Mon espace pro

Crédit photo : Anna Schvets / Pexels

En France, 77 % des dirigeants de PME utilisent des outils d’intelligence artificielle au travail, selon un sondage d’Open AI réalisé auprès de 1 000 dirigeants.

[Durée de lecture : 10 minutes]

Une filière sous tension, mais dotée d’atouts solides

La filière française du végétal d’ornement évolue dans un contexte difficile : hausse des coûts de production, pression sur les prix liée à la concurrence étrangère et baisse du pouvoir d’achat, qui fragilisent les résultats des entreprises. Les contraintes réglementaires et la raréfaction de la main-d’œuvre compliquent également les pratiques.

Malgré cela, la filière dispose de nombreux atouts : grande diversité génétique, savoir-faire reconnu, capacités de production de qualité, proximité avec les marchés et image positive liée au végétal, notamment en matière de bien-être et d’environnement.

L’IA comme outil de compétitivité et d’adaptation

L’intelligence artificielle repose sur la capacité à analyser de grands volumes de données pour anticiper, simuler et aider à la décision. Dans un environnement sous contraintes multiples (climat, coûts, attentes sociétales), elle devient un facteur de transformation structurelle pour l’ensemble de la chaîne de valeur horticole.

Les entreprises qui l’intègrent peuvent améliorer leur efficacité opérationnelle, réduire les intrants, mieux anticiper les aléas et renforcer leur compétitivité. À l’inverse, un retard d’adoption pourrait créer un risque de décrochage rapide.

Des usages concrets dans la production, la commercialisation et les services

Dans les métiers de l’obtention, l’IA permet l’analyse massive de données phénotypiques et génomiques pour accélérer les programmes de sélection variétale, identifier les potentiels commerciaux et mieux répondre aux attentes du marché.

Pour la mise en production, l’I.A permet d’automatiser les tâches répétitives, favorise le pilotage intelligent des serres, de l’irrigation, la gestion climatique, la détection précoce des maladies, l’optimisation de la fertilisation ou encore la prévision des récoltes. Elle améliore la précision des décisions et réduit les coûts.

En aval pour la distribution, l’IA facilite la prévision de la demande, la gestion des stocks, la logistique et la personnalisation de la relation client.

Pour le paysage et la gestion des espaces verts, l’IA facilite la conception paysagère par la génération rapide de plans, rendus 3D et simulations de croissance, permettant un gain de temps significatif en phase amont. Elle améliore le choix des végétaux en intégrant des données climatiques et pédologiques. Pour l’entretien, les applications incluent l’arrosage intelligent, la maintenance prédictive, l’optimisation des tournées, la tonte autonome et le suivi sanitaire via capteurs et imagerie.

Crédit photo : Pixabay

Une évolution favorable à la structuration et l’engagement de la filière

L’IA favorise une évolution des labels et certifications, en passant d’une logique d’obligations de moyens à une mesure continue de la performance environnementale, sociale et économique, renforçant l’objectivité, la comparabilité et la crédibilité des démarches, tout en limitant les risques d’approximation.

Les filières ont à jouer un rôle central pour garantir la cohérence des référentiels, éviter leur fragmentation et assurer l’interopérabilité des outils. La mutualisation des solutions d’IA constitue un levier clé pour limiter les coûts, accompagner la montée en compétences et garantir une transition inclusive.

Les impacts négatifs de l’intelligence artificielle sur l’environnement sont considérables

Au-delà de ses atouts, l’IA comporte aussi des inconvénients. L’un d’eux est le risque sur la sécurité des données. Un autre est l’impact très important sur l’environnement. L’IA fonctionne grâce à des millions de centres de données. Ces bâtiments abritent les serveurs informatiques qui alimentent l’IA. Ces centres consomment beaucoup d’eau et d’électricité, souvent issue de combustibles fossiles.

Utiliser les avantages de l’I.A devient incontournable, mais il faut rester conscient des inconvénients et même des dangers que ces progressions technologiques peuvent générer et rechercher l’équilibre entre l’intelligence artificielle et le bon sens naturel.

 Crédit photo : Pexels 

Brand Wagenaar, Avril 2026. 

À télécharger

  • Sources : veille internationale semaines 14 à 17 2026