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À travers “Colombian floriculture navigates an exceptionally challenging environment while protecting its long-term competitiveness”, Flowers of Colombia (marque à l’initiative d’ Asocolflores et du gouvernement colombien) & Asocolflores (association colombienne des exportateurs de fleurs) présentent les défis que rencontre le secteur de la fleur en Colombie, dont certains concernent aussi l’Europe, mais aussi les stratégies adoptées pour conserver sa place sur le marché.  

[Durée de lecture : 11 minutes]

Facteurs de pression influant sur la compétitivité de la production de fleurs en Colombie

La Colombie compte parmi les grands fournisseurs de fleurs coupées dans le monde et le premier fournisseur des États-Unis. La floriculture colombienne doit actuellement gérer un des contextes des plus difficiles de ces dernières années. En effet, l’appréciation du peso colombien, la hausse du coût de la main-d’œuvre et plus largement des coûts de production, des coûts logistiques plus élevés, des tarifs douaniers plus hauts aux États-Unis font pression sur la compétitivité de la floriculture dont les exportations représentent environ 97% de la production.

L’ensemble de ces facteurs interviennent simultanément, ce qui limite considérablement les marges de manœuvre.

L’évolution du taux de change est l’un des plus gros défis pour l’exportation des fleurs colombiennes. Les fleurs colombiennes sont principalement vendues en dollars américains tandis qu’une part significative des coûts de production – salaires, transports locaux, services et approvisionnement – sont payés en pesos colombiens.

Hausse en volume mais baisse en valeur

Les chiffres reflètent clairement ce déséquilibre : entre janvier et avril 2026, les exportations colombiennes de fleurs ont augmenté de 5,9 % en volume tandis que le chiffre d’affaires en dollars américains a baissé de 7,9 %. Converti en pesos colombien, le chiffre d’affaires affiche une baisse estimée à 20,4 %. En d’autres termes, les producteurs doivent faire un plus grand effort productif et commercial mais reçoivent significativement moins de pesos pour couvrir leurs coûts domestiques.

Durant la même période, les coûts ont progressé. La main-d’œuvre représente approximativement 60 % des coûts d’une ferme florale en Colombie, précise Asocolflores. D’après les estimations de l’association, l’impact combiné de l’augmentation du salaire minimum, la réduction progressive de la semaine de travail et la hausse des surcharges pour le travail de nuit, de dimanche et de jours fériés ont augmenté les coûts de main-d’œuvre d’environ 35 %. À cela s’ajoute une hausse du coût des matières premières agricoles, du transport et de la logistique.

Une combinaison de stratégies pour rester compétitif

Le secteur des fleurs en Colombie a construit ces 50 dernières années une importante plateforme export qui relie les fermes florales, la main-d’œuvre, les lignes aériennes, les opérateurs de la logistique, les fournisseurs, grossistes, détaillants et fleuristes.

Dans l’information “Colombian floriculture navigates an exceptionally challenging environment while protecting its long-term competitiveness”, Laura Valdivieso, Présidente d’Asocolflores explique que la compétitivité d’un secteur ne se limite pas à celle des entreprises qui le composent. Elle concerne également d’autres aspects comme l’emploi, les capacités de production, les compétences, les investissements, les réseaux et relations commerciales. « Les capacités de production constituent un enjeu particulièrement important à l’heure où les marchés mondiaux de la fleur doivent faire face à une incertitude croissante », indique la publication.

Par ailleurs, Asocolflores travaille avec les autorités colombiennes, ainsi qu’avec d’autres secteurs agricoles tournés vers l’exportation, à l’élaboration de mécanismes susceptibles d’aider les entreprises à faire face à la conjoncture actuelle parmi lesquels : outils de gestion du risque de change, solutions de financement alternatives, mesures visant à renforcer la compétitivité ou encore dialogue constant concernant les conditions commerciales sur les principaux marchés internationaux.

Pour Asocolflores, il convient de considérer la compétitivité comme un tout – taux de change, coût de la main-d’œuvre, logistiques, conditions commerciales, investissements – plutôt que comme des variables séparées.

Malgré ces facteurs qui constituent de véritables défis, la floriculture colombienne bénéficie de plusieurs atouts, tels qu’une main-d’œuvre qualifiée, des capacités de production pointues, une logistique mondiale, une grande diversité de fleurs et 50 ans d’expériences sur les marchés internationaux.

La floriculture colombienne ne cherche pas seulement à faire face aux défis actuels, elle vise également à continuer de renforcer sa productivité, l’innovation, la durabilité, le développement des marchés et la compétitivité à long terme afin de mieux préparer l’avenir.

Pour aller plus loin

Source :
Union Fleurs, Colombian floriculture navigates an exceptionally challenging environment while protecting its long-term competitiveness, Flowers of Colombia & Asocolflores, UNION FLEURS Snapshot | Week 37/2026. Information relayée également sur floraldaily.com