche pour y satisfaire ses besoins de thigmotactisme, de prise de nourriture, de conditions climatiques stables et de changement de stade comme le bouton floral.
- L’absence d’adulte piégé, potentiellement émergé des zones obscures, ne prouve pas l’absence de nymphose dans ces microcosmes car la probabilité de capture est très faible malgré les précautions prises pour augmenter les chances lors de la manipulation des cloches.
- Le poumon est une source de contamination de la strate récolte.
- La production végétale intensive et le climat concourent à la pullulation du thrips.

Enfin, dans les conditions de l’expérimentation, l’efficacité des produits biologiques n’a pas été totalement démontrée. Et telle qu’elle est pratiquée, la conduite culturale du rosier favorise tant le maintien que le développement du thrips californien.

Il est donc nécessaire de poursuivre cette recherche appliquée avec l’objectif de mettre au point un indicateur « pression thrips » et de poursuivre la recherche des facteurs favorables au contrôle biologique de tous les arthropodes nuisibles. Parmi les techniques mises en œuvre, l’apport de complément alimentaire pour la faune auxiliaire des cultures offrirait de belles perspectives.

Dernières avancées dans la lutte contre les Thrips : cycle biologique et ennemis naturels - 2017

 

Crédit Photo : Astredhor