Mode de vie

De nouvelles formes d'expérience client

Dynata a publié cette année un rapport sur les tendances de consommation mondiales qui mettent en lumière l’émergence de l’économie de l’expérience à travers des modes de vie et de consommation évoluant en même temps que les outils internet.

La pandémie a profondément bouleversé la façon dont les individus travaillent, font leurs courses et passent du temps chez eux. C’est cette nouvelle forme d’expérience qui appelle aussi à un nouveau modèle économique que présente la société d'études Dynata à travers une nouvelle enquête internationale sur les comportements. En février 2022, 11 000 personnes à travers le monde (Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Italie, Chine, Japon et Australie) de différentes générations ont été interrogées en ligne. Les résultats permettent de mieux comprendre les grandes tendances de consommation et mode de vie 2 ans après le début de la pandémie susceptibles d’influencer les secteurs économiques.

Un quotidien transformé

94% des personnes interrogées considèrent que leur vie a été transformée depuis la pandémie au moins légèrement. 49% considèrent que leur vie quotidienne a beaucoup, voire complètement, changé. Cette proportion est inversement corrélée avec l’âge (62% des personnes issues de la génération Z (personnes nées entre 1997 et 2010), 59% des Millennials (personnes nées entre 1984 et 1996) pensent que leur vie a beaucoup, voire complètement, changé contre 46% de la génération X (personnes nées entre 1966 et 1983) et 38% des Baby-Boomers (nés entre 1945 et 1965).

Lorsque l’on demande à chaque individu de l'échantillon quels sont actuellement les domaines les plus importants dans sa vie, les réponses qui arrivent en tête sont : les moments passés avec ses proches (57%), le fait de prendre soin de sa santé physique ou mentale (55%), économiser pour l’avenir (34%), du temps pour avoir des hobbies/suivre ses passions et centres d’intérêt (33%), créer des expériences mémorables (20%). Pour garder le lien avec leur famille et leurs amis, 68% des répondants ont utilisé des appels vidéo depuis la pandémie et 54% continuent de rester en contact avec eux via l’appel vidéo.

Télétravail et opportunités d’emplois

57% des actifs interrogés à travers le monde considèrent que le mode de travail idéal comprend un travail à distance partiel voire complet. Aujourd’hui, 1 actif sur 2 travaille au moins de temps en temps à distance (contre 3 sur 10 avant la pandémie). Dans le détail, 40% des Français sont convaincus qu’il y a beaucoup d’emplois intéressants en ce moment et 46% pensent qu’ils pourraient rapidement trouver un autre emploi.

Commerce en ligne et livraison

58% des consommateurs déclarent faire davantage de courses en ligne depuis la pandémie. 24% font des achats impulsifs en ligne pour la maison / en meubles / pour le jardin. 1 consommateur interrogé sur 4 a recours à un service de livraison de produits à son domicile.

La réalité augmentée fait partie des tendances en matière d’expérience client. 92% des Millennials seraient intéressés pour voir comment un meuble ou objet de décoration s’intégrerait dans leur logement. Cette proportion est de 87% chez la génération X et de 75% chez les Baby-Boomers. 28% de l’ensemble des répondants seraient intéressés par des expériences virtuelles / en ligne sous forme d’ateliers de divertissement (danse, cuisine, etc.).

Enfin, l’étude met en évidence des transformations dans l’usage des moyens de paiement : 1 consommateur sur 5 a acheté ou investi dans des cryptomonnaies.

Source : Dynata, Global Consumer Trends – The New Experience Economy, March 2022.

Engouement des Français pour la culture de fruits et légumes

Les chiffres de l’Observatoire de l’autoproduction Gamm Vert / l’ObSoCo mettent en lumière la place importante qu’occupe cette activité dans la vie des Français, leurs valeurs et les perspectives de cette pratique renforcée ces dernières années.

Gamm Vert et l’ObSoCo ont récemment mené une enquête auprès de 4000 Français afin de mieux identifier l’autoproduction. Les résultats montrent que cette activité est relativement bien présente, y compris chez les jeunes générations. Deux tiers des Français interrogés pratiquent au moins une activité d’autoproduction. Chez les 18-24 ans, cette proportion est de 66% et chez les plus de 65 ans elle est de 77%. Parmi ces autoproducteurs, 60% cultivent des légumes, des fruits ou des plantes aromatiques. 40% font du compost, des engrais verts ou du purin. 1 Français sur 3 possède un potager.

Des motivations financières, personnelles et environnementales

87% des autoproducteurs de fruits/légumes estiment réaliser des économies grâce à leur potager/verger, soit 42% des Français. 29% des autoproducteurs s’alimentent en fruits et légumes exclusivement ou en grande partie grâce à ce qu’ils produisent eux-mêmes, soit plus de 14% des Français. Pour 46%, l’autoproduction est l’occasion de manger des produits frais, sains.

Pour les Français qui la pratiquent, l’autoproduction apporte plaisir (60%) et fierté (45%). 62% des autoproducteurs se déclarent satisfaits de leur vie contre 48% des non autoproducteurs. Passer du temps en famille (25% des répondants) et éveiller les enfants à certaines valeurs (23%) constituent des sources de motivation importantes pour les Français.

