Fleurs et feuillages coupés

Tenue en vase de fleurs coupées innovantes et fleurs comestibles

Fiches techniques

document publié en 2017

Porteur du projet : ASTREDHOR

Contexte : Une enquête menée par Kantar TNS pour VAL'HOR en 2013 sur les jardiniers urbains avait révélé de fortes attentes des consommateurs à l'égard des producteurs en matière d'originalité et de diversité des végétaux d'ornement (74 % trouvaient intéressant ce type d'amélioration parmi un ensemble de propositions). Parallèlement, les producteurs et fleuristes recherchent des opportunités de croissance à travers de nouveaux débouchés.

Depuis 2014, ASTREDHOR conduit un programme soutenu par VAL'HOR et FranceAgriMer intitulé "Démarche de filière pour l'innovation commerciale en fleurs, feuillages et rameaux coupés" qui a permis l'introduction de nouvelles cultures de diversification, en complément des productions « traditionnelles » sur les exploitations.

Dans le cadre de ce projet, la station ASTREDHOR Méditerranée (Creat), porteur du programme, a élaboré 13 fiches en accès libre sur chacune des espèces étudiées.

Les fiches Heuchera, Hibiscus, Poinsettia, Stachys et Curcuma, destinées aux fleuristes, fournissent notamment des informations sur la tenue en vase de fleurs coupées innovantes.

Les fiches Fuchsia, Sauge, Tagète, Tulbaghia, Basilic, Bégonia, Bredes, traitant de l’usage de ces espèces en tant que fleur comestible, sont davantage destinées aux producteurs et/ou restaurateurs. Une dernière fiche explique les actions de transfert menées dans le cadre de ce programme.

Accéder à la synthèse

 

Crédit Photo : ASTREDHOR/ Creat

Démarche de filière pour l'innovation commerciale en fleurs, feuillages et rameaux coupés

Porteur du projet : Astredhor

Période de réalisation : 2014-2016 

Contexte : Le marché des fleurs, feuillages et rameaux coupés, évolue selon les tendances et doit faire face à une forte concurrence internationale et à des coûts des intrants élevés (énergie, main d'œuvre). Les professionnels ont besoin de produits innovants et économes en intrants qui correspondent aux attentes de l'aval de la filière. ASTREDHOR Méditerranée (Creat et Scradh) et ASTREDHOR Grand Est conçoivent et valident, avec un réseau de partenaires de la filière aval, des « prototypes de produits finis innovants » dans le secteur des fleurs coupées et rameaux décoratifs, mais aussi dans le secteur plus novateur et porteur des fleurs comestibles.

Essai n°1 : Innovations commerciales en fleurs coupées et rameaux décoratifs valorisant les outils de production sous abri

Lieux de réalisation : ASTREDHOR Méditerranée (Creat, Scradh)

Partenaires : SICA MAF d'Hyères et autres marchés, Hyères Hortipôle, FNFF et autres structures syndicales de négoce, fleuristes indépendants, FEDHOM (Fédération des expéditeurs de l'horticulture méditerranéenne).

Essai 2 : Production de fleurs comestibles valorisant les outils de production sous abris

Lieux de réalisation : ASTREDHOR Méditerranée (Creat, Scradh), ASTREDHOR Grand Est (Arexhor Grand Est)

Partenaires : Restaurateurs (indépendants ou regroupés en structures telles que Gournéditerranée), lycées hôteliers (Toulon, Hyères, Nice, Marseille), grossistes en alimentaire (Terre Azur - Pomona Var), transformateurs.

Partenaires financiers : FranceAgriMer, VAL'HOR

Avancées :
- Volet "ornemental": cinq produits ont été travaillés en 2014, Tulbaghia, Pois de senteur, Leucocoryne, Hibiscus s. et Capsicum. Le produit final a été défini pour ces cinq espèces (selon les cas, définition des itinéraires pour satisfaire la demande ou validation des itinéraires déjà élaborés).
- Volet "fleurs coupées comestibles" en 2014 : plus expérimental, le travail a cherché à repérer les taxons les plus prometteurs parmi les 31 taxons sélectionnés. A ce jour, plusieurs produits ont été définis. Le travail est en cours sur l'élaboration de l'itinéraire technique associé : Tagete Mini India, Begonia, Tulbaghia, roquette, bourrache, basilic, mini pensée, capucine, Pelargonium odorant, Acmella oleracea, Hemerocalle, Fuchsia Thumb.

 Accéder au compte-rendu des travaux 2014

 

Crédit Photo : ASTREDHOR

Innovation végétale et commerciale en production de fleurs coupées, feuillages et rameaux

Période de réalisation : 2007-2013

Station d'expérimentation : SCRADH

Contexte : La production de fleurs coupées en France est très concurrencée par des productions de pays tiers à l'union européenne dont le coût de la main d’œuvre est très faible et les réglementations économiques sociale et environnementales peu contraignantes. Pour assurer la pérennité des productions françaises sans que celles-ci n'aient recours à la délocalisation une des solutions envisagées est la diversification de l'offre qui apparaît aujourd'hui indispensable pour distinguer la production française.

