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Crédit photo : Freepik

Fin 2025, VALHOR a fait appel à Kantar pour réaliser une analyse des tendances économiques et sociétales en croisant de nombreuses sources datant principalement de 2021 à 2025 : statistiques publiques, enquêtes d’usages et opinions, panel consommateurs, rapports de tendances…

Cette lecture transversale a pour objectif de penser différemment l’avenir de la filière. Il nous faut passer de la photographie du marché à la lecture de ses trajectoires, et aider la filière à « faire le lien » entre données, émotions et usages, explique Kantar.

Il s’agit à travers ce cahier de tendances de hiérarchiser et d’interpréter les tendances, plutôt que de les accumuler, en ayant un regard croisé sur la filière horticole : économie, consommation, société et défis collectifs.

[Durée de lecture : 11 minutes]

Visionnez le replay du webinaire du 12 mars 2026 de présentation du Cahier de tendances Kantar pour VALHOR

 

Le végétal dans l’économie

On dénombre 47 000 entreprises spécialisées dans la filière du végétal à l’origine de 205 000 emplois et 16 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Un poids comparable à celui de filières emblématiques comme la forêt-bois ou la viticulture.

Derrière ce poids économique non négligeable, l’activité souffre d’un marché des particuliers affaibli par les contraintes de pouvoir d’achat, par les aléas climatiques qui pèsent sur les entreprises mais aussi les achats des particuliers en végétaux d’extérieur, et par une hausse des coûts de production et de l’énergie. Après l’engouement des Français pour le végétal durant la crise sanitaire, la filière peine encore à se réinventer durablement.

Le végétal se maintient par attachement, plus que par réflexe d’achat. Le végétal ne décroît, mais il progresse moins vite que les postes plus « expérientiels ». 

Le marché français occupe une place qui est loin d’être négligeable en Europe : derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne, mais devant l’Espagne et l’Italie.

Un positionnement qui traduit un marché stable et qualitatif, mais moins dynamique et ritualisé que ceux du Nord. Les tendances européennes viendront préciser des écarts expliqués par plusieurs facteurs culturels et structurels.

L’évolution du marché français montre en outre une recomposition, depuis 2022, autour de trois leviers : la proximité, la traçabilité et le conseil tandis qu’à l’étranger les modèles s’adaptent différemment.

Les comportements de consommation

Le point de vente constitue une source d’information des végétaux privilégiée par les Français.
Présence d’espaces extérieurs, taille des espaces intérieurs et extérieurs, temps disponible, cycle de vie…au-delà du pouvoir d’achat, le marché du végétal et du jardin est profondément structuré par des styles de vie.

62% des consommateurs de végétaux ont plus de 50 ans mais les achats de plantes d’intérieur chez les 25-34 ans progressent. Chez ces derniers, le végétal apparaît comme un terrain d’expression.

Les modes de consommation (achat réfléchi ou au contraire spontané, achat saisonnier, achat émotionnel, achat rapide, achat pratique…) peuvent coexister chez un même individu qui diversifie alors ses lieux d’achat pour répondre à ces besoins.

La capacité du jardin à apporter des bienfaits non seulement pour soi mais aussi pour l’environnement est reconnue par les Français mais les contraintes se développent : pouvoir d’achat, manque de temps, impacts du changement climatique.

Parallèlement, plusieurs études mettent en avant des leviers d’achat à considérer s’appuyant sur le plaisir visuel et sensoriel, la transmission familiale (potager, fleurs offertes), et l’utilité concrète (aromatiques, plantes dépolluantes).  

« Dans ces mêmes études, on observe en outre que les plus jeunes plébiscitent davantage les usages rapides et gratifiants, quand les plus âgés valorisent la durée et la maîtrise. » précise Kantar dans le cahier de tendances.

Les pratiques de consommation de végétaux (approche et fréquence d’achat) en Europe varient selon les spécificités culturelles et renvoient à des visions sociales du végétal et du jardin différentes.

Le végétal dans la société

Le végétal depuis quelques années, n’est plus qu’un simple élément de décor. Il est source de bien-être, d’émotion, favorise l’autonomie et la transmission.

Le jardin doit refléter notre nouvelle façon d’habiter le monde qui concilie écologie, plaisir, lien social et identité.
Le végétal apporte de la stabilité et de l’apaisement dans un monde marqué par l’incertitude et les chocs à différentes échelles.
Le végétal est une opportunité de prendre soin du vivant, de créer un lien avec la nature, avec une approche basée davantage sur l’expérience que l’usage.

Pour aller plus loin

Pour accéder aux défis, opportunités de la filière du végétal et aux recommandations par le planning stratégique Kantar, téléchargez le cahier de tendances Kantar sur l’espace pro de VALHOR.