Au final, 2/3 des autoproducteurs se déclarent satisfaits de leur activité et pour la moitié, l’autoproduction représente un centre d’intérêt important dans leur vie. Le temps consacré à l’autoproduction est très variable selon les individus avec une moyenne de 12h par mois. Les autoproducteurs consacrent en moyenne un budget annuel de 218€ avec toutefois de fortes disparités là aussi : 1 autoproducteur sur 3 consacre moins de 50€.

L'Observatoire montre une sensibilité environnementale plus forte chez les autoproducteurs : 82% se déclarent préoccupés par l'environnement (65% des non-pratiquants) et 72% agissent en faveur de la biodiversité (34% des non-pratiquants). 27% des Français font de l'autoproduction avec une forte envie de se rapprocher de la nature.

Des difficultés mais une envie de s’investir davantage dans l’autoproduction

En matière de niveau de connaissances en autoproduction, 58% des personnes interrogées s’attribuent une note supérieure à 6/10 concernant l’activité pratiquée mais 47% considèrent tout de même qu’il s’agit d’une activité plutôt difficile. Les difficultés les plus rencontrées sont le besoin de vraies compétences (54%), la fréquence et la régularité nécessaires (46%) et la nécessité d’acheter du matériel adapté (45%). Toutefois, 61% déclarent s’efforcer de s’améliorer dans cette activité.

Si à ce jour, 1 Français sur 3 ne pratique aucune activité d’autoproduction, 2/3 aimeraient essayer à l’avenir. Ainsi, 25% des pratiquants disent avoir intensifié leur activité depuis 2 ans et 51% de pratiquants aimeraient s’y investir davantage. Un chiffre qui monte à 60% chez les néopratiquants.

Source : Observatoire de l’autoproduction Gamm Vert / l’ObSoCo, mai 2022. Information diffusée dans Journal Jardineries.

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Les Français attachés au cadre de vie de leur commune

Une nouvelle enquête du Conseil National des Villes et Villages Fleuris montre que les Français sont sensibles au cadre de vie de leur commune, au label et que la communication gagnerait à être renforcée.

Ipsos a interrogé pour le Conseil National des Villes et Villages Fleuris 1 200 Français et 239 élus en février et mars 2022 sur le regard qu’ils portent envers le label Villes et Villages Fleuris. L’enquête auprès du grand public met en lumière une sensibilité au cadre de vie et plus spécifiquement à la végétalisation mais une communication à renforcer.

Rôle reconnu des communes en matière de cadre de vie

91% des Français trouvent le cadre de vie agréable dans leur commune, dont 28% le trouvent très agréable. Cette proportion indiquant « très agréable » passe à 31% chez ceux habitant dans une ville fleurie. 28% des Français considèrent que le cadre de vie de leur commune s’est détérioré ces dernières années, 44% estiment qu’il est resté le même et 28% pensent qu’il s’est amélioré. 73% des Français sont d’accord avec l’idée que leur commune fait évoluer dans le bon sens les pratiques concernant les espaces verts et la gestion de l’espace public (76% dans les villes fleuries). 72% pensent que leur commune encourage les actions en faveur de la préservation de l’environnement (77% dans les villes fleuries). Des efforts qui gagneraient à être valorisés : 1/3 des Français estiment que la commune ne communique pas assez auprès des habitants sur son action dans le domaine de l’environnement et des espaces verts.

Un label apprécié par les Français mais pas remarqué par tous

9 Français sur 10 connaissent le label des Villes et Villages Fleuris. Ce label est avant tout associé à « la présence de parcs, jardins, aires de jeux et espaces sportifs (43%), à « la protection et la mise en valeur des espaces naturels » (37%) et à « la propreté de l’espace public et du mobilier urbain. » (34%). Avec 4 Français sur 10 vivant dans une commune labellisée et qui ne savaient pas que leur commune était labellisée "Villes et Villages Fleuris", la communication autour du label a tout intérêt à être renforcée. Pour 7 habitants sur 10 de communes labellisées "Villes et Villages Fleuris", vivre dans une commune ayant le label est quelque chose d’important.

Source : Le Label « Villes et Villages Fleuris » et la qualité de vie dans les communes françaises, enquête Ipsos pour le CNVVF, février 2022.

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5 tendances sur le mode de vie à suivre

L’ObSoCo analyse les tendances relevées par Pinterest dans son rapport annuel. Des nouvelles attentes des citoyens qui constituent autant d’opportunités pour la filière du végétal.

1. La biophilie au quotidien

Les consommateurs ressentent le besoin de se connecter à la nature. D’après Pinterest, ce besoin s’exprime par une place importante accordée au végétal, aux formes organiques, aux animaux, aux matières naturelles dans les domaines de la maison, du design, de la décoration…

2. Une montée en compétences des Français

D’après une étude de l’ObSoCo datant de 2021, 1/3 des Français ont expérimenté au moins une activité qu’ils ne pratiquaient pas avant la crise sanitaire, et 89% déclarent pratiquer au moins une activité de Do It Yourself (fait maison / fait soi-même). Nombreux sont les professionnels du végétal ayant constaté l’arrivée de nouveaux consommateurs sur le marché et d’après une enquête Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer 60% des Français aimeraient en apprendre davantage sur les végétaux et leur entretien (Etude complète « Les Français et le végétal », mars 2021 accessible dans l’Espace Pro/Outils/Chiffres & tendances).

3. La réinvention du tourisme

Les gens recherchent des lieux calmes ou veulent redécouvrir des endroits familiers. Les espaces de nature peuvent constituer une bouffée d’oxygène dans le cas du tourisme en ville.