Objectifs : Ce travail s'articule autour de l'activité de trois stations du réseau Astredhor : le Catele Creat et le Scradh. Il est proposé la mise en œuvre de programmes de recherche appliquée coordonnés dont les objectifs principaux sont l'acquisition de références techniques concernant :
- l'introduction de nouveaux taxons
- de nouvelles techniques de production
- l'allongement de la période de production
- la mise au point de solutions à un ou des problèmes majeurs touchant chacune des espèces : approvisionnement qualité des semences et plants protection phytosanitaire

Méthodes : Plusieurs méthodes d'évaluation sont réalisées suivant le niveau d'innovation des espèces concernées :

- méthode 1 : taxons non cultivés connus en fleur coupée
=> essai de petite dimension visant à valider l'intérêt du produit en tant que fleur coupée (morphologie du produit, tenue en vase, calendrier de production)

- méthode 2 : taxons connus en fleur coupée dont le développement est limité et présente des verrous techniques
=> essai avec objectif technique visant à débloquer les verrous identifiés

- méthode 3 : taxons connus en fleur coupée soumis à une forte concurrence dont il existe des pistes techniques et/ou commerciales de différenciation de l'offre française
=> essai de taille suffisante à une étude technique et commerciale

- méthode 4 : taxons connus pour un autre usage demandant une adaptation de l'itinéraire technique
=> comparaison de différents itinéraires techniques

Outre les aspects techniques, les essais incluent une évaluation du potentiel commercial des espèces travaillées. Cette évaluation passe par des enquêtes auprès de la filière aval (négociant/grossistes/fleuristes) après une phase d'apport au marché ou de présentation des produits. 

En 2013 les taxons suivants sont traités : Anigozanthos, Protéacées, Nerine, Tulbaghia, Zingibérales (Alpinia, Calathea, Curcuma, Heliconia, Zingiber) , Strelitzia, Rameau coupés (Fougères, Hosta, Pistacia lentiscus, Hibiscus sabdariffa, Hibiscus esculentus), Lathyrus odoratus. 

Compte-rendu innovation végétale et commerciale en production de fleurs coupées, feuillages et rameaux décoratifs - 2013

En 2012 les taxons suivants ont été traités : Alchemilla, Astrantia, Anigozanthos, Nerine, Protéacées (Leucospermum, Telopea), Tulbaghia, Zingibérales (Alpinia, Calathea, Curcuma, Heliconia, Zingiber) , Strelitzia, Dahlia, Incarvillea, Rameau coupés (Fougères, Hosta, Pistacia lentiscus, Hibiscus sabdariffa, Hibiscus esculentus), Lathyrus odoratus. 

Depuis 2011 les essais incluent une évaluation commerciale des produits travaillés. Ceci est réalisé par enquêtes auprès des négociants/grossistes après vente aux marché ou présentation du produit (cas du SCRADH), et par enquêtes ciblées auprès des fleuristes avec envoi d'un échantillon en magasin (cas du CREAT).

Compte-rendu élargissement de la gamme en fleurs coupées - 2012

Compte-rendu élargissement de la gamme en fleurs coupées - 2011

Compte-rendu élargissement de la gamme en fleurs coupées - 2010

Compte-rendu élargissement de la gamme en fleurs coupées - 2009

Compte-rendu élargissement de la gamme en fleurs coupées - 2008

Compte-rendu élargissement de la gamme en fleurs coupées - 2007

 

Crédit Photo : SCRADH

Recherche d'espèces intéressantes de feuillages à couper

Terminé

Années de réalisation : 2007-2008

Station d'expérimentation : CREAT

Objectifs 2008 : Rechercher des espèces intéressantes de nouvelles variétés de rameaux à couper. Acquérir des données techniques sur ces nouveautés afin de mettre au point des calendriers culturaux. 

Recueillir des observations et des notations supplémentaires sur l'évolution de la production de taxons testés depuis 2 ou 3 ans. Affiner les connaissances agronomiques.
Comparer une production recépée et non recépée de Melaleuca bracteata et de Melaleuca armillaris tester l'étalement de la production d'Hibiscus sabdariffa en conteneur.

Résumé 2008 : Pour 2008, plusieurs observations ont été apportées. Tout d'abord le potentiel des nouveaux taxons, du genre Hosta est prometteur, avec des tenues en vase satisfaisantes, mais des rameaux encore de trop courtes longueurs dans l'ensemble. La poursuite de l'essai permettra de voir si ces caractéristiques vont évoluer.

Sur les taxons testés depuis plus de deux années, les fougères du genre Nephrolepis se distinguent par une productivité exceptionnelle. Melaleuca diosmifolia et linariifolia, après 3 années de production ont atteint un optimum de productivité, qui pourrait être relancé par un recépage, qui s'avère positif pour Melaleuca bracteata, et plus discutable pour Melaleuca armillaris préférant des tailles hivernales plus douces.
Enfin Hibiscus sabdariffa confirme un potentiel ornemental indéniable. Néanmoins les semis pour 2009 devront être renouvelés à des cadences plus rapprochées, afin d'obtenir une qualité de rameaux satisfaisante en automne et début d'hiver. En effet, seuls les semis effectués en février et mars permettent une production satisfaisante en août, les semis de juin étant trop tardifs.

Compte-rendu élargissement de la gamme feuillage à couper - 2008

 Objectifs 2007 : Le travail réalisé par le Creat a pour objectif de montrer l'intérêt de chaque feuillage d'acquérir des données techniques et de mettre au point les itinéraires techniques de productions.

Intérêt : La recherche de nouvelles variétés de feuillages pour le rameau à couper peut permettre d'élargir l'offre de produits végétaux et d'améliorer les débouchés commerciaux.

