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Derrière cette apparente stabilité se dessinent des transformations durables des comportements de consommation et des dynamiques contrastées entre segments.  

 

Indicateurs clés du marché

  • 68 % des foyers français acheteurs
  • 108 € de budget moyen annuel par foyer
  • Volume : -1 % / Valeur : -7 %
  • Progression du potager en volume, recul de l’ornement

 

Accéder au replay du webinaire du 3 juin 2026 sur la chaîne YouTube de VALHOR :

 

[Durée de lecture : 14 minutes]

Un marché en recul porté par la baisse du nombre d’acheteurs

En 2025, le marché français des végétaux poursuit sa transformation avec une tendance désormais bien installée : il ne s’agit pas d’un effondrement des achats, mais d’un recul du nombre de foyers acheteurs. Seuls 68 % des foyers ont acheté au moins un végétal dans l’année, contre 76 % avant la crise sanitaire, ce qui représente environ 20 millions de foyers.

Cette érosion progressive constitue le principal facteur de la baisse du marché. En effet, les comportements d’achat des foyers restants évoluent peu : les quantités achetées, le budget moyen annuel et le prix par végétal se stabilisent à des niveaux proches de ceux de 2024.

Ainsi, le marché apparaît presque stable en volume, avec une baisse limitée à -1 %, mais recule significativement en valeur (-7 %). Cette dissociation entre volume et valeur illustre un changement profond, où la contraction du nombre d’acheteurs pèse davantage que l’intensité des achats.

Une mutation durable des comportements de consommation

Depuis la crise sanitaire, le marché du végétal a connu plusieurs phases marquées : un rebond en 2021, puis un ralentissement lié à l’inflation en 2022 et 2023, avant une stabilisation en 2024. En 2025, malgré un ralentissement de la hausse des prix, les ménages restent prudents et continuent d’arbitrer leurs dépenses, notamment sur les produits jugés non essentiels comme les végétaux.

Cette prudence se traduit par une recomposition du profil des acheteurs. Ceux-ci sont toujours majoritairement des femmes, souvent âgées de plus de 55 ans, vivant généralement dans une maison.

Dans le même temps, la structure du marché évolue : le nombre de gros acheteurs diminue, tandis que les petits acheteurs occasionnels deviennent plus nombreux. Cette fragmentation témoigne d’un marché moins intensif, dans lequel les achats sont plus ponctuels et moins systématiques.

Une stabilité apparente qui masque des évolutions contrastées

Si les volumes globaux restent relativement stables, ils cachent en réalité des dynamiques divergentes entre segments. Le marché de l’ornement, en particulier pour l’extérieur, continue de reculer, tandis que le potager progresse en volume.

Dans ce contexte, le segment des végétaux d’intérieur apparaît comme le plus résilient. Il enregistre un recul limité, porté par un budget moyen stable et des usages fortement ancrés, notamment liés aux achats pour offrir.

À l’inverse, les végétaux d’extérieur d’ornement subissent une baisse plus marquée, en raison de leur dépendance aux achats saisonniers et à des dépenses plus facilement arbitrables.
Le segment du potager constitue un cas particulier : les quantités achetées augmentent nettement, mais la valeur diminue en raison d’un prix moyen d’achat par les Français en baisse.
Enfin, les segments liés au cimetière et aux obsèques enregistrent également un recul pour des raisons différentes. La proportion de foyers acheteurs de végétaux pour le cimetière est stable mais le panier moyen régresse tandis que le panier moyen pour les obsèques augmente nettement mais la proportion de foyers acheteurs diminue brusquement.

Une saisonnalité qui s’atténue

Le marché du végétal reste fortement saisonnier, mais les pics d’activité, notamment au printemps, perdent en intensité. La baisse des dépenses est désormais plus répartie sur l’ensemble de l’année, même si elle reste plus marquée de février à mai.

Quels enjeux pour la filière du végétal ?

L’année 2025 confirme que le premier enjeu du marché n’est plus seulement de stimuler les achats, mais bien de recruter et fidéliser des consommateurs. La baisse continue du nombre de foyers acheteurs constitue le principal facteur de recul du marché. Certaines opportunités se dégagent, notamment du côté du potager, des végétaux d’intérieur ou encore des circuits courts, qui répondent à des attentes croissantes en matière de proximité et de sens.

L’étude Kantar pour VALHOR « Quels freins à l’achat et quelles pistes pour redynamiser la consommation ? » apporte un éclairage qualitatif sur les raisons d’arrêt ou de diminution d’achats de végétaux et des leviers à activer pour retourner la tendance.

Concernant le marché des végétaux d’extérieur, l’enquête quantitative Kantar / VALHOR réalisée dans le cadre du projet PREDIRE porté par Planète légumes, fleurs et plantes et soutenu par la Région Grand-Est et le FEADER s’intéresse plus particulièrement à l’impact du changement climatique sur les acheteurs de végétaux d’extérieur. Elle montre que les Français ressentent les effets du changement climatique, souhaitent agir et ont conscience des bienfaits des végétaux sur le climat. Cependant, face à ce changement climatique qui complique les choix de végétaux, les Français expriment un besoin d’accompagnement et cet aspect peut constituer un levier important à l’achat de végétaux d’extérieur. Certaines informations comme la résistance à la sècheresse ou la provenance locale peuvent véritablement générer des incitations à l’achat.

 

Le marché des végétaux en France ne connaît pas une crise brutale, mais une transformation durable. Moins d’acheteurs, des dépenses plus arbitrées, une montée de certains circuits et des évolutions contrastées entre segments redéfinissent progressivement son équilibre.

Dans ce contexte, la capacité des entreprises à redonner de la valeur aux végétaux et à recréer du désir d’achat apparaît comme un levier déterminant pour les années à venir.

Pour aller plus loin

Source : Les achats d’arbres, plantes et fleurs des Français en 2025, étude Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR, juin 2026. Rapport complet disponible ici 

Accéder au replay du webinaire du 3 juin 2026 sur la chaîne YouTube de VALHOR