4. L’intensification de l’expression de soi et de l’individualisation

Les individus veulent exprimer leur identité unique.

5. La quête de bien-être

Cette recherche concerne à la fois le désir de bien-être individuel mais aussi de reconstruction avec les autres, analyse Pinterest. Une envie qui peut trouver des réponses à travers l’aménagement et la végétalisation des espaces intérieurs et extérieurs ainsi que des activités collectives autour du jardinage.

Source : L’ObSoCo, 5 Cinq tendances à surveiller selon L’Obsoco et Pinterest, 07/02/2022.

L'application de la loi Labbé bien vécue chez les Français

Un sondage grand public de la SNHF fait le point sur le comportement des jardiniers amateurs 3 ans après l’application de la loi Labbé d’interdiction des produits phytosanitaires de synthèse.

De fin mai à début octobre 2021, une enquête a été mise en ligne par la SNHF sur le regard des jardiniers amateurs depuis l’application de la loi Labbé d’interdiction des produits phytosanitaires de synthèse. Plus de 2 100 personnes ont répondu.

Le jardinage pour l’alimentation et le plaisir

Concernant le profil des jardiniers amateurs, l’étude met en évidence une sur-représentation dans la population française à partir de 55 ans. Les fonctions du jardinage mises en avant par les individus interrogés sont avant tout l’alimentation (74% de réponses), les loisirs (59%), l’esthétique (55%) et, de façon nettement moins fréquente, la pédagogie (11%). En matière de motivation, ces personnes jardinent en premier lieu pour se faire plaisir (90%), favoriser la biodiversité (87%) et se détendre (85%).

La loi Labbé en phase avec des choix menés auparavant par les jardiniers amateurs

La quasi-totalité (93%) des jardiniers amateurs interrogés connait l’existence de la loi Labbé. 91% sont d’accord avec cette évolution dans les produits autorisés pour les jardiniers amateurs et 87% utilisaient déjà en 2019 des produits respectueux de l’environnement.

De nouvelles pratiques mises en place en 2019

Parmi les méthodes de jardinage davantage pratiquées depuis 2019, on retrouve : le jardinage en fonction des réseaux telluriques, le jardinage en lasagne, la culture en butte et le jardinage avec la lune. Pour lutter contre les adventives, les jardiniers amateurs ont recours principalement à l’arrachage manuel. Pour lutter contre les ravageurs et maladies, ils utilisent du marc de café (37%), des cendres (32%), des coquilles d’œufs (28%) ou encore des produits achetés en jardineries (26%). ¼ n’ont aucune technique pour lutter contre les maladies et insectes. 9 jardiniers sur 10 utilisent du compost pour couvrir le sol. 85% utilisent du paillis. Plus de la moitié des jardiniers amateurs (51%) utilisent des purins. Les 3 problèmes face auxquels les jardiniers amateurs se sentent les plus démunis sont le mildiou, les mauvaises herbes, les limaces et escargots. 16% des jardiniers amateurs ont utilisé des pesticides en 2021. Dans 84% des cas, il s’agit de stock personnel accumulé avant la mise en application de la loi.

Vers un nouveau regard sur le jardin et les récoltes

Pour 65% des personnes interrogées, la loi a été bénéfique, avec une impression de grand air, de changement d’idées. 32% pensent que cela n’a eu aucun changement sur leur état d’esprit. Seuls 3% des jardiniers amateurs estiment que la loi Labbé a eu un impact négatif sur leur moral, avec l’impression de manquer de solutions. Concernant l’impact de la loi Labbé sur la façon de percevoir le jardin, 37% déclarent mieux accepter les mauvaises herbes, 36% se renseignent davantage, 32% acceptent un peu de pertes de récolte, 26% acceptent un peu de nuisance esthétique. 1/3 considèrent que la loi n’a pas changé la façon de percevoir le jardin.

Source : Société Nationale d’Horticulture de France, Résultats d’analyse de l’enquête menée en 2021 sur l’impact de la mise en œuvre de la loi Labbé sur les pratiques des jardiniers amateurs. Information diffusée dans la Newsletter Promojardin-Prom'animal n° 323 du 23 février 2022.

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Perception de la nature et des leviers pour la protéger

Une enquête approfondie du ministère de la Transition écologique analyse le regard des Français sur la nature et les efforts à mener pour la protéger.

Le ministère de la Transition écologique a diffusé une version détaillée de l’enquête de mars-avril 2020 sur les Français et la nature. Cette nouvelle publication interprète les grands enseignements de l’enquête au regard d’attentes sociétales qui se sont renforcées depuis la pandémie.

La nature évoque le bien-être mais le lien entre santé et nature n’est pas encore évident

A la question «Vous, personnellement, quand vous pensez à la nature, quels sont tous les mots, toutes les expressions, toutes les émotions auxquels vous pensez ?», le mot le plus fréquemment utilisé est «arbre». Viennent ensuite «les animaux», «la forêt» et «les fleurs». En matière de sentiments, les Français associent la nature principalement au calme, au bien-être et à la liberté.

Au-delà des évocations, l’étude fait aussi ressortir le fait que les Français ne reconnaissent pas de façon évidente et explicite le rôle de la nature sur la santé et le bien-être.