Résumé 2007 : Les travaux menés les années précédentes ont permis la mise en place d'itinéraires techniques pour 5 taxons : Melaleuca bracteata, Melaleuca armillaris, Agonis flexuosa, Visnea mocanera et Correa alba. Les dernières expérimentations ont permis d'apprécier la regénération de certains de ces taxons par un recépage.

L'intérêt esthétique, le bon comportement général et des tenues en vase satisfaisantes ont aussi été observés sur de nouveaux taxons, notamment, Polystichum polyblepharum, Polystichum setiferum, et Hibiscus sabdariffa.
Cette année permettra d'approfondir ces observations par des apports à la commercialisation.

Compte-rendu recherche d'espèces intéressantes pour la production de feuillages coupés sous abri - 2007

Crédit Photo : ASTREDHOR/ Creat

Elargissement de la gamme de production en fleurs et feuillages coupés

Terminé

Période de réalisation : 2007-2008

Station d'expérimentation : SCRADH

Objectifs : Elargir la gamme avec de nouveaux genres et espèces botaniques et connaître les principales caractéristiques de leur production sous climat méditerranéen.

Mettre au point de nouveaux calendriers de culture de végétaux nouveaux ou anciens au moyen de techniques modernes pour des produits commercialement innovants

Résumé : Les résultats obtenus en 2008 varient fortement selon l'espèce concernée, les espèces n'étant pas toujours au même niveau d'étude.

L'étalement de la floraison de la pivoine en utilisant un cycle de production décalé en hors sol commence à être bien maîtrise, même si certains facteurs ne le sont toujours pas totalement.
L'étude sur Sandersonia montre que la culture de cette fleur très attrayante est très technique, relativement coûteuse pour un rapport financier assez incertain. Parmi les nouveautés, les Nérines étudiées semblent plus prometteuses même si beaucoup reste à faire pour maitriser la période de production. Enfin, le Chondropetalum semble présenter un intérêt.
Durant cette année 2008, de nombreux autres taxons ont été repérés et/ou achetés, pour une étude en 2009 (Anigozanthos, Leucadendron, Leucospermum, Alpinia, Heliconia, etc.).

Compte-rendu élargissement gamme de production - 2008

Compte-rendu élargissement de la gamme de production - 2007

 

Année de réalisation : 2006

Station d'expérimentation : SCRADH

Objectifs : 

Mettre au point de calendriers de cultures innovants au moyen de techniques de forçage modernes sur plantes annuelles et vivaces

- Combiner les rotations de ces cultures sous serre de manière à optimiser l'occupation de la serre.
- Elargir la gamme avec de nouveaux genres et espèces botaniques et connaître les principales caractéristiques de leur production sous climat méditerranéen

Intérêt : A améliorer la rentabilité des systèmes de production et élargir l'offre sur les marchés des espèces étudiées

Résumé :

Lisianthus : l'essai montre la faisabilité d'une culture très précoce et de qualité sous climat méditerranéen au moyen de l'éclairage d'assimilation. Les séries plantées en automne nécessitent des variétés tardives qui permettent d'amorcer la saison avec une très bonne qualité. La deuxième coupe des séries les plus précoces est intéressante car elle permet une récolte de printemps sans besoin énergétique supplémentaire
La combinaison des séries de plantation, de leur remontée et les différents groupes de précocité des variétés ont en effet permis d'obtenir une floraison continue des semaines 6 à 28.
La demande et donc les prix paraissent plus soutenus à partir de la mi mars confirmant la préférence pour un produit primeur et non totalement désaisonné; aussi n'est il pas forcément intéressant de planter avant la semaine 45
Pivoine : l'expérimentation montre la faisabilité technique d'une culture de pivoine hors sol corrigeant ainsi l'échec de la culture en caisse. Une production étalée sur 5 semaines es février -mars a été obtenue précédant ainsi les premiers apports régionaux. Le rendement moyen réalisé voisin de 7 fleurs par plant est corrélé avec le poids et le nombre d'yeux par plant. Le nombre d'annulés bien que très inférieur à celui observé avec la culture en caisse est en moyenne de 3 par plant.
La qualité est bonne mais tout de même en retrait par rapport à la culture traditionnelle. Si cette technique se développe, l'offre en pivoine du sud de la France pourrait s'étaler sur 3 mois en combinant variétés et méthodes de culture.
Campanule Médium : la floraison a débuté le 23 novembre 2005 et s'est terminée le 1 juin 2006, soit une production continue à l'exception d'une coupure d'une dizaine de jours fin mars et début mai. La qualité de récolte est bonne pour les séries plantées semaines 37, 40, 43, 6 et 10, insuffisante pour les séries d'hiver mises en place semaines 46, 50 et 3. L'essai avec exploitation de la remontée (2 récoltes prévues par plant) conduit avec une plantation de la semaine 37 avec un éclairage photopériodique de la semaine 40 à la floraison puis une interruption pendant 3 semaines suivi d'un ré éclairage a donné une première floraison de bonne qualité, par contre la remontée n'a pas permis de valoriser les fleurs toutes trop courtes et de qualité insuffisante.

Feuilles et rameaux décoratifs :
- L'essai sur les Restionaceae a débuté en mars 2006, dès réception des plantes et selon le protocole prévu. Si le Chondropetalum semble s'être bien installé dans les 2 types de sols le Calopsis n'apparait pas adapté à nos conditions de culture pleine terre. Son étude sera probablement arrétée en 2007.
- La mise au point des milieux de culture/enracinement du Pistacia ont débuté fin 2005 à l'INRA Sophia Antipolis. Le milieu de culture est en cours de définition à partir de semis in-vitro et la mise en culture in-vitro de matériel végétal semble maîtrisée. Il est peu probable que des clones puissent être testés en production en 2007. Au mieux nous pourrons étudier les clones des semis effectués.

