Le végétal dans l’économie
On dénombre 47 000 entreprises spécialisées dans la filière du végétal à l’origine de 205 000 emplois et 16 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Un poids comparable à celui de filières emblématiques comme la forêt-bois ou la viticulture.
Derrière ce poids économique non négligeable, l’activité souffre d’un marché des particuliers affaibli par les contraintes de pouvoir d’achat, par les aléas climatiques qui pèsent sur les entreprises mais aussi les achats des particuliers en végétaux d’extérieur, et par une hausse des coûts de production et de l’énergie. Après l’engouement des Français pour le végétal durant la crise sanitaire, la filière peine encore à se réinventer durablement.
Le végétal se maintient par attachement, plus que par réflexe d’achat. Le végétal ne décroît, mais il progresse moins vite que les postes plus « expérientiels ».
Le marché français occupe une place qui est loin d’être négligeable en Europe : derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne, mais devant l’Espagne et l’Italie.
Un positionnement qui traduit un marché stable et qualitatif, mais moins dynamique et ritualisé que ceux du Nord. Les tendances européennes viendront préciser des écarts expliqués par plusieurs facteurs culturels et structurels.
L’évolution du marché français montre en outre une recomposition, depuis 2022, autour de trois leviers : la proximité, la traçabilité et le conseil tandis qu’à l’étranger les modèles s’adaptent différemment.