37% des Français sont tous les jours ou presque en contact avec la nature. 9% le sont rarement voire jamais. 27% ont pour projet de vivre plus près de la nature. L’étude met en évidence des inégalités d’accès à des espaces naturels selon les revenus avec un moindre contact avec la nature chez les personnes à plus faibles revenus.

L’urbanisation à l’origine de la dégradation de la nature

Plus de la moitié des Français considère que ces 10 dernières années, l’état de la nature en France s’est dégradé. Seulement 1/3 des Français juge l’état de l’environnement dans leur commune bon. 93% des Français pensent que l’urbanisation, tout comme la surexploitation des ressources naturelles, la pollution, les catastrophes causées par l’Homme, le changement climatique et les modes de vie et de consommation des Français contribuent à la dégradation de la nature. De plus, 53% des Français estiment qu’au cours des 10 dernières années l’état de la nature en ville s’est dégradé.

Le déclin de la biodiversité occupe de plus en plus le débat public. Pour 3 Français sur 5, les mises en garde scientifiques sur le déclin de la biodiversité confirment «la nécessité d’agir pour protéger la nature». 36% ressentent déjà l’érosion de la biodiversité dans leur quotidien. En outre, 69% des Français estiment que l’introduction en France d’espèces exotiques envahissantes participe à la dégradation de la nature.

Pour protéger la nature en France, les règlementations jugées les plus efficaces sont celles relatives à la restriction de l’usage des emballages plastiques (36%) et à la limitation des nouvelles constructions sur terrains agricoles ou naturels (30%).

Enfin en matière d’engagement, 52% des Français estiment qu’ils font le plus qu’ils peuvent pour protéger la nature, tandis que 41% reconnaissent qu’ils pourraient en faire davantage.

 

Source : Ministère de la transition écologique, Société, nature et biodiversité - Regards croisés sur les relations entre les Français et la nature, décembre 2021.

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L'année 2021 à travers les recherches par mots clés

A partir des plus fortes progressions de recherches par mots clés, Google met en exergue les centres d’intérêt et attentes des consommateurs en France et dans le monde entier.

Alors que la pandémie a profondément bouleversé les modes de vie, les recherches des internautes sur Google donnent un aperçu des adaptations qu’ils souhaitent faire dans leur quotidien. Google met en avant 6 tendances mode de vie.

1. Se retrouver enfin : malgré la fin du confinement, les expériences virtuelles pour se retrouver continuent d’être plébiscitées ; les marques contribuent à faciliter ce contact.

2. Le renouveau des loisirs : avec une hausse des loisirs à l’intérieur, même si les loisirs de plein air restent importants aux yeux des Français. Il y a dans le monde un retour du plaisir de sortir avec une hausse des recherches « near me with outdoor seating » (à proximité en terrasse).

3. Nouvelles habitudes, nouveaux savoirs : prendre soin de sa santé, commencer de nouveaux loisirs, investir…

4. De grands changements : la plus grande flexibilité dans la façon de travailler depuis la pandémie mène à un changement de regard sur la vie et l’habitat. On observe une hausse de 100% des recherches dans le monde de « yard landscaping ideas » (idée aménagement jardin) et de 55% des intérêts de recherche pour « maison à vendre » en France.

5. Modes de vie durable : une étude internationale sur 7 pays dont la France indique que 82% des consommateurs interrogés accordent une importance plus grande au développement durable depuis la crise sanitaire. Communiquer autour des engagements de l’entreprise aide le consommateur à faire des choix.

6. Des habitudes qui perdurent : après une année 2020 très bousculée, certaines habitudes ont perduré en raison de leur utilité. Parmi ces habitudes, l’achat en ligne avec une hausse de 80% dans le monde des recherches de « shopping apps » (applis courses).

Soutenir le développement de communautés en ligne sur le végétal, valoriser les différentes opportunités de loisirs autour du végétal, favoriser la découverte, l’apprentissage des plantes ou des pratiques autour du végétal, valoriser l’engagement écoresponsable de l’entreprise sont autant de leviers pour être en phase avec les centres d’intérêt des consommateurs.

 

Sources : Clément FAGES, Quelles sont les tendances de consommation de 2021 selon Google ?, E-marketing, 11/01/2022.

Think with Google, Year in search 2021.

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Les Français pessimistes mais toujours plus préoccupés par l'environnement

Dans un climat de pessimisme mélangé de préoccupation pour l’environnement, le végétal peut répondre aux attentes des Français dans ce contexte particulier.

Pessimisme et inquiétude à l’égard de l’environnement

D’après un sondage réalisé fin décembre par Harris Interactive pour RTL, le moral des Français est loin d’être au beau fixe. Plus de 2/3 des Français considèrent que l’année 2021 a été négative pour eux et leurs proches. Une situation qui s’est améliorée par rapport à 2020 mais sans retrouver le niveau d’avant crise. Moins de la moitié des Français sont optimistes en ce qui concerne l’année 2022.

Malgré les préoccupations sur la vie personnelle des Français, les problématiques collectives sont loin d’être ignorées : la lutte contre le dérèglement climatique (action devant être prioritaire pour le gouvernement d’après la moitié des Français) et la transition énergétique (prioritaire pour 37% des Français) sont jugées un peu plus prioritaires que l’an dernier.

Le végétal, comme réponse aux attentes sociétales

Rappelons que d’après l’étude Kantar « Les Français et le végétal », la présence du végétal permet avant tout de participer à la préservation de l’environnement (85% des Français d’accord) et représente une source de bonheur et de plaisir (84% des Français d’accord). Deux vertus du végétal à valoriser dans ce contexte particulier pour répondre aux besoins et attentes des Français.