Compte-rendu amélioration de la compétitivité des entreprises de fleurs et feuillages coupés - 2006

 

Crédit Photo : ASTREDHOR/ SCRADH

Recherche d'espèces intéréssantes pour la production de feuillages coupés sous abri

Terminé

Année : 2006

Station d'expérimentation : CREAT

Objectifs : Le travail réalisé par le CREAT a pour objectif de montrer l'intérêt de chaque feuillage d'acquérir des données techniques et de mettre au point les itinéraires techniques de productions.

Intérêt : La recherche de nouvelles variétés de feuillages pour le rameau à couper peut permettre d'élargir l'offre de produits végétaux et d'améliorer les débouchés commerciaux.

Résumé : Pour l'année 2006, un certain nombre de nouveautés végétales a été testé : Polystichum polyblepharum, Polystichum setiferum, Strobilanthes isophyllus, Hibiscus sabdariffa, Heteromorpha arborescens, Nandina domestica, Dolichos labab, Melaleuca diosnifolia, et Melaleuca linariifolia. Les premiers résultats laissent apparaître un bon potentiel pour un certain nombre d'entre elles.

Ainsi Hibiscus sabdariffa dispose d'un intérêt esthétique certain à la suite de tests à la commercialisation effectués au marché de gré à gré du MIN de Nice. Le bon comportement face aux maladies et aux ravageurs, ainsi que leur rusticité devant les conditions agroclimatiques méditérranéennes, et la productivité de : Strobilanthes isophyllus, Melaleuca diosnifolia, et Melaleuca linariifolia sont encourageants.

Tous les tests de tenue en vase effectués ont été positifs, néanmoins ils devront être reconduits sur certaines périodes pour Melaleuca linariifolia et lors de la floraison de Strobilanthes isophyllus.
Au cours de cette saison deux taxons de Fougères ont été introduits, Polystichum polyblepharum, et Polystichum setiferum. La grande diversité variétale des fougères permet d'espérer des potentialités pour la production de rameaux à couper intéressantes.
Au cours des prochaines années, la gamme des fougères expérimentées sera élargie (notamment sur la famlle des Nephrolepis).

Sur les variétés au potentiel affirmé, Visnea mocanera, Prunus ilicifolia, Agonis flexuosa, Leptospernum lanigerum, et Correa alba, on constate un bon comportement à moyen terme des cultivars, avec une productivité qui se maintient.
Le test de recépage effectué sur Melaleuca a permis de constater la très bonne aptitude de ce genre variétal à se regénérer. Cela est important dans ces conditions sous serre, où la maitrîse de la croissance des végéataux est indispensable, et où le viellissement des plants est plus rapide.
Toutes ces données obtenues permettront de mettre en place ou d'affiner des calendriers culturaux.

Par ailleurs, un test de différents feuillages a été réalisé pour la confection de bouquets (stage de bouquetterie pour les producteurs) et quelques surprises laissent présager des développements futurs.

Compte-rendu recherche d'espèces intéressantes pour la production de feuillages coupés sous abri - 2006

 

Crédit Photo : ASTREDHOR/ Creat

Elargissement de la gamme de production - Calla et Lisianthus

Terminé

Période de réalisation : 2005-2006

Station d'expérimentation : CATE

Objectifs : Elargir la gamme avec de nouveaux genres et espèces et acquérir des références techniques pour permettre leur production.

Au CATE en 2006, deux genres sont étudiés : le Calla et le Lisianthus.

Sur Calla :

De part son esthétique, son originalité et son potentiel de qualité, le Calla (=Zantedeschia) présente un intérêt commercial qui se traduit par une demande bien établie et des prix de vente corrects. Toutefois, les références techniques existantes sont insuffisantes pour permettre la rentabilité de la culture.

L'objectif de ce programme est d'acquérir des références techniques sur la culture du Calla pour une production de fleurs coupées sous abris au printemps de façon à élaborer un itinéraire permettant d'obtenir un résultat technico-économique performant. 

Sur Lisianthus :
Acquérir des références techniques sur la culture de Lisianthus sous abris pour une production de printemps et de début d'été et pour une production de fin d'été et début d'automnepréciser le choix variétalle planning et l'itinéraire de culture.

Ces actions font parties d'un programme associant les stations SCRADH et CREAT qui intègrent des expérimentations sur Pivoine, Lisianthus, Feuillage et Campanule. Les fiches actions de ce programme concernant ces deux stations sont les fiches SCRADH-06-PN03 et CREAT-06FCPN1 qu'il est possible de consulter dans la base RESULHOR.

 

Résumé

Sur Calla : En ce qui concerne l'expérimentation conduite en culture hors-sol, la qualité des fleurs produites a été excellente et la commercialisation s'est faite dans de très bonnes conditions. Les niveaux de production atteint ont par contre été très différents selon les modalités étudiées. Ce niveau a été élevé pour les bulbes achetés en 2006 avec 6,3 fleurs commercialisées/bulbe planté sur une variété comme Romance et 3,3 fleurs commercialisées/bulbe planté pour la variété Kapitein Tendens.
Par contre, pour les bulbes achetés en 2005 et recultivés en 2006, le niveau de production a été nettement plus faible : 2,7 fleurs commercialisées/bulbe planté pour la variété Romance et seulement 0,5 fleurs commercialisées pour la variété Kapitein Tendens

En revanche, en culture hors-sol, l'état sanitaire a pu être très bien préservé et il n'y a pas eu d'attaque par la bactérie Erwinia. Le grossissement des bulbes après le forçage a également été d'un bon niveau.

