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À travers deux récents articles, PIC International, entreprise spécialisée dans la vente / l’achat d’un fonds de commerce, s’intéresse aux distributeurs de la filière du végétal. Après un diagnostic du marché en France, PIC International apporte ses recommandations et partage quelques stratégies de fleuristes et jardineries pour faire face à la concurrence et relancer les ventes.

[Durée de lecture : 10 minutes]

Fleuristes : conseils pour reprendre la main dans un environnement concurrentiel

PIC International rappelle que la France dispose de l’un des plus gros marchés européens de fleurs coupées. Toutefois, l’inflation persistante amène les consommateurs à des arbitrages de dépenses au détriment de certaines comme les fleurs lors de grands événements.

Le marché de la fleur est à la fois mature et concurrentiel, et les coûts d’exploitation augmentent plus vite que les volumes vendus. L’offre est caractérisée par un niveau élevé d’importations de fleurs coupées avec une dépendance des fleuristes aux variations des coûts énergétiques, de transport ou d’emballage.

Stratégies mises en œuvre par les fleuristes pour rester compétitif, d’après PIC International :

  • Diversification de sources d’approvisionnement par des végétaux français voire régionaux pour répondre aux attentes des consommateurs tournées vers la durabilité, la transparence et l’éco-responsabilité.
  • Développement de groupements de fleuristes.
  • Développement d’une offre de services pour apporter une expérience unique et personnalisée aux clients : vente en ligne, livraison, organisation d’ateliers floraux ou encore mise en place d’abonnements pour recevoir mensuellement des fleurs à son domicile ou au travail, autant d’initiatives clés qui séduisent en nombre, d’après PIC International.
  • Spécialisation : plantes d’intérieur premium, végétalisation des espaces professionnels ou encore confection de bouquets durables sont des segments où la marge peut être mieux maîtrisée que sur une offre généraliste, conseille la plateforme de vente de commerce.

Jardineries : trouver des équilibres entre pouvoir d’achat, digitalisation et quête de sens

Pic International rappelle les difficultés du marché du jardin (végétal et hors végétal) ces dernières années en reprenant l’étude annuelle Promojardin – Promanimal : -6% entre 2023 et 2024. L’année 2023 affichait également une tendance négative, certes moins élevée, après une baisse plus marquée en 2022.

La pression sur le pouvoir d’achat des Français implique comme dans les achats de fleurs, des arbitrages de consommation au détriment des dépenses pour le jardin. Une étude NielsenIQ x GfK indiquait que 72 % des personnes interrogées comptaient modifier leurs comportements d’achats brico/jardin en 2025 en se tournant davantage vers les promotions ou les produits discount.

Dans un contexte marqué par une hausse des achats en ligne et de la pénétration de la technologie dans les produits de jardinage, « l’innovation, l’efficience des stratégies marketing déployées et la capacité à répondre aux nouveaux modes de consommation deviendront des moteurs de croissance clés dans les années à venir », analyse PIC International.

Voir nos études sur le chiffre d’affaires des jardineries en 2024 et les thématiques de digitalisation et labels dans ces points de vente.

 

Faire la différence avec les services

« Pour rester un commerce incontournable, la jardinerie doit sortir du simple rôle de point de vente pour s’inscrire comme un espace de découverte, d’apprentissage et de partage autour du vivant et du jardin ».

  • Placer l’expérience client au cœur de la stratégie avec par exemple des ateliers thématiques réguliers sur des sujets porteurs comme la biodiversité, l’éco-responsabilité ou la permaculture.
  • Proposer des formats immersifs qui prolongent la visite, créent de la récurrence et redonnent du sens à l’achat.
  • La relation client doit mettre en lumière l’expertise sur toute la chaîne de valeur, du choix du végétal à l’entretien raisonné.
  • Un parcours client digitalisé : conseils personnalisés accessibles en ligne, prise de rendez-vous avec des experts métier, click-and-collect ou encore diagnostics réalisés en visio pour détecter les maladies et/ou parasites des plantes.
  • Face aux contraintes de pouvoir d’achat, proposer un service de location d’outils et de matériel de jardinage.

Au final, il s’agit de trouver des équilibres entre pouvoir d’achat, digitalisation et quête de sens, conclut PIC International.

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