Les préoccupations environnementales deviennent moins prioritaires
Face à la montée des risques non environnementaux identifiés par les répondants dans l’étude GRPS 2026, ceux ayant un caractère environnemental reculent. Ainsi, par rapport aux années précédentes, la majorité des risques environnementaux pour les deux années à venir ont reculé dans le classement des risques mondiaux : phénomènes météorologiques extrêmes, pollution, perte de biodiversité, effondrement des écosystèmes… Leur niveau de gravité est également en recul pour les deux années à venir. Ces deux tendances marquent un affaiblissement des préoccupations environnementales.
À plus long terme (2036), les risques environnementaux ont conservé leur rang parmi les risques les plus graves.
Dans l’enquête RGPS 2026, il a été demandé aux individus de classer les grandes catégories de risques – sociétaux, technologiques, économiques, environnementaux, géopolitiques – selon leur degré à long terme (10 ans) : calme (risque négligeable de catastrophe mondiale), stable (perturbations isolées, faible risque de catastrophe mondiale), instable (risque modéré de catastrophe mondiale), turbulences (bouleversements et risque accru de catastrophes mondiales) et tempête (des risques catastrophiques mondiaux se profilent). Si 8 à 18% des répondants ont classé les risques non environnementaux en catégorie « tempête », ils sont 40% à les classer à ce niveau pour les risques environnementaux.
En outre, le rapport souligne la menace des phénomènes météorologiques extrêmes et du changement climatique sur les infrastructures vieillissantes (telles que les tensions sur les réseaux électriques) pouvant impacter la chaîne d’approvisionnement.
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