Pour une plantation de début février, la récolte des fleurs s'est étalée de fin mars à début juin. Aucun éclairage photosynthétique n'a été employé. Pour limiter les consommations d'énergie au départ de la culture, un doublage de la serre a été effectué (en plus de l'écran thermique) par un film plastique.

La pratique de la culture en hors-sol entraîne par contre une augmentation du coût de production du fait de l'utilisation de caisse et d'un volume important de substrat. Aussi, un essai de culture en pleine terre a-t'il été réalisé. Le niveau de production apparaît légèrement plus faible (6,6 fleurs
commercialisées/bulbe en hors-sol contre 5,5 fleurs /bulbe en pleine terre sur la variété Romance). La qualité des fleurs et également légèrement inférieure (95 % d'extra en hors-sol contre 92 % en pleine terre). Mais, la serre était également différente.
Par contre, on observe en pleine terre, des dégâts liés à la bactérie Erwinia assez importants avec des destructions importantes dans les lots de bulbes. La culture en pleine terre pourrait sans doute être optimisée, en particulier par rapport à l'irrigation. Mais, il semble difficile de maintenir durablement des lots de bulbes dans ce schéma de culture.

Au regard des éléments collectés dans la bibliographie, il semble que le faible niveau de production en fleurs des lots recultivés en 2ème année dans cet essai, puisse être attribué à 2 facteurs :
- la température de stockage des bulbes entre les cultures de 2005 et celle de 2006 : un stockage à 9°C aurait une influence négative sur la production de fleurs. Un stockage à 13°C après un séchage complet des bulbes aurait été préférable. Une température de 9°C ne serait à utiliser qu'en fin de stockage pour les stockages longs (ce qui est le cas d'une culture forcée sous abris dont l'arrachage est précoce par rapport à une culture extérieure).

- Le traitement des bulbes par la gibbérelline avant la plantation : ce traitement est nécessaire pour provoquer l'initiation florale des bourgeons dominants et axillaires présents sur les bulbes. Les Gibbérellines jouent également un rôle sur le développement des fleurs en favorisant l'émergence des fleurs à partir des bourgeons initiés. Dans cet essai, ce traitement a été appliqué par pulvérisation sur les turions à la concentration de 150 ppm conformément à ce qui est préconisé par un fournisseur de bulbes. Cette application ne semble pas avoir fonctionné. Les références bibliographiques sur l'utilisation de Gibbérellines pour favoriser la floraison des Calla sont assez nombreuses mais peu homogènes : des concentrations de 25 à 1000 ppm de GA3 pour des trempages allant de 10 secondes à 16 heures sont décrits comme procurant une bonne efficacité. La technique du trempage des bulbes dans un bain de gibbérellines semble la plus couramment admise, plutôt que celle de la pulvérisation sur les thurions. L'utilisation d'un mélange Gibbérellines + Cytokinine (Promalin) est décrite comme préférable car il diminue le % de fleurs déformées provoqué par les fortes concentrations de gibbérellines utilisées seules. L'effet des hormones dépendrait toutefois de plusieurs facteurs tels que la taille des bulbes, l'âge des bulbes et donc de la durée de conservation, de la présence ou non de nombreux bourgeons, de la variété, du stade physiologique (à travers la taille du turion notamment).

Au niveau de l'itinéraire de culture du Calla étudié dans ce programme, il apparaît que certaines étapes sont maîtrisées alors que d'autres ne le sont pas encore :
- le forçage pour obtenir une production de fleurs semble assez bien maîtrisé en conditions hors-sol. En pleine terre, une optimisation est certainement possible. Le forçage en abri plastique sommaire pour une culture tardive serait à étudier pour limiter les coûts de production.
- la phase de régénération et de grossissement des bulbes consécutif à la phase de production de fleurs semble également maîtrisée en culture hors-sol. En pleine terre, des pratiques de lutte contre Erwinia et l'optimisation de l'irrigation sont à travailler pour éviter de perdre des bulbes.
- Au niveau du stockage des bulbes, très peu de pertes de bulbes ont été enregistrées pour des raisons sanitaires ou physiologiques malgré une conservation assez longue. La température de conservation est à modifier pour moins pénaliser la production de fleurs lors du forçage suivant.
- Le trempage des bulbes avec des gibbérellines avant la mise en forçage reste un point à améliorer pour maîtriser la totalité du cycle de culture.


Sur Lisianthus : L'objectif du programme en 2006 était de chercher à réaliser sur une même surface de serre, 2 cultures successives de Lisianthus dans l'année tout en conservant une période creuse en hiver suffisamment longue pour réaliser une culture de bulbes.

En effet, les essais précédents montraient qu'une production de Lisianthus toute l'année nécessite l'utilisation de l'éclairage photosynthétique à la fin de l'automne et en hiver et demande des consommations énergétiques pour le chauffage importantes à cette période. Un tel schéma avec une production de Lisianthus en hiver se révèle en fait peu rentable et risquée, d'autant que l'objectif de qualité recherché est très difficile à atteindre à cette époque de l'année.