 

Source : Baromètre Bilan et Perspectives – vague 13- décembre 2021. Etude Harris Interactive pour RTL. Enquête réalisée en ligne les 27 et 28 décembre 2021 auprès de 1 399 personnes.

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Des projets de rénovation des espaces extérieurs en hausse en 2020

La crise sanitaire a encouragé les Français à réaliser en 2020 des projets d’amélioration de leurs espaces extérieurs, petits ou grands.

Houzz a réalisé une enquête auprès de 3 600 Français entre avril et juin 2021 sur leurs projets de rénovation entrepris en 2020. Les résultats révèlent que les Français ont souhaité particulièrement améliorer en 2020 leur cuisine et leurs espaces extérieurs.

38% des propriétaires ont engagé des projets d’aménagement des espaces extérieurs

« En ce qui concerne la nature des projets, une autre des conséquences de la crise sanitaire sur le secteur est que les rénovations concernent de plus en plus les extérieurs. Les paysagistes étaient déjà nombreux en début d’année 2021 à nous faire part d’une augmentation de la demande pour de nouveaux projets. », indique Houzz. 38% des propriétaires ont engagé des projets d’aménagement des espaces extérieurs, soit une hausse de 5 points de pourcentage par rapport à 2019.

Des projets sur petits et grands espaces

Les principaux travaux d’extérieur en 2020 concernent les pots ou bacs extérieurs (15%), le patio ou la terrasse (13%) et la pelouse (11%). A noter que le nombre moyen de structures extérieures rénovées est légèrement plus important chez les 25-39 ans (2,6) que chez les 40-54 ans (2,4) et les 55-74 ans (2,2). « Les projets réalisés concernent tous types d’espaces extérieurs, des plus grands aux plus petits. 53% des répondants ont ainsi déclaré avoir rénové le terrain situé à l’arrière de leur maison, 32% celui sur le côté de leur maison, 41% celui à l’avant de leur maison et 12% leurs terrasses ou leurs balcons. », précise Houzz.

 

Sources : Etude Houzz et la Maison 2021 – Tendances de rénovation 2020 et 2021. Claire TARDY, Forte croissance du secteur de la maison après la pandémie, 8/11/2021.

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L'habitat, un lieu pour retrouver un équilibre dans sa vie

Ikea a récemment publié la nouvelle édition de son rapport de tendances mode de vie « Life at Home ». Les résultats de cette enquête internationale mettent en évidence les valeurs recherchées par les individus pour retrouver un équilibre dans leur vie depuis la pandémie. Et force est de constater qu’elles sont bien souvent en phase avec celles que véhicule le végétal.

Ikea a sorti il y a quelques semaines le rapport annuel sur les tendances de vie chez soi (Life at Home 2021). Reposant sur une étude conduite auprès de plus de 34 000 personnes issues de 34 pays (dont la France) en juin et juillet 2021, le rapport explore 5 grands thèmes qui influencent particulièrement le désir d’équilibre dans la vie des individus.

1. Relations

Les relations avec les autres occupants constituent un élément essentiel du bien-être chez soi. 42% des répondants (tous pays confondus) affirment que leur relation avec leur famille proche est devenue plus importante au cours des 12 derniers mois. Plus spécifiquement, 28% des Français ont exprimé, depuis la pandémie, le besoin de passer plus de temps avec les autres et de se distraire chez eux. Les relations sont perçues comme primordiales pour trouver un équilibre chez soi. «Ce n’est pas seulement les individus mais toutes les relations que nous entretenons et ce dont nous prenons soin, le végétal, les animaux et les objets qui comptent pour nous», explique le rapport Ikea.

Implication pour la filière du végétal : valoriser les activités familiales autour du végétal (apprentissage entre les générations…) et la relation au végétal (prendre soin du vivant).

2. Communauté (virtuelle ou réelle) / quartier

La crise sanitaire a renforcé l’importance des relations de l’individu avec sa communauté. 62% des personnes interrogées déclarent que leur santé mentale a été favorisée par un sentiment d’appartenance à leur quartier. La communauté ne se limite pas au voisinage. A travers le monde, les gens forment en ligne des communautés plus larges avec d’autres personnes qui partagent leurs intérêts, valeurs et croyances. «Le quartier n’est pas seulement les gens que nous voyons marcher tous les jours ; c’est aussi les espaces extérieurs et virtuels auxquels nous avons accès.»

Implication pour la filière du végétal : favoriser le jardinage communautaire et les communautés en ligne autour du végétal.

3. Espace

L’espace auquel chacun a accès doit être mis au service de l’équilibre dans sa vie et de sa santé mentale. Les individus cherchent à profiter d'un logement facilement propre et rangé et à avoir le plus de place possible. Par ailleurs, ils affichent leur besoin de contact à la nature à travers des espaces végétalisés ou en ramenant le végétal chez eux. 36% des personnes interrogées disent qu’avoir un jardin privé ou un balcon est une des choses dont le degré d’importance a le plus augmenté ces 12 derniers mois. 27% déclarent qu’avoir accès à un espace vert est important pour les aider à maintenir leur bien-être mental chez eux.

Implication pour la filière du végétal : sensibiliser les donneurs d’ordres (privés et publics) à l’importance d’accéder à un espace végétalisé. Pour les lieux de vie privés, proposer des végétaux en phase avec la recherche des individus d’optimisation de l’espace (notamment en ville).

