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Crédit photo : Pexels

Chaque mois, Brand Wagenaar, expert en horticulture internationale, analyse l’actualité horticole. Trois sujets ont particulièrement marqué l’actualité de février : les exportations des Pays-Bas en 2025, les enjeux de la certification et les ventes à l’occasion de la Saint Valentin.

[Durée de lecture : 8 minutes]

Hausse modérée des exportations de fleurs et plantes des Pays-Bas pour 2025

En 2025, les exportations néerlandaises de fleurs et plantes ont atteint 7,2 milliards d’euros, enregistrant une progression modérée d’environ 2 %. Cette croissance repose principalement sur la hausse des prix, tandis que les volumes évoluent selon les segments de marché : progression pour les plantes, recul pour les fleurs coupées.

L’Allemagne demeure le premier marché d’exportation, devant le Royaume-Uni et la France. Ces trois principales destinations n’ont pas progressé d’une année sur l’autre, alors que la dynamique vers la Pologne est particulièrement soutenue et que les États-Unis affichent une progression significative.

Mais si l’on regarde sur une période plus longue, le secteur a bien grandi : il y a onze ans, les exportations s’élevaient à 5,5 milliards d’euros, contre plus de 7 milliards aujourd’hui.

Évolution des circuits de distribution de la vente au détail en Europe

En Europe, la distribution reste dominée par la grande distribution, complétée par les grossistes et les jardineries. En ce qui concerne la vente en ligne, elle progresse et s’inscrit transversalement dans les stratégies multicanales des différentes enseignes. Les entreprises de vente de fleurs et plantes exclusivement en ligne (pure players) grandissent, mais il y a peu de nouveaux entrants.

Cette évolution intervient dans un contexte d’incertitudes économiques et réglementaires : conséquences du Brexit, tensions commerciales internationales, fluctuations monétaires, hausse des coûts salariaux et projet d’augmentation de la TVA aux Pays-Bas. Ces facteurs pèsent sur la compétitivité et la visibilité à moyen terme du secteur.

La certification n’est plus une option, mais une obligation stratégique

Parallèlement, la certification environnementale s’impose comme un levier stratégique majeur. Sous l’effet des exigences croissantes des distributeurs, des consommateurs et des politiques publiques, elle conditionne de plus en plus l’accès au marché et structure l’organisation de la filière. Les acteurs néerlandais renforcent leur coopération autour de la durabilité, de la traçabilité et de la transparence des données, dans l’espoir que la certification devienne un argument différenciant déterminant.

Les certifications pourraient également devenir un critère d’accès au financement et un critère d’évaluation de la pérennité des entreprises.

Saint Valentin réussie malgré la pression médiatique

La pression médiatique à la veille de la Saint-Valentin, sur l’usage des pesticides et accessoirement sur l’empreinte carbone dégagée par les logistiques d’approvisionnement n’est pas réservée à la France. Elle est particulièrement soutenue aux États-Unis et aux Pays-Bas, un peu moins au Royaume Uni et dans les pays scandinaves, raisonnable en Allemagne et moins sensible dans les pays du sud de l’Europe. La performance commerciale s’explique par une préparation anticipée des chaînes d’approvisionnement et par l’importance croissante des démarches de certification afin de rassurer les marchés quant aux impacts sanitaires et environnementaux.

Les ventes pour la Saint-Valentin 2026 sont bonnes dans tous les pays, bien que la coïncidence entre le Nouvel An chinois et la Saint-Valentin ait mis en lumière les limites logistiques mondiales du commerce des fleurs.

Brand Wagenaar, Février 2026.

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  • Sources : veille internationale semaines 6 à 9 2026