En 2006, les cultures ont été mises en place conformément au planning prévu : semaines 07 et 11 pour la 1ère série et semaines 27 et 30 pour la 2ème série. Un trou de production de 10 semaines a été possible à la fin de l'automne et au début de l'hiver.

Toutefois, malgré des consignes de températures de chauffage relativement élevées au cours de la 1ère série de culture (T° chauffage nuit : 17°), les durées totales de culture des séries implantées semaines 07 et 11 ont été relativement longues. Le climat particulièrement froid cette année en hiver et au début du printemps explique en partie ce phénomène. Il a été nécessaire d'accélérer la vitesse de floraison en fin de cycle en augmentant fortement les températures d'aération. Il en a résulté un certain chevauchement dans la récolte des différentes parcelles et le délai pour la remise en culture a été très court avant la mise en place de la 2ème série.

Il faut noter cependant que la qualité de la série implantée semaine 07 a été très bonne (99 % d'extras et 67 fleurs commercialisées/m² de planche) et cela, alors que la culture a été conduite en l'absence complète d'éclairage photosynthétique, condition qu'on pensait ne pas pouvoir être possible pour une plantation aussi précoce.

Avec la 2ème série de plantation réalisée en juillet, la qualité des fleurs obtenue n'a pas été celle rencontrée habituellement, en particulier en ce qui concerne la plantation effectuée semaine 30 pour laquelle le taux de récolte et le % d'extras ont été particulièrement faibles. Le temps chaud rencontré juste après la plantation, un démarrage de la fertilisation trop rapide qui a entraîné une augmentation de la salinité du sol et une plantation légèrement trop tardive expliquent ce moins bon résultat.

Le bon comportement qualitatif obtenu avec une densité de plantation de 80 plants/m² de planche est à remarquer alors que les essais précédents avaient été conduits à la densité de plantation de 64 plants/m² de planche. Une première simulation montre les répercussions très favorables sur le résultat économique de cette augmentation de densité à la plantation.

Les résultats de cette expérimentation laissent penser que la maîtrise du calendrier de production en Lisianthus pourrait être très nettement facilitée par l'exploitation de la remontée des tiges qui intervient après la récolte de la 1ère série à la fin du printemps et au début de l'été. Les questions de l'étalement de la floraison et du temps disponible pour la replantation pourraient trouver une réponse plus facile par la mise en oeuvre de cette technique plutôt que par la replantation en été d'une 2ème culture.
Le temps nécessaire pour la remise en place de la 2ème série après la fin de la récolte de la 1ère série ne serait alors plus un problème. De plus, l'achat de jeunes plants qui reste un poste de charge important en Lisianthus serait divisé par 2.

Pour disposer d'une remontée d'axillaires à la base de la plante après la récolte qui soit suffisamment qualitative, il est nécessaire que les températures ne soient pas trop élevées et qu'il n'y ait pas de perte de plants sur la 1ère série. Une aération nocturne forcée à la fin du printemps et en été devrait pouvoir permettre de maîtriser la température moyenne/24H et donc la qualité de la remontée, ainsi que l'étalement de la production des séries suivantes. Il est également possible qu'une sélection des axillaires soit nécessaire pour limiter le nombre de repousses à une densité optimale.

Ce type de schéma reste à valider dans une expérimentation pour les conditions du Nord Ouest de la France.

Compte-rendu amélioration de la compétitivité des entreprises de fleurs et feuillages coupés - 2006

Travaux 2005

Contexte : La production de fleurs coupées en France est très concurrencée par des productions de pays tiers à l'union européenne dont le coût de la main d'oeuvre est très faible et les réglementations économiques, sociale et environnementales peu contraignantes.

Pour assurer la pérennité des productions françaises sans que celles-ci n'aient recours à la délocalisation une des solutions envisagée est de pénétrer les marchés avec des produits se démarquant de ceux des concurrents. L'élargissement de la gamme de fleurs et feuillage coupés pour diversifier l'offre apparaît aujourd'hui indispensable pour distinguer les productions françaises des productions banalisées. 
Il est également essentiel de développer une gamme de produits permettant la pérennité des entreprises Pour se démarquer de la concurrence sur les espèces retenue son recherchera un niveau de qualité supérieur à l'offre de pays concurrents et on agira sur les calendriers de production.

Objectifs et méthodes : En ce qui concerne les actions menées au CATE ce programme concernant l'élargissement de la gamme en fleurs coupées est centrés sur 3 créneaux :
- acquisition de référence pour la culture du Calla.
- acquisition de référence pour la culture du Lisianthus pour une production de printemps
- acquisition de référence pour la culture du Lisianthus pour une production d'automne.

 

