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Un événement réunissant les acteurs de la jardinerie, des libres-services agricoles, de la grande distribution et du bricolage et apportant un éclairage sur la conjoncture, les tendances macroéconomiques et les perspectives du marché du jardin au regard des transformations économiques et sociétales à l’œuvre. 

[Durée de lecture : 15 minutes]

Conjoncture janvier-août 2026

Contexte général

Alaric Desbant, Chargé d’études Data / Marketing à la fédération Jardineries & Animaleries de France a présenté préalablement à la conjoncture du secteur du jardin, des indicateurs traduisant le contexte économique général actuel.

Conjoncture économique Semestre 1 2026

Conjoncture économique Semestre 1 2026

Parmi les tendances marquantes :

  • la hausse de 28,7% du prix des produits pétroliers depuis le début de l’année (source : INSEE),
  • une croissance de +0,4% attendue pour la fin de l’année 2026 (INSEE et Banque de France),
  • un niveau de confiance des ménages et une opportunité de faire des achats plus importants tous les deux au plus bas en 2026 ainsi qu’un taux d’épargne financière au plus haut (source : INSEE).

Les consommateurs ont tendance à surestimer la hausse des prix, ce qui décourage la consommation, a expliqué Alaric Desbant.

En outre, la dépense des Français pour le jardin est inférieure à la moyenne de la zone euro (source : Eurostat).

Panel consommateurs ObSoCo pour Jardineries & Animaleries de France

Depuis janvier 2026, l’ObSoCo réalise pour la fédération une enquête consommateurs mensuelle reposant sur un échantillon de 1000 ménages français à propos de leur usage du jardin. Les résultats montrent entre autres une forte hausse de juillet à septembre de la proportion des foyers (atteignant 23% à 30%) déclarant qu’ils n’avaient acheté aucune plante ni aucun produit pour le jardin au cours du mois à cause de la météo.

Panel distributeurs Jardineries & Animaleries de France/FMB

Ce panel couvre environ 70% des jardineries et libres-services agricoles et plus de 90% des Grandes Surfaces de Bricolage. Il repose également sur des données NielsenIQ d’hypermarchés et de supermarchés. Les données sont publiées selon 3 types de fréquence (mensuelles, trimestrielles et annuelles).
Les résultats janvier-août 2026 comparés à la même période de l’année précédente mettent en lumière une baisse globale de 1,4% du marché du jardin (TTC) : -4,9% pour les jardineries/LISA, +2,6% pour les GSB et -1,7% pour les GSA. Le rayon végétal (TTC) recule durant cette période de 3,2% : -3,9% pour les jardineries/LISA, -3,8% pour les GSB et -0,5% pour les GSA.

Encore une fois, les vagues de chaleur ont fortement affecté l’activité avec 20 jours de chaleur de plus entre mai et août que le dernier record (source : météo France).

En savoir plus sur le panel distributeurs 

Consommer à la veille de 2027

L’ObSoCo a présenté l’état de l’opinion avant les élections présidentielles et les enjeux à en retenir pour le marché du jardin.
La société actuelle est marquée par plusieurs tensions : tensions géopolitiques, pression durable sur le pouvoir d’achat, défiance institutionnelle ainsi qu’un dérèglement climatique vécu.

Le coût de la vie figure en tête des préoccupations des Français et cela se traduit clairement dans les comportements : 41% des consommateurs cherchent à limiter au maximum leurs dépenses pour mettre de l’argent de côté.

Autre facteur de baisse des achats en produits de jardin : la hausse du prix du carburant. 59% des Français évitent de se déplacer pour limiter leurs dépenses de transport. Les consommateurs s’orientent vers l’entretien de leurs possessions plutôt que l’acquisition. Une tendance qui peut influencer le secteur du jardin : entretien du jardin mais aussi développement du faire soi-même.

Les perspectives sont assez défavorables : 55% des Français se disent « très pessimistes sur les années à venir » et 57% pensent que leurs enfants vivront moins bien qu’eux.

Parallèlement, « il devient compliqué et fatigant d’acheter » a expliqué Guénaëlle Gault, Directrice Générale de l’ObSoCo : est-ce que cela va durer (qualité), quelle est l’origine, est-ce que c’est écoresponsable, est-ce que j’en aurai besoin demain… « On est dans l’économie de la prudence ». Tout achat est bien réfléchi et on a du mal à se projeter.

 

L’ObSoCo identifie 5 enjeux pour le commerce du jardin, de la maison et de l’animal :

  1. Démoyennisation de la clientèle : vouloir tout adresser, c’est ne convaincre personne. Le milieu de gamme se vide : il faut choisir un positionnement et l’assumer.
  2. Vieillissement et ménages solos : des tendances qui nécessitent de repenser les formats, conditionnements, services, et l’accompagnement.
  3. L’animal de compagnie permet de réduire le sentiment de solitude : des opportunités de marché sont à explorer du côté de la premiumisation par exemple, les services se développent (santé, garde, alimentation sur mesure) et les produits doivent être fonctionnels.
  4. Le changement climatique affecte le jardin et cette contrainte implique une adaptation de l’offre (gestion optimale de l’eau, apport d’ombre, végétaux adaptés aux changements de température. La jardinerie peut alors apporter des réponses au consommateur mais également de la pédagogie.
  5. Le point de vente physique doit apporter du service, de l’expérience mais aussi de l’inspiration : il s’agit de repenser l’expérience client pour émerger face aux discounters et aux acteurs du e-commerce.

 

Prendre de bonnes décisions et entrevoir des opportunités de marché malgré un contexte difficile

Les premières Rencontres du marché du jardin ont également été l’occasion de présenter le commerce agentique, forme d’achat en ligne où les agents d’intelligence artificielle trouvent, comparent et effectuent des achats pour le compte des clients (intervention de Matthieu Jolly de Seenapse).
Autre présentation : celle d’Allianz sur la situation macroéconomique en 2026 dans le monde et en France.

Réunissant 85 participants, cet événement a permis de croiser diverses sources d’informations quantitatives et objectives pour permettre aux acteurs du marché du jardin de mieux comprendre le contexte dans lequel il évolue, les comportements des consommateurs et les forces en présence.

« Dans le contexte que nous vivons, il est essentiel de disposer de chiffres fiables pour prendre les meilleures décisions. » Emmanuelle Marvie, Présidente de la fédération des Jardineries & Animaleries de France.

Malgré un contexte économique compliqué, le végétal renvoie à des aspirations positives qui restent à explorer, a rappelé Thomas Le Rudulier, Délégué général de la fédération.

Pour aller plus loin

Source : Jardineries & Animaleries de France