L’enquête BPI France Le Lab
Une étude Bpifrance Le Lab (Laboratoire d’idées pour les PME-ETI) conduite en 2025 en partenariat avec CCI France, CMA France et le C.R.A s’intéresse à la transmission et à la reprise d’entreprises afin de déterminer les difficultés et les leviers d’accompagnement.
5 000 dirigeants de TPE, PME et ETI françaises ont été interrogés, dont près de 1 500 dirigeants ayant l’intention de transmettre leur entreprise, 2 000 repreneurs mais aussi 51 dirigeants et experts de la transmission au travers d’entretiens.
Le potentiel d’entreprises d’au moins un salarié à transmettre est trois fois plus élevé que le nombre effectivement transmis en 2024.
D’après BPI France, la transmission nécessite du temps et un besoin de se préparer psychologiquement. D’après l’enquête, les cédants sont souvent mal préparés. « On observe qu’une période de 12 à 18 mois minimum est nécessaire pour un processus de transmission fluide », indique Frédéric Vincent, président de l’association Cédants et Repreneurs d’Affaires (C.R.A).
Plus de la moitié des repreneurs ont rencontré au moins un obstacle significatif pour reprendre. Le financement du projet est le premier obstacle cité avec des proportions différentes selon le mode de reprise : 44 % pour les repreneurs salariés, 23 % pour les repreneurs familiaux et 30 % pour les repreneurs externes.
L’étude indique aussi qu’un tiers des repreneurs ont dû reporter voire diminuer les investissements nécessaires au bon développement de l’entreprise en raison des charges financières liées à l’emprunt ayant servi à financer la reprise. Toutefois, 7 repreneurs sur 10 ont atteint, cinq ans après la reprise, les objectifs qu’ils s’étaient fixés.
La manque de repreneurs et des offres de reprise à un prix jugé trop faible sont des obstacles importants cités par les cédants potentiels (avec 19 % et 18 % des citations).
Le critère le plus important pour 48 % des cédants est de garantir la pérennité de son entreprise et de préserver les emplois. Les deux autres critères importants sont les qualités humaines du repreneur (40 %) et ses compétences (38 %). « L’alignement du repreneur avec la vision pour l’entreprise est essentiel, tout comme la relation de confiance entre les deux parties », analyse BPI France.