4. Habitudes

La maison est devenue à la fois un lieu de loisirs, de travail et de détente. 26% des répondants disent qu’avoir des hobbies ou des projets personnels est important pour les aider à maintenir leur bien-être mental chez eux. Dans la plupart des pays, dormir et se détendre sont les 2 activités les plus importantes pour le bien-être mental.

Implication pour la filière du végétal : plusieurs études démontrent que s’occuper des végétaux a un impact positif sur le bien-être des individus. Par ailleurs, d’après Patrice Duchemin, sociologue, le végétal peut constituer un lien pour les différents membres d’une famille. Comment cela peut-il se traduire ? En choisissant les végétaux et en en prenant soin ensemble. Cette habitude constitue une manière de sensibiliser les plus jeunes aux enjeux de la nature tout en assurant un échange intergénérationnel (source : table ronde VAL’HOR du 21/10/2021).

5. Le futur chez soi

D’après le rapport Ikea, les individus ont désormais une vision plus claire de ce qu’ils veulent et ce dont ils ont besoin là où ils vivent. «Avoir un chez soi qui rend heureux sera essentiel pour l’avenir». L’espace doit permettre de faire ce que nous aimons. 32% des individus déclarent vouloir passer davantage de temps dans leurs hobbies et projets personnels. 38% sont convaincus que l’avenir sera meilleur que le présent.

Implication pour la filière du végétal : la crise a permis aux individus de se recentrer sur ce qui est vraiment important, d’ajuster leurs priorités et attentes. Il s’agit donc de valoriser le végétal comme élément central du mode de vie post-covid, que ce soit à travers les sorties en espaces verts, la végétalisation de ses espaces intérieurs et extérieurs ou encore la pratique du jardinage. L’habitat et son environnement seront alors mis au service du contact avec le végétal et ainsi de la recherche d’équilibre de vie.

Source : Ikea, Balance Starts at Home - The Life at Home Report 2021.

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Les Français et le potager : pratiques et motivations

SEMAE a organisé la semaine dernière un webinaire présentant les résultats de son étude conduite par Kantar sur les Français et le potager. Les résultats, désormais en ligne, montrent que les jardiniers voient le potager comme un véritable loisir et une occasion de manger des produits de qualité. Une pratique amenée à perdurer chez ces consommateurs curieux d’apprendre davantage sur le potager.

Kantar a réalisé en mai 2021 pour SEMAE une étude pour mieux connaître le regard que portent les jardiniers amateurs sur leur potager et les pratiques. L’étude a été conduite en ligne auprès de 1002 individus qui habitent dans une maison et cultivent un potager et selon un échantillon représentatif de la population française des 18 ans et plus.

Une recherche d’alimentation plus qualitative

Les raisons qui encouragent les Français à avoir un potager sont multiples : manger des légumes qui ont du goût (2/3 des répondants tout à fait d’accord avec cette proposition), produire des légumes frais, sains et naturels (63% tout à fait d’accord) mais aussi par plaisir, passion (39%), pour rester en contact avec la nature (37%) ou encore pour se détendre, se ressourcer (37%). Le fait de pouvoir faire des économies n’apparaît qu’en 10ème place des motivations (24% tout à fait d’accord avec ce motif). L’apprentissage de la culture du potager se réalise par transmission familiale (parents, grands-parents…) pour 68% des Français interrogés (plusieurs réponses possibles). 50% déclarent apprendre d’eux-mêmes en faisant des expériences. 10% des Français interrogés ont un potager depuis moins de 2 ans et 30% ont un potager depuis moins de 5 ans.

La tomate, les plantes aromatiques, la fraise sont les espèces préférées des Français pour leur potager

Comment les Français décident quelles espèces cultiver ? 81% les choisissent selon ce qu’ils aiment, consomment, 56% selon la facilité à faire pousser, entretenir ces espèces, 46% selon leur adaptation aux conditions locales (sol, climat) et 34% selon l’espace nécessaire à la plantation. Les 5 espèces les plus cultivées sont la tomate, les plantes aromatiques, la fraise, les salades et la courgette. Les variétés sont largement choisies selon le goût (82%) mais aussi, dans une moindre mesure selon la quantité de récolte (44%), la résistance aux maladies et parasites (30%) et la période de culture (22%).

Les résultats de l’étude Kantar révèlent aussi que 55% des Français cultivant un potager ne connaissent pas les variétés hybrides. 59% des Français estiment que les variétés anciennes ont plus de goût, contre 3% pour les variétés hybrides. En revanche, l’écart est plus réduit entre la proportion de consommateurs qui considèrent que les variétés anciennes sont plus résistantes (36%) et la proportion de consommateurs qui pensent que les variétés hybrides sont plus résistantes (24%). Les jardiniers amateurs sont 95% à utiliser des plants et 78% à utiliser des semences : 53% utilisent des semences conventionnelles du commerce, 25% des semences récoltées eux-mêmes, 19% des semences biologiques issues du commerce.

