Mon espace pro

(Crédit photo : Pexels, Natalia Olivera)

Ce vendredi 17 avril, le premier ministre a tranché en faveur de l’ouverture des artisans fleuristes le 1er mai. Cette décision s’inscrit dans la reconnaissance du rôle particulier de la filière, notamment à l’occasion de cette journée traditionnellement associée à la vente de muguet.

Dès les premières étapes de ce dossier, VALHOR, en concertation avec les organisations professionnelles membres, avait insisté auprès des décideurs publics pour que l’ensemble des professionnels spécialisés du végétal, fleuristes comme jardineries, puissent recourir au travail salarié le 1er mai comme leurs conventions collectives le prévoient déjà. A ce stade, seuls les artisans fleuristes sont inclus dans le dispositif gouvernemental.

CE QUI EST AUTORISÉ DÈS LE 1ER MAI 2026

Le dispositif dévoilé en fin de semaine dernière cible uniquement les commerces artisanaux de proximité. Les fleuristes artisans indépendants sont donc autorisés à ouvrir leur commerce le 1er mai 2026, y compris en faisant travailler des salariés, dans un cadre strictement encadré.

Concrètement, cela signifie que :

  • L’ouverture est autorisée pour les fleuristes artisans indépendants.
  • Les salariés peuvent travailler, uniquement :
      • sur la base du volontariat,
      • avec un accord écrit,
      • et une rémunération doublée.
  • Une instruction sera a été donnée aux services de l’État pour permettre à ce que les fleuristes indépendants puissent bien ouvrir, dans l’éventualité où le projet de loi de sécurisation ne puisse pas être applicable.

Pour de nombreux professionnels du végétal, cette décision est particulièrement structurante : le 1er mai est historiquement une journée à très forte activité commerciale, portée notamment par la vente de muguet.

CE QUI RESTE INTERDIT OU ENCADRÉ

Il est important de rappeler que cette autorisation :

  • ne concerne que les entreprises artisanales indépendantes,
  • ne constitue pas encore une modification durable du Code du travail,
  • ne permet en aucun cas d’imposer le travail à un salarié.

Le 1er mai reste, juridiquement, un jour férié obligatoirement chômé, hors dérogations strictes.

UNE MESURE TRANSITOIRE AVANT UNE LOI PÉRENNE

L’annonce gouvernementale vise à sécuriser la situation pour le 1er mai 2026, mais elle ne règle pas définitivement le sujet. Le Gouvernement a confirmé qu’un projet de loi de sécurisation juridique sera présenté en Conseil des ministres d’ici la fin du mois, puis soumis au Parlement.

L’objectif affiché est double :

  • Clarifier durablement le droit pour les professions concernées
  • Encadrer le recours au travail salarié le 1er mai, via le dialogue social

Ce texte pourrait entrer en vigueur à compter du 1er mai 2027, après adoption parlementaire.

LES PROCHAINES ÉTAPES À SUIVRE POUR LA FILIÈRE

Un projet de loi de sécurisation sera présenté en Conseil des ministres avant le 1er mai pour traduire cet arbitrage de Matignon, avec des critères assez simples.

Dans les mois à venir, plusieurs séquences seront déterminantes :

1. Présentation et examen du projet de loi.

2. Discussions par branche professionnelle, notamment sur :

  • les conditions de volontariat,
  • la rémunération,
  • les modalités d’organisation.

3. Concertation avec les organisations professionnelles et toutes les parties prenantes en juin 

VALHOR, aux côtés des organisations professionnelles, reste pleinement mobilisée pour obtenir une sécurisation définitive du dispositif, qu’il s’agisse des professionnels fleuristes comme des jardineries.