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L’envie d’entreprendre reste présente chez les Français et le rôle de l’entrepreneuriat dans la société et l’économie gagnerait à être davantage valorisé, indique un récent Sondage OpinionWay pour CCI France et le MEDEF à l’occasion de Go Entrepreneurs (événement pour créer et développer son entreprise) 2026.  

Des enseignements intéressants au regard de la filière du végétal qui ne représente pas moins de 47 000 entreprises spécialisées générant 205 500 emplois.  

[Durée de lecture : 14 minutes]

 

D’après l’INSEE, 1 165 800 entreprises ont été créées en 2025, faisant de cette année un nouveau record enregistré.

À l’occasion de Go Entrepreneurs (événement rassemblant créateurs d’entreprise et dirigeants destiné à créer et développer son entreprise) 2026, OpinionWay a réalisé pour Chambre de commerce et d’industrie et le Medef une enquête grand public. Conduite en ligne en février 2026 auprès de plus de 1000 Français, celle-ci s’intéresse au regard que portent les citoyens sur l’entrepreneuriat et sa performance.

8 millions de Français veulent créer leur entreprise dans les deux années à venir

Quand on pose la question suivante aux Français : Vous personnellement, auriez-vous envie de créer un jour une entreprise, d’en reprendre une ou de vous mettre à votre compte ? 29% d’entre eux répondent oui. Une proportion en hausse ces dernières années (27% en 2025 et 21% en 2021). La part d’individus souhaitant créer leur entreprise décroît avec l’âge : elle est de 53% chez les 18-24 ans et de 41% chez les 35-49 ans.
Parallèlement, le nombre de créations d’entreprises augmente également (1 165 800 en février 2026 contre 564 700 en janvier 2016).
Sur les 29% qui souhaiteraient créer leur entreprise, 52% souhaiteraient le faire dans les deux années à venir, soit 15% de l’ensemble des Français (8,1 millions de Français).
S’ils devaient créer leur entreprise, 83% choisiraient de s’implanter en France. Les 3 régions les plus cités par ceux qui envisagent de créer leur entreprise sont l’Ile-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle-Aquitaine.

Parmi une liste de freins proposés, celle qui correspond le plus à l’avis des répondants est de loin la peur de l’instabilité financière (53% des Français interrogés). Vient ensuite le sentiment de ne pas être « fait·e pour ça » (28%) et l’idée qu’il faut forcément « tout quitter » d’un coup (20%).
Plus d’1 Français interrogé sur 5 (22%) a déjà renoncé à un projet entrepreneurial par manque de confiance en soi.

L’équilibre vie privée / vie professionnelle davantage valorisé que l’impact économique et social de l’activité

Pour les Français, la performance d’un entrepreneur n’est pas en premier lieu associée à des aspects financiers.

Quand on demande aux Français « Pour vous, un entrepreneur «performant», c’est surtout quelqu’un qui…? » 49% répondent « est créatif et capable d’innover », 48% « se sent heureux ou épanoui dans sa vie », 39% répondent « arrive à préserver son équilibre de vie », 39% « gagne bien sa vie », 33% « crée des emplois », 32% « fait preuve de résilience, s’inscrit dans la durée » et 14% « a un impact social ou environnemental ».

Seuls 26 % des Français pensent qu’on peut réussir en entreprenant sans souffrir personnellement. Ils ne sont que 16 % à penser qu’on peut réussir en entreprenant sans devoir faire d’importants sacrifices personnels.

Si pour les Français la rentabilité figure en tête (49% de réponses) des critères qui devraient être pris en compte dans la performance d’une entreprise et la croissance du chiffre d’affaires à la troisième place (29%), d’autres critères non financiers arrivent en tête du classement des 10 critères de performance d’une entreprise proposés dans le sondage. On peut citer en deuxième place « la satisfaction des clients » (39%), en 4ème place la résilience / capacité à tenir dans le temps (28%) ou encore en 5ème place la capacité à innover et à s’adapter (27%) et en 6ème place l’équilibre vie pro / vie perso (25%).

Des attentes en matière de valorisation de la performance entrepreneuriale

22% des Français pensent que le pays valorise suffisamment la performance entrepreneuriale.

Pour 72% des personnes interrogées, l’IA ne peut être un entrepreneur performant.

S’ils devaient entreprendre demain, plus d’1/3 des Français (34 %) choisiraient le statut de micro-entrepreneur / auto-entrepreneur, 16 % l’entreprise classique (et 26 % ne savent pas).

Enfin, en se lançant dans l’entrepreneuriat, 52 % des personnes interrogées seraient prêts à gagner moins pour privilégier l’impact (impact social, environnemental ou sociétal de votre activité, au-delà de la seule recherche de profit).

Création et entreprenariat dans le commerce de détail de végétaux et le paysage

Dans le secteur de la fleuristerie, les Chiffres clés des fleuristes 2023 montrent que 16 % des entreprises (hors auto-entrepreneurs) ont été créées durant les 2 dernières années. Chez les jardineries / graineteries données 2024, 9% ont été créées entre 2021 et 2024.

Dans le secteur du paysage, les entreprises nouvellement reprises ou créées sont plus importantes. Chez les entrepreneurs du paysage 37,5 % des structures ont été crées entre 2020 et 2024.

Les résultats de l’étude des Chiffres clés des paysagistes concepteurs et assimilés indiquent que sur l’ensemble des diplômés exerçant une activité de conception paysagère en 2023, 11,5 % sont auto-entrepreneurs, 41,5 % sont salariés et 47 % sont dirigeants. Depuis 2015, la part des autoentrepreneurs tend à se réduire. L’essentiel des autoentrepreneurs (84,5%) a choisi ce statut. Parmi les 1 800 dirigeants en programmation, conseil, recherche, étude, maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre, enseignement…, 72,5 % exercent en société et 27,5% en libéral.

Pour découvrir les résultats 2025 de l’étude Chiffres clés des paysagistes concepteurs et assimilés, connectez-vous mercredi 8 juillet à 13h pour assister au webinaire organisé par VALHOR et la FFP.  

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