Un marché des plantes d’intérieur plus large mais économiquement sous pression
Les contributions de Rabobank, de la Horticultural Trades Association (HTA) au Royaume‑Uni et de l’économiste Charlie Hall (Texas A&M University) expert en horticulture convergent vers un diagnostic commun. Le marché des plantes d’intérieur conserve une base de consommateurs élargie, mais il évolue désormais sous une forte pression économique. L’inflation, la hausse durable des coûts de l’énergie, les tensions sur la main‑d’œuvre et le renchérissement logistique ont profondément modifié les équilibres économiques du secteur.
La phase post‑pandémie a vu une correction des prix sur certains segments standards, entraînant une érosion significative des marges, en particulier pour les productions des espèces « classiques ». Les volumes se maintiennent, mais la rentabilité est devenue le principal facteur de fragilisation des entreprises.
Les données de vente au détail confirment cette évolution. Au Royaume-Uni, après le pic de 2021, les ventes se sont normalisées et stagnent globalement, tandis que la rentabilité des enseignes reste sous tension. Cette situation illustre un phénomène désormais partagé par l’ensemble de la filière : la croissance du chiffre d’affaires ne garantit plus la performance économique.