Des jardiniers amateurs qui s’informent auprès de leurs proches, d'internet, des professionnels du végétal et désirent en apprendre davantage

Pour s’informer sur les bonnes pratiques d’entretien des végétaux pour le potager et sur les traitements, parasites, les Français se tournent avant tout vers leurs proches, et dans une moindre mesure vers des sites internet spécialisés et les professionnels du végétal. Concernant la période de récole, et les nouvelles espèces / variétés, les jardiniers amateurs s’informent aussi auprès de leurs proches et consultent les informations sur le sachet / packaging. En matière de comportement de consommation, les achats de plants et semences sont généralement peu anticipés : 56% des consommateurs les font juste avant le semis ou la plantation, 30% dans le mois avant le moment du semis ou de la plantation.

Les Français ont des connaissances en matière de potager avec un niveau toutefois variable selon les sujets. Sur une échelle de 1 à 10 en matière de niveau de connaissance global, 27% s’attribuent une note inférieure à 4 et 50% une note comprise entre 4 et 6 concernant les techniques pour lutter contre les maladies, parasites. 61% des Français interrogés s’attribuent une note inférieure à 7 pour ce qui est des connaissances sur les conditions locales (qualité du sol, climat). Enfin, 59% s’attribuent également une note inférieure à 7 en matière de techniques de gestion de la culture (préparation du sol, semis, arrosage, désherbage…). Au final, 73% trouvent difficile de lutter contre les maladies et parasites et 31% reconnaissent une certaine difficulté dans l’apprentissage de la culture du potager en général. Toutefois, 73% des Français interrogés ont envie d’en apprendre plus. Les deux principales sources d’informations qui suscitent le plus d’intérêt sont les tutos / vidéos de professionnels et le fait de pouvoir rencontrer localement des amateurs, experts ou professionnels.

Concernant les différentes pratiques de culture, les Français portent un intérêt particulier pour la récupération de l’eau de pluie (70%) et le compostage maison (67%).

La pratique du potager est appelée à perdurer : à l’avenir, 79% des jardiniers amateurs ont l’intention de cultiver une surface de potager identique, 17% une surface plus grande et seulement 4% une surface plus petite.

Enfin, l’étude Kantar identifie 6 groupes de jardiniers : les jardiniers débutants, les jardiniers en devenir, les jardiniers passionnés, les jardiniers producteurs, les jardiniers traditionnels et les jardiniers engagés.

Source : Les Français et le potager : pratiques et motivations des jardiniers, étude Kantar pour SEMAE, octobre 2021.

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Succès de la location de jardins

En phase avec les attentes actuelles des consommateurs et s’inscrivant dans l’évolution des nouvelles pratiques de consommation de services, la location de jardins connaît un véritable engouement de la part des Français.

Un nouveau marché qui pourrait influencer les secteurs de la filière du végétal.

Une tendance qui s'accentue depuis la crise sanitaire

Ces dernières années, le marché de la location de courte durée a été marqué par un développement massif de la location de logements chez le particulier via des plateformes.

Dans un contexte de pandémie révélant davantage l’importance des espaces de vie, la location entre particuliers touche aujourd’hui d’autres aspects de l’habitat : avec le succès important des piscines s’accompagne aussi celui de la location de piscines entre particuliers. Développée quelques années avant la pandémie, la location de jardins entre particuliers connaît aussi un grand succès avec notamment les plateformes jardins.prives.com et We Pep’s.

Alors que la situation sanitaire s’améliore mais avec toutefois une période de fin de pandémie encore inconnue, la location de jardins permet de répondre au besoin des Français de passer du bon temps, de maintenir des relations sociales, mais aussi d’organiser un événement de façon moins contraignante que dans un espace clos ou encore de changer rapidement d’environnement en faisant du camping sans choisir une destination très éloignée.

Avec le rôle de plus en plus important du service et de l’expérience dans la consommation, on peut penser que la location de jardins a de beaux jours devant elle.

Des implications à venir pour la filière du végétal ?

Cette nouvelle tendance pourrait influencer le marché du paysage : besoin dans un court délai d’un entretien du jardin avant sa location pour un événement ou une réunion d’entreprise, conception d’un jardin adaptée à un usage par les habitants de la maison et par des personnes extérieures…

L’analyse des recherches par mot clé sur Google montre une progression de 40% ces 12 derniers mois des recherches de location de jardins associées au mot mariage. A travers cette nouvelle façon de célébrer un événement, le secteur de la fleuristerie pourrait également voir évoluer la demande ou les opportunités de marché en matière de décoration florale pour les mariages et autres événements de la vie.

Les derniers chiffres d’Airbnb annoncent un rattrapage de l’activité par rapport à la situation avant Covid-19 et des résultats très favorables sont attendus au troisième trimestre 2021. Un dynamisme qui repose à la fois sur les nuitées et sur les expériences commandées : cours de cuisine, visites…

Organiser des cours ou des ateliers autour du végétal pourrait aussi répondre aux attentes du jardinier amateur désireux d’en apprendre plus sur les fleurs, les plantes et le jardinage (étude Kantar pour VAL’HOR et FranceAgriMer « Les Français et le végétal », mars 2021).

Sources : Google Trends

Thomas MESSIAS, Le boom de la location temporaire de piscines, Slate, 07/08/2021

Grosse réunion de famille ? Besoin d'espace ? Voilà les "Airbnb" du jardin, Le Dauphiné, 22/08/2021

Swimmy, le Airbnb de la location de piscines, BPI France, 30/08/2021

Stéphane KOVACS, Balcons, jardins et terrasses... Le boom de la location entre particuliers, Le Figaro, 05/08/2021

Margaux QUEFFELEC, "C’est hyper convivial !" : de plus en plus de Français adeptes du "home-camping", la location de jardin de particuliers, franceinfo, 08/08/2021.