Résumé

1) Calla : La qualité des fleurs produites au cours de ce printemps a été globalement très bonne et à correspondu aux exigences commerciales, en particulier grâce à une conduite sous serre verre chauffée et éclairée. Au niveau de la productivité en nombre de fleurs commercialisées/bulbe planté, il existe des différences importantes entre les variétés. Le comportement le plus intéressant est obtenu avec la variété Kapitein Romance pour qui le nombre de fleurs commercialisée a atteint 5,3 fleurs /bulbe planté avec un % d'extra de 93,5 % soit 21,1 fleurs /caisse et 49 fleurs /m² de serre avec un taux d'occupation de la serre de 60 % du fait du dispositif de plantation utilisé dans cet essai. Pour arriver à ce résultat, le matériel de départ était des bulbes de calibre 18-20 implanté en serre verre semaine 05 en culture hors-sol dans des caisses de 60 cm x 40 cm x 20 cm à la densité de 4 bulbes /caisse. La récolte a durée de la mi avril jusqu'à la fin du mois de juin.
La valorisation d'un lot de bulbes de Calla reste une opération à moyen terme qui nécessite une gestion optimisée du lot sur plusieurs années pour permettre de le forcer plusieurs fois.
En effet, un premier calcul de rentabilité intégrant le chiffre d'affaire réalisé /m² de serre et les premiers éléments de coût (achat des bulbes, culture en caisse, chauffage, éclairage) montre a priori qu'il sera nécessaire d'amortir le coût d'achat des bulbes sur plusieurs forçage. Il est donc nécessaire de poursuivre l'expérimentation de façon à acquérir les références techniques nécessaires pour faire grossir les bulbes, lever la dormance par un stockage au froid avant de les renforcer pour produire à nouveau des fleurs tout en limitant le plus possible les pertes de bulbes pendant ces phases de culture.
Certains aspects tel que le rendement en fleurs commercialisées, la lutte contre les bactéries qui provoque le dépérissement des lots de bulbes, les itinéraires de culture en extérieur ou sous abris simple pour une production estivale sont à travailler ou à améliorer.

2) Lisianthus pour une production de printemps : 2 plantations ont été réalisées au cours des semaine 04 et 07 dans le cadre de cette expérimentation ainsi que 2 autres plantations dans le cadre d'un essai complémentaires au cours des semaines 10 et 14 avec des variétés des gammes Mariachi et Dream de façon à obtenir un bon étalement de la production. Cette expérimentation a donné des résultats très intéressants à la fois en terme de qualité du produit obtenu et du nombre de fleurs commercialisées /m², mais également en terme de technique de production pour éviter le chevauchement des séries de production à la récolte en période chaude et pour maintenir la qualité.
De bons résultats ont été obtenus avec des plantations échelonnées de 3 à 4 semaines et avec, à chaque plantation, la mise en place de variétés précoces et tardives. Pour chaque couleur, des variétés complémentaires doivent donc être trouvées.
Cet essai montre également que la diminution des températures de chauffage et d'aération en période chaude est un moyen très pertinent de ralentir la vitesse de développement de la culture et donc d'éviter les pics de production tout en conservant une bonne qualité de fleurs. 
Les récoltes se sont étalées du 10 mai au 20 juillet. La qualité générale des fleurs produites a été très bonne et correspondait aux exigences du cahier des charges. Le taux de récolte et l'état sanitaire sont bons.
Ce planning de plantation laisse la possibilité de faire une 2ème à la suite des 1ère séries. Toutefois, il se semble pas opportun de planter cette 2éme série après les semaines 30 à 31.
Une étude économique sera entreprise prochainement pour vérifier l'intérêt des différents itinéraires proposés.
Si un certain nombre de réponses sont apportées par cette expérimentation, il subsiste un certain nombre de questions parmi lesquelles: 
- Est-il possible d'obtenir une production plus précoce que celle qui a été obtenue au cours de cet essai ?
- L'éclairage photosynthétique est il vraiment nécessaire pour l'implantation des 1éres séries ? car il peut ne pas être judicieux d'investir dans un éclairage photosynthétique dont la durée d'utilisation reste relativement courte ?
- Y a t-il des variétés plus adaptée à la production précoce ?

3) Lisianthus pour une production d'automne : Les plantations ont eu lieu semaines 28 et 31 avec des variétés des gammes Mariachi et Dream de façon à obtenir un certain étalement de la production du fait des précocités différentes des variétés.
Pour la plantation de la semaine 28, les récoltes se sont étalées des semaines 39 à 45. La qualité générale des fleurs produites a été bonne et correspondait aux exigences du cahier des charges. Le taux de récolte et l'état sanitaire ont été corrects pour la majorité des variétés précoces ou intermédiaires. Les variétés les plus tardives se sont moins bien comportées.

Les observations réalisées au cours de cette expérimentation montrent que, pour une production de fleurs de fin d'été début d'automne, il n'est pas opportun de planter du Lisianthus après la date du 15-20 juillet dans le Nord Ouest de la France. En plantant jusqu'à cette date, il est possible de mettre en œuvre un itinéraire de culture relativement simplifié qui nécessite tout de même d'utiliser du chauffage en fin de saison, mais à un niveau raisonnable. La récolte est terminée pour la mi-novembre avec des variétés précoces ou intermédiaires. De plus, l'éclairage photosynthétique n'est alors pas nécessaire. Cette date de plantation du 15-20 juillet correspond aux semaines 29 ou 30 selon les années.

L'optimisation de la conduite en fonction de la température moyenne/24H serait à poursuivre pour mieux programmer le planning de récolte.

Une plantation plus tardive que le 15-20 juillet pour des récoltes tardives de fin d'automne suppose de modifier l'itinéraire de culture et d'avoir recours à de l'éclairage photosynthétique et à un chauffage prononcé. Les mesures réalisées au cours de la culture de la série plantée semaine 31 montrent que 70 % des dépenses de chauffage ont été enregistrées au cours des mois de novembre et décembre. La rentabilité économique d'un tel schéma de culture reste à confirmer. Pour une telle date de plantation, le recours à des variétés tardives ou intermédiaires semble à proscrire. Par contre, avec le choix de variétés précoces, la conduite du climat après la plantation nécessitera de faire plus attention aux excès de température au cours de l'été.

