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Les évolutions pointées dans le rapport IKEA 2026 peuvent influencer le marché du végétal et du paysage. Alors que les attentes en matière de nature, d’organisation des espaces, de confort domestique et de résilience progressent, les produits et services liés au jardin, aux plantes, au paysage et à l’aménagement extérieur apparaissent comme des réponses concrètes à plusieurs besoins désormais jugés essentiels par les consommateurs.  

[Durée de lecture : 18 minutes]

Maison résiliente : un nouvel horizon pour les consommateurs

Le monde change rapidement. Inflation, tensions géopolitiques, dérèglement climatique, révolution numérique ou encore transformations des structures familiales modifient profondément le quotidien des foyers. Face à ces évolutions, la maison ne constitue plus seulement un lieu d’habitation : elle devient un espace d’adaptation, de protection et de préparation à l’avenir. C’est le principal enseignement du rapport mondial Life at Home Report 2026 publié par IKEA à partir d’une étude auprès de plus de 31 000 personnes dans 31 pays, dont la France.

L’étude montre que les attentes vis-à-vis du logement atteignent un niveau historiquement élevé. Dans un environnement perçu comme plus incertain, les individus recherchent avant tout trois éléments : la sécurité, le confort et le contrôle de leur environnement. Ces trois dimensions apparaissent comme les fondations d’une meilleure qualité de vie à domicile.

Un logement devenu rempart face aux incertitudes

Les préoccupations des individus restent fortement liées à la situation économique et à la santé.
À l’échelle mondiale, les principales préoccupations concernent les finances du foyer (37 %), la santé physique (37 %) et la situation économique du pays (31 %). Parallèlement, près de deux tiers des personnes interrogées se déclarent inquiètes du changement climatique (64 %) et 45 % estiment en subir déjà personnellement les conséquences.

L’étude « Les acheteurs de végétaux d’extérieur et le changement climatique en France » (Etude Kantar et VALHOR réalisée en mai 2025 auprès de 1000 Français acheteurs de végétaux d’extérieur dans le cadre du projet PREDIRE porté par Planète légumes, fleurs et plantes, cofinancé par l’Union européenne et soutenu par la Région Grand-Est) indique que 68% des acheteurs de végétaux d’extérieur constatent des effets du changement climatique sur leurs espaces extérieurs.

Dans ce contexte, le logement est perçu comme un facteur de stabilité. Les personnes satisfaites de leur vie à domicile se montrent nettement plus optimistes concernant l’avenir que la moyenne des répondants (65 % contre 48 %).

Pour la filière du végétal, cette évolution confirme que les espaces de vie, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, jouent désormais un rôle dépassant largement leur dimension esthétique. Ils participent à la capacité des individus à faire face aux transformations économiques, sociales et environnementales.

Le confort devient une attente centrale

Le confort arrive en tête des besoins à satisfaire pour se sentir mieux chez soi : 86 % des personnes considèrent le confort comme important ; mais seulement 66 % déclarent l’expérimenter régulièrement.  

L’étude révèle que ce confort repose principalement sur un logement rangé et organisé (43 %), la présence des proches (43 %) mais aussi un niveau de confidentialité satisfaisant (35 %).

Le rapport souligne également qu’une majorité de personnes souhaiteraient que leur logement les aide davantage à se détendre et à déconnecter (56 %). Il s’agit même de l’attente la plus fréquemment citée concernant le logement idéal.

Les plantes d’intérieur, les jardins, les terrasses ou encore les espaces paysagers contribuent directement à créer des environnements apaisants et personnalisés. Ils participent à cette recherche croissante de confort et de bien-être chez soi.

Nature et habitat : une attente qui progresse

L’un des résultats les plus intéressants pour la filière concerne le rapport à la nature.

Parmi les caractéristiques attendues d’un logement idéal :

  • 31 % souhaitent un logement les aidant à se connecter à la nature ;
  • 21 % souhaitent un logement facilitant un mode de vie plus durable ;
  • 18 % souhaitent davantage d’autonomie en matière d’alimentation ou d’énergie.