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Les métiers du végétal pour répondre à une recherche de sens

Un récent sondage Harris Interactive pour Challenges montre que les métiers du végétal sont appréciés des Français. Des résultats en phase avec le désir de changer de cadre de vie, de trouver un métier porteur de sens et qui passionne.

Une envie de changement exprimée par les Français

La crise sanitaire a profondément modifié les attentes des Français à l’égard de leur vie, personnelle et professionnelle. D’après un sondage réalisé au mois de juillet par Harris Interactive pour Challenges auprès de 10 000 Français âgés de 18 ans et plus, 7 sur 10 souhaitent trouver plus de sens dans leur travail, 4 sur 10 ressentent le besoin de changer de cadre de vie et 3 sur 10 le besoin changer de métier. Ceux qui déclarent avoir besoin de changement souhaitent avant tout trouver un équilibre dans leur vie personnelle (60%) et donner plus de sens à leur vie (55%).

Les métiers du végétal plébiscités

Lorsqu'on demande aux Français quelles carrières ils souhaiteraient pour leurs enfants, les métiers de paysagiste, jardinier, fleuriste apparaissent en 9ème place avec 70% de réponses (plusieurs réponses possibles). En outre, parmi une liste d’acteurs de la société, les paysagistes, jardiniers, fleuristes figurent en 5ème place de ceux auxquels les Français sont les plus nombreux à avoir confiance avec 88% de réponses.

Des résultats en phase avec la vision que se font les Français du métier idéal : un métier qui permet de vivre de sa passion (31% de réponses, une seule réponse possible), qui est utile, a du sens, sert la société (23%).

 

Source : Métiers souhaités, changements convoités : quelles aspirations pour les Français ?, sondage Harris Interactive pour Challenges, août 2021.

Accéder à l'étude

Le végétal pour réinventer la vie de bureau

Alors que la pandémie a profondément modifié la vie au travail, conciliant télétravail et présence physique en entreprise, le végétal pourrait non seulement répondre au besoin de qualité de vie au travail mais aussi être au service de nouvelles façons de travailler au bureau.

Le télétravail bien vécu par une majorité de salariés

Alors que depuis fin août, les entreprises ne sont plus obligées de respecter un nombre minimal de jours de télétravail, nombreux sont les salariés qui ont apprécié cette nouvelle façon de travailler. D’après un récent sondage CGT en partenariat avec la DARES, 98% des Français souhaitent continuer à faire en partie du télétravail à raison de 2 à 3 jours par semaine. Pour certains salariés, le fait de revenir au bureau est difficilement accepté. D’après Olivier COLDEFY, psychologue, «ce retour peut être vécu comme une régression» (source : Le Monde). «Beaucoup de télétravailleurs ont adopté de nouvelles routines durant la pandémie, échangeant par exemple le temps autrefois dédié au trajet domicile-travail à d'autres activités (faire du sport, cuisiner, jardiner…), ou appréciant de pouvoir se concentrer sur de longues sessions de travail ininterrompues par la vie de bureau.», indique un article paru dans Les Echos relatif au retour au bureau des salariés américains. Un changement d’habitude qui concerne également l’Hexagone.

Le végétal au service de la qualité de vie au travail

Un article publié dans la presse américaine fait état des efforts d’amélioration du cadre de travail, notamment les espaces extérieurs, menés par les entreprises pour encourager les salariés à revenir au bureau. Rappelons que plusieurs études mettent en avant l’influence de la présence de végétal / d’espaces végétalisés sur la concentration au travail, le bien-être des salariés et la réduction de l’absentéisme. L’amélioration des espaces extérieurs des entreprises (jardins, potagers, ruches) qui constituait déjà une tendance avant la pandémie, y compris en France, pour répondre aux attentes en matière de qualité de vie évoluera-t-elle davantage pour prendre en compte l’épanouissement personnel des talents ? Il ne s’agirait alors pas seulement à travers ces lieux végétalisés de créer des espaces de détente mais aussi des espaces collaboratifs apportant à l’entreprise une réelle valeur ajoutée et aux salariés un nouveau sens au travail en bureau.

Du côté des espaces de vie des particuliers, la crise sanitaire a vu monter en popularité les «bureaux de jardin» (abris / studios de jardin transformés en bureau).

Au final, le «travail hybride» –travail au bureau et télétravail – pourrait à long terme influencer les espaces extérieurs des entreprises mais aussi des particuliers.

 

Sources : Télétravail : 98% des Français favorables à raison de «2 à 3 jours par semaine», CNews, 06/09/2021.

Agrandir sa maison : et si vous construisiez un studio de jardin ?, Dossier familial, 03/07/2021.

Pierre DEMOUX, Le difficile retour au bureau des salariés américains, Les Echos, 24/08/2021.

Maïté HELIO, Travail hybride : comment créer une nouvelle expérience collaborateur au bureau ?, Hello Workplace, 11/08/2021.

François DESNOYERS, Le retour au bureau « d’avant » « peut être vécu comme une régression », le Monde, 08/09/2021.

Corporate Gardens Grow as Firms Try to Entice Employees Back to the Office, Freedonia Group / PR Newswire, 09/02/2021.

How green spaces can influence employees’ productivity and happiness, Lab Gov.City, 11/23/2020. .