Compte-rendu programme national : élargissement de la gamme en fleurs coupées - 2005

Elargissement de l'offre - Pivoine, Lisianthus, Campanule, Feuillages

Terminé

Année de réalisation : 2005

Station d'expérimentation : SCRADH

Objectifs : Permettre aux entreprises de mieux résister à la concurrence en positionnant une gamme élargie de produits et en différenciant les produits existants.

Pour la pivoine : maîtriser l'itinéraire technique en hors sol avancer le calendrier de production (fêtes de fin d'année jusqu'à début avril).
Pour le lisianthus : élargir l'offre sur toute l'année améliorer nos parts de marché grâce à une production de qualité en automne et hiver.
Pour le feuillage : élargir l'offre avec de véritables nouveautés ou en renforçant les productions existantes.

Résumé

Pivoine :
- 1 : l'échelonnement de forçage des 3 lots a été satisfaisant puisqu'il a permis d'obtenir une récolte continue sur 1 mois entre le 7 avril et le 7 mai. Cette période de récolte n'est pas plus précoce qu'une culture de pleine terre sous abri temporaire du fait que les lots n'ont pas été forcés. Le rendement obtenu de 5.6 à 6.7 fleurs par plant est satisfaisant pour une première année de culture en conteneur . La qualité d'ensemble s'est révélée excellente, le taux d'avortement a été très faible.
- 2 : La production de Noémie Demay issu de division de vieux plants a été très faible, seul le lot 1 a donné 2 fleurs de mauvaise qualité. La raison probable est que la division a été pratiquée sur des plants âgés (12 ans) à partir d'un lot commercial de qualité insuffisante. Ce travail souligne l'importance de la qualité du matériel végétal.

Ces 2 essais sont une première approche qui permet de dégager l'importance de l'âge des plants et des conditions de forçage en serre.

Lisianthus :
Le début de floraison a eu lieu suivant les variétés, 89 à 117 jours après la plantation sous éclairage, contre 97 à 124 jours dans le témoin. La différence de précocité au profit de l'éclairage est très variable, nulle pour certaines variétés, jusqu'à 2 semaines pour d'autres. Rendement : modalité éclairée : 0.93 tiges par plant, modalité non éclairée : 0.89 tiges par plant soit respectivement 39 et 37 tiges par m² couvert. La qualité moyenne est supérieure en zone éclairée( 46% de fleurs de catégorie extra contre 39 %) avec en particulier une inflorescence plus compacte sans adjonction de régulateur de croissance.
En conclusion on constate un comportement très différent des variétés à l'éclairage. Bien que l'éclairage est permis d'obtenir une production précoce de bonne qualité, la différence n'apparaît pas suffisante pour rentabiliser l'investissement éclairage.

Campanule
Le cycle de la cette campanule est comparable à celui des annuelles courtes (matricaire, célosie...) soit 8 à 9 semaines. Au printemps le cycle tombe à 7 semaines. Avec des plantations de la semaine 37 à 12 la récolte est pratiquement continue de début novembre à fin mai. Sur les 3 variétés, la blanche est la plus précoce, suivie de la bleue et enfin la rose. Le rendement par plant est légèrement plus élevé pour la densité faible, mais le rendement par m² le plus élevé est observé sur la densité forte. En revanche la qualité est inférieure à haute densité quelle que soit la date de plantation et en particulier pour la variété bleue. En raison du prix élevé du plant (0.105€) il est probable que le choix de la densité faible soit pertinent. La conduite de cette plante se pratique en unitige. Avec la densité faible la productivité moyenne obtenue a été de 30 à 34 tiges/m² pour les séries d'automne et de 27 à 40 tiges pour les séries de printemps. La hauteur moyenne a été de 40/50 cm pour les séries 1 et 2 ; 60/70 cm pour la série 3, 50/60 cm pour les séries de printemps. L'inflorescence est correctement groupée et comporte des fleurons très solides en dépit de leur aspect fragile. Les essais de conservation réalisés au laboratoire de l'INRA montrent une bonne tenue en vase
Ce produit nouveau sur la SICA Marché aux fleurs de Hyères a été présenté aux acheteurs et régulièrement suivi à la vente. L'accueil commercial a été bon . A titre indicatif le chiffre d'affaires moyen obtenu sur les 7 séries a été 11.42€ par série.

Feuillage :
1) Pour des raisons internes, le jardin Villa Thuret -INRA d'Antibes n'a pas pu nous fournir les plants prévus en 2005. Seuls 3 exemplaires de Chondropétalum ont pu être étudiés, montrant leur bonne résistance à notre climat (froid précoce et violent en 2005). La plantation prévue en 2005 est programmée pour le 20 mars 2006.
2) Pour les mêmes raisons, le programme de culture in vitro du Pistacia lentiscus n'a débuté qu'à la fin 2005 à l'INRA Sophia Antipolis. 5 plants bouturés sur un pieds mère du SCRADH jugé intéressant ont été fournis en décembre pour des tests de mise en culture. Le programme a véritablement débuté en mars 2006. Une fois la technique de multiplication au point, les phénotypes les plus intéressants des plantations du SCRADH seront mis en culture. Pour ce faire tous les pieds mères ont été rabattus le 4 janvier 2006.
3) Faute de partenaires, l'action sur la physiologie du Viburnum est abandonnée.

Compte-rendu élargissement de l'offre en fleurs et feuillages coupés - 2015

 

Crédit Photo : SCRADH