Ces attentes traduisent une évolution de fond : les individus ne considèrent plus seulement la nature comme un agrément, mais comme une composante fonctionnelle de leur qualité de vie. 

La présence d’espaces extérieurs ou de végétaux dans ses espaces intérieurs apportent cette connexion à la nature.

Le changement climatique transforme les attentes vis-à-vis du logement

Le rapport montre que le changement climatique n’est plus perçu comme une menace lointaine : près d’une personne sur cinq cite déjà les événements météorologiques extrêmes comme une préoccupation importante dans sa vie à domicile. Les répondants évoquent notamment : les fortes chaleurs, les épisodes de pluie intense, les inondations ou encore l’augmentation du coût de l’alimentation.

Dans ce contexte, le logement est de plus en plus envisagé comme un outil d’adaptation aux changements environnementaux.

Pour la filière du végétal, cette évolution ouvre plusieurs perspectives de développement de solutions de végétalisation favorisant le rafraîchissement, l’amélioration de l’infiltration des eaux pluviales, la création d’espaces ombragés, le renforcement de la biodiversité ou encore l’accompagnement des collectivités et particuliers dans l’adaptation au changement climatique.

L’étude souligne d’ailleurs que les personnes estimant que leur logement leur permet de vivre de manière plus durable se montrent davantage optimistes quant à l’avenir.

Organisation des espaces : un sujet stratégique

Le besoin de contrôle progresse également : il est jugé important par 74 % des répondants, mais seulement 59 % déclarent en bénéficier régulièrement.

Parmi les facteurs favorisant ce sentiment de maîtrise :

  • une bonne santé physique ou mentale ;
  • des ressources financières suffisantes ;
  • un logement adapté aux besoins et aux objets du foyer ;
  • un environnement de quartier de qualité.

Le jardinage et la présence de fleurs chez soi peuvent contribuer à entretenir une bonne santé physique et mentale.

Les ménages attendent des solutions durables, mais aussi abordables

Autre enseignement majeur : les motivations environnementales sont désormais étroitement liées aux considérations économiques.

Parmi les facteurs susceptibles d’encourager davantage d’actions en faveur du climat :

  • 54 % citent les économies réalisées ;
  • 42 % la compréhension de l’impact des actions réalisées ;
  • 41 % les bénéfices pour la santé.

À l’inverse, 41 % considèrent que le coût constitue un frein à l’adoption de comportements plus durables.

Ces résultats rappellent que la transition écologique ne peut être dissociée des questions de pouvoir d’achat.

Pour la filière du végétal, les arguments relatifs aux bénéfices économiques du végétal et du paysage peuvent être : la durabilité des aménagements, la réduction des effets de la chaleur grâce à l’ombrage ou encore la valorisation du patrimoine immobilier.

Une maison qui prépare à l’avenir

Au final, le rapport IKEA met en évidence une transformation profonde du rôle de l’habitat. Le logement n’est plus seulement un lieu de résidence. Il devient un espace de préparation aux changements, de protection contre les incertitudes et d’amélioration du bien-être au quotidien.

Pour les professionnels du végétal, cette évolution constitue une opportunité majeure. Les attentes exprimées par les consommateurs en matière de nature, de confort, de santé, de résilience et de qualité de vie convergent avec les bénéfices apportés par les plantes, les jardins et les aménagements paysagers.

Dans un monde en mouvement, le végétal apparaît ainsi comme l’un des leviers permettant de rendre les lieux de vie plus agréables, plus adaptables et plus résilients.

POUR ALLER PLUS LOIN

IKEA, Life at Home Report 2026. Moving Pieces: The role of home in a changing world, 2026. Étude réalisée auprès de 31 689 personnes âgées de 18 ans et plus dans 31 pays, dont la France, par YouGov. Collecte des données réalisée en juillet 2025. Le rapport s’appuie également sur des travaux qualitatifs conduits par Crowd DNA et sur une enquête internationale complémentaire menée par GlobeScan auprès de 30 701 répondants dans 30 pays entre mars et avril 2025.